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Question juive


  • Mendel : Mémoires d'un révolutionnaire juif

    « Après la révolution, la vie est devenue un bivouac » écrivait Léon Trotsky en 1924. Comment qualifier plus éloquemment la vie d’Hersh Mendel Sztokfisz, né à Varsovie en 1890 et éveillé à la conscience sociale par la révolution russe de 1905 ?
    Hersh Mendel (1890-1969) passe son enfance dans les quartiers juifs populaires de Varsovie dont les habitants souffrent à la fois de la misère et de l’antisémitisme. Dès son plus jeune âge, il travailla de longues heures dans l’atelier misérable de son père, dans le secteur du cuir.
    L’auteur, qui fut bundiste à Varsovie, anarchiste à Paris, soldat de l’Armée rouge en Ukraine, communiste puis trotskiste en Pologne et à Paris et sioniste prolétarien à Tel-Aviv incarne une génération d’ouvriers juifs qui se lança « à l’assaut du ciel » durant près d’un demi-siècle.
    Le lecteur est ainsi amené à ouvrir de nombreuses portes qui semblaient condamnées et à visiter bien des recoins obscurs de l’histoire du 20e siècle et d’un continent à jamais disparu : le yiddishland.
    Les pages qu’Hersh Mendel consacre à son passage dans l’Armée rouge font écho aux nouvelles d’Isaac Babel. Ses souvenirs sur la pègre juive de Varsovie, sur le combat et la popularité du Bund, sur l’aventurisme du Parti communiste de Pologne et sur l’opposition des trotskistes polonais sont autant d’informations inédites. Ce récit contribue à réhabiliter un inconnu, le prolétaire juif d’Europe orientale et centrale, que la mythologie juive contemporaine rejette à sa périphérie et travestit soigneusement.
    Quant au mouvement ouvrier, précisément, si friand de symboles et de commémorations, il n’entretient nulle part le souvenir de ce prolétariat juif qui n’a pas seulement été battu mais purement et simplement rayé de la carte avant de l’être de l’histoire. Ouvrage publié en 1982 par les Presses universitaires de Grenoble. Épuisé depuis de nombreuses années.
    Bernard Suchecky est docteur en histoire de l’École des Hautes études en sciences sociales à Paris, spécialiste du monde yiddish et de l’histoire des populations juives en Europe centrale et orientale. Chercheur à l’Institut universitaire d’études du judaïsme Martin Buber de l’Université libre de Bruxelles puis au YIVO de New York, il a été conservateur, responsable des archives, au Musée Juif de Belgique (Bruxelles)
    400 pages

    édition : novembre 2011

    25,50 €
  • Rajsfus : Opération "étoile jaune"

    Maurice Rajsfus a eu accès à de nombreuses pièces d'archives inédites et à des documents récemment mis au jour. Il a pu ainsi reconstituer une des pages les plus sombres de l'Occupation. Le port obligatoire de l'étoile jaune, imposé aux Juifs de la zone occupée, en application de la 8e ordonnance du 29 mai 1942, n'est que l'une des mesures répressives décidées par la Gestapo mais appliquée par les policiers français. Les étoiles jaunes seront délivrées dans les commissariats de police et non dans les officines de la Gestapo. À partir du 7 juin 1942, premier jour du port de l'étoile jaune, dès l'âge de six ans, la vigilance policière sera sans faille, et de nombreuses personnes seront arrêtées, internées puis déportées sous les prétextes les plus divers : sur les mains courantes des commissariats sont évoquées les étoiles mal cousues, peu visibles ou mal détourées. Il est également question du comportement « arrogant » des victimes. En cette circonstance, comme pour les déclarations des Juifs dans les commissariats, en octobre 1940, ou la réquisition des postes de TSF ou des récepteurs de téléphone l'année suivante, la police française fera respecter l'ordre nazi avec un zèle qui lui vaudra les éloges de ses maîtres. Cinq semaines plus tard, ce sera la rafle du 16 juillet 1942. Maurice Rajsfus relate ensuite dans Jeudi noir comment sa famille fut arrêtée à Vincennes. Lui et sa soeur aînée furent libérés, mais ses parents, déportés à Auschwitz, ne reviendront pas. Un récit émouvant et sans complaisance. 270 pages édition : avril 2012

    14,90 €
  • Rajsfus Maurice : Drancy. Un camp de concentration très ordinaire

    Contrairement à une légende tenace, Drancy ne fut pas qu'un simple camp de transit. À seulement quelques kilomètres de Paris on entrait dans la mort. La violence et les souffrances physiques infligées aux déportés montrent à quel point Drancy était bien un camp de concentration très ordinaire. Grâce à des archives inédites et de nombreux témoignages, ce livre dévoile des faits historiques trop vite passés sous silence. D'une grande richesse documentaire et avec une exhaustivité exemplaire, cet ouvrage présente des éléments indéniables d'un passé dont le procès reste encore à faire. Car, par ses révélations sans concession, Maurice Rajsfus réveille les consciences : plus de soixante ans après, certaines vérités ne semblent pas faciles à admettre. Nécessaire et suscitant des questionnements toujours d'actualité, ce document fait tomber les masques de notre Histoire. Maurice Rajsfus Il est historien. Âgé de 14 ans lors de la rafle du « Vel d'Hiv », survivant de cette sombre période, il est depuis militant et président de l'Observatoire des libertés publiques. ll est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages, dont La police de Vichy. 412 pages Edition :Cherche-midi mai 2012 (et non plus en poche 2005 comme sur le visuel)

    24,90 €
  • Rajsfus Maurice : La rafle du Vél d'hiv

    Le 16 juillet 1942, dès l'aube, environ sept mille policiers parisiens se livrent à une vaste action d'arrestations qui se poursuit le lendemain. Au cours de ces deux journées, 13 152 hommes, femmes, enfants et vieillards sont raflés et enfermés, soit au Vélodrome d'Hiver, soit au camp de Drancy. Selon les ordres émanant de la Gestapo, seuls des juifs étrangers doivent être raflés mais les policiers « améliorent » la consigne en arrêtant plus de quatre mille enfants, presque tous de nationalité française. Cet ouvrage fait le point sur l'ensemble des circonstances qui entourèrent l'une des manifestations les plus emblématiques de la persécution raciale et de la collaboration avec les nazis, afin que nul n'ignore ce que fut cette sauvagerie à visage humain. Maurice Rajsfus, écrivain et militant, est notamment l'auteur de Drancy, un camp de concentration très ordinaire, 1941-1944 (Manya, 1991 ; Le Cherche Midi éditeur, 1996) et de La police de Vichy, les forces de l'ordre françaises au service de la Gestapo, 1940-1944 (Le Cherche Midi éditeur, 1995). 128 pages Edition : 2002

    10,90 €
  • revue Philosophie mag : Les philosophes face au nazisme, avant, pendant après Auschwitz

    Qu'en pleine lumière, la patrie de Kant et de Nietzsche, Hegel et de Husserl, ait pu bâtir la machine de mort hitlérienne n'est sans doute plus un mystère pour les historiens mais pose des questions philosophiques encore ouvertes.

    Les racines du nazisme.
    Y a-il eu une prédestination au nazisme en Allemagne ?
    Quelles ont été les sources intellectuelles de Mein Kampf ?
    A-t-il existé une pensée nazie ?
    Avec Georges Bensoussan, Johann Chapoutot, Yannis Constantinidès, Luc Ferry, Édith Fuchs.

    Ce qu'ils ont écrit, ce qu'ils ont fait
    Des premiers signes durant la République de Weimar jusqu'aux années de guerre.
    Avec Ingrid Galster, Frédéric Worms
    Textes de Raymond Aron, Georges Bataille, Walter Benjamin, Ernst Bloch, Albert Camus, Georges Canguilhem, Jean Cavaillès, Albert Einstein, Emmanuel Levinas, Emmanuel Mounier, Paul Ricoeur, Jean-Paul Sartre, Léon Trotski, Simone Weil...

    Martin Heidegger, la pensée compromise ?
    Du Discours du rectorat à la publication des « Cahiers noirs ».
    Avec Sidonie Kellerer, Martin Legros, Tristan Storme, Jacques Taminiaux, Peter Trawny, Richard Wolin

    Philosopher après Auschwitz
    Le peuple allemand est-il coupable ?
    Hannah Arendt et la banalité du mal.
    En tout homme un bourreau ?
    Dieu est-il mort dans les camps ?
    Trop de mémoire ou trop d'oubli.
    Avec Paul Clavier, Martine Leibovici, Annette Wieviorka Textes de Theodor Adorno, Giorgio Agamben, Jean Amery, Günther Anders, Robert Antelme, Paul Celan, Élisabeth de Fontenay, Vladimir Jankélévitch, Karl Jaspers, Hans Jonas, Imre Kertész, Primo Levi, Paul Ricoeur, Gershom Scholem...

    expédition : janvier 2015

    19,50 €
  • Rousset David : L'univers concentrationnaire

    David Rousset (1913-1997), déporté à Buchenwald, fut militant politique, résistant, journaliste et écrivain. Il est également l'auteur, dans la même collection, des jours de notre mort. David Rousset fut le premier déporté à décrire les mécanismes et la logique des camps de concentration que le nazisme a portés au paroxysme de l'horreur. Son témoignage dénonce implacablement les différentes strates bureaucratiques et idéologiques de ce système. Il rend également hommage à ces hommes et à ces femmes qui, au pire de l'inhumanité, ont su garder un sens de la solidarité et de l'espoir. Une analyse aussi magistrale qu'émouvante, rédigée dans un style clair et dense, pour essayer de comprendre l'incompréhensible. Un texte essentiel et désormais classique. 190 pages Edition : 2005

    7,60 €
  • Sand Shlomo : Comment j'ai cessé d'être juif

    Comment j'ai cessé d'être juif Supportant mal que les lois israéliennes m'imposent l'appartenance à une ethnie fictive, supportant encore plus mal d'apparaître auprès du reste du monde comme membre d'un club d'élus, je souhaite démissionner et cesser de me considérer comme juif. Café Voltaire Le numéro 1 de la place de l'Odéon, siège actuel du département de littérature des éditions Flammarion, fut occupé pendant plus d'un siècle par le célèbre Café Voltaire. Un lieu de rencontre de peintres et d'écrivains, d'hommes politiques et de journalistes. C'est l'endroit « où l'on boit, où l'on cause, où l'on rêve ». Il est permis d'y fumer le cigare (à l'étage), d'y jouer (à l'entresol), de passer des heures avec une consommation et les omelettes sont les plus réputées de Paris. Un lieu de liberté et de conversation, comme a su en susciter l'esprit français, où l'on peut croiser Gambetta, Verlaine, Delacroix, ou encore Mallarmé. Plus tard, la proximité du Mercure de France et de la librairie de Sylvia Beach y conduit Gide, Valéry, Larbaud et tous les Américains de Paris. Un lieu où les humeurs s'affichent, où les idées s'entrechoquent, où les goûts se révèlent. Un lieu pour disputer et se disputer, se souvenir, rêver : l'esprit de cette collection était déjà dans les murs, il ne nous restait plus qu'à le faire revivre. édition poche 2015 : 6 eurs 140 pages

    6,00 €
  • Segev Tom : Le septième million

    Le septième million raconte une longue histoire: la réponse sioniste à la montée du nazisme et à l'arrivée des premiers réfugiés allemands; la réaction dénuée de compassion de la communauté juive de Palestine face à l'extermination des Juifs européens; les premières rencontres, douloureuses et sans compréhension, entre cette communauté et les survivants, puis l'acceptation du passé à partir du procès Eichmann. Cet ouvrage majeur est l'un de ceux qui ont le plus ébranlé le récit fondateur de l'État d'Israël. Tonn SEGEV, né en 1945 à Jérusalem, est le fils d'immigrés juifs allemands ayant fui l'Allemagne nazie. Après des études d'histoire et de sciences politiques, il publie, en 1984, son premier essai, et signe une chronique hebdomadaire à Haaretz, dès 1986. Le septième million l'imposera dans le monde entier comme l'un des historiens israéliens les plus novateurs. Il est également l'auteur d'un ouvrage qui retrace les années du mandat britannique, juste avant la création de l'État d'Israël. 688 pages Edition : 2002

    15,00 €
  • Shohat : Le sionisme du point de vue de ses victimes juives

    Ce texte fondateur d'Ella Shohat, écrit en 1986 et traduit ici pour la première fois en français, s'attache à retracer les origines historiques de « l'oppression structurelle que subissent les juifs orientaux en Israël», et à dévoiler les mécanismes et les discours qui la perpétuent. Revenant sur les prémisses du sionisme, idéologie euro-centrée à caractère orientaliste et colonial, l'auteur montre comment l'action de la minorité ashkénaze à la tête de l'État hébreux a abouti, au terme d'un travail systématique de dévalorisation des traits culturels orientaux, à rendre impensable en Israël toute représentation indépendante de la population juive d'Orient. De plus, en «incitant les juifs orientaux à haïr les Arabes et à rejeter leur propre culture », l'État sioniste a compromis les bases mêmes d'une entente entre juifs et Palestiniens dans la région. 120 pages édition : octobre 2006

    8,20 €
  • Traverso : L'histoire déchirée

    Auschwitz nous confronte à une déchirure de l'histoire qui ne cesse de s'approfondir, dialectiquement, au fur et à mesure qu'elle s'éloigne de nous dans le temps. Aujourd'hui central, voire obsédant dans notre mémoire du XXe siècle, le génocide juif a été presque ignoré par la culture occidentale au moment où il a été perpétré. Face à cet aveuglement - dont les Réflexions sur la question juive de Sartre constituent sans doute l'exemple le plus paradoxal et le plus frappant -, ce sont les exilés judéo-allemands et les rescapés du massacre nazi qui, entre les années quarante et soixante, essayent de penser Auschwitz.
    Ce livre leur est consacré. Il explore un paysage intellectuel qui va de Paris à New York, d'une Europe encore en ruine à une Amérique devenue terre d'exil. Il prête son attention à la philosophie (Adorno, Anders) et à la pensée politique (Arendt), sans exclure certaines manifestations littéraires (Levi, Améry) ou même poétiques (Celan). Éthique et épistémologique à la fois, la réflexion de ces intellectuels sonde la relation d'Auschwitz aux violences du XXe siècle, analyse la complicité inédite et terrifiante que les camps de la mort révèlent entre la modernité et la barbarie, entre la rationalité technique et l'extermination de masse, désigne enfin les interrogations que ce génocide pose et les blessures qu'il inflige à la culture. Autant de questions qui demeurent au centre du débat actuel.

    Enzo Traverso, né en Italie en 1957, est maître de conférences en sciences politiques à l'université de Picardie (Amiens) et chargé de conférences à l'École des hautes études en sciences sociales.
    239 pages Edition : 1997

    37,40 €
  • Traverso : La fin de la modernité juive

    La modernité juive s'est déployée entre les Lumières et la Seconde Guerre mondiale, entre les débats qui ont préparé l'Emancipation et le génocide nazi. Pendant ces deux siècles, l'Europe en a été le coeur ; sa richesse intellectuelle, littéraire, scientifique et artistique s'est révélée exceptionnelle. Mais la modernité juive a épuisé sa trajectoire. Après avoir été un foyer de la pensée critique du monde occidental, les juifs se sont retrouvés, par une sorte de renversement paradoxal, du côté de la domination.

    Les intellectuels ont été rappelés à l'ordre et les subversifs se sont assagis, en devenant souvent des conservateurs. L'antisémitisme a cessé de modeler les cultures occidentales, en laissant la place à l'islamophobie, la forme dominante du racisme en ce début du XXIe siècle. Transformée en "religion civile" de nos démocraties libérales, la mémoire de l'Holocauste a fait de l'ancien "peuple paria" une minorité respectable, distinguée, héritière d'une histoire à l'aune de laquelle l'Occident démocratique mesure ses vertus morales.

    Dans cet essai novateur, Enzo Traverso analyse cette métamorphose historique. Son bilan ne vise pas à condamner ou à absoudre, mais à réfléchir sur une expérience achevée, afin d'en sauver le legs, menacé tant par sa canonisation stérile que par sa confiscation conservatrice.

    édition : octobre 2016 pour l'édition de poche

    10,00 €
  • Traverso : Les marxistes et la question juive

    A l'origine de ce livre il y a le constat, jusqu'à présent ignoré ou esquivé, d'une imbrication profonde entre l'histoire intellectuelle des juifs et les trajectoires théoriques du marxisme. De l'émancipation au génocide, de Karl Marx à Abraham Léon, la « question juive » a engendré un débat, au sein de la pensée marxiste, dont les contrastes, comme l'écrit Pierre Vidal-Naquet dans sa préface, « s'inscrivent dans toutes les nuances du prisme ». Les théoriciens de la Deuxième Internationale conçoivent l'Histoire comme une ligne droite en direction du « progrès » et, en reprenant à leur compte un modèle hérité des Lumières, identifient l'Émancipation avec l'assimilation des Juifs. En Europe orientale, en revanche, se développe un socialisme yiddish qui revendique son appartenance à une histoire et à une culture juives. Mais ces deux tendances n'épuisent pas la complexité de ce débat. Inclassable et à l'écart de tous les courants, Walter Benjamin se propose de reinterpréter le matérialisme historique à la lumière du messianisme juif.
    Ce livre - déjà traduit en anglais, allemand, espagnol et japonais - reconstitue la genèse et l'histoire de cette controverse marxiste, en montrant aussi bien sa fécondité et sa pluralité que ses limites. Dans la postface qui enrichit et complète cette nouvelle édition, Enzo Traverso explore les questions et les impasses du marxisme de l'après-guerre - de l'École de Francfort à Ernest Mandel -devant la déchirure d'Auschwitz. Né en Italie en 1957, Enzo Traverso est maître de conférences à l'université de Picardie Jules Verne et chargé de conférences à l'EHESS. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages consacrés à la culture juive et à l'histoire intellectuelle.

    345 pages
    Edition : 1997

    29,50 €
  • Vidal : Antisionisme = antisémitisme ?

    Le 16 juillet 2017, Emmanuel Macron s'apprête à terminer son discours lors de la commémoration du 75e anniversaire de la rafle du Vél' d'hiv'. Et soudain, se tournant vers Benyamin Netanyahou, qu'il a appelé "cher Bibi", il lance : "Nous ne céderons rien à l'antisionisme, car il est la forme réinventée de l'antisémitisme."
    Jamais un chef de l'Etat n'avait commis une telle erreur historique doublée d'une telle faute politique. Voilà ce que ce livre entend démontrer, sur un mode non polémique et pédagogique en traitant successivement de l'histoire du sionisme, de la diversité de l'antisionisme, de l'antisémitisme hier et aujourd'hui, enfin de la politique proche-orientale de la France.

    édition : mars 2018

    8,00 €
  • Vidal-Naquet Pierre : Les assassins de la mémoire. "Un Eichmann de papier" et autres essais sur le révisionnisme

    «Face à un Eichmann réel, il fallait lutter par la force des armes et, au besoin, par les armes de la ruse. Face à un Eichmann de papier, il faut répondre par du papier. Nous sommes quelquesuns à l'avoir fait et nous le ferons encore. Ce faisant, nous ne nous plaçons pas sur le terrain où se situe notre ennemi. Nous ne le "discutons pas", nous démontons les mécanismes de ses mensonges et de ses faux, ce qui peut être méthodologiquement utile aux jeunes générations. » Ces lignes, qu'écrivait en 1981 l'historien Pierre Vidal-Naquet, gardent toute leur actualité. Robert Faurisson et ceux qui nient avec lui la réalité du génocide hitlérien n'ont pas désarmé, et certains médias continuent à réserver un accueil surprenant à leurs thèses délirantes. Comprendre comment une telle aberration a pu voir le jour est donc plus que jamais nécessaire. Tel est le but des essais réunis dans ce livre. « Face au "révisionnisme", plus efficace qu'une législation d'exception, qui a alimenté en bois le bûcher, Pierre Vidal-Naquet a ciselé une arme parfaite : Les Assassins de la mémoire. Faites-le lire autour de vous, apprenez-le par coeur, pour le contenu et la méthode. » LE FIGARO « Le combat que Pierre Vidal-Naquet livre contre les "assassins de la mémoire" est sans doute le plus difficile de ceux qu'il a eu à mener, parce que le plus douloureux. Car la mémoire qu'ils assassinent, c'est la mémoire commune de notre XXe siècle et la plus insoutenable. On appréciera d'autant plus la force d'un livre qui ne cède à aucun moment aux facilités de la confidence, de l'émotion ou de l'invective [...]. Par son acuité, sa transparence, cette leçon de méthode devrait rendre confiance à tous ceux qui en venaient à se demander si le métier d'historien a encore un sens. Si vous voulez savoir tout ce qui se cache derrière le "point de détail" de Jean-Marie Le Pen, lisez Pierre Vidal-Naquet. » LE NOUVEL OBSERVATEUR Pierre Vidal-Naquet, historien, directeur d'études à l École des hautes études en sciences sociales, a été directeur du Centre Louis-Gernet, fondé par Jean-Pierre Vernant. II est l'auteur de nombreux ouvrages sur la Grèce ancienne et sur l'histoire contemporaine. 228 pages Edition : 2005

    11,00 €
  • Weinstock : Le pain de misère. Histoire du mouvement ouvrier juif en Europe. Tome 1 : L'Empire russe jusqu'en 1914

    Le 1880 à 1940, le mouvement ouvrier juif fut une force généralement décisive dans la vie et l'évolution des communautés juives européennes. Nathan Weinstock, en une vaste fresque, en a restitué la diversité des organisations, partis, syndicats et journaux. Sa connaissance sance du yiddish, langue dans laquelle, pour l'essentiel s'exprimaient les revendications cations des artisans et des travailleurs, lui a permis d'exhumer des textes qui sont autant de facettes d'une foisonnante activité ouvrière. Dans l'Empire russe d'avant 1914, la prépondérance du Bund, le grand parti socialiste juif, et sa farouche autonomie face aux bolcheviks et aux mencheviks ne sauraient faire oublier les autres organisations : les Poaley-Tsiyon, les territorialistes et les sejmistes. Ni occulter que les débats au sein du mouvement ouvrier juif ne reflétaient pas seulement des querelles théoriques, mais répondaient à des urgences pratiques : que faire face à la vague d'antisémitisme populaire et de répression policière qui déferlait dans l'Empire jusqu'à la veille de la Grande Guerre ? Nathan Weinstock, avocat, collaborateur scientifique à l'Institut d'études du judaïsme de Bruxelles, est spécialiste de la traduction des mémorialistes de langue yiddish. Il est notamment l'auteur de Couleur espérance. La mémoire juive autour de 1900 (Metropolis, 2000) et Terres promises (Metropolis, 2001). 311 pages Edition : 2002

    30,00 €
  • Weinstock : Le pain de misère. Histoire du mouvement ouvrier juif en Europe. Tome 2 : L'Europe centrale et occidentale jusqu'en 1945

    Le 1880 à 1940 le mouvement ouvrier juif fut une force généralement décisive dans la vie et l'évolution des communautés juives européennes. Nathan Weinstock, en une vaste fresque, en a restitué la diversité des organisations, partis, syndicats et journaux. Sa connaissance du yiddish, langue dans laquelle pour l'essentiel s'exprimaient les revendications des artisans et des travailleurs, lui a permis d'exhumer des textes qui sont autant de facettes d'une foisonnante activité ouvrière. L'Europe occidentale, nous expose une première partie, fut le creuset des organisations ouvrières juives : les travailleurs s'organisaient à Londres bien avant Vilna ou Varsovie. Et, aux deux extrémités du continent - à Salonique et à Amsterdam , on voit surgir aussi une classe ouvrière juive autochtone qui ne doit rien à l'émigration russo-polonaise. Nathan Weinstock, dans une seconde partie, présente les mouvements ouvriers juifs dans l'Europe de 1914 à 1945, période chargée de conflits leur imposant de nombreuses transformations organisationnelles, idéologiques et politiques. Nathan Weinstock, avocat, collaborateur scientifique à l'Institut d'études du judaïsme de Bruxelles, est spécialiste de la traduction des mémorialistes de langue yiddish. Il est notamment l'auteur de Couleur espérance. La mémoire juive autour de 1900 (Metropolis, 2000) et Terres promises (Metropolis, 2001). 398 pages Edition : 2002

    35,00 €