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Economie


  • Actuel Marx n°40 (Chesnais, Harvey, Katz, Amin) : Fin du néo-libéralisme

    Le terme de néolibéralisme est passé dans le vocabulaire politique courant. Mais que signifie-t-il exactement ? Qu'en est-il aujourd'hui exactement du néolibéralisme ? Et quelles conclusions politiques faut-il tirer de son analyse ? Autant de questions qui réunissent ici économistes, historiens et philosophes.
    Au terme d'un quart de siècle de progression de l'idéologie et des politiques néolibérales aux plans national et mondial, un nouvel ordre social s'est bel et bien constitué dont les traits, même les plus choquants, se sont banalisés. Il semble cependant soumis à de telles tensions qu'il n'est pas absurde de se demander si nous ne sommes pas déjà en train d'en sortir. Quoiqu'il en soit, pour hâter sa fin, il faut également préciser ce qui devrait lui succéder.

    DOSSIER / FIN du NÉOLIBéRALISME?
    Giovanni ARKIGHI,
    Makoto I1'OH,
    François CHESNAIS,
    Samir AMIN,
    Claudio KA'I'Z,
    David HARVEY,

    Discussion :
    Qu'est-ce que le néolibéralisme? Gérard DUMÉNIL, Dominique LÉVY,
    Une théorie marxiste du néolibéralisme David HARVEY,
    Les horizons de la liberté Giovanni ARRIGHI,
    À la recherche de l'État mondial
    François CHESNAIS, Les contradictions et les antagonismes propres au capitalisme mondialisé et leurs menaces pour l'humanité
    Gérard DUMÉNIL, Dominique LÉVI; Néolibéralisme: dépassement ou renouvellement d'un ordre social ?
    Samir AMIN, Au-delà de la mondialisation libérale : un monde meilleur ou pire ?

    INTERVENTIONS
    '['ony ANDRÉANI, Le passé d'une désillusion : Engels, d'un socialisme à l'autre
    Étienne BALIBAR, Communisme et citoyenneté. Réflexions sur la politique d'émancipation à partir de Nicos Poulantzas
    Emmanuel RENAULT, Postfordisme, marxisme et critique sociale
    en débat
    Jacques BIDET, Foucault et le libéralisme. Rationalité, révolution, résistance

    ENTRETIEN
    Michel VOVELLE, Un historien hors des sentiers battus

    24,50 €
  • Alaluf : Contre l'allocation universelle

    Depuis la crise de 2008, l'idée d'une allocation universelle suscite un engouement renouvelé, tant en Europe qu'en Amérique. Le projet trouve des appuis à gauche comme à droite et, de l'avis de bien des spécialistes, il pourrait être le fondement des politiques sociales de l'avenir. Plus d'un penseur critique l'a prôné, Philippe Van Parijs, Toni Negri, José Bové ou André Gorz, mais que signifie vraiment cet étonnant consensus ?

    Selon les auteurs de cet essai, l'allocation universelle, sous couvert d'une bienveillante redistribution de la richesse, consacre l'abandon de l'enjeu politique central des cent cinquante dernières années : le conflit entre le capital et le travail.

    Chacun des textes composant ce livre oeuvre au rappel de l'importance décisive de cette question, pour justifier qu'il faille impérativement être contre l'allocation universelle

    édition : décembre 2016

    10,00 €
  • Attac & Basta : Le livre noir des banques

    Résumé tiré du site "librairie-sciencespo.fr"

    Des centaines de milliards d'euros : c'est ce qu'ont coûté les plans de sauvetage des banques françaises après le quasi-effondrement du système financier mondial en 2008, pris au piège de ses propres folies spéculatives. Indignation de l'opinion, grandes promesses de régulation : on allait voir ce qu'on allait voir pour recadrer une finance devenue « ennemie ».
    Six ans plus tard, où en est-on ? Les banques sont-elles redevenues utiles à l'économie et à la société ? C'est tout le contraire ! Elles paient toujours moins d'impôts et favorisent l'évasion fiscale. Elles continuent de spéculer sur les matières premières et financent des projets très polluants. Elles détournent l'épargne d'utilité sociale ainsi que les financements abondants et gratuits reçus de la Banque centrale européenne.
    Nos banques coûtent très cher à la société et constituent une véritable et dangereuse bombe à retardement. Ce livre révèle le prix exorbitant, mais passé sous silence, de leurs activités. Et permet de comprendre comment la finance, et notamment les principales banques françaises, organise cette gigantesque captation de richesse, d'une ampleur inégalée.

    édition : février 2015

    21,50 €
  • Attac : de l'OMC au Tafta, les naufragés du libre-échange

    En négociant des accords de libre-échange, l'Union européenne, les Etats-Unis et le Canada veulent donner aux multinationales le pouvoir de défaire les règles sociales et écologiques. Ce coup de force mettrait la démocratie sous tutelle de part et d'autre de l'Atlantique. En effet, nos Etats choisissent délibérément de se soumettre à des mécanismes, tels l'arbitrage privé ou la coopération réglementaire, qui font prévaloir la protection des «investisseurs» sur l'intérêt général.
    Comment en est-on arrivé là ? Pour le comprendre, Les Naufragés du libre-échange resitue ces négociations dans l'histoire et les méandres de la mondialisation commerciale. Le livre propose des pistes concrètes pour abandonner le libre-échange, ce navire à la dérive sur le pont duquel nos «élites» dansent en toute impunité. Il appartient aux mouvements sociaux d'inventer de nouveaux modèles d'échange qui renforcent les solidarités internationales, facilitent la transition écologique et sociale, et promeuvent la démocratie au lieu de la saper.

    édition : 04/2015

    10,00 €
  • Attac : Par ici la sortie

    Jean-Marie Harribey, Michel Husson, Esther Jeffers, Frédéric Lemaire, Dominique Plihon

    La crise dure encore, alors qu’elle a éclaté depuis près d’une décennie. Elle est l’expression d’un système économique capitaliste à bout de souffle, qui épuise le travail et la nature.
    Ce livre décrypte les causes de cette crise globale et pointe les raisons profondes de la permanence de cette situation et de l’instabilité financière : les politiques d’austérité qui aggravent le chômage et les inégalités, les réformes néolibérales qui accroissent la précarité, et les injections massives de liquidité par les banques centrales qui alimentent les bulles spéculatives.
    Attac propose également des voies pour une véritable sortie de crise. L’épuisement du système économique et social dominant constitue une opportunité historique pour opérer le basculement vers un système alternatif. La mise en œuvre de ces alternatives ne dépend que d’une volonté politique qui aujourd’hui fait défaut. Or changer de modèle productif, mettre en œuvre la transition écologique, réduire le temps de travail, mettre la finance au service de la société constituent les voies d’une « bifurcation » pour laquelle de plus en plus de citoyens s’engagent.

    édition : janvier 2017

    12,00 €
  • Attac : Toujours plus pour les riches

    Affaires Cahuzac, LuxLeaks, Panama Papers, Paradise Papers… Les scandales financiers se succèdent, révélant les stratégies des multinationales, des grandes fortunes et des puissants pour échapper à l’impôt. Si les plus riches s’affranchissent de leur contribution au bien commun et aux services publics, c’est le consentement général à l’impôt qui est affaibli. Pourquoi payer si les riches peuvent s’en dispenser ?

    En France, les contre-réformes d’Emmanuel Macron vont profiter aux riches et aggraver l’injustice fiscale. L’État perdra de sa légitimité, car l’égalité devant la loi et l’égalité devant l’impôt constituent les piliers du contrat démocratique.

    Ce livre, qui s’adresse à des non-spécialistes, dresse un panorama de l’ensemble des enjeux fiscaux : il décrypte les arcanes de la fiscalité et montre pourquoi celle-ci est devenue injuste et inefficace ; il met à bas les idées reçues, comme celle du poids croissant de la fiscalité des entreprises, qui sont en réalité assistées par l’État.

    Rédigé sous la responsabilité d’Attac, il présente des propositions de réformes adaptées aux vraies préoccupations sociales et écologiques. Réduire les inégalités, protéger la planète, mettre fin à l’impunité fiscale des fraudeurs et contraindre les multinationales à payer l’impôt là où elles développent leur activité : telles sont les priorités de la fiscalité de ce XXIe siècle.

    Fondée en 1998 et présente dans plus de quarante pays, Attac est une association qui résiste contre le pouvoir pris par la finance et les multinationales sur les peuples et la nature, et lutte pour la justice sociale et environnementale.

    édition : 1/2018

    13,80 €
  • Bairoch : Mythes et paradoxes de l'histoire économique

    Certains mythes économiques ont la vie dure. L'idée du XXe siècle comme paradis du libre-échange, ou celle d'une prospérité de l'Occident bâtie sur le pillage des colonies confortent ainsi bien des enthousiasmes ou des indignations. Mais elles ont l'inconvénient majeur d'être totalement fausses. Paul Bairoch, spécialiste renommé de l'histoire économique, entreprend dans cet essai à la fois alerte et richement documenté de démolir une vingtaine d'idées reçues de la même veine, sans égard pour leur coloration idéologique. " Lisez d'urgence ce livre. Limpide, convaincant, il parle des idées fausses circulant autour du libre-échange, du protectionnisme, de la croissance, du tiers monde, et de bien d'autres choses comme l'esclavage et le protectionnisme. " Le Monde " Paul Bairoch est dans le domaine de l'histoire quantitative l'un des maîtres reconnus. Au prix d'un travail colossal que chacun admire et utilise, il a constitué une gigantesque base de données qui fait aujourd'hui autorité. Le voici donc qui a entrepris de pourfendre, avec une sorte de jubilation contenue, les mythes les plus courants dans le domaine de l'économie historique. " Alternatives économiques Tiré du site du Collectif Smolny : Paul Bairoch enseigne à l’Université libre de Bruxelles puis travaille au GATT à Genève. Il est nommé, en 1969, professeur à la Sir George Williams University de Montréal. En 1971, il accepte, sur proposition de Fernand Braudel, le poste de directeur d’études à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes, puis, une année plus tard, celui de professeur d’histoire économique à l’Université de Genève, où il restera jusqu’à sa retraite en 1995. Paul Bairoch s’est attaché à remettre en cause certaines idées reçues en économie en rappelant, par exemple, le faible écart de niveau économique existant entre les pays colonisateurs et colonisés au moment de la colonisation. La vingtaine de livres et les 120 articles scientifiques que Paul Bairoch a publiés en l’espace de quarante ans couvrent aussi bien le démarrage industriel de l’Occident, les inégalités de développement, l’histoire des villes, que la population active, le commerce extérieur, l’énergie ou la productivité agricole. Sont particulièrement indispensables, Mythes et paradoxes de l’histoire économique et Victoires et déboires. Source : ETEMAD Bouda et BATOU Jean, "Paul Bairoch (1930-1999)" in Revue d’histoire suisse, vol. 49, n° 3, 1999, pp. 391-394. 290 pages édition poche : 2005

    12,00 €
  • Bayly : La naissance du monde moderne, 1780 - 1914 (ed. Monde diplomatique)

    Livre édité par Le Monde Diplomatique et les éditions de l'Atelier Comment est né le monde moderne? Pourquoi l'Europe s'est-elle imposée comme le centre de la planète au XIXè siècle? Cette diomination est-elle le résultat d'une " culture" particulière qui serait supérieure à celle des autres continents? Comment expliquer alors qu'à la fin du XVIIIè siècle l'Inde et la Chine fabriquaient plus de produits manufacturés et éditaient davantage de journaux que la France, l'Angleterre et l'Allemagne? C'est à ces questions et à de nombreuses autres que répond la fresque magistrale de l'historien britannique C. A. Bayly. Au terme d'une investigation historique couvrant les cinq continents, cet ouvrage croise un ensemble de données économiques, politiques, artistiques et religieuses et démontre que la domination occidentale sur le monde ne prend véritablement effet qu'au XIXè siècle. A la fin du XVIIIè siècle, une aspiration à la liberté et à l'égalité se diffuse sur la planèter entière et met à mal les régimes en place. L'hégémonie des nations occidentales va se manifester quelques décennies plus tard grâce à des armées plus aguerries, à la maitrise des règles du commerce et à l'essor en leur sein d'une société civile plus indépendante des pouvoirs politiques. D'une grande qualité pédagogique, embrassant dans son étude non seulement l'Europe mais aussi l'Inde, l'Afrique, la Chine, ou encore l'Empire ottoman, ce livre, devenu une référence en Grande-Bretagne, met en perspective la naissance du monde moderne dans les différentes régions de la planète. Il apporte un éclairage historique inédit aux polémiques actuelles sur la prétendue "guerre des civilisations" ainsi que sur la colonisation et son bilan. C. A. Bayly est professeur d'histoire, spécialiste de la colonisation à l'université de Cambridge. Il a écrit de nombreux ouvrages sur les empires coloniaux publiés en Grande-Bretagne. 610 pages édition poche :mars 2009

    15,00 €
  • Beaud : Histoire du capitalisme 1500-2010

    Comment nier la fascinante créativité de ce système qui, en quelques siècles, fait passer des métiers mécaniques mus par l'eau courante ou la vapeur aux robots industriels, à la télématique et aux biotechnologies, de l'imprimerie à Internet, de la découverte de l'Amérique à l'exploitation de l'espace ? Avec les indéniables progrès qu'il engendre, avec l'industrialisation, la salarisation, le chômage, la précarisation, le développement des villes, avec les conquêtes coloniales, les crises, les guerres, la décolonisation, la mondialisation et la grande mutation en cours, le lecteur trouvera dans ce livre, ramassée et fulgurante, l'histoire du capitalisme. Janvier 2010 461 pages

    10,50 €
  • Béniès : Le basculement du monde

    Il faut retourner à la théorie. Elle sert à expliquer le monde.

    Dans ce livre, qui prend la suite du Petit manuel de la crise financière et des autres dont la problématique n’a pas vieilli et de Marx, le capitalisme et les crises, Nicolas Béniès se propose de revenir sur les causes profondes de la crise ouverte en août 2007, crise financière qui se transmua en crise économique avec une profondeur semblable à celle de 1929, soit, pour employer le langage des économistes, une crise systémique.
    Une défense et illustration du raisonnement pour appréhender le monde tel qu’il est contre toutes les représentations étriquées et dénuées de tout lien avec la réalité et qui passent par les modèles mathématiques. Ces modèles ont pris le pas sur la réalité elle-même. Une sorte de coup d’État théorique, que l’auteur conteste radicalement, sans refuser pour autant l’apport possible de ces modèles mais en les liassnt à leur place.

    édition : octobre 2016

    12,00 €
  • Béniès : Petit manuel de la crise financière et des autres

    La crise! Quelle crise? Le pluriel à «crise» s’impose: crise monétaire, financière, économique, politique, social, écologique, du développement. Ce Petit manuel apporte des éléments de compréhension de la crise systémique que nous connaissons aujourd’hui et par-là même des règles de fonctionnement du système capitaliste. La crise révèle des mécanismes, trop souvent occultés, qu’il faut savoir décrypter. Contrairement à l’idéologie véhiculée par le libéralisme, ce ne sont pas les marchés qu’il faut d’abord accuser, mais les formes de l’accumulation du capital, la manière dont s’effectue la création de richesses. Après un rappel du scénario de développement de la crise en cours qui s’inscrit dans la un peu trop oubliée théorie des cycles, l’auteur met en évidence les responsabilités des politiques libérales mises en œuvre par les gouvernements des pays capitalistes depuis les années 1980. Enfin, des propositions de solutions alternatives possibles posant à la fois la question d’une autre mondialisation et, dans ce cadre, celle de la construction d’une Europe altermondialiste, sont proposées. Des fiches explicatives sur les aberrantes innovations financières et les débuts de réponse des autorités monétaires et gouvernementales permettent de comprendre les enjeux politiques en cours. Commentaire Nicolas Béniès est chargé de cours d’économie à l’Université populaire de Caen. Collaborateur du Monde diplomatique, de l’Université syndicaliste Magazine, il est directeur de publication de la revue de l’École émancipée. 192 pages édition : février 2009

    10,00 €
  • Benquet Bourgeron : La finance autoritaire, vers la fin du néolibéralisme

    Ce livre décrit la montée de régimes autoritaires dans les démocraties occidentales depuis 2010 (Trump ; Brexit ; Johnson ; Bolsonaro). Ce n'est pas le produit de l'insurrection électorale des classes populaires, mais de l'action organisée d'une nouvelle forme de patronat financier dans un contexte d'effondrement écologique. Une analyse des sources de financement des élections, du référendum sur le Brexit : le poids de la finance est considérable et il ne s'agit pas de n'importe quelle finance.
    C'est un livre fort et passionnant, qui décrit une lutte à mort entre fractions traditionnelles et récentes du patronat pour le contrôle de ce qui reste des démocraties occidentales et des ressources planétaires.
    L'enjeu de cette lutte, c'est le minimum d'équilibre politique, social et environnemental qui permet aux sociétés de fonctionner. C'est un livre très important qu'il faut lire pour comprendre la situation politique contemporaine. Bonnes Feuilles dans le Monde diplomatique de janvier 2021.

    édition : janvier 2021

    10,00 €
  • Bihr : La reproduction du capital. Protégomènes à un théorie générale du capitalisme. Tome 1 et 2

    II est grand temps de se remettre à lire Marx.
    Ou plutôt de se mettre à le lire, maintenant que l'on est heureusement débarrassé de la masse des commentaires, hostiles ou favorables, qui ont trop longtemps interdit ou biaisé l'accès direct à son ceuvre. Celle-ci se révèle alors étonnamment actuelle, capable d'éclairer les processus fondamentaux qui façonnent et transforment notre monde. C'est une telle (re)lecture que propose cet ouvrage, en la centrant sur le concept de reproduction du capital, qui se situe à l'horizon de la pensée de Marx.
    L'auteur montre ainsi que ce concept est le point de convergence de toute une série de lignes de force mais aussi de lignes de fuite de cette dernière; le point à partir duquel l'unité de la critique marxienne de l'économie politique peut s'apercevoir et se concevoir, mais à partir duquel aussi les insuffisances de cette critique se révèlent et les raisons de son inachèvement s'expliquent; le point à partir duquel enfin le dépassement de cette critique peut s'envisager, en ouvrant sur le projet d'une théorie générale du capitalisme, d'une critique d'ensemble de la civilisation du capital.
    Développant une approche à la fois pédagogique et originale du Capital, ce livre s'adresse aussi bien à ceux qui se proposent de (re)découvrir Marx qu'à ceux qui ont envie de s'appuyer sur lui pour penser par eux-mêmes, y compris contre lui.

    Alain BIHR est maitre de conférences en sociologie à l'Université de Haute Alsace (Mulhouse). Il a notamment publié L'actualité d'un archaïsme (1998) et Le crépuscule des Etatsnations (2000) aux Editions Page deux; ainsi que Déchiffrer les inégalités, 2e édition, Syros (1999) et Hommes/femmes, l'introuvable égalité, 2e édition, Editions de l'Atelier (à paraitre en 2002), ces deux derniers ouvrages en collaboration avec Roland Pfefferkorn.

    50,00 €
  • Bihr : Le premier âge du capitalisme T.1, l'expansion européenne

    Le premier âge du capitalisme, c'est celui qui, du XVe au milieu du XVIIIe siècle, voit l'Europe occidentale partir à l'assaut des continents américain, africain et asiatique. Dans ce premier tome, Alain Bihr se penche sur cette expansion en détail. Il montre comment, par le biais du commerce forcé et déloyal, de l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations, les sociétés qu'elle a affectées ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. Avec pour principal résultat de soutenir la dynamique de formation du capitalisme en Europe même. Loin de verser dans le misérabilisme, l'auteur insiste cependant sur la résistance que ces sociétés ont su opposer aux Européens. Résistance inégale, fonction de leur développement historique antérieur, auquel l'ouvrage prête à chaque fois une grande attention, en fournissant de la sorte un panorama du monde à l'aube des temps modernes. En dernier lieu, l'auteur souligne les divergences entre les Etats européens qui vont se lancer dans cette aventure, les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises, les bénéfices fort inégaux qu'ils vont en retirer. Autant de points dont la pleine explication est renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage. édition : septembre 2018

    30,00 €
  • Bihr : Le premier âge du capitalisme T.2 L'Europe occidentale 1415-1763

    Ce deuxième tome de "Le premier âge du capitalisme" est intitulé "La marche en avant de l'Europe occidentale vers le capitalisme". Il analyse méthodiquement les voies et les formes sous et lesquelles se poursuit, du 15e au 18e siècle, la transition de l'Europe occidentale du féodalisme au capitalisme, sous l'impulsion de l'expansion commerciale et coloniale outre-mer dont a traité premier tome, "L'expansion européenne".
    S'arrêtant notamment sur le déploiement multiforme de la manufacture, les prodromes de l'industrie mécanique, la formation des premiers marchés proprement capitalistes, la mise en oeuvre des politiques mercantilistes, mais loin de s'en tenir aux seuls aspects économiques de ce processus pluriséculaire, il en scrute tout aussi bien les facettes sociales, politiques et culturelles. Il comprend donc des développements consacrés : à la transition d'une société d'ordres à une société de classes ; à la formation d'un nouveau type d'Etat, dont la monarchie absolue est le principal mais non pas le seul avatar ; à ces révolutions culturelles majeures qu'ont été la Réforme, la Renaissance et les Lumières ; enfin à l'émergence d'un nouveau type d'individualité cultivant son autonomie, appelé à un bel avenir dans les âges ultérieurs du capitalisme.

    édition : mars 2019

    30,00 €
  • Bihr : Le premier âge du capitalisme T3 un premier monde capitaliste

    Concluant sa somme sur le premier âge du capitalisme, Alain Bihr explore dans les deux volumes du troisième tome la constitution d'un premier monde capitaliste. Il en traverse les différents cercles, en partant de son centre et en progressant vers ses marges. Ainsi sont examinées les différentes puissances d'Europe occidentale qui ont été, tour à tour, motrices de l'expansion outre-mer. Saisir les avantages respectifs dont ces puissances ont successivement tiré parti renvoie à leurs relations conflictuelles et aux rapports de force entre les ordres et classes qui les constituent.
    La Grande-Bretagne, s'appuyant sur les Provinces-Unies et les acquis de sa révolution bourgeoise, finit par en sortir victorieuse, au détriment de la France. L'auteur revient régalement sur le statut semi-périphérique et la forte hétérogénéité des Etats d'Europe baltique, centrale, orientale et méditerranéenne qui, cause et effet à la fois, ne peuvent prendre part à l'expansion européenne. Toutefois, certaines d'entre elles (la Savoie, la Prusse, la Russie) pourront réunir des conditions leur permettant, par la suite, de jouer dans la "? cour des grands ? ".
    L'ouvrage examine enfin les principales forces sociales marginales, affectées par l'expansion européenne mais encore capables d'y résister et, dès lors, de se développer selon leur logique propre. Ce qui explique à la fois pourquoi le capitalisme n'a pas pu naître dans la Chine des Ming et des Qing, en dépit de ses atouts évidents, et pourquoi, en se fermant, le Japon féodal a au contraire préparé les conditions de son rapide rattrapage capitaliste à l'époque Meiji. Alain Bihr renouvelle et enrichit, grâce aux acquis historiographiques les plus récents, les intuitions et les analyses qui ont jalonné l'histoire du développement capitaliste. La dimension narrative et descriptive n'est pas le moindre atout de ce travail.

    édition : novembre 2019

    45,00 €
  • Bihr et Husson : Thomas Piketty une critique illusoire du capital

    AENTION : SORTIE LE 22 OCTOBRE !! mais nous prenons les pré commandes .

    Est-il encore nécessaire de présenter Thomas Piketty ? Il est l'auteur d'un best-seller mondial, Le ­Capital­ au XXIe siècle et plus récemment de Capital et idéologie, qui lui ont valu d'être invité dans le monde entier. La hardiesse de certaines de ses propositions de taxation des hauts revenus et des grandes fortunes pour étendre le champ de la redistribution en a fait une figure incontournable du débat politique en France comme à l'étranger. Dans ses deux ouvrages, l'auteur entend également jeter les bases d'un "socialisme participatif" présenté comme un dépassement du capitalisme. Le critiquer apparaît donc comme une entreprise aussi difficile que risquée.
    Plus qu'une attaque, c'est une déconstruction des analyses de Piketty que nous proposent Alain Bihr et Michel Husson. La référence appuyée de Piketty au Capital les surprend puisque l'auteur, oubliant les analyses de l'ouvrage éponyme de Karl Marx, "se contente des apparences" et préfère lier les inégalités sociales à l'idéologie et non aux rapports de production capitalistes qui les fondent et les organisent.
    Les deux auteurs passent au crible les fondements théoriques du modèle de Piketty et lèvent le voile des apparences que le réformateur fiscal entretient. Ils développent les éléments d'une critique radicale de son approche, tant d'un point de vue historique qu'économique. Partant, Alain Bihr et Michel Husson reviennent à ce qui fonde les inégalités sociales dénoncées, à juste titre, par Piketty et nous éclairent sur le fonctionnement profond et présent du capitalisme.
    En conclusion, ils discutent de ses propositions de réforme du capitalisme pour révéler l'impasse d'un tel projet.

    édition : 22 octobre 2020

    10,00 €
  • Boltanski : Le nouvel esprit du capitalisme

    Le capitalisme prospère ; la société se dégrade. Le profit croît, comme l’exclusion. La véritable crise n’est pas celle du capitalisme, mais celle de la critique du capitalisme. Trop souvent attachée à d’anciens schémas d’analyse, la critique conduit nombre de protestataires à se replier sur des modalités de défense efficaces dans le passé mais désormais largement inadaptées aux nouvelles formes du capitalisme redéployé. Cette crise, Eve Chiapello et Luc Boltanski, sociologues, l’analysent à la racine. Ils tracent les contours du nouvel esprit du capitalisme à partir d’une analyse inédite des textes de management qui ont nourri la pensée du patronat, irrigué les nouveaux modes d’organisation des entreprises : à partir du milieu des années 70, le capitalisme renonce au principe fordiste de l’organisation hiérarchique du travail pour développer une nouvelle organisation en réseau, fondée sur l’initiative des acteurs et l’autonomie relative de leur travail, mais au prix de leur sécurité matérielle et psychologique. Ce nouvel esprit du capitalisme a triomphé grâce à la formidable récupération de la « critique artiste », celle qui, après Mai 68, n’avait eu de cesse de dénoncer l’aliénation de la vie quotidienne par l’alliance du Capital et de la bureaucratie. Une récupération qui a tué la « critique artiste ». Dans le même temps la « critique sociale » manquait le tournant du néocapitalisme et demeurait rivée aux vieux schémas de la production hiérarchisée ; on la trouva donc fort démunie lorsque l’hiver de la crise fut venu. C’est à une relance conjointe des deux critiques complémentaires du capitalisme qu’invite cet ouvrage sans équivalent. Parution février 2011, 971 pages

    17,90 €
  • Boukharine : l'économie politique du rentier

    L’économie marginaliste est aujourd’hui enseignée dans toutes les facultés. Les principaux ouvrages d’économie y font référence. L’économie marginaliste est au coeur de la théorie économique libérale.
    Et c’est aux fondements de cette théorie à laquelle s’attaque l’Économie politique du rentier qui a été écrit en 1914, mais dont le manuscrit a été retrouvé en 1919.
    Depuis, cet ouvrage a fait l’objet depuis de nombreuses éditions dans le monde entier. La dernière édition en France, épuisée depuis de nombreuses années, date de 1972 (éditions EDI).
    Pour Pierre Naville, préfacier de l’ouvrage, « la construction du livre est très claire. Boukharine situe d’abord l’école marginale autrichienne par rapport à l’école historique et à ses précurseurs, du point de vue du caractère logique de leurs théories. On remarquera que cet exposé fait ressortir une opposition bien actuelle : celle qu’Aristote instaurait déjà entre genèse et synthèse, que l’on appelle souvent aujourd’hui histoire et structure.
    Boukharine expose clairement comment Marx a su combiner ces deux formes dans le jeu de l’évolution et des catégories, parce qu’il en a saisi la source où il faut ; dans le travail, qui est d’abord activité pratique, production, puis système. Il étudie ensuite tout ce qui sépare la méthodologie originelle du marginalisme (subjectivisme, individualisme, consommation) de la méthodologie marxiste (dialectique, production, objectivation). Puis il traite systématiquement de la théorie de la valeur proprement dite, du profit et de sa distribution. L’ouvrage est assez clair dans sa démarche et dans la présentation des matériaux pour qu’il soit inutile de le résumer. »
    L’ouvrage comporte une préface Pierre Naville de 1966 et de Michel Husson, écrite pour la présente édition.

    Avril 2010 215 pages

    19,00 €
  • Bürbaumer : Le souverain et le marché, théories contemporaines de l'impérialisme

    De la Première Guerre mondiale à la montée des tensions entre la Chine et les États-Unis, en passant par la guerre d’Irak, la manière dont les conflits entre États, qu’ils soient armés ou non, s’articulent aux développements successifs du système capitaliste a constitué un problème crucial pour la pensée révolutionnaire. L’enjeu de toute théorie de l’impérialisme est d’y répondre. Ce livre propose une plongée dans les controverses au fil desquelles cette notion a été forgée et son sens disputé, en vue d’éclairer certains des grands débats stratégiques qui animent le camp de l’émancipation.
    Les États modernes sont-ils voués à demeurer sous la domination de l’un d’entre eux ? Ou bien assiste-t-on à l’émergence d’une coalition supranationale qui organise le capitalisme au niveau mondial ? Et comment la permanence de souverainetés territoriales interfère-t-elle avec la dynamique du capital ? Autant de questions dont Benjamin Bürbaumer retrace la généalogie, livrant par là une contribution décisive à la théorie marxiste des relations internationales.

    édition novembre 2020

    18,00 €
  • Castel Odile : Histoire des faits économiques. La dynamique de l'économie mondiale du XVe siècle à nos jours

    Une lecture originale de l'histoire économique - une typologie des crises et non la périodisation habituelle de l'histoire économique mondiale, - une problématique qui propose une lecture plurielle, à la fois économique, technologique; politique et sociale, des transformations du monde. Trois axes de découverte pour mieux rendre - une vision historique brosse une fresque économique et sociale du XVe siècle à nos jours, - une vision géoéconomique et géopolitique dépasse l'approche européocentrique afin de mieux rendre compte de la diversité du développement, - une vision globale des mutations construites à partir d'une grille d'interprétation cohérente permet d'aller à l'essentiel en privilégiant l'analyse et les liaisons plutôt que l'accumulation des faits isolés. Une base de données concise et pertinente - l'approche est soutenue par de nombreuses cartes et de nombreux schémas des transformations à l'échelle de la planète, - des graphiques et des données synthétiques contribuent à faire de l'ouvrage un outil de référence, - la pertinence du choix des données a été préférée à une illusoire exhaustivité afin de mettre en évidence les transformations majeures. Odile Castel est l'auteur, entre autres, de Le Sud dans la mondialisation : quelles alternatives ? (Éditions La Découverte, 2002). Elle est maître de conférences en sciences économiques àl'univérsité Rennes 1. 354 pages Edition : 2005

    18,00 €
  • Cédric Durand : Le capital fictif

    La crise de 2007-2008 et la longue récession dans laquelle l’économie mondiale est engluée depuis ont brutalement exposé le coût économique et social exorbitant de la financiarisation. Pourtant, rien n’indique que nos sociétés soient en train de s’émanciper de l’emprise de la finance. Il y a là une résilience qui doit être expliquée : la financiarisation n’est pas un épiphénomène, elle touche au cœur de l’organisation du capitalisme contemporain. L’hypothèse qui sous-tend cet ouvrage est qu’elle constitue le produit de contradictions économiques, sociales et politiques qui restent irrésolues. Comme l’écrit joliment Fernand Braudel, la financiarisation, « c’est le signe de l’automne ».
    L’auteur examine les principales explications dont la financiarisation a fait l’objet : s’agit-il d’une déviation perverse par rapport à une dynamique capitaliste brimée et déstabilisée par des politiques réglementaires, budgétaires et monétaires inappropriées ? Ou doit-on la considérer comme une traduction pathologique de dysfonctions systémiques ? Le propos est pessimiste. Si la financiarisation est le signe de l’automne, elle est déjà lourde des frimas de l’hiver. La sophistication financière a permis un temps de masquer la déconnexion croissante entre l’épuisement de la dynamique productive, les exigences du capital et les aspirations des populations mais la crise de 2007-2008 a fait tomber le voile, mettant à nu la grande régression dans laquelle nous sommes engagés.
    Pour interrompre la transition en cours vers un postcapitalisme prédateur, le pouvoir de la finance doit être brisé. L’ouvrage se conclut sur des propositions de politiques économiques qui rendraient possible une bifurcation émancipatrice.

    Cédric Durand est économiste, maître de conférences à l’Université Paris 13. Membre des Économistes atterrés, il a notamment dirigé En finir avec l’Europe (La Fabrique, 2013).
    édition : Novembre 2014

    17,00 €
  • Chesnais : Les dettes illégitimes, Quand les banques font main basse sur les politiques publiques

    Ce livre sera disponible dès le 9 juin 2011................................................. Voir l'article de François Chesnais dans la revue CARRE ROUGE n°45 :....... - La vulnérabilité du système financier, l’illégitimité des dettes publiques et le combat politique internationaliste pour leur annulation, François Chesnais, à propos de son livre à paraître fin mai aux Éditions Raison d’agir............. édition : juin 2011

    8,10 €