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  • Trotsky : Comment vaincre le fascisme (intro Ugo Palheta)

    Ecrits sur l'Allemagne (1930-1933) "Les bûchers sur lesquels brûle la littérature impie du marxisme, éclairent vivement la nature de classe du national-socialisme. Tant que les nazis agissaient en tant que parti et non en tant que pouvoir d'État, l'accès de la classe ouvrière leur était presque entièrement fermé. D'autre part, la grande bourgeoisie, même celle qui soutenait financièrement Hitler, ne les considérait pas comme son parti. La « renaissance « nationale s'appuyait entièrement sur les classes moyennes - la partie la plus arriérée de la nation, fardeau pesant de l'histoire. L'habileté politique consistait à souder l'unité de la petite-bourgeoisie au moyen de la haine pour le prolétariat. Que faut-il faire pour que ce soit encore mieux ? Avant tout écraser ceux qui sont en bas. La petite-bourgeoisie, impuissante face au grand capital, espère désormais reconquérir sa dignité sociale en écrasant les ouvriers." Léon Trotsky Ce livre rassemble les principaux textes de Léon Trotsky consacrés à la situation allemande avant l'arrivée au pouvoir du national-socialisme de 1930 à 1933. Plus que ces formulations théoriques bien connues, c'est la capacité d'exposition que l'on admire tout au long de ce travail. Trotsky, seul, appelle à un front uni des organisations de gauche et anticipe parfaitement la situation qui ne cesse de s'aggraver. Nous sommes assurément en présence d'un très grand document historique, dont l'intérêt, au moment où l'on voit resurgir, dans nombre de pays, la « bête immonde «, est essentiel. 237 pages Année : 2002

    13,00 €
  • Trotsky : Le programme de transition

    L' agonie du capitalisme et les tâches de la IVe internationale, suivi de conversation avec Léon Totsky sur le programme de transition.
    Le Programme de transition a été rédigé par Trotsky au début de 1938, un an avant qu'éclate la Seconde Guerre mondiale. Ce texte fut adopté par la conférence de fondation de la IV' Internationale en septembre 1938. Selon les mots de Trotsky, il est pour les travailleurs et militants communistes révolutionnaires "un programme d'action d'aujourd'hui jusqu'au début de la Révolution socialiste".

    54 pages Edition : La Brèche 2022

    3,00 €
  • Benjamin : Romantisme et critique de la civilisation

    Grâce à sa diversité, ce recueil devrait permettre au lecteur de mieux percevoir les différents visages de Walter Benjamin, le critique littéraire toujours soucieux de ne pas séparer la littérature de l'histoire, le philosophe dont la pensée flânant loin des corpus consacrés affronte des problèmes souvent peu traités, le "pêcheur de perles" (selon Hannah Arendt) à qui son intimité avec la littérature allemande permet de "sauver" des textes aussi beaux que puissants et, enfin, le théoricien critique réfléchissant sur les tendances du présent au regard de l'émancipation. Si le présent volume est composé de textes de Walter Benjamin inédits en français ou introuvables, car publiés dans des revues confidentielles ou difficiles à consulter, il ne s'agit pas pour autant de curiosa. Ces essais, en effet, sont porteurs, à des degrés divers, d'une critique authentique et radicale de la civilisation capitaliste-industrielle moderne. Que ce soit à propos des armes chimiques des guerres futures ou de la condition des ouvriers dans l'Allemagne nazie, la plupart de ces écrits portent un regard lucide, ironique ou tragique, sur le monde "civilisé" du XXe siècle - et parfois sur ses origines dans les guerres de conquête du XVIe siècle. Cette critique peut prendre des formes diverses, littéraires, théologiques ou philosophiques ; elle puise à trois "sources" principales : le messianisme juif, le romantisme allemand et - à partir de 1925 - un marxisme non étranger à l'esprit de l'utopie. Cultivant avec soin une certaine forme d'inactualité, l'approche de Walter Benjamin n'est pas moins chargée de Jetztzeit, d'actualité, de présent, une actualité qui ne demande qu'à exploser en ce début de XXIe siècle. La référence au romantisme est présente tout au long de cet itinéraire et n'a pas été effacée par la découverte de Marx ou celle de Lukacs, ni par la participation à l'Institut de recherche sociale dont le présent volume contient une précieuse analyse. Depuis le texte de jeunesse intitulé "Romantisme" jusqu'au compte-rendu du livre d'Albert Béguin, L'Ame romantique et le rêve (1939), en passant par les textes sur Johann Jakov Bachofen, Ernst Theodor Amadeus Hoffmann et Franz von Baader, Walter Benjamin ne cesse de construire, avec les pièces du kaléidoscope romantique , ses propres figures de la subversion culturelle. avril 2022 édition Payot poche

    9,00 €
  • Lafon Lola : Chavirer

    1984. Cléo, treize ans, qui vit entre ses parents une existence modeste en banlieue parisienne, se voit un jour proposer d’obtenir une bourse, délivrée par une mystérieuse Fondation, pour réaliser son rêve : devenir danseuse de modern jazz. Mais c’est un piège, sexuel, monnayable, qui se referme sur elle et dans lequel elle va entraîner d’autres collégiennes.
    2019. Un fichier de photos est retrouvé sur le net, la police lance un appel à témoins à celles qui ont été victimes de la Fondation.
    Devenue danseuse, notamment sur les plateaux de Drucker dans les années 1990, Cléo comprend qu’un passé qui ne passe pas est revenu la chercher, et qu’il est temps d’affronter son double fardeau de victime et de coupable.
    Chavirer suit les diverses étapes du destin de Cléo à travers le regard de ceux qui l’ont connue tandis que son personnage se diffracte et se recompose à l’envi, à l’image de nos identités mutantes et des mystères qui les gouvernent.
    Revisitant les systèmes de prédation à l’aune de la fracture sociale et raciale, Lola Lafon propose ici une ardente méditation sur les impasses du pardon, tout en rendant hommage au monde de la variété populaire où le sourire est contractuel et les faux cils obligatoires, entre corps érotisé et corps souffrant, magie de la scène et coulisses des douleurs.

    édition : aout 2020

    8,70 €
  • Beynel Robert : La raison des plus forts, chroniques du procès de France-Télécom

    Le 6 mai 2019 s'est ouvert le procès France Télécom. Didier Lombard, ex-président du groupe, comparaissait aux côtés de son ancien bras droit, Louis-Pierre Wenès, et de l'ex-directeur des ressources humaines Olivier Barberot pour des faits de harcèlement moral ayant conduit à de multiples suicides entre 2007 et 2010. Au premier rang des parties civiles, le syndicat Sud Solidaires, à l'origine de la plainte contre la direction de l'entreprise en 2009.
    Porte-parole du syndicat, Eric Beynel a lancé une démarche éditoriale inédite de suivi du procès conviant chaque jour une personnalité (scientifique, écrivain, chercheur, artiste), à écrire ou dessiner un "rapport d'étonnement" . Ces contributions ont été mises en ligne quotidiennement par le syndicat, en collaboration avec le journal en ligne Basta. Qu'ils soient écrits par un auteur de polar ou un juriste, ces textes dégagent une incroyable puissance.
    En mettant en scène ces chroniques, ce livre propose un véritable objet de littérature, chaque audience constituant un épisode haletant, une plongée dans l'espace ritualisé, tragique, du tribunal, dans la salle 2. 01 du palais de Justice flambant neuf de la porte de Clichy. A gauche le camp des avocats des parties civiles, à droite celui des prévenus, qui déborde d'avocats, deux fois plus nombreux.
    Au centre des débats, des hommes, des femmes immolés, défenestrés sur leurs lieux de travail, pendus à leur domicile... Les dirigeants de France Télécom paraissant patauger dans leurs explications, et leurs contradictions...

    édition : juin 2020

    21,90 €
  • Evangelisti : Briseurs de grève

    « Le responsable IWW du campement vint serrer la main de Johnson et des autres agitateurs. Bob fut tellement surpris qu’il faillit tomber à terre. Il s’agissait de Sam Dreyer, le vieil agent de la Pinkerton, l’homme de main, le cogneur.
    “Alors, comment va ? T’as pas l’air en forme, tu ne te tiens plus debout ?
    — Une gêne occasionnelle, minimisa Bob. À Kansas City j’ai connu l’un des vôtres. Un certain Dashiell Hammett. Tu le remets ?”
    Dreyer afficha une expression de mépris.
    “Il a démissionné. Il n’était pas à la hauteur. On n’arrivait pas à comprendre s’il était avec nous ou avec les misérables. Il leur trouvait mille excuses. Qu’il aille à l’Armée du Salut ! Les subversifs ont dépassé les bornes. C’est le moment des balles, pas des discours.” »

    Bob Coates est un sale type. Fils du peuple, patriote, bigot, sexiste et raciste, il aime l’ordre et l’autorité.
    En cette année 1877, qui marque le début du récit, son pays est en proie aux revendications et aux mobilisations ouvrières. Cet Américain moyen choisit de se ranger du côté du manche, il devient nervi au service de diverses agences patronales, dont l’agence William J. Burns, à l’origine du FBI.
    Pendant cinquante ans, l’homme infiltre les luttes, attise les tensions internes, passe à tabac les grévistes. Ce chien de garde du capital ne recule devant aucune abjection.
    Dans ce roman inspiré de faits réels, Valerio Evangelisti, auteur de la série Nicolas Eymerich (La Volte) et de Nous ne sommes rien, soyons tout (Rivages, 2008), retrace le face à face entre deux Amériques, et les heurs et malheurs de la classe ouvrière organisée états-unienne. Un récit haletant et glaçant.

    édition : novembre 2020

    18,00 €
  • Pliever : L'empereur partit, les généraux restèrent

    SORTIE : LE 15 MARS

    L’Empereur partit, les généraux restèrent, ou Histoire d’une révolution manquée. Avec en filigrane le programme d’une caste militaire décidée, quel qu’en soit le prix, à s’accrocher au pouvoir malgré son écrasante responsabilité dans la barbarie montante de ce jeune XXe siècle, l’action de ce « roman-documentaire » s’étend du 16 octobre au soir du 9 novembre 1918, c’est-à-dire de l’effondrement du front à la proclamation de la Ire République allemande.
    Le récit commence dans la boue d’une tranchée, s’attache à la révolte des matelots de la marine impériale, il s’achève sur le pacte secret scellé entre le social-démocrate Ebert et le chef de l’armée, Groener.
    Il trouve son unité et son esthétique narrative dans la brutale accélération des événements révolutionnaires au cours des dernières semaines de la guerre.
    On comparera cet ouvrage à ceux d’Alfred Döblin à la même époque. On pensera au roman d’Adam Scharrer Les Sans-patrie, mais aussi au livre de Remarque À l’Ouest rien de nouveau. Mais en en refermant les pages, il ne restera plus qu’à méditer les mots de Plievier lui-même : « Ceci n’est pas un roman, mais un document ! »

    édition : mars 2021

    21,00 €
  • Irene : Hilaria, récits intimes pour un féminisme révolutionnaire

    Le féminisme n'a jamais cessé d'insister sur l'importance du récit intime. Croisant histoires familiales, théories politiques et faits historiques, Irene tire ici de la vie d'Hilaria, son aïeule, des armes pour outiller les mouvements féministes contemporains. Hilaria est une femme du prolétariat basque, veuve, qui élève seule ses enfants. Le tragique et le chaos de leur existence dans les années 1930 n'auront jamais raison de leur joie de vivre et de leur soif de construire un monde désirable. Ils sont une inspiration pour notre temps, où les fascismes sont à nouveau aux portes du pouvoir en Europe. Puisque la démocratisation d'un féminisme réformiste et libéral ne nous sera d'aucun secours, c'est au féminisme d'Hilaria qu'il importe de revenir, un féminisme populaire qui se dit tout à la fois anarchiste, antifasciste, anticapitaliste et anticarcéral. Irene – prononcer "Iréné" –, 23 ans, a grandi dans un mélange de cultures espagnole, basque et française. En 2017, elle s'installe à Paris et se lance dans le militantisme au contact des milieux féministes. En parallèle, elle transforme son compte Instagram en outil de démocratisation d'idées et de pédagogie populaire. Elle participe au lancement du mouvement des collages contre les féminicides en 2019. En 2021, elle a publié son premier livre, La terreur féministe, et a participé à l'ouvrage collectif Défaire la police, tous deux publiés aux éditions divergences. édition : avril 2022

    14,00 €
  • Vitkine : Donbass

    Hiver 2018. Sur la ligne de front du Donbass, la guerre s'est installée depuis quatre ans. Plus grand monde ne se rappelle comment tout a commencé. L'héroïsme et les beaux principes ont depuis longtemps cédé la place à une certaine routine. Mais quand un enfant est assassiné sauvagement, même le colonel Henrik Kavadze, l'impassible chef de la police locale, perd son flegme. Benoît Vitkine, lauréat du prix Albert-Londres 2019, aborde un angle mort de la géopolitique mondiale : le déchirement d'une région entre la Russie et l'Ukraine, volontairement ignoré et toujours d'actualité. édition : mars 2021

    7,70 €
  • Silberstein : La revanche du chien enragé

    La biographie de Staline par Trotsky vient d'être publiée pour la première fois dans son intégralité en français aux éditions Syllepse. A l'occasion de cette parution, l'auteur nous invite à une réflexion sur le stalinisme. La nature de l'Etat soviétique a fait l'objet de multiples débats ? ; cet ouvrage nous en retrace les ­moments forts et, ce faisant, questionne également l'événement originel ? : la révolution ­d'Octobre. Mais cet essai n'a pas pour objet d'être seulement une analyse historique des événements eux-mêmes. Les réflexions plurielles qui y sont déclinées conduisent à penser les moyens de l'évitement du phénomène bureaucratique et obligent ainsi à la rénovation d'une pensée émancipatrice. édition : décembre 2021

    10,00 €
  • Bantigny Ludivine : L'ensauvagement du capital

    Je lis le mot d’« ensauvagement » à longueur de journée, de colonnes, de slogans. Alors je reviens à Césaire qui décrivait l’Europe coloniale suçant comme un vampire le sang, les terres, les biens et la dignité même, ravalant l’humanité au rang amer des bêtes de somme. Ensauvagement : ce mot n’est pas réservé au passé. Il peut désigner la prédation qui enrégimente le vivant dans la sombre loi du marché. Le capitalisme a toujours été ensauvagé : ses origines sont tachées de sang. édition : décembre 2022

    4,50 €
  • Madesta Tal : Désirer à tout prix

    De la " révolution sexuelle " amorcée en Mai 68, aux mouvements sex-positifs actuels, on nous promet la possibilité pour toustes de jouir et de désirer sans entraves. Sauf qu'en investissant le sujet, le capitalisme et le patriarcat ont profondément transformé cette possibilité : le sexe est devenu un marché, et la non-sexualité une pathologie à guérir. En cherchant à optimiser le fonctionnement des corps et du désir, sommes-nous entré·es dans l'ère de l'aliénation sexuelle ? Face à cette pression constante, désinvestir le désir sexuel constituerait peut-être une porte de sortie émancipatrice. Dans cet essai court et incisif, Tal Madesta montre comment la sexualité est devenue " obligatoire " dans notre société, et nous invite à nous libérer de cet impératif, en célébrant d'autres formes d'amour qui n'ont pas besoin de sexualité pour exister. édition : avril 2022

    15,00 €