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Doblin, Alfred


  • Doblin : Berlin, Alexanderplatz

    C'est l'un des chefs-d'œuvre de la littérature allemande de l'entre-deux-guerres, à l'image de Voyage au bout de la nuit. Le texte monumental de Louis Ferdinand Céline s'ouvrait sur la place de Clichy. Celui d'Alfred Döblin (publié en 1929, soit trois ans avant Voyage) s'articule autour de la place Alexander à Berlin, dans les années 1925-1930. À travers le parcours de Franz Biberkopf, sorti de prison après avoir été condamné pour le meurtre de sa maîtresse, Döblin brosse le portrait d'un certain Berlin, capitale des bas-fonds, où l'on survit grâce au crime, dans une cacophonie générale, un effrayant chaos même, où l'on est toujours rattrapé par son destin. Nourri de références bibliques et mythologiques, de collages d'extraits de journaux, d'intrusions de l'auteur, Berlin Alexanderplatz est une formidable symphonie littéraire, épique et réaliste à la fois, où la tragédie se mêle à la drôlerie populaire, le dérisoire à l'absurde. --Céline Darner 630 pages édition : octobre 2007

    10,40 €
  • Doblin : Novembre 1918 tome I, une révolution allemande, Bourgeois et soldats

    La révolution, héritière de la guerre, avait pris maintenant la forme de simples soldats, assis derrière une table en bois, brassard rouge au bras : ils examinaient des papiers, en délivraient ou orientaient les expulsés. Les dames et messieurs qui attendaient les contemplaient avec haine. Tel le loup qui s'apprête à planter ses crocs dans la nuque de l'agneau endormi, ils regardaient d'en haut les membres du conseil. Récit des derniers jours de la présence allemande en Alsace-Lorraine, Bourgeois et soldats installe le roman au milieu de l'agitation, soldats révoltés et population civile mêlés : officiers provisoirement détrônés et bourgeoisie locale en spectatrice ricanante ; amours qui se font et se défont ; petits trafics, chapardages, et enfin les drapeaux tricolores cousus à la va-vite... En dehors de Berlin Alexanderplatz, toute l'oeuvre d'Alfred Döblin reste pratiquement à découvrir. Roman de l'exil, la tétralogie de Novembre 1918 mêle personnages historiques et de fiction : elle tisse, de Strasbourg à Berlin, les destinées d'un drame qui prélude au siècle qui commençait. 420 pages édition : février 2009

    28,40 €
  • Doblin : Novembre 1918 tome II, une révolution allemande : Peuple trahi

    ARTICLE TIRE DU SITE lemonde.fr Il y a des gloires funestes. L'immense succès de Berlin Alexanderplatz, paru en 1929, a fortement contribué à occulter le reste de l'oeuvre d'Alfred Döblin, pourtant considérable et qui compte même l'un des plus gros romans de la littérature européenne : Novembre 1918, une révolution allemande. Ecrite entre 1937 et 1943, cette fresque de 2 000 pages retrace les soubresauts de la brève révolution qui a secoué l'Allemagne à la fin de la première guerre. Forte de quatre tomes, cette composition unanimiste où s'entremêlent réel et fiction n'a jamais été publiée en France dans son intégralité. Quai Voltaire avait publié il y a près de vingt ans les trois premiers volumes : Bourgeois et soldats (1988), Peuple trahi (1990) et Retour du front (1991). Les éditions Agone ont repris le flambeau en confiant aux traductrices des premiers tomes, Maryvonne Litaize et Yasmin Hoffman, la traduction du dernier, inédit en France, Karl et Rosa. Suivra en automne la reprise des trois premiers volets avec un nouvel appareil critique. Ce n'est en effet pas la moindre qualité de cette édition que de compléter l'excellente traduction par plusieurs index et, pour ce volume, par une utile préface de Michel Vanoosthuyse. Döblin était en exil quand il a commencé cette tétralogie. Fuyant le nazisme, il quitte l'Allemagne en 1933 avec sa famille pour se réfugier en Suisse, puis en France. En 1936, il prend la nationalité française. La débâcle le pousse à fuir plus loin encore. En 1940, à 62 ans, il part aux Etats-Unis. Dans ses valises, il y a les lettres de prison de Rosa Luxemburg qui inspireront le dernier volet de ce roman-fleuve. Pour Döblin, il existe un lien direct entre montée du nazisme et trahison de la révolution spartakiste. Car trahison il y a eu de la part des sociaux-démocrates, qui avaient déjà voté les crédits militaires en 1914 et qui, quatre ans plus tard, ont sacrifié l'élan populaire à des fins politiciennes. On peut dater le début de cette révolution au 30 octobre 1918, lorsque des marins de Kiel refusent d'appareiller contre la flotte anglaise, et sa fin au 11 août 1919, lorsqu'est adoptée la constitution de la République de Weimar. Entre ces deux dates, c'est un formidable imbroglio d'où émergent les figures de Scheidemann, Ebert, Eichhorn, Noske, mais surtout de Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg. Döblin n'écrit pas une hagiographie de ces deux personnages longtemps traités comme des héros, notamment par l'historiographie de la RDA. Il montre leur grandeur et leur misère au sein même du mouvement spartakiste, leurs insuffisances aussi. Prenant ses distances par rapport au parti pris littéraire de dépersonnalisation qui avait fait une part du succès de Berlin Alexanderplatz, Döblin revient à une forme de psychologie des personnages où les destins de Karl et Rosa sont tressés avec ceux de Stauffer, un écrivain raté, et Becker, un soldat revenu du front. Pierre Deshusses 485 pages édition : mars 2009

    28,40 €
  • Doblin : Novembre 1918, tome III, une révolution allemande : Retour du front

    Les deuxième et troisième tomes de Novembre 1918, écrits de début 1939 à mi-1940, Peuple trahi et Retour du front avaient été conçus comme un seul volume : où l’on découvre le Berlin de la misère et celui des profiteurs de guerre, des bourgeois insouciants, des petites et grandes canailles… ; ce sont aussi, entremêlées, grandes et petites manoeuvres : au niveau des États, les affrontements autour du Traité de Versailles, qui décideront de l’avenir de l’Europe ; au niveau individuel, les engagements et trahisons, d’amour et de politique, prélude au dénouement sanglant du dernier tome. La tétralogie Novembre 1918 aux éditions Agone : Bourgeois et soldats - tome I (février 2009) Peuple trahi - tome II (mars 2009) Retour du front - tome III (mai 2009) Karl & Rosa - tome IV (octobre 2008) Romancier et médecin, Alfred Döblin (1878–1957) est surtout connu pour son roman Berlin Alexanderplatz (1929) – arbre qui cache la forêt döblinienne. Né au sein de la bourgeoise juive, il déménage très tôt pour Berlin, ville qui a profondément influencé son oeuvre et où il vivra jusqu’à son exil à Paris en 1933 – qu’il fuira en 1940 pour les États-Unis. 560 pages édition : mai 2009

    31,50 €
  • Doblin : Novembre 1918, tome IV, une révolution allemande : Karl et Rosa

    Novembre 1918, l’Allemagne a perdu la guerre. La social-démocratie au pouvoir s’apprête à écraser la révolution prolétaire menée par les spartakistes. Au milieu des voix de la foule, quelques personnages (parfois historiques) cherchent comment (sur)vivre : aux batailles de rues fait échos une lutte des consciences, entre repli religieux, vie amoureuse et action politique. L’œuvre littéraire d’Alfred Döblin (1878-1957), une vingtaine de romans, est cachée par la gloire de Berlin AlexanderPlatz (nouvelle traduction à paraître à l’automne 2008). Ce "roman historique de l’exil" a été écrit, entre 1937 et 1943, par un écrivain chassé d’Allemagne sous le nazisme. Cette littérature est portée par un désir d’éclaircissement : comprendre par quoi tout est arrivé – notamment ce qui a rendu le nazisme possible. Et l’auteur y propose des contre-modèles nourris de la vie de ceux d’en-bas : "Le combat infatigable de tous les hommes, en particulier des pauvres et des opprimés, pour la liberté, la paix, une société authentique." De la révolutionnaire Rosa en prison au blessé de guerre Becker dans son lycée, des retrouvailles de l’infirmière Hilde et de l’ex-lieutenant Mauss (spartakiste qui rejoint les corps francs), ce programme littéraire échappe au temps biographique du héros, plutôt tissé par un entrelacs de voix multiples, séparées ou secrètement réunies au milieu du désordre révolutionnaire qui ne débouchera que sur l’ordre de la répression – source pour l’auteur du repli dans la religion. Aussi riches que les nombreux dialogues où s’affrontent les protagonistes, les monologues intérieurs abordent la responsabilité individuelle et la question de l’État, le socialisme, le marxisme, la lutte des classes, la dictature du prolétariat, le rôle des masses, des organisations, des directions, la social-démocratie, le bolchevisme… ; les Allemands et les Juifs, l’Allemagne... 750 pages édition : octobre 2008

    33,50 €