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Victor Serge


  • Serge : Carnets

    LE BEAU MÉTIER DE VAINCU D'où vient qu'un aussi pur réfractaire que Serge, romancier, journaliste extralucide, épistolier, polémiste, auquel il n'aura manqué somme toute que de mourir assassiné au coin d'une rue, ne fasse pas plus belle figure dans nos dictionnaires, nos encyclopédies, nos manuels de littérature ?(...)Jugez plutôt : trop "marxiste" pour intéresser Le Figaro, pas assez pour émouvoir L Humanité, Esprit ou Les Tmps modernes de l'après-guerre. Trop politicien pour la NRF, trop gendelettre pour les bulletins de la IVè. Trop rigoureusement intello pour les à-peu-près du romantisme révolutionnaire, trop romantique, et romancier, pour les censeurs et recenseurs de la ligne juste. Trop probe pour se tailler une dégaine d'oracle ou de chef de file, trop quant-à-soi pour ne pas rebrousser "les forces organisées". (... ) Il y a quelque chose d'inachevé, d'avorté, de mélancolique dans le destin de Victor Serge qui le rend exemplaire. Ferons-nous aussi bien, chers amis et concitoyens? Il faudra nous lever de bonne heure. L'échec, c'est ce qu'il y a de plus difficile à réussir. Voici un maître d'actualité. RÉGIS DEBRAY (extraits de la préface) Né en 1890 à Bruxelles, mêlé aux milieux anarchistes dans les années dix, Victor Serge arrive en Russie en 1919, au moment où la Révolution est sur le point de succomher au blocus qui lui est fait. Chargé par Zinoviev des publications et de la propagande de la III Internationale, il est envoyé à Berlin, Prague, Vienne. Rapidement, il se démarque des directives totalitaires qu'il reçoit. Arrêté plusieurs fois pour ses connivences avec Trotski, Zinoviev, Kamenev, déporté, il finit, grâce à la réputation internationale qu'il s'est acquise, par être autorisé à sortir d'Urss. En Occident, le Guépéou le poursuit sans que, par ailleurs, sa voix et ses mises en garde soient vraiment entendues. En 1940, il part pour le Mexique, où Trotski vient d'être assassiné. Il y mourra en 1947. 185 pages édition : janvier 1986

    18,30 €
  • Serge : Carnets (1936-1947)

    p>Fruits d’une discipline militante et littéraire, ces carnets, livrés à la lecture sans médiation ni correction a posteriori, font alterner analyses politiques, témoignages et réflexions personnelles. L’ensemble propose les éléments d’une contre-histoire des années capitales du XXe siècle. Et on y retrouve à la fois les qualités d’écrivain de Victor Serge (finesse des portraits, description inspirée des villes et des paysages traversés) et l’originalité de ses analyses politiques (permanence de l’espérance socialiste malgré l’isolement et la défaite)

    De Bruxelles à Mexico, en passant par Paris et Marseille, Serge porte un regard lucide sur une période particulièrement dramatique : alors qu’il était « minuit dans le siècle », il fait la preuve qu’on peut ne jamais abdiquer devant la force brute ni renoncer à l’espérance socialiste.

    Édition préparée et présentée par Claudio Albertani et Claude Rioux Version intégrale (et en grande partie inédite) des carnets de Victor Serge édition : novembre 2012 840 pages

    30,00 €
  • Serge : L'extermination des juifs de Varsovie

    Lorsque le Maréchal Pétain se rendit en visite officielle à Marseille les 3 et 4 décembre 1940, la Préfecture de Police ordonna de nombreuses arrestations "préventives" afin d'assurer la sécurité du susnommé. Au nom de la Patrie et de l'Ordre - celui de la Révolution dite nationale -, on procéda à de multiples perquisitions, arrestations et rafles, notamment parmi les réfugiés politiques en attente de visas. Il fut également décidé de transférer à bord d'un paquebot, le Sinaïa, le plus possible d'entre eux qui, ainsi confinés, furent gardés en pleine mer, loin de Marseille. L'écrivain Victor Serge figure parmi ceux qui furent contraints de " prendre le large ". Son patronyme russe, Kibaltchitche, ainsi que la mention "apatride" apposée sur sa carte de séjour (provisoire) perturba l'un des policiers chargés de l'embarquement qui lui demanda s'il était Juif. Sans s'émouvoir, Victor Serge répliqua avec calme et fermeté :" Je n'ai pas l'honneur ! ". Dans ce contexte, une telle réponse aurait pu ajouter aux difficultés de sa situation, alors plus que précaire. Victor Serge en était conscient mais entendait clairement manifester sa solidarité avec tous les Juifs. Cette solidarité, il n'avait pas attendu la fin de l'année 1940 pour la traduire en actes. Depuis plusieurs années - comme le lecteur pourra le découvrir avec les textes réunis dans ce volume -, il informait régulièrement militants et citoyens du sort inhumain infligé aux Juifs de par le monde et il dénonçait aussi bien les idéologies que les politiques xénophobes et antisémites. 95 pages édition : mars 2011

    12,00 €
  • Serge : Les années sans pardon

    S'il y avait encore quelque part dans le monde une autre réalité, elle ne tenait plus dans la mémoire humaine que la place d'un souvenir plus teinté de doute et de peine que de regrets. Les vieilles gens gardaient le mieux l'empreinte du passé mais leur rabâchage en devenait exaspérant. Il leur faisait plus de mal encore qu'à ceux qui se demandaient comment les faire taire.
    Combien de guerres y a-t-il eu ? La révolution, c'était aussi une guerre !
    Les réponses de ceux qui, en un demi-siècle, semblaient avoir vécu tant d'événements qu'ils exagéraient certainement, restaient obscures ; et le prix d'un bon dîner, le confort des voyages en chemin de fer, devenaient des contes à dormir debout ou plus exactement des bobards de cinglés.
    Parcours de figures indésirables dans une Europe qui court à la catastrophe, ce roman posthume évoque les derniers jours du Paris d'avant-guerre et le siège de Leningrad, en passant par la chute de Berlin pour finir dans la sierra mexicaine. Confrontés à l'implacable terreur, les protagonistes essayent de sauver leurs amours et cherchent à "s'évader d'un monde sans évasion possible"................
    340 pages.............

    édition septembre 2011

    22,40 €
  • Serge : Les hommes dans la prison

    « Quand, dans la maison de force, je résistais à la tuberculose, au détraquement, au cafard, à la misère morale des hommes, à la férocité des règlements, je voyais déjà une sorte de justification de ce voyage infernal, dans la possibilité de l'écrire. Parmi les milliers (le misérables broyés par la prison - une prison que peu ne connaissent !- j'étais sans doute le seul qui pût tenter un jour de tout (lire... Il n'y a pas de héros de roman dans ce roman, à moins que la terrible machine, la prison, n'en soit le véritable héros. Il s'agit non de "moi", non de quelques-uns, mais des hommes, (le tous les hommes écrasés dans ce coin noir (le la société. » La trilogie de romans que nous présentons ici - Les hommes dans la prison, Naissance de notre force et Ville conquise - reflète la vie aventureuse de leur auteur, le révolutionnaire Victor Serge (18901947). Né à Bruxelles de parents russes anti-tsaristes, il s'engage à quinze ans dans l'anarchisme. En 1913 Victor est condamné à cinq ans de pénitencier suite à l'affaire dite des "Bandits tragiques". Expulsé de France en 1917, il rejoint à Barcelone les anarchosyndicalistes, puis répond à l'appel (le la révolution russe. Après avoir été une nouvelle fois arrêté en France, il arrive à Petrograd en 1919. Ce périple est la trame de Naissance de notre force. Mais la Révolution que rejoint Serge connaît la famine, le froid et la Terreur blanche, et y répond par la Terreur rouge. Cette tragédie, Serge la raconte dans le troisième roman de cette série, Ville conquise. Opposant inconditionnel au régime totalitaire, Serge est arrêté dès 1928, mais est relâché par Staline en 1936 suite à l'intervention (le Romain Rolland. De retour en Europe il dénonce les Procès de Moscou, s'engage avec le POUM dans la révolution espagnole, et traduit Trotski. En juin 1940 il quitte Paris, vit un moment à Marseille aux côtés (le Varian Fry et André Breton, et part en exil au Mexique. Il s'acharne à écrire, sans espoir de publication, et termine ses deux chef d'oeuvres, Mémoires d'un révolutionnaire et L'Affaire Toulaèv, avant de mourir sans le sou en 1947. Longtemps marginalisé par l'influence (les communistes, Serge jouit au XXI'' siècle d'un regain d'intérêt avec des traductions en une dizaine de langues et de multiples rééditions en France. R. G. 250 pages édition : janvier 2004

    18,30 €
  • Serge : Mémoires d'un révolutionaire et autres écrits, 1908-1947

    Les Mémoires du plus authentique des révolutionnaires pour qui la liberté n'avait pas de prix. Affamé de fraternité et de justice sociale, Victor Serge (Bruxelles, 1890-Mexico, 1947) devient, à vingt ans, l'un des fers de lance du mouvement anarchiste français. Injustement condamné à cinq ans de prison et cinq ans d'interdiction de séjour, il rejoint la Révolution russe en janvier 1919. Membre de l'Exécutif de l'Internationale communiste, avocat du bolchevisme en une période cruciale ou l'écrasement menace de toutes parts, ce fils d'émigrés anti-tsaristes qui défend corps et âme les acquis d'Octobre 1917 ne tarde pas à dénoncer le sanglant Thermidor orchestré par Staline. Passé à l'opposition incarnée par Trotski, incarcéré, condamné, déporté dans l'Oural, il doit son salut au seul acharnement d'une poignée d'amis français et belges. Expulsé en 1936, déchu de la nationalité soviétique, dépouillé de ses manuscrits, Serge revient à Bruxelles pour y devenir aussitôt la cible d'une féroce campagne de dénigrement répercutée par les fidèles du Komintern. Cet acharnement ne l'empêche pas de rendre compte, jour après jour, des purges et procès qui voient tomber, en URSS, aux côtés de centaines de milliers d'innocents, la vieille garde révolutionnaire. Il dénonce également les attaques de Staline contre anarchistes et partisans du POUM qui se battent en Espagne. En 1937, exaspéré par l'intransigeance de Trotski, il rompt avec le fondateur de la IVe Internationale. Contraint à l'exil par la Seconde Guerre mondiale, il parvient au Mexique. Indigent, esseulé, il y poursuit jusqu'à son dernier souffle son combat pour un renouvellement du socialisme. Écartant la volumineuse oeuvre romanesque et critique de Victor Serge, le présent ouvrage offre un témoignage incandescent sur le naufrage politique que fut le bolchevisme. Mais aussi et surtout il retrace la trajectoire d'un écrivain majeur qui sut dire non en écoutant sa seule conscience d'homme

    30,75 €
  • Serge : Naissance de notre force

    Naissance de notre force est le roman de deux villes, Barcelone et Pétrograd, ert de deux révolutions, l'une libertaire, l'autre communiste, l'une perdue, l'autre gagnée. En 1917, en pleine guerre mondiale, un révolutionnaire passe de l'une à l'autre, mais la question du pouvoir et celle des moyens nécessaires pour le conserver le troublent. Ce roman kaléidoscopique fait revivre toute une époque, à un moment où tous les espoirs semblaient permis. La trilogie de romans que nous présentons ici - Les hommes dans la prison, Naissance de notre force et Ville conquise - reflète la vie aventureuse de leur auteur, le révolutionnaire Victor Serge (18901947). Né à Bruxelles de parents russes anti-tsaristes, il s'engage à quinze ans dans l'anarchisme. En 1913 Victor est condamné à cinq ans de pénitencier suite à l'affaire dite des "Bandits tragiques". Expulsé de France en 1917, il rejoint à Barcelone les anarchosyndicalistes, puis répond à l'appel (le la révolution russe. Après avoir été une nouvelle fois arrêté en France, il arrive à Petrograd en 1919. Ce périple est la trame de Naissance de notre force. Mais la Révolution que rejoint Serge connaît la famine, le froid et la Terreur blanche, et y répond par la Terreur rouge. Cette tragédie, Serge la raconte dans le troisième roman de cette série, Ville conquise. Opposant inconditionnel au régime totalitaire, Serge est arrêté dès 1928, mais est relâché par Staline en 1936 suite à l'intervention (le Romain Rolland. De retour en Europe il dénonce les Procès de Moscou, s'engage avec le POUM dans la révolution espagnole, et traduit Trotski. En juin 1940 il quitte Paris, vit un moment à Marseille aux côtés (le Varian Fry et André Breton, et part en exil au Mexique. Il s'acharne à écrire, sans espoir de publication, et termine ses deux chef d'oeuvres, Mémoires d'un révolutionnaire et L'Affaire Toulaèv, avant de mourir sans le sou en 1947. Longtemps marginalisé par l'influence des communistes, Serge jouit au XXI'' siècle d'un regain d'intérêt avec des traductions en une dizaine de langues et de multiples rééditions en France. R. G. 250 pages édition : janvier 2004

    18,30 €
  • Serge : Notes d'Allemagne (1923)

    Victor Serge (pseudonyme de Viktor Lvovitch Kibaltchitch) est né à Bruxelles en 1890, de parents d'origine russe. D'abord anarchiste, il arriva en Russie en février 1919, où il rejoignit les bolcheviks.
    Ses qualités de journaliste et d'écrivain lui valurent d'être affecté à Vienne et à Berlin par l'Internatibnale communiste, pour la revue Correspondance internationale. Ses Notes dAllemagne sont envoyées plusieurs fois par semaine alors que la Ruhr, occupée, subissait une crise économique et sociale sans précédent dans un pays développé. Les communistes croient alors à la victoire de la révolution allemande, mais le fiasco de 1923 consacrera pour des années l'isolement de la révolution en Russie soviétique et la domination du stalinisme.
    Dans le regard qu'il a posé sur l'URSS et le mouvement communiste international, particulièrement à travers ses livres et ses chroniques, Victor Serge a manifesté une lucidité exceptionnelle dans la compréhension des processus révolutionnaires.
    Né en 1926, Pierre Broué est docteur en histoire, directeur scientifique et président de l'Institut Léon Trotsky. Professeur émérite à l'Université des sciences sociales de Grenoble, éditeur des Œuvres de Trotsky, fondateur de la revue Cahiers Léon Trotsky, il est l'auteur d'une biographie monumentale de Trotsky (Trotsky, éditions Fayard, 1988). Il a créé il y a peu la revue le Marxisme aujourd'hui. Militant dans le mouvement ouvrier et syndical depuis l'âge de dix-sept ans, récemment exclu du Parti communiste internationaliste (PCI), Pierre Broué a assumé des responsabilités dans le syndicalisme enseignant (SNES et SNES-Sup).

    313 pages Edition : 1990

    17,00 €
  • Serge Victor : L'an I de la Révolution

    Le sort de la révolution se décidait dans une petite station à peu près inconnue, à 70 kilomètres de Kazan. Ce qui restait des forces soviétiques se cramponnait à cette petite station de Sviajsk. Elle fermait aux blancs la route fluviale de Nijni Novgorod et la ligne Kazan-Moscou. C'était, dans l'esprit de ses défenseurs, la clef de la Russie centrale, le dernier bastion sur lequel il fallait se faire tuer jusqu'au dernier. Sviajsk tient. L'avance victorieuse des blancs se brise là sur de pauvres tranchées creusées à la hâte, et derrière lesquelles il n'y a qu'une volonté de fer. En l'an I, la République des soviets est une citadelle assiégée. Il faut tenir contre les Allemands, contre les blancs, contre les Alliés, dans l'espoir de l'éclatement de la révolution allemande, qui doit entraîner les autres "pays avancés d'Europe". Serge restitue le fil des événements qui, dans ces circonstances dramatiques, ont transformé l'Etat-Commune né de la révolution en dictature du Parti à la fin de l'année 1918. Commencée en 1925, quand Serge fait partie de l'Opposition de gauche du Parti bolchevique, et achevée en 1928, après son exclusion pour "activité fractionnelle", cette fresque témoigne de la fidélité de son auteur aux idéaux d'Octobre. Elle montre les prodiges d'héroïsme déployés par la classe ouvrière et les paysans de Russie dans leur combat contre les oppresseurs de toutes nations, bien vite réconciliés après la guerre pour conjurer le danger rouge. édition : novembre 2017

    28,00 €
  • Serge Victor : L'illusion révolutionnaire

    Parmi les premiers à dénoncer les horreurs du stalinisme, l'Histoire convoque un nom, un homme russe au singulier parcours de vie, un militant pour la vérité et la liberté, Victor Serge. Le présent ouvrage s'intéresse à la première période d'écriture de Serge. Il semblait néanmoins indispensable d'insérer, dans son intégralité, sa Lettre-testament. Dans son édition du 28 avril 1910, la revue L'anarchie présente un texte de Victor Serge, L'illusion révolutionnaire. Article portant les germes du combat à venir : lutte contre les autoritarismes, qu'ils soient parlementaires ou révolutionnaires. Anarchiste convaincu, Victor Serge explore l'alternative révolutionnaire, en mentionnant toutefois ce qu'elle peut revêtir de totalitaire. La même revue, quelques mois plus tard, publie Vers les mirages, ainsi que Leur paix?! En Février 1933, alors qu'il se sait menacé, Victor Serge rédige une missive qui progressivement s'apparente à un testament politique et moral, sa Lettre-Testament. édition : mai 2019

    6,00 €
  • Serge Victor : Les derniers temps

    Un hôtel borgne, dans le quartier du Marais, à Paris. Nous sommes en 1940, à la veille de l'Occupation. Les ministères évacuent leurs archives. Rouen brûle. Amiens est en ruine. Devant le comptoir du bistro attenant à l'hôtel Marquise, on échange des bobards, tandis que les filles continuent leur ronde sur le trottoir. Et les personnages défilent. Demain ils vont se disperser sur les chemins de l'exode. Ce sont les pensionnaires de l'hôtel. Il y a là, autour d'Anselme Flotte, le propriétaire du bistrot, un bougnat, Augustin Charras et sa fille Angèle, un réfugié russe, le docteur Ardatov, un révolutionnaire espagnol, Pepe Ortiga, le courtier Mortiz Silberstien. Ils partiront ensemble. {Les Derniers Temps} sont les ultimes instants de liberté, d'une certaine façon de penser et de vivre. Thème humain dont Paris est le symbole. De ce Paris, à la veille et au début de l'Occupation, il trace d'amples tableaux où passent, s'agitent, vivent des personnages remarquablement observés... édition : avril 1998

    19,50 €
  • Serge Victor : Littérature et révolution

    À quoi pourrait ressembler une littérature révolutionnaire ? Telle est la question à laquelle s’attaque Victor Serge dans cet essai publié en 1932. Révolutionnaire professionnel, romancier, historien de la Révolution russe, traducteur, Victor Serge (Viktor Lvovitch Kibaltchitch de son vrai nom, 1890-1947) était bien placé pour se pencher sur les rapports de la littérature avec la révolution. Il a été anarchiste avant d’adhérer au Parti communiste russe en 1919. Il a milité dans l’Internationale communiste, puis a combattu la contre-révolution stalinienne, ralliant l’Opposition de gauche animée par Léon Trotsky.
    En 1932, il vit en liberté surveillée en URSS. Le pouvoir stalinien l’empêche de publier. Comme il est devenu un écrivain reconnu dans le monde francophone, sa déportation au goulag, quelques mois après la publication de Littérature et révolution, va soulever un vent d’indignation parmi les cercles intellectuels européens, ce qui lui vaudra d’être libéré et de s’installer en France en 1936.
    Contre toute doctrine de parti, contre les dérives de l’avant-garde ‒ il n’est pas tendre avec le surréalisme d’André Breton ‒, contre le roman psychologique à la mode, Victor Serge propose un « humanisme prolétarien » qui répondrait aussi bien à la révolution en gestation dans les pays occidentaux qu’à la révolution déjà trahie en Union soviétique. On retrouve dans Littérature et révolution l’extraordinaire lucidité de Victor Serge sur les enjeux politiques et culturels. Sans illusion sur la littérature que les partis communistes préconisent, il nous présente ce que pourrait être une littérature libre, plurielle et intègre.

    édition : décembre 2020

    13,00 €
  • Serge Victor : Résistance (poèmes)

    Les poèmes réunis sous le titre Résistance ont été écrits en 1933 à Orenbourg dans l'Oural, où Victor Serge se trouvait en exil. Témoignant des conflits politiques et culturels de la première moitié du 20e siècle, ces textes sont un éloge à ses proches amis et camarades, et rendent compte de la vie des exilés dans les steppes. Voix des sans-voix, des humiliés, des offensés, des hérétiques, ils appellent à la résistance permanente ainsi qu'au refus de l'oubli. édition : mars 2016

    8,00 €
  • Serge Victor : Ville conquise

    En 1919, la guerre civile fait rage en Russie ; au printemps, puis en octobre, peu s'en faut que les armées blanches, appuyées par les pays d'Europe occidentale, reprennent Saint-Pétersbourg, devenue Petrograd. Serge, qui vient de sortir d'une prison française, y arrive au début de l'année. Ville conquise est le récit romancé des mois terribles qu'il connaît alors. Rapidement, les conditions de vie dans Petrograd sont effroyables. Pénuries, famine, exécutions sommaires, menaces de grèves et de soulèvements matées par le mensonge ou dans le sang : dans une atmosphère d'apocalypse, les premiers signes du basculement du jeune régime soviétique vers le totalitarisme apparaissent - aux yeux de qui veut bien les voir. édition : février 2022

    16,50 €
  • Serge Victor: Essai critique sur Nietzsche

    Comment concilier individualisme et lutte collective ? Quelles sont les qualités individuelles qu’il faut cultiver et transmettre pour qu’une révolution sociale change concrètement la vie ? Comment comprendre, dans la pensée nietzschéenne, la contradiction entre la générosité de l’esprit libre et la volonté d’une hiérarchie sociale ?

    Autant de questions que Victor Serge, figure révolutionnaire incontournable du XXe siècle, cherche à résoudre par sa lecture personnelle du philosophe allemand.

    Publié en 1917 dans le journal anarchiste barcelonais Tierra y Libertad, ce texte, inédit en français, apporte un éclairage tant sur les œuvres de Friedrich Nietzsche que sur l’usage qu’en fait Victor Serge et sur sa propre évolution politique.

    illustrée par Vlady.édition : août 2018

    15,00 €
  • Victor Serge : Ce que tout révolutionnaire doit savoir de la répression

    Fichage, surveillance, filature, écoutes, infiltrations, manipulations et provocations — autant de techniques policières que les régimes de tout poil ont toujours employées contre ceux qui entendaient contester l’ordre établi. Au lendemain de la révolution russe, les archives secrètes de la police politique tsariste — la sinistre « Okhrana » — sont tombées entre les mains des insurgés. Victor Serge les a dépouillées. De sa lecture de centaines de rapports et fiches de police, il a tiré une sorte de guide pratique des techniques de répression policière, publié pour la première fois en France en 1926. Si les technologies répressives se sont depuis considérablement modernisées, les grands principes de leur fonctionnement, dévoilés ici, demeurent toujours d’actualité à l’âge de la surveillance électronique. Après une analyse minutieuse du fonctionnement de la police politique et de la mentalité des « agents provocateurs », Serge pose la question du rapport à la légalité, et livre des conseils de base aux militants : comment repérer une filature, résister à un interrogatoire, déjouer des manœuvres de provocation… Loin de toute paranoïa, la leçon fondamentale de ce petit manuel reste éclairante : « Il n’est pas de force au monde qui puisse endiguer le flot révolutionnaire quand il monte, et face auquel toutes les polices, quels que soient leur machiavélisme, leur science et leurs crimes, sont à peu près impuissantes. » Ce document est éclairé par un avant-propos d’Éric Hazan en lien avec l’« affaire Tarnac » et une actualisation de Francis Dupuis-Déri sur les techniques contemporaines de contrôle policier. 180 pages édition : octobre 2009

    16,00 €
  • Victor Serge : L'affaire Toulaev

    Dans la froideur d’une nuit moscovite, le camarade Toulaév, un apparatchik de haut rang, est abattu en pleine rue. L’enquête commence et la machine bureaucratique du parti-État stalinien enclenche ses rouages totalitaires. Les suspects, arrêtés et interrogés les uns après les autres, sont pris dans les mailles d’un filet qui étend ses ramifications jusqu’à Paris et Barcelone. Ces inculpés, dont Serge fait le portrait saisissant, n’ont en commun que l’innocence du crime dont on les accuse.

    Avec ce roman rédigé dans les années 1940, véritable classique méconnu de la littérature du XXe siècle, Victor Serge signe l’un des plus forts récits jamais écrits sur les procès de Moscou et les purges staliniennes, dont il offre ici une fresque panoramique complexe et belle malgré sa noirceur. Ici ce joue la comédie humaine d’un État policier, le roman noir d’une révolution trahie qui dévore ses propres enfants en leur faisant confesser des crimes qu’ils n’ont pas commis. Au-delà de sa dimension historique, le livre expose, avec une subtilité que seule permet la fiction, les mécanismes sociaux et psychologiques qui rendent possible la soumission à la tyrannie.

    390 pages édition : octobre 2009

    25,00 €
  • Victor Serge : Mémoires d'un révolutionnaire, 1905-1945

    "Les Mémoires de Serge, plus que le récit minutieux et détaillé de sa vie - qu'il ne fait d'ailleurs pas -, sont l'exposé critique des événements historiques et sociaux auxquels les hommes de ce temps ont dû s'affronter, et dont il convient de tirer des leçons pour que, plus avertie et donc plus assurée, la marche des hommes se poursuive vers un objectif ou un idéal sans doute jamais assuré. Il s'agit de rendre compte et, ce faisant, aussi de se rendre compte." Jean Rière

    édition : octobre 2017

    10,00 €
  • Victor Serge : Retour à l'Ouest

    En un quart de siècle, l’Européen d’aujourd’hui a vu la guerre mondiale, des révolutions victorieuses, des révolutions vaincues, une révolution dégénérée, les fascismes, la crise économique, le réveil de l’Asie, de nouvelles guerres coloniales… On comprend qu’il soit las et inquiet. On se souvient qu’il a beaucoup écopé dans tout ceci. Et pourtant, on voudrait lui crier que ce crépuscule d’un monde a besoin de lui, besoin de chacun de nous ; que plus les heures sont noires et plus il faut de fermeté à considérer les choses en face, à les nommer par leurs noms, à accomplir malgré tout le simple devoir humain. Le nouveau Moyen Âge, où nous plongent les soubresauts du capitalisme finissant, nous impose la plus grande lucidité, le plus grand courage, la solidarité la plus agissante. Aucun péril, aucune amertume ne justifient le désespoir – car la vie continue et elle aura le dernier mot. Aucune évasion véritable n’est possible, sauf celle de la vaillance. Né à Bruxelles dans une famille d’exilés anti-tsaristes, rédacteur à l’anarchie, Victor Serge (1890–1947) rejoint la Russie à l’annonce de la révolution. Membre de l’opposition de gauche du parti bolchevique, il connaît la prison puis la relégation en Oural. Expulsé d’URSS après des années d’interventions de militants et d’écrivains, il arrive à Bruxelles en avril 1936. Boycotté en France par la presse du Front populaire, il est invité par La Wallonie, un journal socialiste de Liège, à publier une chronique hebdomadaire. Ce recueil en retient une centaine. Écrivain sensible et témoin lucide, Victor Serge se fait ici, sans renoncer à ses idéaux d’émancipation, le chroniqueur des contre-révolutions à l’œuvre dans une Europe qui se dirige vers un second conflit mondial. Parution mai 2010, 366 pages.

    23,40 €
  • Victor Serge : S'il est minuit dans le siècle

    A la mémoire de KURT LANDAU, ANDRÉS NIN, ERWINWOLF, disparus à Barcelone et dont on nous a ravi la mort même, à JOAQUIN MAURIN, dans une prison d'Espagne, à JUAN ANDRADE, JULIAN GORKIN, KATIA LANDAU, OLGA NIN, et à travers eux à tous ceux dont ils incarnent la vaillance, je dédie les messages de leurs frères de Russie. Avant Koestler et Soljenitsyne, Victor Serge décrit, avec S'il est minuit dans le siècle, la Russie de Staline comme une machine à broyer les hommes, corps et âme. Les opposants au régime meurent dans l'anonymat. Serge, qui fut l'un d'eux, leur a redonné un visage et un nom. Son livre, dès 1940, était un avertissement. 265 pages édition : septembre 2009

    9,35 €
  • Weissman : Dissident dans la révolution, Victor Serge : une biographie politique

    Victor Serge a été le témoin des grandes tragédies et des espoirs qui ont marqué le 20e siècle. Susan Weissman s’attache dans cette biographie à nous faire découvrir un Serge inattendu : elle nous fait suivre pas à pas le développement de la pensée et de l’action de l’auteur de S’il est minuit dans le siècle. Russe élevé en Belgique, son parcours se poursuit à Paris où l’entraîne ses convictions anarchistes. Il y fréquente la célèbre bande à Bonnot et, après une lourde condamnation, il rejoint Barcelone où couve l’insurrection.Attiré comme par un aimant par la révolution des soviets, il gagne Petrograd où il découvre une révolution en danger. Il devient rapidement proche des bolcheviks dont il rencontre les plus éminents dirigeants, Lénine et Trotski notamment, et participe à la lutte désespérée de cette révolution pour briser son isolement et son étranglement. Victor Serge est aussi le témoin accusateur de la montée victorieuse du cancer bureaucratique stalinien, qui détruit de l’intérieur la Russie soviétique et la révolution.Arrêté, déporté, il est sauvé d’une mort certaine grâce à une campagne internationale. Exilé à Paris, il est pris dans la tourmente du Front populaire, de la révolution espagnole et des procès de Moscou. Quand les chars nazis déferlent sur la France, il prend la route de son dernier exil : le Mexique. Révolutionnaire épris de liberté et d’humanisme, Victor Serge a développé une vision critique, voire iconoclaste, du processus soviétique, ce qui l’a conduit à de nombreux désaccords avec Léon Trotski dont il partageait le combat pour un socialisme démocratique dans la Russie stalinienne et dans le monde capitaliste 480 pages édition : novembre 2006

    26,00 €