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BD Sacco : Gaza 1956, en marge de l'histoire
[Joe Sacco]
32.00 €
BD Sacco : Gaza 1956, en marge de l'histoire
Cliquer pour agrandir

entretien avec Sacco tiré du site : Les Inrocks.com :
Pourquoi faire une bande dessinée qui revient sur des événements datant de plus de cinquante ans?
Joe Sacco – Il y a quelques années, je suis tombé sur un rapport de l’ONU qui parlait de centaines de civils palestiniens tués dans la bande de Gaza en 1956. En effectuant des recherches, je me suis rendu compte que ces événements avaient été totalement oubliés et que personne ne savait vraiment ce qu’il s’était passé. Quatre cents morts, ce n’est pourtant pas anodin! Ça a été le point de départ de ma bande dessinée.
Comment avez-vous travaillé ?
Je me suis rendu dans deux camps de réfugiés, Khan Younis et Rafah, pour retrouver des gens qui avaient vécu ces événements et collecter leurs sou­venirs. J’ai interviewé des dizaines de personnes, dessiné leurs portraits, noté leurs noms. Sur de nombreux points, les témoignages concordent.
Que racontent ces témoins?
Qu’il y a eu deux événements majeurs. Dans le camp de Khan Younis, des soldats israéliens ont aligné plus de deux centshommes devant un mur et les ont abattus. Dans celui de Rafah, les hommes âgés de 15 à 60 ans ont été regroupés dans une école, certains emprisonnés, d’autres tués. Tous étaient des civils. Il faut tenir compte du contexte, même si cela n’excuse rien : les militaires israéliens cherchaient des soldats égyptiens susceptibles de se cacher parmi les réfugiés.
Avez-vous essayé de recueillir des témoignages israéliens?
Je reconnais que ces voix manquent un peu dans mon livre. J’ai eu des échanges avec des historiens et des militaires israéliens, on en voit quelques-uns dans le livre ; des chercheurs se sont plongés pour moi dans les archives de l’armée et de la Knesset, mais je n’ai pas réussi à obtenir de témoignages. Les Palestiniens parlaient plus volontiers : ce sont les victimes.
Dans Gaza 1956, vous n’évoquez pas seulement la Palestine des année vous faites aussi un portrait terrible du présent des Palestiniens.
Le quotidien là-bas est terrible : leurs maisons sont détruites, ils essuient des tirs israéliens, s’approvisionnent à l’aide de tunnels clandestins… Les gens ont l’impression de ne pas avoir d’avenir et n’ont aucun moyen de sortir de Gaza. La situation est à un niveau de violence inouï : attentats suicides, bombardements, attaques aériennes ou avec des tanks… Dans mon livre, les Palestiniens se réjouissent des attaques suicides en Israël : c’est choquant, mais avec de telles conditions de vie, on ne peut pas demander à un homme d’être à son meilleur. Ce présent violent n’est pas sans lien avec le passé de 1956: les injustices d’hier sont le ferment de ce qui se passe aujourd’hui.
En 1991, vous vous étiez déjà rendu dans la bande de Gaza pour écrire Palestine : d’où vous vient cet intérêt pour la région?
J’ai grandi aux Etats-Unis où le mot “Palestinien” a longtemps été synonyme de terroriste. Il m’a fallu des années pour comprendre qu’il y avait un contexte que les médias américains ne restituaient pas. Comme j’étudiais le journalisme, j’ai décidé d’aller voir par moi-même ce qui se passait et j’ai écrit Palestine pour faire entendre la voix des Palestiniens.
Est-ce aussi pour faire entendre une voix que personne n’écoutait que vous êtes allé en Bosnie, à la fin des conflits entre les Serbes et les Bosniaques, pour écrire Gorazde et The Fixer?
Pour la Bosnie, le point de départ était un peu différent. C’était difficile d’imaginer que de telles choses se déroulaient en Europe et j’avais noté que le gouvernement américain traitait le conflit en Bosnie comme une crise humanitaire plutôt que comme une crise politique. Alors je me suis rendu à Sarajevo mais les gens en avaient marre des médias. Il y avait une autre enclave bosniaque encerclée par des Serbes : Gorazde. C’est vrai, j’ai eu l’impression que personne d’autre n’allait en parler si je ne le faisais pas. C’était un moment très particulier, extraordinaire: les gens ignoraient si la guerre était terminée ou pas. Il y avait de l’espoir, ils étaient heureux de voir un visage étranger, me posaient des questions sur le sport, le cinéma… toutes ces choses dont ils n’entendaient plus parler depuis longtemps. C’était incroyable de voir qu’ils prêtaient encore attention à tout ça. Ils en avaient besoin pour se sentir encore humains.
Pourquoi cet intérêt pour le destin des civils confrontés à la guerre?
Je crois que ça vient en partie de l’histoire de mes parents qui résidaient à Malte pendant la Seconde Guerre mondiale. L’île était bombardée par les Allemands et les Italiens. Mes parents nous ont raconté de nombreuses histoires sur la vie des civils au cours de cette ­période : aller à l’école sous les bombardements, vivre dans les ­caves. D’autre part, j’ai trop entendu les énormités des porte-parole et des officiels et je ne souhaite pas les relayer. Dans la plupart des cas, un porte-parole ne prend la parole que pour masquer la réalité. Je préfère parler aux gens.
Lorsque vous dessinez les victimes des conflits, vous dites-vous parfois : je ne peux pas montrer ça ? Ou pas de cette manière-là?
Généralement non. Mon idée est vraiment “montre tout ce que tu as vu, tout ce que tu as entendu”, si c’est vrai, bien sûr. Je respecte l’anonymat quand les gens le souhaitent, c’est tout. Mais je ne veux pas non plus glorifier la violence. Pour Gaza 1956, je me suis effectivement posé la question car les événements sont particulièrement violents. J’ai montré les choses telles qu’elles sont, en essayant de ne pas faire du spectaculaire. Je sais que c’est dur à lire, c’est dur aussi à dessiner.
Maus d’Art Spiegelman raconte l’extermination des Juifs. Connaissiez-vous cette BD quand vous avez débuté?
Oui, c’est un travail impressionnant mais qui ne m’a pas influencé. Je me souviens que lorsque mon premier livre, Palestine, est sorti, quel­qu’un m’a dit que ça ressemblait à Maus. J’étais terrifié à l’idée qu’on puisse comparer mon travail à ce monument ! Spiegelman a ouvert une voie pour les gens comme moi. Mais mes influences vont plutôt du côté des écrivains : George Orwell, Michael Herr qui a écrit sur le Vietnam, ou Hunter S. Thompson… Des gens qui peuvent écrire en emportant le lecteur avec eux dans leurs récits.
Votre dessin semble aussi très ­influencé par le maître de la BD américaine underground, Robert Crumb.
Lui et tous les dessinateurs de Mad dans les années 50. Leur travail était incroyable. On pouvait donc faire des choses comme ça ? La peinture aussi m’a influencé : celle de Bruegel, les peintres allemands de la Première Guerre mondiale comme Grosz et Dix.
Vous êtes présent dans vos BD et de manière souvent comique. Pourquoi?
Je me représente tel que je m’imagine : gauche et trouillard… Avec les années, je deviens moins maladroit mais je finis toujours par me retrouver à un moment ou à un ­autre dans une situation inconfortable ! Mais c’est utile pour mettre un peu de distance.
Ce n’est pas paradoxal de vouloir traiter l’actualité en la dessinant, c’est-à-dire en prenant beaucoup de temps pour en témoigner?
C’est important de savoir ce qui se passe au jour le jour mais encore plus de connaître les raisons pour lesquelles cela arrive. Des gens perdent leurs maisons, se font bombarder, pleurent…Qu’est-ce que ça veut dire? Rien ! C’est presque repoussant. Il faut connaître leur vie pour avoir un peu d’empathie. Ça prend plus de temps mais je vois mon travail comme quelque chose d’utile à long terme. Les histoires de ces gens ont quelque chose d’universel, j’essaie de montrer ça.
Est-ce que vous vous considérez comme un reporter de guerre ?
Je travaille surtout sur les conflits ou les zones de guerre mais je ne me vois pas comme ça, notamment parce que je me garde la possibilité de revenir un jour à la fiction. Je viens de terminer une histoire de migrants qui partent d’Afrique et échouent à Malte… Je travaille aussi sur un projet qui mêlera rock, philosophie, théologie et plein d’autres choses.
pages : beaucoup (pas numérotées) édition : janvier 2010

Ce produit a été ajouté à notre catalogue le lundi 22 février, 2010.
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