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Pannekoek (P. Bourrinet) : Marxisme er darwinisme
[Anton Pannekoek]
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Pannekoek (P. Bourrinet) : Marxisme er darwinisme
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RÉSUMÉ
« Marxisme et darwinisme » d’Anton Pannekoek
Pannekoek s’est attaché, dans sa brochure publiée en allemand en 1909, puis en 1914, à exercer l’arme de la critique contre la dernière expression du matérialisme bourgeois, le darwinisme, qui s’appuyait sur les travaux de Charles Darwin, mais dont la finalité était de consolider l’existence de l’ordre social capitaliste, un darwinisme qui prêchait la «sélection des meilleurs», c’est-à-dire des plus aptes à préserver par la violence cet «ordre» et à maintenir un talon de fer sur les «classes inférieures», les plus nombreuses, dont le travail permettait une immense accumulation de richesses pour le seul profit des «plus aptes».
Si le mérite de Darwin fut d’avoir découvert «le mécanisme du développement animal», celui de Marx fut d’avoir démontré que le développement humain n’était pas un simple «mécanisme», mais le produit d’une histoire «dans la société humaine», où l’outil et le langage ont démultiplié les possibilités cognitives de l’espèce humaine, et donc sa capacité à transformer le monde naturel et vivant.
Même si Darwin s’est appuyé sur Malthus pour défendre ses thèses, il n’a jamais souscrit aux thèses des darwinistes bourgeois selon lesquels la lutte dans la société bourgeoise était la même que celle qui triomphait dans le monde animal, lutte à l’issue de laquelle devaient nécessairement triompher LES PLUS FORTS, LES CAPITALISTES. Darwin, comme le note Pannekoek, a défendu une vision plutôt humaniste. Il s’est élevé contre l’idéologie raciste, propagée par Ernst Haeckel, Spencer et tant d’autres, en parlant de «prétendues races humaines», qui proviennent en fait d’une «souche primitive unique». Il notait aussi que «toutes les nations civilisées descendent de peuples barbares».
Néanmoins, Darwin est resté très ambigu sur le plan de la politique bourgeoise, ce sur quoi Pannekoek fait silence, distinguant en quelque sorte un «darwinisme prolétarien» proche du marxisme, et un «darwinisme bourgeois», où l’intelligentsia bourgeoise finit par triompher, selon les dires de Darwin lui-même :
[…] les membres les plus intelligents finissent par l’emporter dans le cours des temps sur les membres inférieurs de la même communauté et laissent des descendants plus nombreux (sic); or c’est là une forme de la sélection naturelle. […] [C’est un] haut degré d’excellence, pratiqué par les hommes les plus distingués (sic), incorporé dans les lois, les coutumes et les traditions de la Nation, et exigé par l’opinion publique.
Pannekoek rappelle que Darwin, malgré sa profession de foi d’éthique kantienne de 1871, a joué un rôle majeur dans la formation de l’idéologie bourgeoise de la lutte des «plus aptes», des plus «intelligents», des «gentlemen», pour asseoir leur domination sur les «inférieurs», «les plus faibles» condamnés à disparaître. Et c’est la raison pour laquelle la bourgeoisie «progressiste» s’est totalement ralliée aux thèses darwiniennes. Adhérant néanmoins à cette autre thèse darwinienne, celle des «instincts sociaux», où la SYMPATHIE et la SOLIDARITÉ jouent un grand rôle, Pannekoek estime que le SENTIMENT COSMOPOLITIQUE ET COLLECTIF, dernier avatar de ces «instincts sociaux, deviendra universel, par la révolutionnarisation de la société, dont le prolétariat est le seul moteur historique.
Néanmoins, son analyse du système capitaliste dans l’histoire reste floue, oubliant parfois que l’histoire naturelle est aussi une histoire de la nature. Comme la social-démocratie de son époque, il semble croire que la clef du socialisme se trouve dans une RÉVOLUTION PERMANENTE AU NIVEAU TECHNOLOGIQUE, où il s’agit de «remplacer l’ordre animal par un ordre humain, rationnel et moral, à l’échelle du monde », un ordre technocratique sans lequel ne pourrait exister une égalité réelle entre les «races» européennes et extra-européennes, un terme malheureux que reprend Pannekoek.
À la différence de Marx et Engels qui avaient pressenti très tôt la catastrophe écologique portée en germe par le système capitaliste, Pannekoek semble défendre cette idée social-démocrate, puis stalinienne, que le combat de l’homme pour l’émancipation est AUSSI un combat CONTRE la nature. Un article de 1909 démontre, cependant, le contraire, puisque Pannekoek démontre que le capitalisme conduit directement à la DESTRUCTION de la nature.
Dans sa conception philosophique, Pannekoek reste un disciple de Dietzgen : le travail intellectuel effectué par les générations antérieures, dans l’élaboration du langage et de la pensée, est décisif pour l’avenir de l’humanité.
Pannekoek rabaisse donc les prétentions de l’homme capitaliste «moderne» qui prétendait qu’en dehors de sa «civilisation» tout n’avait été auparavant que «barbarie», Pannekoek prend plaisir à souligner que : « En substance, notre capacité de penser (Denkvermögen) n’est aujourd’hui ni plus ni mieux développée que celle des Grecs et des Romains, et peut-être même que celle des Germains ».
Un point n’est pas abordé dans la brochure de Pannekoek : la question de la «démocratie» bourgeoisie derrière laquelle se dissimule le darwinisme social, qui était professé au plus haut niveau de l’État capitaliste et de ses universités. Pannekoek avait déjà abordé en 1907 la question de cette DÉMOCRATIE DE L’INÉGALITÉ, en appelant au renversement de l’État, idée que salua en 1917 Lénine dans L’État et la Révolution. Philippe Bourrinet.

édition : octobre 2019

Ce produit a été ajouté à notre catalogue le mardi 05 novembre, 2019.
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