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Révolution russe / IIIè Internat


  • 1917, Octobre rouge, 28 nouvelles noires

    C’est la feuille de route donnée à vingt-huit auteur-e-s de romans noirs et de polars. Ils n’ont pas eu besoin d’éléments de langage supplémentaires pour débrider leurs imaginations et acérer leurs plumes. Curieusement, aucun-e d’entre eux, d’entre elles n’a pensé au centenaire de l’apparition de la Vierge à de petits portugais ou à la mort de Buffalo Bill. Comme quoi, la révolution d’Octobre reste une valeur sûre....
    Cette série de nouvelles noires éditée dans la collection Polar rouge des Éditions Arcane 17, après Franco la muerte et Mortelles primaires, s’attaque à l’Histoire et aux révolutions d’hier et aujourd’hui.

    Avec Gilles Vidal, Gérard Streiff, Fred Prilleux, Francis Pornon, Philippe Pivion, Philippe Paternolli, Max Obione, Chantal Montellier, Jacques Mondoloni, Philippe Masselot, Roger Martin, Hervé Le Corre, Christian Kazandjian, Thomas Jimenes et Céline Servat,Maurice Gouiran, Mano Gentil, Denis Duclos, Pierre Domenges, Pierre Dharréville, Jeanne Desaubry, Dominique Delahaye, Gilles Del Pappas, Thierry Daubrège, Didier Daeninckx, Xavier-Marie Bonnot, Antoine Blocier, Diego Arrabal, Eva Almassy

    édition : octobre 2017

    21,00 €
  • Adam : 1917, la révolte des soldats russes en France

    Durant la Première Guerre mondiale, dans le cadre de l’alliance militaire entre le gouvernement français et le régime tsariste de Russie, deux brigades, soit vingt mille soldats russes, vinrent combattre l’Allemagne sur le front français.
    Lorsque survinrent, en Russie, la Révolution de février 1917 et l’abdication du tsar, ces soldats, encore soumis à la discipline de l’ancien régime, exigèrent d’être traités dignement. Suivant l’exemple de leurs camarades restés en Russie, ils formèrent des conseils de soldats, au sein même des unités françaises dans lesquelles ils avaient été intégrés.
    Au lendemain de l’offensive du 16 avril 1917 ordonnée par le général Nivelle, qui fit des dizaines de milliers de morts, ils protestèrent contre le commandement et exigèrent d’être rapatriés en Russie, ce qui leur fut refusé.
    Mais l’état-major s’affola à l’idée que leur révolte puisse donner l’exemple aux soldats français. Il décida de les éloigner, en les internant au camp de la Courtine, dans la Creuse, à plusieurs centaines de kilomètres du front. Là, peu de temps après leur arrivée, dix mille d’entre eux se mutinèrent, refusant pendant trois mois de rendre leurs armes et d’obéir à leurs officiers comme les y invitaient Kerenski et les autorités françaises. Au cours du mois de septembre 1917, l’armée française, à l’aide d’unités restées fidèles au commandement russe, imposèrent la reddition des mutins après trois jours de bombardements.
    Mais la révolution continuait son œuvre en Russie et, malgré la répression qui les frappait, les insoumis russes accueillirent avec enthousiasme la Révolution bolchevique d’octobre 1917.
    Cet ouvrage est un récit précis et détaillé de ces événements et propose, en annexe, un ensemble de documents d’archives.
    285 pages édition : novembre 2007

    13,70 €
  • Adam: Histoire des soldats russes en France. 1915-1920. Les damnés de la guerre

    Au lendemain de la chute de Nicolas II, les vingt mille soldats russes qui avaient été échangés par l'autocratie à la France contre du matériel militaire se mutinèrent sur le front français. Des soviets furent élus.
    Dix mille d'entre eux défièrent les autorités pendant près de trois mois au camp de La Courtine, où Kérenski les écrasa après plusieurs jours de combats, à l'aide des troupes qui lui étaient restées fidèles.
    Incorporés dans les compagnies de travail, jetés dans des cachots ou déportés en Algérie, ils furent gardés en otage par la France, jusqu'à ce que le gouvernement bolchevik obtienne leur retour en 1919 et 1920.
    C'est leur histoire, ignorée jusqu'à ce jour, qui est retracée ici pour la première fois.

    Né en 1966, Rémi ADAM est diplômé de sciences politiques et docteur en histoire contemporaine. Il est actuellement chargé de cours à l'université de Grenoble.

    384 pages
    Edition : 2003

    34,50 €
  • Alexandre Voronski 1884-1943). un bolchevik fou de littérature

    Années 1920. Moscou. Quelle littérature convient à la - jeune Union soviétique ? Suivre le destin exemplaire d'Alexandre Voronski, du séminaire à la révolution, puis au goulag, c'est vivre avec la génération qui a préparé et a réalisé les révolutions de 1917, par suite a tenté d'improviser le socialisme en Russie, enfin a péri sous le rouleau compresseur stalinien. De ces bolcheviks Voronski fut un des plus sincères et lucides.
    Lorsqu'en 1921, dans un paysage culturel et éditorial' dévasté, Lénine se laisse convaincre par Gorki de donner sa chance à une revue mensuelle de qualité, Voronski est convoqué à Moscou pour- la diriger. Il devient vite un rédacteur et critique reconnu, mérite le surnom de « rassembleur des lettres russes », est l'ami de Essenine et Pilniak, tient les premiers' rôles dans la vie littéraire moscovite, suscite beaucoup d'envie. Son opposition précoce au totalitarisme le perdra.
    Il aura eu néanmoins le temps d'écrire articles et livres de durable valeur ainsi que des mémoires ; il tente d'y démêler l'écheveau des intuitions et des errements d'une génération aux prises avec une expérience tragique.
    183 pages Edition : 2000

    21,34 €
  • Ali Tariq : Les dilemmes de Lénine

    Quand Tariq Ali, intellectuel marxiste de réputation internationale et militant très engagé lors des conflits postcoloniaux (il a inspiré aux Rolling Stones leur chanson Street Fighting Man), entreprend d'écrire sur Lénine, le livre qui en résulte n'a rien d'une biographie de circonstance. S'il ne manque pas de souligner les épisodes qui, dans la vie de Vladimir Oulianov, ont influé sur son action - et en premier lieu le traumatisme suscité par la pendaison de son frère aîné sur ordre du tsar en 1887 -, il propose également une relecture approfondie de ses textes et une analyse des conditions qui ont rendu possible son accession au pouvoir.
    Tariq Ali introduit ainsi son essai par une passionnante histoire de l'anarchisme, du marxisme, des mouvements d'émancipation en Europe et bien au-delà. Sans cette plongée dans le passé, estime-t-il, on saisit mal les dilemmes de Lénine. Les journées de Février et d'Octobre ; la construction de la Ille Internationale ; les formidables avancées de la jeune Armée rouge grâce au génie stratégique de Toukhatchevski ; l'influence des femmes dans la révolution, et notamment le rôle joué par la féministe bolchevique Inessa Armand, rencontrée à Paris en 1909, dans la vie du nouveau maître du Kremlin ; son amère lucidité sur le devenir du pouvoir soviétique peu avant sa mort en 1924 - toutes ces grandes étapes, Tariq Ali les explore avec la proximité et la clairvoyance que lui a apportées la fréquentation des textes.

    Romancier autant qu'essayiste, jamais avare d'une observation personnelle (souvent dans de savoureuses notes de bas de page), il redonne vie à une époque dont les questionnements - sur le terrorisme, l'internationalisme, la nécessité des partis ou les guerres impérialistes - résonnent aujourd'hui de manière troublante. Parvenu au terme de son projet, Ali a enfin libéré la pensée de Lénine de l'"embaumement" dont elle a été l'objet, de même que son corps, et rendu à ses idées leur percutante modernité.édition : octobre 2017

    25,00 €
  • Anderson Perry : Deux révolutions, la Chine au miroir de la Russie

    Si le XXe siècle fut dominé, plus que par n’importe quel autre événement, par la trajectoire de la révolution russe, le XXIe sera façonné par les conséquences de la révolution chinoise. L’État soviétique, s’est décomposé après sept décennies sans grand fracas, aussi rapidement qu’il était jadis apparu. Le contraste avec les résultats de la révolution chinoise est saisissant. Courtisé par ses anciens ennemis tout autant que par ses alliés, l’Empire du milieu est désormais, pour la première fois de son histoire, une puissance mondiale de premier plan. Pour décrire la chute de l’URSS, aucune formule n’a autant été utilisée que celle d’« effondrement du communisme ».
    Vingt ans plus tard, cela sonne quelque peu eurocentrique. D’une certaine manière, le communisme n’a pas seulement survécu : il est une véritable réussite. Bien sûr, la nature et l’ampleur de ce tour de force ne manquent pas d’ironie. Mais sur la différence entre le destin des révolutions en Chine et en Russie, il ne peut pas y avoir l’ombre d’un doute. Cet ouvrage développe une analyse comparée des organisations politiques et des leaders, des traditions socio-historiques et des facteurs externes pour expliquer les fortunes diamétralement opposées du communisme en Russie et en Chine après 1989.

    Historien britannique, Perry Anderson est l’un des fondateurs de la New Left Review, qu’il a dirigée pendant plus de quarante ans. Il a publié, en français aux éditions Agone, Le Nouveau Vieux Monde (2010)

    édition : septembre 2014

    15,00 €
  • Andreu : L'internationale communiste contre le capital. 1919-1924

    Les fondateurs de la IIIe Internationale, en 1917-1919, se rassemblaient autour de l'idée que leur action mettrait bientôt fin au capitalisme par la force des armes.
    La base économique de cette hypothèse révolutionnaire était la concurrence des impérialismes. Parce que cette concurrence était allée jusqu'à engager le monde dans une guerre totale, elle menaçait de détruire la classe ouvrière et elle la forçait au « combat décisif ».
    Pour conduire à la victoire le prolétariat en armes, les Chefs de l'IC mettaient leur marxisme au service d'une manoeuvre stratégique simple. Un Parti Ouvrier organisé comme une armée saurait profiter de l'affaiblissement du Capital (divisé par la guerre) et du renforcement du Prolétariat (rejoint par de puissantes forces sociales opposées à la guerre).
    Expression idéologique d'un moment exceptionnel de « militarisation » de la lutte des classes (la Première Guerre Mondiale), la doctrine économique et stratégique des communistes, propulsée par le succès bolchevik d'Octobre 1917, donne ainsi un contenu temporaire au projet révolutionnaire. Cependant, elle ne surmonte pas l'épreuve de la mise en suspens de la guerre qui s'étale de 1919 à 1921.
    L'hypothèse fondatrice du communisme achève de se désagréger au Ve Congrès de l'IC (1924), tandis que le groupe dirigeant initial se disloque (disparition de Lénine, échec définitif de la révolution bolchevique en Allemagne et ouverture de la chasse aux trotskistes).

    Maurice Andreu, docteur en Sciences Économiques, enseigne à l'Université Paris Nord - Paris XIII (IUT de Bobigny).

    315 pages Edition : 2003

    23,50 €
  • Anweiler : Les Soviets en Russie 1905-1921

    PARUTION LE 17 MAI 2019

    « Les soviets de 1917, lieux d’affrontement des diverses tendances, étaient des organes démocratiques ; mais, plutôt qu’une institution démocratique universelle, ils étaient la représentation de classe des prolétaires. La question du rapport de cette organisation à l’État devint alors le problème fondamental de la révolution. Les bolcheviks en firent le leitmotiv de leur tactique : “Tout le pouvoir aux soviets !” Ils cherchaient à les ériger en seuls détenteurs du pouvoir d’État, appelé à revêtir le caractère d’une dictature de la classe ouvrière. »

    Ce livre a ouvert la voie à tout un courant de recherches sur les mécanismes sociaux et institutionnels de la révolution russe. Surtout, alors que le capitalisme dévore jusqu’à la possibilité d’imaginer son renversement, il mène une vraie réflexion politique sur le destin des soviets et reste à ce titre une source d’enseignements pour celles et ceux qui n’ont pas renoncé à l’idée d’un pouvoir populaire.<:p> édition mai 2019

    13,00 €
  • Ariès : Les rêves de la jeune Russie des soviets

    La jeune Russie des soviets, née en octobre 1917, a bénéficié d’une double tradition écologiste. Celle d’une partie de l’intelligentsia acquise aux thèses naturalistes et celle des courants marxistes non voués au culte des forces productives.
    La Russie des soviets développa d’abord trois disciplines écologiques :
    la phytosociologie, discipline scientifique née avant la Révolution envisageant les différentes espèces végétales dans leur coexistence (la permaculture actuelle en est donc une lointaine descendante) ;
    la biocénologie, qui est l’étude de la communauté des espèces vivantes, ou biotope ; <.br>la dynamique trophique, qui étudie les flux d’énergie dans les chaînes alimentaires.
    Vladimir Vernadski (1863-1945), considéré comme le père de l’écologie, sera l’inventeur du concept de biosphère qui pense la Terre comme un « organisme vivant » et non plus comme une matière inerte à la disposition des humains et de leur activité économique. T.I. Baranoff a développé, dès 1925, la notion de bioéconomie reprise, plus tard, par Nicholas Georgescu-Roegan, considéré comme le père des courants de la décroissance.

    édition : septembre 2017

    22,00 €
  • Aunoble : La Révolution russe, une histoire française,lectures et interprétations depuis 1917

    La Révolution russe aura bientôt cent ans, mais on peut douter que son anniversaire fasse l'objet de commémorations. En France particulièrement, on croit savoir depuis Le Passé d'une illusion de François Furet (1995) et Le Livre noir du communisme (1997) qu'elle est à l'origine d'un cauchemar totalitaire aussi dangereux que le nazisme mais plus durable et plus meurtrier. Et pourtant... En 1968, la Sorbonne était ornée de portraits de Lénine alors qu'on redécouvrait Nestor Makhno.
    le Parti communiste français, fort de dizaines de milliers de militants et de millions d'électeurs, avait été créé en 1920 justement pour suivre l'exemple des bolcheviks russes. Et, chaque année, le PCF célébrait la " Révolution socialiste d'Octobre ". D'ailleurs, parmi les premiers communistes français qui avaient côtoyé Lénine et Trotski au Kremlin aux temps héroïques on trouve Victor Serge et Boris Souvarine, les pionniers de l'histoire de la révolution et du bolchevisme en France.
    Comment un tel retournement, de l'engouement au dénigrement et à l'effacement, a-t-il été possible ? Pour le comprendre, l'auteur propose de suivre les lectures et les représentations données de l'événement en France depuis 1917 jusqu'aujourd'hui. Une large place est accordée aux représentations littéraires ou cinématographiques tant il est vrai, par exemple, que le cliché du " bolchevik en veste de cuir " doit plus à l'Année nue de Boris Pilniak ou au Docteur Jivago de David Lean qu'au travail des historiens.
    L'influence de telles oeuvres étrangères est d'autant plus déterminante que, du côté français, c'est d'emblée une vision négative et sensationnaliste qui est véhiculée, notamment par Joseph Kessel. Au fil des interprétations contradictoires des historiens concernant 1917 en Russie, c'est aussi une histoire intellectuelle et politique de la France qui se lit. Même à gauche, le pays de la " Grande révolution " s'y montre beaucoup plus rétif qu'on pourrait le croire vis-à-vis de la nouvelle venue.
    Le Parti communiste finit par imposer sa lecture et, dans la France des années 1950-1960, la reprise du discours déterministe des Soviétiques fait longtemps bon ménage avec la prédominance de l'école des Annales. Ainsi, les voix révolutionnaires dissidentes ont été mises sous le boisseau et le tranchant subversif d'Octobre a été bien émoussé. Mai 1968 n'y change rien, pas plus que la publication de travaux essayant de rendre la complexité d'une révolution populaire défaite dans sa propre victoire.
    La route était dégagée pour un retour des approches conservatrices que la disparition de l'URSS a ultérieurement galvanisées et médiatisées. Parcours historiographique à travers des auteurs de générations différentes et d'opinions opposées, le travail d'Eric Aunoble éclaire de multiples facettes de la Révolution russe et entend rendre aux " dix jours qui ébranlèrent le monde " une richesse que le statut de modèle ou de repoussoir avait éclipsée.
    Le livre se veut aussi un encouragement à reprendre l'étude des années 1917-1921, tant elles peuvent encore apprendre à ceux qui visent l'émancipation aujourd'hui.
    édition : janvier 2016

    14,00 €
  • Aunoble : Le communisme tout de suite

    Le mouvement des communes ukrainiennes est un épisode peu connu. Il est vrai qu'il n'a concerné que quelques milliers de personnes dans les premiers mois de 1919 et n'a guère survécu à la conquête de la région par Dénikine, même si certaines ont pu se maintenir jusqu'en 1935. Constituées par des paysans parmi les plus pauvres, et bien soutenues au début par le pouvoir bolchévique, elles représentent pourtant la tentative la plus aboutie de réaliser l'idéal communiste, et même libertaire : démocratie directe, égalité radicale et communion humaine. Les communards vont toutefois se trouver en butte à l'hostilité du reste de la paysannerie, à l'indifférence des makhnovistes qui ne prônaient que le simple partage des terres, et finalement à la prudence des autorités soviétiques qui cesseront de les encourager après leur reconquête de l'Ukraine, au début de 1920. En brossant le tableau détaillé de l'utopie communarde, l'étude novatrice d'Eric Aunoble - qui a travaillé sur des archives inexploitées - permet d'étudier à nouveaux frais les débuts de la révolution bolchévique, puis ses reculs. Elle constitue une ouverture exceptionnelle sur la pénétration des idées communistes dans les populations, révélant ce paradoxe que c'est finalement au sein de la paysannerie, plus que parmi la classe ouvrière, que sont apparues les forces de transformation sociétale les plus radicales. édition : 2008

    18,30 €
  • Babel : Chroniques de l'an 18

    Les Chroniques de l'an 18 rassemblent de courts textes qui tous évoquent la situation de Pétrograd pendant les quelques mois d'état d'urgence de l'an 18, alors que la guerre civile faisait rage.
    Babel, observateur attentif et chroniqueur minutieux, rend compte, sans transformation aucune et sans avoir recours à la fiction, d'une réalité terrifiante.
    Et de souligner, dans l'un des récits, Premiers secours (qui évoque l'organisation - ou plutôt sa cruelle absence - de soins d'urgence pour les blessés), que
    "Chez nous, il n'y a rien, ni secours, ni urgence. Ce qu'il y a - c'est une ville de trois millions d'habitants, sous-alimentée, violemment ébranlée dans la base même de son existence. II y a beaucoup de sang qui coule dans les rues et les maisons."
    En russe, ces Chroniques n'existent que dans les ceuvres complètes, et c'est la première fois qu'elles sont publiées en tant que telles, et sous ce titre, en français.

    "Né en 1894 à Odessa. Ecrivain. Sans parti. Juif. Dernier lieu de travail : Soiouzdetfilm, Goslitizdat Education : supérieure, Institut de Commerce de Kiev. Composition familiale. Père : marchand, décédé en 1924 ; mère : Babel, Fenia Aronovna, 75 ans, femme au foyer, vit en Belgique; épouse : Pirojkova, Antonina Nikolai8vna, 30 ans, ingénieur du métro de Moscou ; enfants : Lidia, 2 ans, Natalia (née d'un premier mariage), 10 ans, vit en France; sœur. Chapochnikova, Maria, 42 ans, viten Belgique." Telles sont les réponses consignées par les policiers de la Loubianka lors de l'anestation d'Isaac Babel, le 16 mai 1939. On sut bien plus tard - lors de l'ouverture des archives du KGB-qu'il fut tué le 27 janvier 1940... Il fut réhabilité en décembre 1954.
    Dans Babel paraissent aussi les Récits d'Odessa, également traduits sous la direction d'André Markowicz, par Irène Markowicz et Cécile Térouanne - qui parviennent à retrouver le ton de cette langue russe atypique, marquée par l'accent d'Odessa, qu'écrivait Isaac Babel.
    121 pages Edition : 1996

    7,10 €
  • Babel : Oeuvres complètes

    Qui était Isaac Babel, ce Juif d’Odessa considéré comme l’un des plus grands écrivains russes du XXe siècle, qui connut une gloire fulgurante au début des années 20 avant d’être réduit au silence et exécuté par la Tchéka à l’âge de 45 ans, en janvier 1940 ? Cette édition propose pour la première fois un panorama complet de l’ensemble de ses œuvres sous un angle nouveau. Les cycles projetés par Babel ont été reconstitués : le cycle autobiographique (Histoire de mon pigeonnier, consacré à son enfance et adolescence à Odessa ; Journal pétersbourgeois, un ensemble de textes sur la vie à Petrograd pendant la révolution) et tout ce qui se rapporte aux truculents récits du cycle d’Odessa ; celui de la guerre russo-polonaise avec Cavalerie rouge, le recueil qui le rendit célèbre, suivi du Journal de 1920 et des Plans et esquisses ; enfin les textes inclassables, dont de nombreux inédits et les fragments de son livre inachevé sur la collectivisation en Ukraine. Le lecteur trouvera donc dans ce volume, et dans une traduction entièrement nouvelle due à Sophie Benech, tous ses textes en prose connus à ce jour, son théâtre, ses scénarios ainsi que ses reportages, articles, discours, entretiens, portraits, notes et projets. L’appareil critique, aussi discret que possible, est constitué de brèves présentations placées en tête de chacun des ensembles de textes. Les notices détaillées de chaque texte sont rejetées en fin de volume, suivies d’une chronologie de la parution de ses œuvres. « Je prends un petit rien, une anecdote, une histoire qui traîne sur la place du marché, et j’en fais une chose à laquelle moi-même, je n’arrive plus à m’arracher. Ça joue, c’est rond comme un galet. Ça tient par la cohésion de ses particules. Et la force de cette cohésion est telle que même la foudre ne saurait la briser. » Isaac Babel en 1921, dans une conversation avec Constantin Paoustovski.

    39,60 €
  • Babel: Cavalerie rouge+Journal 1920

    Traduit du russe et préfacé par Maurice Parijanine;

    Né à Odessa en 1894, Isaac Babel entre en 1920 dans l'Armée rouge, la cavalerie de Boudienny qui se bat contre les Blancs et les Polonais.
    Il y a trouvé l'inspiration de ces contes qui font penser aux Désastres de la guerre de Goya : prisonniers fusillés, cadavres accrochés aux arbres, femmes éventrées.
    Edition : 2016

    10,50 €
  • Body : Un ouvrier limousin au coeur de la Révolution russe

    Devenu libertaire, Marcel Body retrace dans ce livre les dix premières années de la Révolution russe. Ouvrier typographe né à Limoges en 1894, il se rend en Russie en 1917, volontaire de la Mission militaire française. Tout d'abord témoin de la révolution, il s'engage bientôt dans l'action et milite dans les rangs des bolcheviks.
    Au coeur des événements, Marcel Body côtoie Lénine, Trotski, Zinoviev et Staline parmi les plus importantes personnalités de cette époque historique. Cependant, c'est sa rencontre avec Alexandra Kollontaï qui restera la plus marquante et scellera une relation passionnée.
    Après son départ définitif de Russie en 1927, il gardera des contacts étroits avec Alexandra Kollontaï bien que clandestins, et s'efforcera de dénoncer le régime stalinien. Acteur discret de cette époque, Marcel Body, dans son analyse des faits et des personnages, tente une critique dynamique du système soviétique tout en rendant hommage aux révolutionnaires qu'il a connus et estimés.
    Marcel Body a traduit les tomes X et XI des Oeuvres complètes de Lénine, et des ouvrages de Boukharine, Piatnitski, Trotski, Ouralov et Prokopowicz. Par la suite, il se consacre à la traduction des oeuvres complètes de Bakounine. Il a participé par ailleurs au mouvement coopératif et a collaboré à la presse pacifiste. Marcel Body est mort en 1984.

    320 pages

    Edition : 1981

    18,00 €
  • Body: Les groupes communistes français de Russie 1918-1921

    Marcel Body était un ouvrier typographe qui, parti avec la mission militaire française en Russie en 1916, s'enthousiasma pour la révolution. Rapidement édifié sur la nature du pouvoir qui se mettait en place, il dévoile dans ce livre la face cachée des événements : rivalités entre les cadres de l'appareil, répression, séparation des dirigeants et de la base. Son indépendance lui valut d'être menacé de mort et il dut fuir la Russie clandestinement. Suivi de "Volontaire à deux mains" par Gérard Berréby.

    édition : février 2015

    6,20 €
  • Boukharine : L'ABC du Communisme

    Introduction Avertissement de l'édition de 1925 1. Qu’est-ce qu’un programme ? 2 : Quel était notre ancien programme ? 3 : Pourquoi il a été nécessaire d'adopter un nouveau programme 4 : Importance de notre nouveau programme 5. Caractère scientifique de notre programme Chapitre I. : LE REGIME CAPITALISTE 6. La production de marchandises 7. Monopolisation des moyens de production par la classe capitaliste 8. Le Salariat 9. Rapports entre les hommes dans la production capitaliste 10. L’exploitation de la force de travail 11. Le Capital 12. L’Etat capitaliste 13. Contradictions principales du régime capitaliste Chapitre II. : DEVELOPPEMENT DU REGIME CAPITALISTE 14. Lutte entre la petite et la grande industrie, entre la propriété individuelle gagnée par le travail et la propriété capitaliste acquise sans travail 15. La dépendance du prolétariat, l’armée de réserve, le travail des femmes et des enfants 16. L’anarchie de la production, la concurrence et les crises 17. Le développement du capitalisme et les classes; l’aggravation des antagonismes de classes 18. La concentration et la centralisation du capital sont des conditions de réalisation du régime communiste Chapitre III. : LE COMMUNISME ET LA DICTATURE DU PROLETARIAT 19. Caractéristiques du régime communiste 20. La répartition en régime communiste 21. L’administration en régime communiste 22. Le développement des forces productives dans le régime communiste (les avantages du communisme) 23. La dictature du prolétariat 24. La conquête du pouvoir politique 25. Le Parti communiste et les classes dans la société capitaliste Chapitre IV. : COMMENT LE DEVELOPPEMENT DU CAPITALISME A CONDUIT A LA REVOLUTION COMMUNISTE (L’impérialisme, la guerre et la faillite du capitalisme) 26. Le Capital financier 27. L’Impérialisme 28. Le Militarisme 29. La guerre impérialiste de 1914-1918 30. Le capitalisme d’Etat et les classes 31. La faillite du capitalisme et la classe ouvrière 32. La guerre civile 33. Les formes de la guerre civile et son prix 34. Ou la décomposition générale ou le Communisme Chapitre V. : LA DEUXIEME ET LA TROISIEME INTERNATIONALES 35. L’internationalisme du mouvement ouvrier est une condition de victoire pour la révolution communiste 36. La faillite de la deuxième Internationale et ses causes 37. Les mots d’ordre de défense nationale et de pacifisme 38. Les Socials-Chauvins 39. Le Centre 40. La Troisième Internationale Communiste Postface : inventaire critique (Texte de Antoine Hasard de Mouvement Communiste) 160 pages édition : mai 2007

    11,00 €
  • Brinton : Les Bolchéviques et le contrôler ouvrier (1917-1921)

    Cet exposé chronologique,paru en 1970, de ladépossession progressive du pouvoir conquis au moins partiellement,par lestravailleurs russes en 1917 a gardé une grande part de son efficacité didactique et pose encore aujourd'hui de bonnes questions.

    édition :octobre 2016

    13,00 €
  • Broué : Histoire de l'internationale communiste. 1919-1943

    Créée en igig pour assurer la relève de ses deux devancières, la IIIe Internationale, communiste (Komintern ou Comintern selon les divers acronymes adoptés par les langues occidentales), se voulut à la fois un parti mondial et un appareil international capable de coordonner les luttes à l'échelle de la planète: le succès des bolcheviks en Russie, fragile, n'avait pas suffi à lancer la révolution dans tous les pays; écrasée en Hongrie et plusieurs fois battue en Allemagne, celle-ci y avorta en 1923. Quand elle fut dissoute par Staline en 1943, l'Internationale n'était plus qu'un organisme policier au service de l'État soviétique, épuré et domestiqué comme il se devait. Ayant dès 1923 imposé à ses sections des aventures ou des alliances paralysantes, disposant de leurs directions à son gré, traquant les esprits indépendants, elle n'avait conduit aucun de ses partis au pouvoir. Comme le parti en Russie, elle avait fait l'objet de purges massives et avait perdu des dizaines, sinon des centaines de milliers de militants. Pourtant, la fleur du mouvement révolutionnaire (ouvriers, soldats, femmes, étudiants, intellectuels...) lui avait longtemps consacré son dévouement, son ardeur, parfois sa vie. Des vingt-quatre années - les unes lumineuses, les autres calamiteuses voire sanglantes - d'une organisation qui aura tant fait peur aux régimes bourgeois, Pierre Broué, biographe de Trotsky, fait un récit dépouillé des poncifs de toute sorte attachés à la III` Internationale. Avec minutie et chaleur, cet infatigable découvreur d'archives fait revivre une foule de combattants obscurs et oubliés (quand ce n'est pas ostracisés) et, de l'Indonésie au Chili, évoque de multiples épisodes passés aux pertes et profits par l'Histoire ou par les historiens - pas tous staliniens. Il donne là une somme - à la fois épopée et instrument de travail - d'une densité et d'une richesse d'information exceptionnelles. Né en 1926, docteur ès lettres, Pierre Broué a été professeur d'histoire contemporaine à d'Institut d'études politiques de Grenoble. Spécialiste du tnouvemerat conununiste, il est notamment l'auteur de La Révolution et la guerre d'Espagne (en collaboration avec Emile Témime, 1961), La Révolution allemande (1971), d'une monufnentale biographie de Trotsky (Fayard, 1988), de Staline et la Révolution. Le cas espagnol (Fayard, 1993) et de Rakovsky ou la Révolution dans tous les pays (Fayard, 1996). Edition : 2005

    45,00 €
  • Broué Pierre : Rakovsky, ou la révolution dans tous les pays

    S'il est un homme à qui s'applique vraiment le qualificatif d'internationaliste, c'est bien Khristian Georgiévitch Rakovsky (1873-1941), membre des bureaux de la Il' puis de la III' Internationale et qui voulait ne « connaître aucun pays, si ce n'est le pays du prolétariat international ». « Génial gosse de riches » né bulgare et devenu roumain par un accident de l'histoire, russe d'adoption et francophile, étudiant à Paris et à Montpellier, ami de Guesde et Jaurès comme de Plékhanov, Liebknecht et Rosa Luxemburg, compagnon d'armes des hommes d'Octobre 17 (en particulier de Lénine et de Trotsky), président du Conseil des commissaires du peuple (chef d'État) de l'Ukraine, ce polyglotte raffiné lié à des gens aussi divers qu'Anatole de Monzie ou Pandit Istrati mit au service de la Révolution une étour dissante palette de talents, de compétences et de séduction : médecin et juriste, journaliste, orateur et propagandiste (c'est lui qui fit de l'affaire du Potemkine un épisode légendaire), historien (il travailla sur la Révolution française et la Commune et rédigea plusieurs biographies), chef de guerre (il dirigea l'offensive bolchevique en Roumanie en 1918), diplomate (il fut, en autres fonctions, le premier ambassadeur de la Russie soviétique à Paris), il suscitait des amitiés (Trotsky), des admirations (Lénine) et des amours passionnées, mais aussi - revers de la médaille - des haines implacables. Comment Staline, qui était à peu près son contraire en tout et avait acquis une culture théorique et politique rudimentaire, aurait-il pu le supporter, après avoir réglé leur compte à Kamenev et Zinoviev, puis expulsé Trotsky ? Comment après avoir plongé le pays dans la terreur, aurait-il laissé parler et agir un homme devenu chef de l'opposition de gauche? Celui-ci chercha pourtant à sauver l'essentiel en allant jusqu'aux limites (et même au-delà) des concessions possibles. Il fut arrêté en janvier 1937, jugé comme on l'imagine, déporté, libéré juste le temps de lâcher Trotsky et finalement exécuté en novembre 1941 (beaucoup plus tard qu'on ne l'a dit). Connaisseur entre tous de la Russie révolutionnaire et biographe de Trotsky, Pierre Broué dépeint, grâce aux archives aujourd'hui ouvertes en ex-URSS, un acteur de premier plan, objet d'une haine posthume quasi universelle et qui a durablement nui à l'intelligence de plusieurs épisodes capitaux de l'histoire soviétique et européenne. Né en 1926, docteur ès lettres, Pierre Broué a été professeur d histoire contemporaine à Ilnstitut d'études politiques de Grenoble. Spécialiste de Trotsky et de la IV Internationale, il est notamment l'auteur d'une monumentale biographie de l'irréductible opposant que Staline fit assassiner en 1940 (Fayard, 1988) et de Staline et la Révolution. Le cas espagnol (Fayard, 1993). 462 pages Edition : 1996

    28,00 €
  • Bryant Louise : 6 mois rouges en Russie

    Récit d’unE témoin direct en Russie avant et pendant la dictature prolétarienne (1917-1918)
    « Diriger un gouvernement était une tâche nouvelle et parfois déroutante pour les gens à Smolny. Ils éprouvaient une certaine admiration mêlée de crainte à l’égard de Lénine ; de sorte qu’ils le laissaient volontiers seul tandis qu’ils s’adressaient à Trotski à la moindre difficulté. Celui-ci travaillait avec acharnement et se trouvait souvent au bord de la dépression nerveuse. »

    Alexandra Kollontaï, Maria Spiridonova, Catherine Breshkovski, mais aussi Alexandre Kerenski, Pavel Dybenko, Julius Martov, telles sont quelques-unes des grandes figures que l’on croise au long de ce récit épique, empathique et didactique écrit à chaud entre septembre 1917 et mars 1918 et traduit pour la première fois en français. Envoyée spéciale du Metropolitan et de Seven Arts, Louise Bryant décrit la société russe en révolution, et s’intéresse tout particulièrement à la condition féminine. Elle cherche à convaincre ses compatriotes de soutenir la jeune république soviétique. Relu avec un siècle de recul, son livre dresse le portrait d’un monde sorti des chaînes où tout semblait possible.

    L’auteure
    Jusqu’à nos jours, Louise Bryant (1885-1936) n’a pas totalement sombré dans l’oubli grâce au film de Warren Beatty, Reds, tourné en 1981. Le réalisateur jouait le rôle de John Reed et l’actrice Diane Keaton incarnait de façon convaincante celui de Louise Bryant au cours de la période allant de leur rencontre en 1915 à Portland jusqu’au décès de son mari à Moscou, en 1920. Cette seule occurrence cinématographique ne permettait pas de l’extraire du statut dépréciatif de jolie et sympathique girlfriend. Or, toute sa vie témoigne qu’elle n’a jamais voulu vivre dans l’ombre d’un homme, mais mener pleinement sa vie de femme libre dans tous les domaines, assumant ses choix même périlleux et écrivant ses propres articles, récits ou poèmes, sans que personne ne lui tienne la main.

    édition : septembre 2017

    10,00 €
  • Coquin : La révolution russe

    La proclamation triomphale du Comité Militaire Révolutionnaire anticipait les événements de quelques heures : le gouvernement ne devait être formellement renversé que dans la nuit du 25 au 26 octobre après la reddition du Palais d'Hiver. C'est là que les ministres s'étaient retirés au matin du 25 octobre, tandis que Kérensky partait à la recherche de renforts dans une voiture diplomatique battant pavillon américain. Le gouvernement n'avait trouvé que quelque 1 500 hommes pour assurer la défense du palais, dernier périmètre où s'exerçât encore son autorité. Prévoyant à tort une vive résistance, le C.M.R. investissait méthodiquement la place du palais durant la journée du 25 octobre.
    Le Soviet de Pétrograd s'impatientait : on tenait à obtenir la reddition du palais avant l'ouverture du Il' Congrès des soviets. Mais le siège s'éternisait ; des retards dans l'arrivée des matelots de la Baltique, un manque de coordination entre les unités assaillantes, la surestimation d'un adversaire démoralisé retardaient l'assaut bolchevique. Seule était tombée vers 17 heures l'aile du ministère de la Guerre. Il fallait à 20 h 40 ouvrir le Congrès des soviets qui commençait à siéger dans l'ébranlement de la canonnade : le croiseur Aurore venait de tirer ses premiers coups de semonce. Une brève fusillade nocturne, 36 coups de canon dont seulement 2 impacts qui endommagèrent légèrement les corniches du palais eurent raison de la défense. Le 26 octobre, à 2 h 30 du matin, le palais était emporté et les membres du gouvernement arrêtés rejoignaient au bastion Troubetskoï les derniers ministres tsaristes emprisonnés en février. Un début de pillage fut rapidement maîtrisé grâce à la discipline des assaillants. Le Palais des Tsars était devenu « propriété du peuple ».
    Ce siège n'avait coûté que quelques dizaines de victimes. Désarmés, les cadets furent remis en liberté sous promesse de ne pas reprendre les armes contre le, nouveau pouvoir. Ainsi s'achevait au petit matin du 26 octobre la phase insurrectionnelle de la révolution.
    (... ) En ce 26 octobre pourtant, Trotsky avait raison de souligner l'apparence de conspiration où s'enveloppait encore la révolution. La ratification par les masses du fait accompli devait constituer l'étape suivante : l'insurrection venait de s'achever, la révolution commençait.

    142 pages
    Edition : 2005

    7,10 €