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Rouillan : Chroniques carcérales
[Jean-Marc Rouillan]
10.30 €
Rouillan : Chroniques carcérales
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Action directe. En prison la nuit, le cofondateur du mouvement travaille le jour chez un éditeur. MICHEL HENRY Libé : mardi 22 janvier 2008 Semi-libéré Rouillan, au rapport ! «Treize ans de clandestinité, dix-huit mois de légalité, vingt-quatre ans de prison.» Et, à 55 ans, la redécouverte de la vie. Hier, le cofondateur d’Action directe (AD), en semi-liberté depuis le 17 décembre, présentait chez son éditeur marseillais Agone ses Chroniques carcérales (2004-2007) (1), recueil d’articles parus dans le mensuel CQFD. Désormais employé par Agone, Jean-Marc Rouillan débarque chaque matin des Baumettes au boulot, se demande parfois ce qu’il fait là. Puis il retourne en prison le soir et les week-ends. La liberté ? «C’est une épreuve», glisse-t-il. «On est blindés, mais on ne retombe pas tout de suite sur ses pieds. Le temps extérieur, pourtant douze heures par jour, est réduit à un souffle.» A la fin de la première semaine, il a, presque avec soulagement, retrouvé «le temps de la cellule, la tranquillité». Son monde, encore. «A l’extérieur, je n’ai pas de repères trop construits. Le temps me file entre les doigts. A l’intérieur, je retrouve ma vieille vie de taulard.» A 20 heures, chaque soir, quand on l’enferme, il s’écroule. «Rétamé. C’est fini.» Ainsi marche l’apprentissage de la liberté. Etrange : «Quand vous avez passé vingt ans de votre vie à essayer de sortir de prison et que vous venez sonner tous les soirs pour y rentrer, c’est bizarre…» Mais il continue de se lever à 5 heures. «Je garde mon rythme de prison. Une très vieille habitude. Une question de résistance : quand le surveillant tourne la porte, à 7 heures, il me trouve debout et habillé.» Dehors, il patauge un peu dans son nouveau job. «Je n’ai pas encore la productivité nécessaire.» Il lui manque quelques clés. «Quinze jours avant mon arrestation, on m’avait formé à l’utilisation du Minitel dans une Poste…» Depuis, il a raté quelques épisodes. Mais, à 55 ans, Rouillan le révolutionnaire touche les premières fiches de paie de sa vie. Le Smic, amputé d’un tiers par le Trésor public pour dédommager les proches des victimes. A ce train-là, «c’est parti jusqu’à 95 ans» pour obtenir la retraite. «Vécu». Quant à ce qui est derrière, il le résume d’une traite : 16 ans en 1968, «[sa] politisation commence», dans les comités d’action lycéens à Toulouse. Puis la lutte armée à Barcelone contre Franco, où il gagne une condamnation à mort en 1973. Et ensuite, d’autres combats. Arrêté en février 1987, Rouillan, cheveux ras, œil vif, trépigne de parler de tout cela, après deux décennies à l’isolement, «du premier au dernier jour». Mais la justice antiterroriste ne lui donne, là aussi, qu’une semi-liberté. Interdit de parler des faits pour lesquels il a été condamné à perpétuité avec dix-huit ans de sûreté (pour complicité d’assassinats de l’ingénieur général de l’armement René Audran en 1985 et du PDG de Renault Georges Besse en 1986). Interdit de s’exprimer en télé, radio, ou d’être pris en photo. Mais il peut au moins évoquer la prison. «C’est fondé sur un assez bon vécu», ironise son éditeur, Thierry Discepolo. Et l’écrire. Sept livres au compteur, déjà. Dont Je hais les matins (2), où il expliquait : «On ne s’habitue jamais à la prison. […] Pourtant, je crois que je ne me tue pas parce que je ne comprends pas pourquoi j’ai tout enduré jusqu’à présent. […] Au fond, ces souffrances doivent avoir un sens. Si je me flingue, tout cela aura été dérisoire.» Dans ses nouvelles chroniques (lire ci-contre), avec une écriture sèche et précise, cet envoyé très spécial dans le monde du dedans rapporte des histoires. La sienne, celle de ses copains de galère. «Pas un polar. Vraiment la prison comme elle se passe. Et elle devient de plus en plus dure.» Evidemment, avec AD il a vécu le pire. «Une détention exceptionnelle pour nous affaiblir et nous liquider d’une autre façon. La preuve, sur les quatre, une est morte [Joëlle Aubron, libérée en juin 2004, décédée en mars 2006, ndlr], une est gravement malade [Nathalie Ménigon, semi-libérée en août 2007] et un a été interné trois fois [Georges Cipriani, toujours détenu].» Discipline. Il en sort pourtant bon pied bon œil et l’esprit vif. Grâce à une discipline de fer : «Pour leur résister, je me suis dit “il faut être plus dur avec moi que la vie qu’ils m’ont imposée”.» Grâce à l’écriture. «En prison, on sent l’obsession du mortifère, que j’ai écartée par l’écriture. Je transmettais une partie de ma vie par l’écriture, et l’écriture me renvoyait la vie.» Dehors, il veut continuer à écrire. Mais sur d’autres sujets. «La prison, je ne peux plus en parler du dedans.» (1) Agone. 224 pp. 10 euros. www.agone.org. http://www.liberation.fr/actualite/societe/305363.FR.php © Libération 220 pages édirtion : décembre 2007

Ce produit a été ajouté à notre catalogue le mardi 19 février, 2008.
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