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Histoire du mouvement ouvrier


  • Abendroth : histoire du mouvement ouvrier en Europe

    Le grand politologue allemand Wolfgang Abendroth a présenté dans cet ouvrage une réflexion globale, restée classique, sur le processus de développement historique du mouvement ouvrier. Pour lui, ce mouvement transpose et poursuit les principes des révolutions bourgeoises des xvile et xvilie siècles en Angleterre, en France et aux États-Unis, qui ont défini des structures sociales et un ordre politique. Il a continué à les faire évoluer en rapport avec les changements opérés par la révolution industrielle. Le mouvement ouvrier a connu plusieurs stades. Aux États-Unis et en Europe occidentale, il a acquis pour la classe sociale qu'il représente un bienêtre matériel. En Europe orientale, même s'il a aboli les classes sociales, il a connu une longue phase de despotisme. Wolfgang Abendroth (1906-1985) a été professeur de sciences politiques à la PhilippsUniversitât de Marburg. 169 pages Edition : 2002

    19,00 €
  • Alaluf : Le socialisme malade de la social-démocratie

    Au terme d’un siècle et demi d’existence qui a façonné l’Europe et marqué le monde, la ­social-démocratie a-t-elle encore un avenir? Assistons-nous à la fin d’un cycle politique et social, ou au contraire, les restes de la social-démocratie sont-ils moins inutiles qu’il n’y paraît de prime abord?
    Ce qui est mort dans le socialisme apparaît clairement au terme d’un parcours, basé principalement sur cinq pays à l’origine de la social-démocratie, Allemagne, Belgique, France, Grande-Bretagne et Suède.
    Au moment où il sombrait en Europe, le socialisme semble avoir retrouvé sa radicalité outre-Atlantique avec Bernie Sanders et Alexandria Ocasio-Cortez.
    Le legs du socialisme, produit d’une histoire séculaire, permet-il de formuler à présent l’hypothèse d’une gauche de gauche?
    Rien n’est sûr pour l’avenir. Dans le monde d’après le coronavirus, l’extrême droite national-populiste est prête à occuper partout l’espace laissé vacant par la social-démocratie défaillante. L’hypothèse socialiste radicale pourrait briser cet élan destructeur et porter l’espoir d’une perspective politique émancipatrice.
    Le legs subversif du socialisme est multiple, comme les classes populaires. Il doit pouvoir s’incarner dans toutes les sensibilités de la gauche, socialiste rénovée, gauche radicale et écologiste.

    18,00 €
  • Babeuf et la conjuration des Egaux

    En ces temps de commémoration intensive, il y a gros à parier que la conjuration des Egaux ne fera pas recette, Gracchus Babeuf, son principal représentant, ne s'est pas contenté, en effet, de reprendre la rengaine sur les droits de l'homme et du citoyen que les ténors de la bourgeoisie ont, depuis 7789, entonné sur tous les tons et de toutes les manières. Il a, le premier, montré que leur révolution, en sacralisant le droit de propriété, n'avait fait que changer la forme de l'oppression, désormais consolidée par I'«accroissement du nombre et de la perversité des oppresseurs». Comme une loi agraire - le partage équitable des terres - aiguillonnerait derechef l'intérêt privé et ferait resurgir les vieilles inégalités, la seule solution pour mettre un terme aux abus anciens et nouveaux consistait à établir le système de l'égalité réelle dont les conjurés avaient tracé les plans. A la veille de monter sur l'échafaud, le Tribun du peuple demandait à un de ses amis de présenter, pour défendre sa mémoire, «la collection mitigée des divers fragments qui contiennent tout ce que les corrompus d'aujourd'hui appellent mes rêves». Un simple coup d'oeil sur le présent suffit donc pour comprendre le sens de cette réédition : les «corrompus» étant toujours les mêmes, les «rêves» de Babeuf restent plus que jamais d'actualité ; et il n'est pas inutile de lire, ou de relire une fois encore, cette étude, pionnière en la matière, sur ce que fut réellement la conspiration pour l'égalité. 84 pages Edition : 1989

    9,00 €
  • Batou : Au-delà de la fusillade du 9 novembre 1932

    Dans quelles circonstances l'armée tire-t-elle sur une foule désarmée, à ­l’issue d’une manifestation antifasciste, le 9 novembre 1932, à Genève, ­faisant treize morts et une centaine de blessés ? Qui en donne l’ordre ? S’agit-il d’une ­formidable bavure ou d’un coup de force prémédité, même si toutes ses conséquences n’ont pas été anticipées ? Pourquoi, durant ces années de crise, aucun autre canton suisse, ni aucun autre pays démocratique européen, n’a connu une telle répression des classes populaires ? La Cité de ­Calvin, ­Rousseau et Dunant, siège de la SDN et de la Conférence du désarmement, n’aurait-elle pas dû en être justement exemptée ?
    Une relecture approfondie d’un sujet controversé, à partir de nouvelles sources et d’une grille de questions inédite. Une enquête historique sur fond de luttes sociales, qui n’a rien à envier à un roman noir. D’un côté, une caste patricienne calviniste, endogame, enrichie par la finance et l’immobilier, soudain hébétée par le krach de la Banque de Genève et les menaces du fisc français. De l’autre, des classes populaires, recomposées par l’afflux de jeunes travailleurs du reste de la Suisse, précaires et stigmatisées, qui se reconnaissent dans un quotidien, Le Travail, et dans des hommes comme le dirigeant socialiste Léon Nicole et l’anarcho-syndicaliste Lucien Tronchet. Entre les deux, un monde rural trop étroit et une petite bourgeoisie trop divisée pour servir d’arbitre.
    En suivant à la trace le 1er lieutenant qui a commandé le feu, l’auteur nous fait découvrir les réseaux du « camp de l’ordre » à Genève et à Berne. Cet officier jouera aussi un rôle de premier plan dans la relève d’une droite autoritaire, corporatiste et fédéraliste, qui laissera une empreinte durable sur les élites genevoises. Par ailleurs, entre la fusillade de Plainpalais et le procès de Nicole et consorts, Hitler prend le pouvoir. C’est pourquoi, après le traumatisme de Genève, le mouvement ouvrier suisse va se rallier très vite à la Défense nationale et à la paix du travail, faisant ainsi de novembre 1932 une ligne de partage de l’histoire sociale et politique du pays.
    Jean Batou est Professeur d'histoire internationale contemporaine à la Faculté des Sciences sociales et politiques de l'Université de Lausanne. Ses recherches et publications explorent l’histoire de la mondialisation contemporaine et des mouvements sociaux d’émancipation.
    Sommaire :
    Introduction

    Prologue
    * Première partie : Guerre de mouvement
    Une journée particulière
    Treize morts pour rien ?
    État de siège
    Pas de quartier !

    * Deuxième partie : Guerre de position
    Des élites à bout de souffle
    Restaurer l'hégémonie du patriarcat
    Un mouvement ouvrier à l'offensive
    Une confrontation inévitable

    * Troisième partie : Guerre d'usure
    La Suisse de toujours
    USS, PSS et « démocratie totale »
    Révolution dans un seul canton ?
    A droite toute !

    Épilogue
    Conclusion
    édition : 2012

    21,00 €
  • Becker/Candar : Histoire des gauches en France. Volume 2. XXe siècle : à l'épreuve de l'histoire

    Voici la première grande synthèse sur l'histoire de la gauche française, grâce à plus de quatre-vingts contributions réparties en deux volumes. Historiens confirmés et jeunes chercheurs se sont associés avec le seul souci de saisir cette invention française : la gauche, gauche politique, culturelle, sociale ou économique. Il s'agit autant de rendre compte de la diversité des courants et formations politiques qui se sont réclamés d'elle, parfois en quête d'unité, souvent en cultivant leurs différences, que d'analyser les valeurs, les traditions, les références, les comportements et les sociabilités des hommes et des femmes de gauche. Émerge alors une identité de gauche qui n'est pas figée ou définitivement établie, qui se construit, se déconstruit et se reconstruit sans cesse. Le second volume suit la gauche à l'épreuve de l'histoire depuis le début du siècle, qu'elle soit au pouvoir - rarement tout entière - ou qu'elle s'y oppose. Partis politiques, syndicats, associations, personnalités, forment ensemble un ~< peuple de gauche », multiple, divers et changeant, désormais affirmé et identifié, mais où on se déchire sur les questions de l'heure : la révolution, la réforme, la guerre, la colonisation et la décolonisation, l'évolution de la société, l'avenir de l'humanité. «En lisant ces deux volumes d'une richesse profuse, le lecteur peut élaborer un modèle de la gauche ou des gauches, ici largement ébauché. » L'HISTOIRE «Au total, la réussite de cette ambitieuse et passionnante Histoire des gauches est de rappeler les faits, d'identifier les passerelles qui fondent une histoire commune et de solliciter la lecture critique qu'autorisent les périodes contemporaines. » TÉLÉRAMA 778 pages Edition : 2005

    17,50 €
  • Bernard : Faire front, les journées ouvrières des 9 et 12 février 1934

    Le 12 février 1934, une foule immense descend le cours de Vincennes en direction de la place de la Nation, drapeaux rouges déployés au Milieu d'une clameur unanime : "A bas le fascisme !" C'est le point d'orgue de la formidable réplique ouvrière au coup de force des ligues d'extrême droite du 6 février qui fit vaciller la IIIe République. Marc Bernard, jeune "écrivain prolétarien", est témoin de ces événements.
    Rassemblant coupures de presse, tracts et témoignages, il décrit avec enthousiasme le déroulement de ces journées de grèves et de manifestations à Paris, dans la ceinture rouge et les grandes villes industrielles. Communiste de coeur plus que d'appareil, il y perçoit surtout l'élan unitaire spontané des ouvriers et leur détermination dans le combat antifasciste qui annoncent l'effervescence du Front populaire.
    Comme l'écrit Laurent Lévy dans sa présentation, "avec les journées ouvrières des 9 et 12 février 1934, les masses ont fait l'histoire. A leur écoute, les forces organisées du mouvement ouvrier auront appris cette leçon : l'impérieuse obligation de faire front".

    édition : mai 2018

    12,00 €
  • Bernstein Éduard : Socialisme théorique et sociale-démocratie pratique

    Unanimement condamné depuis sa parution en 1899 par les communistes de toutes tendances, ce livre « évolutionnaire » voulait identifier « les vestiges de la pensée utopique dans le socialisme ». Avec des fortunes diverses, l'exécuteur testamentaire d'Engels critique l'espérance en l'effondrement économique du système ou en la disparition des classes moyennes ; la théorie de la valeur-travail, qu'il juge impraticable ; le matérialisme excessif ; et enfin le révolutionnarisme officiel du SPD, qui contredit ses pratiques réelles. A la place, Bernstein plaide pour la démocratie qu'il voit en expansion permanente et qui constitue donc le cadre indispensable pour arriver au socialisme. A la suite de cette traduction - revue et corrigée - de la première édition française (1899 aussi), nous reproduisons quelques-unes des critiques les plus pertinentes de Kautsky, Luxemburg et Plekhanov. Si elles visent juste parfois, notamment quant à la légitimité du but final (abattre le capitalisme), il faut bien reconnaître que, malheureusement, le mouvement réel du XXe siècle a donné globalement raison à Bernstein, même si c'est pour de mauvaises raisons : le système est toujours debout (mais à quel prix !) et le réformisme a été jusqu'ici la principale expression politique des classes ouvrières, qui avaient bien une patrie, comme la guerre de 1914-18 n'allait pas tarder à le démontrer. Parution Avril 2010, 311 pages.

    15,50 €
  • Blanqui : Maintenant il faut des armes

    Auguste Blanqui est le grand représentant du socialisme révolutionnaire au xlx`' siècle en France, le lien entre la Révolution, celle de Babeuf et de Buonarroti, et la Commune de Paris, vécue dans sa cellule de Clairvaux. Depuis sa première blessure lors des émeutes de la rue Saint-Denis en 1827 jusqu'à sa libération en 1879 après la campagne menée par Victor Hugo et Georges Clemenceau, il a tout mené de front, fondé des sociétés secrètes, créé des journaux, monté des insurrections, instruit la jeunesse révolutionnaire parisienne. Et il a pourtant trouvé le temps d'écrire, en particulier pendant les longues années de prison - la moitié de sa vie. On trouvera ici présentés des proclamations, des extraits de sa défense lors de ses procès, des articles, des lettres, des textes théoriques et polémiques, et deux classiques : Instructions pour une prise d'armes, et L'Éternité par les astres. « Le peuple est muet, il végète loin des hautes régions où se règlent ses destinées. Lorsque, par hasard, la tribune ou la presse laissent échapper quelques paroles de pitié sur sa misère, on se hâte de leur imposer silence au nom de la sûreté publique, qui défend de toucher à ces questions brûlantes, ou bien on crie à l'anarchie. Et puis, quand il s'est fait un grand silence, on dit : Voyez, la France est heureuse, elle est paisible, l'ordre règne ! 430 pages Edition : 2000

    22,40 €
  • Bois Pierre : Une de vie de militant ouvrier communiste révolutionnaire

    Pierre Bois (1922-2002), militant trotskyste de lUnion communiste pendant la guerre, a dirigé à 25 ans la grève de Renault Billancourt en 1947. Il a été un des artisans de la formation du groupe Voix ouvrière en 1956 puis, après la dissolution de ce dernier à la suite de mai 1968, de la création de Lutte ouvrière, dont il fut jusquà sa mort en 2002, un des principaux dirigeants.
    L'autobiographie de Pierre Bois est complétée, en annexe, par des documents sur la grève de Renault davril-mai 1947, ainsi que par deux textes rédigés sept ans après le décès de Pierre Bois, par Hardy, son compagnon de combat.

    édition : janvier 2021

    15,00 €
  • Bouamama : La Tricontinentale

    Le 3 janvier 1966 s’ouvre à La Havane, la Conférence de solidarité avec les peuples d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine, plus connue sous le nom de «Tricontinentale».
    Vers la capitale cubaine convergent des représentants de tous les mouvements de libération et de toutes les organisations luttant contre «le colonialisme, le néocolonialisme et l’impérialisme» du tiers-monde. Des personnalités importantes comme le Chilien Salvador Allende ou le Guinéen Amilcar Cabral sont également de la partie. Certains des délégués ont quitté pour quelques jours leurs maquis pour participer à cette rencontre inédite.
    D’autres ont fait un périple de plusieurs milliers de kilomètres pour éviter les arrestations et participer à au rendez-vous des damnés de la terre. Au menu des débats: la solidarité avec le peuple vietnamien et avec les autres luttes de libération nationale. L’ambition est aussi de coordonner les luttes des trois continents. Jamais une rencontre n’a suscité autant d’espoir chez les uns et autant de crainte chez les autres. La conférence prit des décisions et décida d’une organisation tricontinentale pour les mettre en œuvre.
    Elle participa à la socialisation politique de toute une jeunesse au quatre coins du monde. Des rues de Paris à celles d’Alger, des maquis d’Angola aux campus de New York, l’écho de la Tricontinentale se fait entendre pendant plusieurs décennies. Il porte l’espoir d’un nouvel ordre économique et politique mondial plus juste, plus égalitaire, plus solidaire. Ces échos retentissent encore aujourd’hui dans les dynamiques latino-américaines et dans les Forums sociaux mondiaux de Porto Alegre à Tunis.

    Le monde a changé depuis la Tricontinentale, mais les questions posées par elle, restent d’une grande modernité. La connaissance de cette période, de ses espoirs, de ses luttes et de ses erreurs est indispensable à la compréhension du monde d’aujourd’hui.

    édition : octobre 2016

    15,00 €
  • Brault/Le Roullay : Pour la grève

    La grève a toujours eu des ennemis. Des forces s'agrègent pour lui faire perdre en légitimité et en opérativité. On la renvoie à l'archaïsme, à une contrainte antidémocratique faite aux "usagers", à une mauvaise stratégie, à une forme de violence. Elle s'est sclérosée dans les mains d'organisation syndicales.
    Mais si elle conserve sa force subversive c'est parce qu'elle n'existe qu'en imposant une remise en cause de l'ordre établi. C'est pourquoi, du mouvement contre la loi travail au mouvement des gilets-jaunes, la grève a retrouvé sa puissance : elle est la mise en oeuvre de notre légitimité contre un ordre qui nous assujettis, elle est le foyer d'une communauté de sens.

    édition : juillet 2019

    10,00 €
  • Buonarotti : Conspiration pour l'égalité, dite de Babeuf

    Le premier révolutionnaire professionnel, l’essentiel chaînon entre Robespierre et Blanqui, l’infatigable monteur de sociétés secrètes : tel est Philippe Buonarroti, l’auteur de La Conspiration pour l’Égalité. En 1828, lors de la sortie du livre, ce perpétuel exilé gagne sa vie à Bruxelles en donnant des leçons de musique. Un auteur inconnu, un éditeur marginal : on pouvait s’attendre à une sortie discrète.
    Or, La Conspiration devient rapidement le grand livre des révolutionnaires de l’époque, non seulement en France où il paraît après la révolution de 1830, mais en Allemagne où Marx tente de le faire traduire, et en Angleterre où il diffuse dans le mouvement chartiste.
    Après le récit à grands traits de la Révolution française, le livre raconte l’histoire de ce groupe d’hommes, réunis autour de Babeuf, qui furent une sérieuse menace pour le régime du Directoire : travail clandestin, préparation de l’insurrection, trahison, arrestation, procès à Vendôme, Babeuf et Darthé condamnés à mort et guillotinés.
    Outre l’historique, Buonarroti expose le programme des Égaux, où « les richesses particulières disparaissent, et le droit de propriété est remplacé par celui de chaque individu à une existence aussi heureuse que celle de tous les membres du corps social ».

    Un livre animé par la passion de l’égalité, œuvre d’un personnage parmi les plus originaux des révolutionnaires du XIXe siècle.

    édition : février 2015

    15,00 €
  • Caron-Ozanne, une expérience d'autogestion en Normandie

    PREFACE DE CHARLES PIAGET ARTICLE TIRE DE "dissidences.net" De 1973 à 1978, à la fin des trente glorieuses, le secteur de l’imprimerie se restructure et se modernise, entrainant la disparition d’environ 15 000 emplois en 5 ans. En juin 1975, les travailleurs de l’imprimerie caennaise Caron-Ozanne, après avoir découvert un plan de licenciement, décident d’occuper et d’utiliser leur outil de travail pour résister. Et l’idée d’autogestion n’est pas loin. Des solidarités se nouent, des propositions aventureuses osent s’exprimer. Le collectif qui naît est aussi traversé par un imaginaire vieux d’un siècle, celui des syndicalistes qui rêvaient un monde de producteurs sans patrons et sans exploitation : de « la mine aux mineurs » du xixe siècle aux « hors-la-loi » de Lip à partir de 1973. Le journal Ouest-Licenciements sera, dans la France du chômage et de la crise des années soixante-dix, le véhicule de cette aspiration à partager les expériences et ouvrir des perspectives pour des lendemains moins gris. collection Caron-ozanne Une expérience d’autogestion en Normandie 1975 - 1977 Préface de Charles Piaget animateur du mouvement LIP 145 pages édition : avril 2009

    18,00 €
  • Chevalier Louis : Classes laborieuses et classes dangereuses

    Ce livre, longtemps introuvable, est un classique : l'auteur a fait école, son tableau de Paris au XIXe siècle n'a pas pris une ride et sa thématique « classes laborieuses/classes dangereuses » est devenue un lieu commun de la réflexion sociale et politique, y compris jusqu'à nos jours. C'est l'actualité d'une pensée que les Editions Perrin ont voulu honorer par cette réédition. Née de l'inadaptation de la ville « de pierre » (rues, maisons, égouts) aux besoins d'une population qui s'accroît formidablement entre 1830 et 1848 sans pouvoir s'intégrer, la criminalité imprime sa marque tragique à la ville. Elle façonne le Paris de la Monarchie de juillet, un Paris malade, pathologique, qui souffre du déséquilibre des sexes, qui pullule d'enfants trouvés et de naissances illégitimes, un Paris qui ressent jusque sur son visage même la trace des maladies vénériennes ou que terrorise seulement la peur de ces maladies. Le crime, qui n'est qu'un aspect de tout le reste, y pousse en terrain privilégié comme la fleur empoisonnée d'une civilisation. Louis Chevalier, élu professeur au Collège de France à 39 ans après une thèse magistrale, est encore considéré aujourd'hui comme le plus grand historien de Paris. Son Classes laborieuses et classes dangereuses a inspiré des dizaines de travaux universitaires et fourni la matière à des romanciers et à des cinéastes. Sa méthode personnelle, reposant plus sur des descriptions que sur des démonstrations, sur des récits que sur des analyses, sur des images plutôt que sur des chiffres, demeure toujours aussi enthousiasmante. 566 pages Edition poche : septembre 2007

    11,20 €
  • Chueca : Déposséder les possédants (grève générale aux "temps héroïques" du syndicalisme révolutionnaire (1895-1906)

    On ne sait plus grand-chose de ce que furent les origines du syndicalisme français, et notamment du debat qui vit s'affronter les porte-parole du tout jeune mouvement syndical et ceux du socialisme politique, alors faible et divise. Comme on a oublie la différence radicale entre le socialisme par en haut et le socialisme par en bas, fonde sur la greve generale. Ce recueil permettra de mieux connaitre la nature et les mobiles d'un mouvement qui tenta de donner à la classe ouvriere le sentiment de la formidable puissance dont elle dispose. Ce meme sentiment qui, des 1879, avait inspire a un ouvrier cette pensee : "Les patrons s'inclineront devant nous car nous sommes les producteurs, et quand les bras ne se mettent pas au travail, le capital tombe." SOMMAIRE Introduction, par Miguel Chueca I. Les partisans de la greve generale 1. La genese de l'idee de greve generale, Emile Pouget 2. Qu'est-ce que la greve generale, Fernand Pelloutier et Henri Girard 3. Les anarchistes et la greve generale, Etudiants socialistes revolutionnaires internationalistes II. Le debat sur la greve generale: syndicalistes et socialistes 4. La charge de Jean Jaures contre la greve generale 5. Reponse a Jaures, Commission de propagande de la greve generale 6. Greve generale & social-democratie, Edouard Berth III. Les socialistes: pour ou contre la greve generale 7. Le refus d'un social-democrate hollandais, Henri van Kol 8. Reponses d'un socialiste aux adversaires de la greve generale, Paul Louis IV. "Le Mouvement socialiste" et la greve generale 9. Le point de vue de Hubert Lagardelle 10. Le point de vue de Georges Sorel 270 pages édition : septembre 2008

    18,30 €
  • Claudon : 1920 ou la scission

    « Tours 1920 ». Pour tout militant de gauche, c’est le début d’une division appelée à perdurer cent ans après les faits. Toutefois, les images d’Épinal que le congrès de la SFIO de décembre 1920 a suscitées après coup, dans la mouvance socialiste comme au PCF, ne correspondent qu’imparfaitement à la réalité.
    Cent ans après, le Congrès de Tours fait à plus d’un titre figure de tragique malentendu, gros de l’échec de la gauche à prendre durablement le pouvoir au XXe siècle.
    L’auteur, par ses connaissances historiques et une analyse très documentée des faits, nous replonge dans ces mois décisifs où se joua pour longtemps le destin du socialisme hexagonal. Il permet ainsi d’appréhender à sa juste valeur l’unité du camp des salariés qui constitue encore aujourd’hui la seule perspective stratégique viable pour qui veut dépasser un capitalisme de plus en plus mortifère.

    édition décembre 2020

    14,00 €
  • Clerval : Paris sans le peuple, la gentrification de la capitale

    Où est passé le peuple parisien ? Quelle place la ville de Paris accorde-t-elle aujourd'hui aux classes populaires ?
    Depuis plusieurs décennies, la capitale connaît un processus de gentrification, un embourgeoisement spécifique des quartiers populaires qui passe par la transformation matérielle de la ville (réhabilitation de l'habitat, renouvellement des commerces, embellissement de l'espace public). Que se passe-t-il vraiment et qu'y a-t-il en jeu dans ces transformations à la fois urbaines et sociales ? Voilà qui est le plus souvent laissé dans le flou et masqué derrière une sorte d'évidence, comme si cela faisait partie de l'évolution « naturelle » des villes.
    Ce livre vient éclairer ce processus et permet d'approfondir la connaissance de Paris et de son évolution récente. À partir d'un travail de recherche et d'une enquête de terrain menée pendant quatre ans dans plusieurs quartiers parisiens, Anne Clerval montre que cette transformation est autre chose qu'une simple amélioration du bâti, de l'espace public ou des commerces, et révèle à qui elle profite et qui elle dépossède. Elle propose en particulier une approche circonstanciée des politiques menées par la gauche depuis 2001 et de leurs effets.
    Un livre essentiel pour permettre aux lecteurs, Parisiens ou non, de s'approprier les enjeux sociaux et politiques de l'évolution de la ville. édition : septembre 2013

    13,00 €
  • Collectif : Pour lire la Première Internationale

    Avec la création de l’Association internationale des travailleurs (AIT, dite Première Internationale) en 1864, le mouvement ouvrier naissant s’est doté d’une organisation politique sans précédent. L’AIT a permis des avancées importantes, a fait trembler les possédants et est restée, tout au long du XXe siècle, une source d’inspiration pour toutes les forces, social-démocrates, communistes et anarchistes qui se sont réclamées de son héritage. Cet ouvrage offre une vision panoramique de l’Internationale. Il donne à lire des résolutions, analyses et proclamations de ses organismes, des textes de ses principaux acteurs (Marx, Engels, Bakounine, …) mais aussi de nombreux militants qui ont pris part aux luttes. Salués, entre autres par Noam Chomsky et Toni Negri, l’anthologie et l’essai introductif de Marcello Musto offrent un riche aperçu des débats théoriques et stratégiques qui ont agité l’Internationale au cours de son histoire jusqu’à sa dissolution finale en 1876. édition : mai 2022

    17,00 €
  • De l'histoire du mouvement ouvrier révolutionnaire

    Avec la mondialisation du marché, la société de notre fin de siècle a eu propension à uniformiser aussi les formes de la pensée. Nous entrons dans le xxie siècle en essayant de construire un autre futur. Faire émerger le sens des luttes passées, refoulées par les tendances qui ont été dominantes, autant marxistes que libérales, fait partie des luttes actuelles. Ainsi, dans le cadre de la semaine internationale de la CNT «Pour un Autre Futur», nous avons organisé un colloque ouvert aux historiens et aux militants sur l'histoire du mouvement ouvrier révolutionnaire. Sa finalité a été de présenter un panorama des luttes, des conflits, des différences organisationnelles et idéotogiques qui ont façonné l'histoire révolutionnaire du prolétariat ; peu connue des nouvelles générations, elle constitue te sol ferme d'un nouveau départ. 302 pages Edition : 2001

    15,50 €
  • Dennis : Un peu de l'âme des mineurs du Yorkshire

    Mars 1985: la grève des mineurs s'achève tragiquement. Le plus long, le plus violent des mouvements sociaux qu'ait connu la Grande-Bretagne est vaincu. Pour les communautés de "gueules noires", vouées à l'élimination par Margaret Thatcher, c'est l'échec de plus d'une année de résistance. C'est aussi le triomphe du dogme de l'écrasement des pauvres, dont les propagateurs ont depuis conquis le monde. John Dennis, mineur du Yorkshire et gréviste magnifique - mort des suites de la défaite -, nous conte ici une éclairante facétie de sa jeunesse, où se mêlent conscience de classe et joyeux éthylisme. Puis son épouse et complice ;enny revient sur leur participation acharnée à la grande grève. À travers son témoignage sur cette lutte s'esquisse, au-delà des destins particuliers, celui du prolétariat occidental. Des textes additionnels précisent les enjeux stratégiques de cette bataille du charbon, moment crucial d'une guerre toujours en cours entre la liberté et l'esclavage. 175 pages Edition : 2004

    10,20 €