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Sur la prostitution


  • ATTAC : Mondialisation de la prostitution

    La prostitution est une question qu’Attac et le mouvement altermondialiste ne peuvent ignorer, pour plusieurs raisons. Une première raison à cela est que sa croissance, le développement du système prostitutionnel dans le monde, ont directement partie liée à la mondialisation libérale et financière, par bien des mécanismes, et sont un domaine privilégié où elle se déploie, générant d’énormes profits. De façon complémentaire, la mondialisation de la prostitution représente aujourd’hui une des pointes avancées du processus de marchandisation généralisée des biens et des services. La sphère de la marchandise s’élargit toujours plus et, ce qui est en cours, est une marchandisation des êtres humains. Dans ce contexte, l’offensive menée à l’échelle internationale par certains Etats pour faire avancer la libéralisation de la prostitution peut être assimilée à toutes les grandes manœuvres mondiales pour inscrire dans le marbre et de façon irréversible la soumission au marché de tous les aspects de la vie humaine (via l’AGCS, notamment). Mais il importe d’aller plus loin dans l’analyse. S’en tenir à condamner et combattre le système prostitution pour ses aspects marchands et pour ses affinités avec le capitalisme néo-libéral comporterait le risque d’occulter ce qui fait de la prostitution une des pires manifestations de la violence sociale contre les femmes et de la domination masculine, à la fois physique et symbolique. Très ancienne, la prostitution est l’une de ses manifestations les plus violentes. Cette violence est souvent niée, car médiée par l’argent, ce qui la rend en apparence tolérable. Non seulement elle s’exerce contre le corps des femmes mais elle effectue la destruction d’une des relations qui constitue l’humanité. Enfin elle s’attaque aux femmes en tant que groupe : ce ne sont pas seulement les prostituées qui sont concernées par l’organisation de l’accès à leur sexe par les hommes, c’est l’ensemble des femmes qui est potentiellement susceptible de faire l’objet de cette mise à disposition. Le système de prostitution, qui est bien antérieure au capitalisme et à la généralisation des relations marchandes, se développe aujourd’hui en s’appuyant sur les modalités néo-libérales du fonctionnement du capitalisme qui, en retour, en tire largement profit. Oppression des femmes et néolibéralisme se nourrissent mutuellement : le capitalisme néo-libéral dispose en effet de ressources idéologiques qui lui permettent de promouvoir au rang de valeur suprême une certaine conception de la liberté individuelle, et une certaine perception de la notion de « libre choix », occultant les rapports sociaux et les formes de domination dans lesquels sont pris les individus. Les partisans d’une libéralisation de la prostitution, on le verra, trouvent leur place dans ce courant de pensée. L’enjeu politique de cette question est de taille. Elle pose à la fois le problème de la lutte contre un aspect très organisé de la mondialisation libérale, contre le renforcement d’une des formes d’oppression humaine les plus inadmissibles, et doit nous pousser à approfondir la réflexion sur l’utilisation par le néolibéralisme de la notion de « libre choix ». L’ampleur des conséquences qui en découlent pour l’ensemble des femmes, pour l’égalité entre hommes et femmes, pour le respect des droits humains fait qu’il est urgent d’en débattre car il s’agit d’un véritable choix de société. 112 pages édition : septembre 2008

    3,60 €
  • Galindo Maria et Sanchez Sonia : Aucune femme ne nait pour être pute

    La phrase a vu le jour en Bolivie et s’est propagée en Argentine. « Aucune femme ne naît pour être pute », c’est le slogan de la banderole brandie par María Galindo et Sonia Sánchez, lors de manifestations et de débats. Ces deux figures du féminisme latino-américain analysent, du point de vue de la pute, l’ensemble des processus politiques, idéologiques et philosophiques qui chassent les prostituées de la vie publique. Les autrices dénoncent tous les profiteurs de ce système : les prostitueurs (l’État, le patriarcat) et les parasites (syndicats, églises et ONG). En définissant la rue comme un territoire politique, elles proposent de nouvelles manières de tisser des liens, afin que les femmes s’organisent et se rebellent. édition : juin 2022

    16,00 €
  • Mathieu Lilian : Prostitution quel est le problème ?

    La prostitution est une réalité qui dérange mais les raisons de s'y opposer paraissent souvent difficiles à saisir. Lilian Mathieu mobilise ici les ressources de la sociologie et de la philosophie pour cerner ce qui, véritablement, fait problème dans la vente de services sexuels. Il aborde pour cela le rapport particulier que la prostitution entretient avec le désir, le consentement et la vente du corps, et examine ses proximités avec d'autres phénomènes tels que le mariage, le salariat ou l'esclavage. La prostitution apparaît ainsi comme un opérateur critique à même d'interpeller un ensemble d'autres réalités problématiques de nos sociétés, qu'elles soient sexuelles, économiques ou politiques. édition : septembre 2016

    13,90 €
  • Moran Rachel : L'enfer des passes, mon expérience de la prostitution

    Issue d'une famille psychologiquement instable, Rachel se retrouve à la rue à quatorze ans et sombre dans la prostitution pour survivre. Elle nous livre ici une description subtile et empathique de l'exploitation qu'elle et d'autres femmes ont dû subir dans la rue et les bordels. Elle évoque également l'inévitable rejet de son propre corps ainsi que les ravages psychologiques inhérents à la prostitution. A l'âge de vingt deux ans, Moran parvient à se soustraire à l'industrie du sexe. Depuis, elle se consacre à l'écriture et au militantisme abolitionniste. édition : novembre 2021

    20,00 €
  • Poulin Richard : Abolir la prostitution

    "L'histoire des civilisations jusqu'à nos jours est l'histoire de la subordination marchande des femmes et des enfants au plaisir sexuel masculin", écrit Richard Poulin, dans son manifeste pour un monde sans prostitution. Après avoir présenté un aperçu historique de la prostitution, de l'abolitionnisme, du libéralisme et des impacts du capitalisme néolibéral sur la sexualité vénale, le chercheur définit concrètement les principes, les conditions et les moyens à mettre en place pour en finir avec cette industrie. La prostitution n'a pas toujours existé et, comme le système esclavagiste, elle peut être abolie. Il s'agit d'un vibrant plaidoyer pour l'inaliénabilité du corps humain et l'égalité entre les hommes et les femmes. Cette égalité restera inaccessible tant que l'on ne mettra pas fin à la prostitution. édition : septembre 2021

    12,00 €
  • Poulin Richard : La mondialisation des industries du sexe. Prostitution, pornographie, traite des femmes et des enfants

    Prostitution, traite des femmes et des enfants, tourisme sexuel, marché pornographique... Le commerce du sexe est aujourd'hui mondialisé et industrialisé. La paupérisation de régions entières du globe crée les conditions propices à toutes les formes de trafic d'êtres humains, principalement celui des femmes et des enfants. Les revenus des multinationales du crime sont colossaux et entrent, de façon plus ou moins masquée, dans la stratégie de développement de nombreux pays. Issu de longues années d'enquête, cet ouvrage dévoile, de façon saisissante, le lien unissant industrie du sexe, criminalisation et mondialisation... Des chiffres accablants, des cartes établissant les itinéraires des personnes devenues marchandises, des analyses précises et rigoureuses révèlent l'ampleur d'un phénomène engendré par la politique de dérèglementation et les excès du néo-libéralisme. Ce sombre diagnostic implique la nécessité et l'urgence d'une prise de conscience collective. Tolérer la culture pornographique et la prostitution, nous dit Richard Poulin, c'est consentir au scandale d'un esclavage moderne affectant chaque année plus de quatre millions de personnes. Richard Poulin est professeur de sociologie à l'Université d'Ottawa et travaille depuis plusieurs années sur la question du commerce sexuel. 247 pages Edition : 2011

    23,00 €
  • Poulin Richard : Une culture de l'agression, masculinités, industries du sexe, meurtres en série

    Pourquoi des hommes agressent-ils sexuellement des femmes, des enfants ou d'autres hommes ? Pourquoi des hommes payent-ils pour des relations sexuelles ? Pourquoi consomment-ils de la pornographie ? Pourquoi battent-ils leur compagne ? Pourquoi tuent-ils leur conjointe ou leurs enfants ? Pourquoi prennent-ils les armes pour massacrer leurs collègues d'étude, de travail ou des gens à l'église, à la mosquée, à la synagogue, ou encore tirent-ils de façon aléatoire sur des cibles qui leur sont inconnues ? Pourquoi sont-ils des meurtriers en série à caractère sexuel ? Violences dites domestiques ou conjugales, agressions sexuelles, meurtres, féminicide, les femmes sont les principales cibles des violences masculines. Et les violences, qu'elles soient sexuelles ou non, puisent en grande partie leur origine dans certains clichés sur les droits des hommes dans le domaine des rapports sociaux de sexe. La banalité de la violence masculine, qui est multiple et trop souvent létale, est mondiale et frappe les femmes et les filles des sociétés du centre du capitalisme comme des sociétés de la périphérie, des Etats démocratiques comme des dictatures. La pratique massive des viols pendant les guerres n'est pas l'apanage d'un peuple, d'une nation, d'une ethnie ou d'une religion en particulier, mais bien de l'ensemble des forces armées. Le viol est une arme de guerre. Ce n'est pas une culture nationale, ethnique ou religieuse en particulier qui est la cause de cette violence, de cette soumission des femmes au plaisir masculin, mais bien une culture patriarcale qui s'exprime par une culture d'agression. Beaucoup d'hommes dissocient sexe et affectivité. C'est évidemment le cas des prostitueurs. C'est ce que les jeunes apprennent dans la pornographie. C'est ce que certains pratiquent en agressant sexuellement. Cette dissociation est l'un des traits de la masculinité des sociétés patriarcales; édition : septembre 2017

    22,00 €
  • Trine Rogg Korsvik, Ane Sto : Elles ont fait reculer l'industrie du sexe, le modèle nordique

    A l’heure où un projet de loi est discuté au Parlement français, ce livre souligne que «vouloir inverser la charge pénale en libérant les personnes prostituées des poursuites pour les transférer sur les véritables auteurs de la violence prostitutionnelle, les clients prostitueurs, c’est ébranler l’un des piliers les plus résistants du pouvoir masculin». En Suède, en Norvège et en Islande, les féministes ont réussi à faire adopter des lois pénalisant l’achat de services sexuels et le proxénétisme tout en décriminalisant l’activité des personnes prostituées. Le modèle nordique reconnaît que ceux qui payent pour du sexe – les prostitueurs – sont responsables de l’existence de ce qui est devenu une véritable industrie mondialisée : la vente de services sexuels. Les auteures dévoilent le rôle et la fonction du lobby favorable à la prostitution d’autrui et déconstruisent la légende selon laquelle le «modèle nordique» porterait préjudice aux personnes prostituées. Publiée en norvégien en 2010, puis traduit en anglais en 2011, ce livre décrit le processus politique qui a précédé et fait suite à la promulgation de la loi de 1999 interdisant l’achat de services sexuels. Les auteures analysent les luttes contre la pornographie et la prostitution, en exposant les discussions au sein du mouvement féministe sur l’«oppression sexualisée». Suède, Norvège, puis Islande et Danemark… Les auteures présentent les caractéristiques des mouvements féministes dans les pays nordiques, les différentes analyses sur la prostitution, les services de soutien aux prostituées et tirent un premier bilan des réformes engagées. Une large place est donnée à la parole des survivantes de la prostitution. édition : décembre 2014

    20,00 €