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Sociologie du travail


  • Les classes sociales en europe, tableau des nouvelles inégalités sur le continent

    Cartographie des inégalités sociales (niveaux d’éducation, logement, pratiques culturelles…) au-delà du revenu : une synthèse inédite des classes sociales à l’échelle européenne.

    Ces trente dernières années, les contours de l’Europe n’ont cessé de s’élargir, contribuant à y rendre plus visibles les inégalités. Experts et journalistes analysent ces évolutions à l’aide d’indicateurs de performance économique – productivité, taux de chômage – sans jamais s’interroger sur les conditions de travail ou les disparités selon les couches sociales. Dans un contexte où la crise économique et les réponses néolibérales incitent les peuples à se replier sur chaque espace national, il est temps de se demander ce qui rapproche et ce qui distingue les travailleurs européens. À partir de grandes enquêtes statistiques, cet ouvrage prend le parti d’une lecture en termes de classes sociales : contre la vision d’individus éclatés touchés par la crise, l’objectif est de rendre visibles les rapports de domination entre groupes sociaux. Une étape préalable nécessaire pour explorer les conditions de possibilité d’un mouvement social européen.

    édition : octobre 2017

    19,00 €
  • Linhart : La comédie humaine du travail, de la déshumanisation taylorienne à la sur humanisation managériale

    Avec Taylor, le « père » de l’organisation scientifique du travail, les ouvriers devenaient un rouage passif, astreint à une stricte conformité aux consignes et modes opératoires. Leur travail devait se dérouler indépendamment de leur état d’esprit, de leurs états d’âme et de leurs savoirs.
    Le management moderne semble aux antipodes d’une telle orientation. Il clame sa volonté de reconnaître la dimension humaine des salariés, mise sur leur subjectivité, leur personnalité et tend à « psychologiser » les rapports de travail.
    Pourtant Danièle Linhart soutient que la logique reste la même : dans les deux cas, s’organise en réalité une disqualification des métiers, de la professionnalité, de l’expérience qui tend à renforcer la domination et le contrôle exercés par les dirigeants. Le résultat est le même : un travail qui perd son sens, qui épuise. Pire encore, le travail moderne précarise subjectivement les salariés, qui, constamment mis à l’épreuve, sont conduits à douter de leur propre valeur et légitimité.
    En rapprochant Taylor des managers modernes, l’auteur questionne cette idéologie qui prend de plus en plus de place dans la réalité du travail telle qu’elle se dégage à travers ses propres enquêtes et celles des spécialistes en sciences sociales du travail.

    édition : janvier 2015

    19,00 €
  • Linhart Daniele : L'insoutenable subordination des salariés

    Une lecture sociologique des innovations managériales en cours, qui tendent à faire oublier les véritables objectifs des employeurs : continuer à mettre en œuvre la subordination des salariés, seule garantie de leur exploitation « légitime ».

    Les salariés sont pris dans un dilemme qui les met en grande vulnérabilité. Au-delà du besoin financier qui les tient, et malgré les contraintes permanentes qu’impose la subordination inscrite dans leur statut, ils ont pour leur travail de réelles aspirations en termes de sens, d’utilité sociale, d’identité professionnelle et citoyenne.
    Cette situation permet aux directions d’entreprise d’asseoir et de pérenniser leur emprise sur leurs salariés, de façon de plus en plus savante et sophistiquée. En stimulant et exacerbant les désirs qui sous-tendent leur rapport au travail, elles parviennent à imposer de nouvelles méthodes d’organisation et d’implication des salariés, toujours plus déstabilisantes et délétères.
    Danièle Linhart décrypte la capacité patronale à faire renaître, sans cesse, sa domination, afin de préserver, voire sublimer, un lien de subordination qui devient de plus en plus personnalisé et intrusif, et qui compromet toute capacité collective des salariés à s’emparer des véritables enjeux du travail.
    Des DRH « bienveillantes » et préoccupées du « bonheur » de leurs salariés aux « entreprises libérées » par leur leader, en passant par l’esprit start-up et l’offre éthique, l’auteure analyse tous ces faux-semblants des innovations managériales qui paralysent l’intelligence collective. édition : mai 2021

    25,00 €
  • Linhart Robert : Lénine, les paysans, Taylor

    Ce texte, publié en 1976 par une grande figure révolutionnaire des années 68, « explore certaines limites de la Révolution russe et de la pensée de Lénine », sur deux questions essentielles : la politique agraire et l’organisation du travail industriel. « Le livre qu’on va lire a paru pour la première fois en 1976 : on était alors en pleine offensive des « nouveaux philosophes » ; ces jeunes gens allaient partout annonçant « la mort de Marx ». Je l’ai conçu, ce livre, comme une première riposte à ce déchaînement contre Marx et Lénine. Allaient suivre, deux ans plus tard, L’Établi, récit de l’année que j’ai passée comme OS (ouvrier spécialisé) chez Citroën, puis, encore deux ans après, Le Sucre et la Faim, enquête dans les régions sucrières du Nordeste brésilien. D’une certaine façon, on pourrait dire que ces différents livres se complètent et constituent un ensemble : il y est question du système Taylor, du mouvement paysan, de la résistance à l’exploitation. Qu’en est-il aujourd’hui ? L’URSS s’est effondrée, il a coulé beaucoup d’eau sous les ponts de la Neva […] ; la misère, dans nos pays, frappe avant tout les immigrés, les sans-papiers, les sans-droits, pendant que les riches affichent avec insolence leurs gains mirifiques… Trente-quatre ans ont passé depuis la première publication de Lénine, les paysans, Taylor : les analyses contenues dans ce livre restent pertinentes à mes yeux ; je n’en changerais pas une ligne… » Robert Linhart, mars 2010. Robert Linhart, est dans les années 1960, l’un des fondateurs du mouvement maoïste français. Il a, entre autres, publié L’Établi. Parution mai 2010, 222 pages

    19,00 €
  • Manifeste des chômeurs heureux

    Le chômage? Pas un problème, peut-être une solution. Comme une trainée der poudre, cette vérité qu'on énonçait jusque-là qu'en privé circule maintenant à travers le monde. Perconne n'a envie de travailler, mais tout le monde a besoin de fric. Grâce à l'automatisation, le travail disparait. Ce serait une ecxellente nouvelle si la richesse était sociale. Mais la question est posée par le capital : comment résorber les travailleurs inutiles? La logique économique aurait déjà rétabli l'esclavage si elle n'avait aussi besoin de consommateurs. Les chômeurs heureux blasphèment contre un tel chagrin. Un de ces jours, avant qu'il n'en finisse avec nous, nous en finirons avec le travail. 95 pages édition : juin 2006

    7,00 €
  • Mensitieri : Le plus beau métier du monde

    La mode est l’une des plus puissantes industries du monde : elle représente 6 % de la consommation mondiale et est en croissance constante. Depuis les années 1980 et l’entrée dans l’économie néolibérale, elle est devenue l’image étincelante du capitalisme, combinant prestige, pouvoir et beauté, et occupe une place centrale dans les médias et les imaginaires. Pourtant, cette industrie, qui apparaît comme un horizon professionnel hautement désirable, repose principalement sur du travail précaire, et ce aussi bien là où la production est externalisée qu’au coeur de la production créative du luxe, comme les prestigieux ateliers des maisons de couture.
    À partir d’une enquête en immersion auprès des travailleurs créatifs de cette industrie (stylistes, mannequins, créateurs indépendants, coiffeurs, maquilleurs, vendeurs, journalistes, retoucheurs, stagiaires, agents commerciaux, etc.), ce livre dévoile la réalité du travail à l’oeuvre derrière la façade glamour de la mode. Il met notamment en lumière les dynamiques d’exploitation et d’autoexploitation ainsi que le prestige social liés au fait de travailler dans un milieu désirable.
    Des séances de « shooting » pour magazines spécialisés à la collaboration auprès d’un créateur de mode, en passant par des entretiens avec des stylistes travaillant pour de célèbres maisons de luxe et de couture, cette enquête dévoile une nouvelle forme de précarité caractéristique des industries culturelles du capitalisme contemporain, une précarité combinée au prestige, à la reconnaissance et à la visibilité. Il s’agit ainsi de décrypter les dynamiques invisibles sur lesquelles repose l’industrie de la mode pour mieux la «déglamouriser ».

    édition : janvier 2018

    22,00 €
  • Moreira, Prolongeau : Travailler à en mourir

    Quatre suicides en trois ans chez Renault sur le lieu de travail, dix-sept tentatives (dont huit "réussies") chez France Télécom en quinze mois, une mort volontaire par jour au moins en entreprise d'après les médecins... C'est un fait : le travail tue. Au-delà des licenciements difficiles, du chômage, du harcèlement moral, les conditions professionnelles sont souvent devenues insupportables. Délocalisations, perte de sens, course à la performance, poids de la bourse laminent aussi bien les cadres les plus compétents que ceux qu'ils managent. Comment en sommes-nous arrivés là ? Cette enquête plonge au coeur de l'entreprise. Chez Renault, sur laquelle on n'a jamais enquêté aussi profondément, dans la métallurgie, dans la banque, Paul Moreira et Hubert Prolongeau sont allés rencontrer ces hommes qui n'en peuvent plus, les familles de ceux qui ont sauté le pas, les patrons qui se sentent aussi prisonniers de cette logique meurtrière. Fort d'histoires bouleversantes, leur livre, qui approfondit un documentaire de Paul Moreira à l'audience exceptionnelle diffusé sur France 2 en 2008, est un pavé jeté dans la mare d'une dérive tragique. Au-delà de l'émotion, il décrit et fait comprendre cette mécanique qui rend malade. Et tue. Edition 2009, 243 pages

    20,30 €
  • Pialoux : Le temps d'écouter

    Ce livre concentre plusieurs décennies de travail d'un des plus importants sociologues français contemporains, Michel Pialoux, dont les livres sur le monde ouvrier, co-signés avec Stéphane Beaud (sociologue) ou Christian Corouges (syndicaliste Peugeot) ont connu un véritable succès public et académique depuis les années 1990. Pourtant, la majeure partie des écrits de Pialoux reste inédite, méconnue ou dispersée dans une multitude de revues de statut différent, et parfois disparues.
    Cela s'explique notamment par la dimension artisanale du travail de ce chercheur hors pair qui a formé des générations d'ethnographes et accompagné de nombreuses recherches de thèse, sans avoir suivi un plan de carrière linéaire ni bâti de stratégie éditoriale individuelle. Bref, Michel Pialoux est un auteur qui reste à découvrir, et la principale originalité de ce livre est de faire ressortir une oeuvre originale qui, en l'absence d'un volume de référence, n'existerait pas aussi clairement en tant que telle. Pialoux n'est pas seulement un " sociologue des OS ", et la diversité des thèmes abordés dans ses écrits constitue un point fort du projet éditorial : politiques du logement, pauvreté urbaine, sous-prolétariat économique, théories sociales diverses (Marx, Foucault, etc.), hiérarchies dans l'entreprise, militantisme syndical, rapports intellectuels/dominés, travail ouvrier, etc. Par ailleurs, l'imbrication continue d'une réflexion entre sociologie, économie et histoire (par exemple à travers la critique en règle de La Police des familles de Donzelot) donne à l'ensemble une grande actualité au regard des débats récurrents sur la " juste distance " des sciences sociales à l'égard des cultures et groupes dominés.
    L'enjeu est donc de montrer un Pialoux avant Sochaux et avant " Beaud et Pialoux ", par la réédition sélective de ses textes écrits des années 1970 aux années 2000, mais aussi par la constitution d'un ouvrage de référence à vocation généraliste. L'enjeu est de montrer, au-delà des ouvriers, une certaine façon de faire la sociologie des groupes dominés, une certaine idée de l'enquête et des enquêtés, que les transformations récentes de la sociologie (professionnalisation, spécialisation, etc.) n'ont pas tendance à favoriser.
    Ce volume imposant de 15 textes serait accompagné d'un avant-propos inédit de Michel Pialoux, d'une description circonstanciée en introduction présentant à grands traits sa trajectoire et les étapes de sa carrière intellectuelle (rédigée par Paul Pasquali), d'un entretien biographique inédit (réalisé par Paul Pasquali) et d'une post-face de Stéphane Beaud.

    édition : septembre 2019

    24,00 €
  • Pierru : Guerre aux chômeurs ou guerre au chômage

    Aujourd'hui, la guerre soi-disant menée contre le chômage se transforme en une guerre contre le chômeur. Ce dernier condense, en effet, tout un ensemble d'indignités sociales et politiques qui en font une figure peu fréquentable et peu respectable. Le chômage « volontaire », les « trappes à chômage », la « violence » des chômeurs, leur tentation électorale vers le FN sont quelques-uns de ces stigmates sociaux et politiques qu'entretient, à son plus grand profit, le néolibéralisme. Pourtant tous ces lieux communs sont empiriquement réfutables à la seule lumière des travaux menés en sciences sociales. Par ailleurs, si chômage et démocratie sont deux termes très souvent mis en relation, c'est pour poser la question sous l'angle unique des effets : quels effets sociaux et politiques, le chômage exerce sur la démocratie ? Or, si on renverse les termes de la question initiale, « qu'est-ce que la démocratie fait, ou doit faire, des chômeurs ? », on retrouve l'origine du chômage en tant que réforme sociale visant, dans la toute fin du XIXe siècle, à arracher les chômeurs à une « dangereuse » pauvreté. Cette réforme, parce qu'elle concevait à l'origine le chômage comme un risque d'existence (au même titre que la vieillesse ou la maladie), appelait des réponses autant collectives que politiques. Elle visait à accorder une véritable protection aux chômeurs et cherchait autant à les prémunir contre la précarité matérielle qu'à leur assurer une dignité sociale : le chômeur était alors considéré comme la victime, nécessairement involontaire, d'un aléa économique et non plus désigné comme le seul responsable d'une situation coupable. Le rappel des origines et du sens de cette réforme n'en devient que plus urgent devant la virulence grandissante des attaques dont le chômeur est la cible. Emmanuel Pierru est sociologue, chargé de recherche au CNRS (CERAPS à Lille), membre de l'association Raisons d'Agir. 223 pages Edition : 2005

    12,00 €
  • Postone : Temps, Travail, domination sociale

    REINTERPRETATION DE LA THEORIE CRITIQUE DE MARX Alors que le capitalisme néolibéral multiplie ses ravages (crises économique, écologique, alimentaire...) et que la vie, soumise au travail abstrait, apparaît toujours plus fragmentée, privée de sens, toute critique radicale du monde existant a disparu. Face au marxisme - et avec lui à tous les restes de la gauche - qui réduit la pensée de Marx à une théorie apologétique du capitalisme interventionniste d'État, Moishe Postone débarrasse les concepts de Marx du ballast marxiste et réélabore une théorie critique qui s'attaque à l'essence même du capitalisme : la forme de travail spécifique à cette formation sociale. Le travail sous le capitalisme n'est pas une activité extérieure au capitalisme, et donc à libérer ; il est le fondement du capitalisme, et donc à abolir. Les marxistes de tout poil dénonceront comme abusive une telle lecture de Marx, et les divers marxologues y trouveront matière à faire vivre un peu leur spécialité sans emploi. Mais ce qui jugera vraiment le livre de Postone, ce sera s'il fournit, ou non, la base d'une critique du capitalisme adéquate à notre époque. 595 pages édition : janvier 2009

    30,00 €
  • Putain d'usine, suivi de Après la catastrophe et Plan social

    « Tous les jours pareils. J'arrive au boulot et ça me tombe dessus, comme une vague de désespoir, comme un suicide, comme une petite mort, comme la brûlure de la balle sur la tempe. Un travail trop connu, une salle de contrôle écrasée sous les néons - et des collègues que, certains jours, on n'a pas envie de retrouver. On fait avec, mais on ne s'habitue pas. On en arrive même à souhaiter que la boîte ferme. Oui, qu'elle délocalise, qu'elle restructure, qu'elle augmente sa productivité, qu'elle baisse ses coûts fixes. Arrêter, quoi. Qu'il n'y ait plus ce travail, qu'on soit libres. Libres, mais avec d'autres soucis. On a remplacé l'équipe d'après-midi, bienheureuse de quitter l'atelier. C'est notre tour maintenant, pour huit heures. On est installés dans le réfectoire, autour des tasses de café. Les cuillères tournent mollement, on a tous le même état d'esprit et aussi, déjà, la fatigue devant cette nuit qui va être longue. » Ouvrier dans l'agglomération rouennaise, Jean Pierre Levaray ne fait pas secret de son travail d'auteur cherchant à s'évader du monde qu'il décrit : celui de l'exploitation quotidienne du travail posté dans une usine de produits chimiques. Cette réalité qui forge la lutte des classes et la reproduit sans cesse. Putain d'usine constitue une réédition des écrits d'usine de l'auteur, revue et augmentée de la chronique Après la catastrophe et de l'épilogue industriel Plan social. 221 pages Edition : 2005

    8,20 €
  • Rameaux : Emploi : éloge de la stabilité, l'Etat social contre la flexicurité de Christophe Ramaux

    Tremblez, citoyens ! Délocalisation, financiarisation, déclin de la France, dette de l'État, fin programmée du « modèle social », rien n'est plus garanti. Les emplois seraient « forcément » précaires. L'emploi instable dessine-t-il le modèle de demain ? Nombreux sont ceux qui le pensent, et les libéraux ne sont pas les seuls. Un large consensus existe autour de l'idée qu'il faut accepter l'instabilité de l'emploi et la compenser par des mesures qui « sécurisent » les travailleurs entre deux emplois. Chacun y va de son appellation :« flexi-sécurité » ou « flexicurité », « sécurité sociale professionnelle », « sécurisation des parcours professionnels » ou bien encore « formation tout au long de la vie ». La CGT et la CFDT promeuvent ce type de dispositif, de même que le Parti socialiste. Nicolas Sarkozy n'est pas en reste. Entre les conceptions des uns et des autres, d'importantes différences existent. Néanmoins, elles ont un parfum commun. La « trouvaille » suscite un engouement d'autant plus fort qu'elle permettrait de supprimer le chômage : sur le papier, un sans emploi en formation n'est en effet pas chômeur. Pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt ? Mais que vaut une formation si elle ne débouche pas sur un emploi ? Si l'emploi vient à manquer, ne risque-t-elle pas de tourner à vide ? Le libéralisme est porteur d'un projet global. On ne peut se contenter d'une astuce pour lui répondre. C'est en creusant le sillon de l'État social, en réhabilitant l'intervention publique, que l'on pourra lui opposer une alternative cohérente. Christophe Ramaux est économiste. Chercheur au Centre d'économie de la Sorbonne-Matisse, il enseigne à l'Université Paris I. Il est membre du Conseil scientifique d'Attac. 320 pages édition : mai 2006

    14,20 €
  • Rosa Bonheur : La ville vue d'en bas, travail et prodction de l'espace populaire

    "La désindustrialisation à l’œuvre depuis les années 1970 a confiné des pans entiers des classes populaires aux marges du salariat. Tenues à l’écart des principaux circuits marchands, ces populations ont dû réorganiser leur travail et leur vie quotidienne de manière à satisfaire les besoins essentiels à leur subsistance, selon une dynamique qui confère une centralité nouvelle à l’espace urbain : pour elles, l’accès à la plupart des ressources matérielles et symboliques nécessaires au maintien d’une existence digne est intimement lié à leur ancrage territorial.

    Or, les pratiques attachées à cette centralité populaire sont aujourd’hui contestées. Prises dans la course à la métropolisation, certaines villes voudraient en définitive remplacer ces populations, dont elles considèrent qu’elles « ne font rien », par d’autres issues des classes moyennes et supérieures, n’hésitant pas à agiter le spectre du communautarisme et celui du ghetto. Il s’agit, au contraire, de saisir ce qu’impliquent les processus contemporains de fragmentation de l’espace social pour des personnes qui ne sont ni plus ni moins que des travailleuses et des travailleurs."

    "Le Collectif Rosa Bonheur s’est consacré depuis 2011 à l’analyse sociologique de l’organisation de la vie quotidienne dans les espaces désindustrialisés, à partir d’une grille de lecture matérialiste. Il est composé de Anne Bory, José-Angel Calderón, Yoan Miot, Blandine Mortain, Juliette Verdière et Cécile Vignal." 240 pages

    18,00 €
  • Thébaud-Mony : Politiques assassines et luttes pour la santé au travail

    Démantèlement du droit du travail et des CHSCT, incohérences dans la gestion de la pandémie Covid-19, accidents industriels comme Lubrizol... Annie Thébaud-Mony, sociologue de la santé et du travail, éclaire le lien entre ces catastrophes : la mise en danger généralisée des travailleurs.euses par le patronat et l’État.
    Ces entretiens reviennent sur ses recherches sur les maladies professionnelles, expliquent ce que la pandémie révèle de la destruction des droits à la santé en France, racontent les luttes en cours et analyse le lien entre leurs dimensions sociale et environnementale. Ils tracent ainsi le chemin d’une possible démocratisation du travail, pour le mettre au service de la santé et de la vie.
    édition : mai 2021

    12,00 €
  • Thevenot : Les nouvelles frontières du travail subordonné

    L es transformations du tissu productif ont profondément modifié les modes d'exercice du pouvoir dans l'entreprise. Les liens de filialisation, de sous-traitance ou le financement par actions constituent autant de canaux d'influence « extérieurs » à l'entreprise qui introduisent des rapports de dépendance multiples dans la gestion de la relation d'emploi. L'interférence de relations commerciales ou financières dans les relations de travail complexifie les liens de subordination en jeu. Cette multiplication des formes de dépendance déstabilise la relation salariale telle qu'elle s'est construite au cours du XXè siècle en rendant délicate la détermination de l'interlocuteur pertinent face au salarié. Qui commande le salarié ? Qui est responsable des décisions en matière d'emploi ? L'objectif de cet ouvrage est de caractériser les mutations des rapports de travail et d'emploi en intégrant la diversité des liens de subordination. Croisant l'économie du travail, l'économie industrielle, la sociologie, le droit et l'histoire, il propose une approche pluridisciplinaire des nouveaux rapports de dépendance dans le travail. • Héloise Petit et Nadine Thèvenot sont maîtres de conférences en sciences économiques à l'université Paris-1-Panthéon-Sorbonne et membres du laboratoire MATISSE. Leurs recherches portent sur l'éclatement de la relation de travail, la segmentation du marché du travail, les relations de sous-traitance. • ,1vec des contributions de : Bernard Baudry; Rachel Beaujolin-Bellet, Rémi Brouté, Thomas Coutrot, Claude Didry, François Eymard-Duvernay, Jacques Fréyssinet, Patrick Fridenson, Antoine Lyon-Caen, Philippe Moati, Claude Picart et Jean Saglio. 250 pages édition : avril 2006

    29,50 €
  • Vakaloulis : Jeunes en entreprise publique. Les nouveaux embauchés d' EDF et de Gaz de France

    Les jeunes salariés seraient-ils en rupture avec les dispositions politiques et culturelles des générations précédentes? Seraient-ils devenus des individualistes acclimatés à l'entreprise comme à la société? Ce livre, issu d'une enquête sociologique croisant les regards des nouveaux embauchés, des militants syndicaux et des dirigeants d'entreprise. bat en brèche l'idée dune génération résignée, proie de l'individualisme et de l'apolitisme. Michel Vakaloulis, docteur en philosophie et maître de conférences en sciences politiques à l'université Paris VIII SaintDenis, combine dans cette recherche sociologie du salariat et sociologie des générations, analysant de manière précise et éclairante comment les jeunes agents d'EDF et de Gaz de France s'éprouvent et se comportent dans une entreprise publique en plein bouleversement. S'ils constituent sous certains aspects une catégorie à part, ces jeunes n'en sont pas moins concernés par l'héritage et la culture professionnelle des « anciens » agents. Tournés vers l'avenir, ils tendent, assurément, à dédramatiser certaines menaces qui pèsent sur l'entreprise publique. En même temps, ils se montrent perméables, sinon bienveillants, à tout ce que l'expérience du passé recèle comme gage de modernité et de progrès social. , 150 pages Edition : 2005

    12,00 €
  • Willemez : Le droit du travail en danger

    Le droit du travail est en danger : réquisitoires et entorses remettent symboliquement et pratiquement en cause te dispositif d'encadrement légal du travail salarié et de protection des travailleurs qui s'était progressivement mis en place. Sur fond de dérégulation et de désinvestissement de l'État, mais aussi de division syndicale et d'asthénie des luttes sociales, la « sécurité juridique » des salariés n'a pas cessé de se détériorer. Défense des salariés devant les prud'hommes, recours contre les licenciements collectifs, syndicalistes spécialisés dans l'action juridique et judiciaire, stages de formation juridique..., sont des moyens de plus en plus utilisés. En effet, depuis te début du siècle, les dirigeants syndicaux et les militants ont compris que le droit pouvait être une ressource pour transformer les relations sociales, accroître la protection des salariés ou imposer de nouvelles normes. Ainsi, te droit du travail a été progressivement construit par les représentants des salariés, suite aux luttes sociales, dans des conjonctures favorables aux salariés - années 19oo, après-i936, après-1945, après-Mai 68. Que se passe-t-il lorsque le droit devient l'arme du faible et apparaît comme la seule forme de contre-offensive possible face à ta dérégulation et à la remise en cause de la protection des salariés ? Le droit ne conduit-il pas aussi à individualiser les conflits sociaux et à renforcer la délégation à des spécialistes au sein des organisations syndicales ? L aurent Willemez, maître de conférences en sociologie à l'université de Poitiers (SACO) et chercheur au CURAPP (CNRS-Université d'Amiens), est membre de l'association Raisons d'agir. 160 pages Edition : 2006

    12,00 €
  • Zalzett : Te plains pas, c'est pas l'usine, l'exploitation en miieu associatif

    En 2017, la réduction drastique des contrats aidés a entraîné une mobilisation de salarié. e. s d'associations. Dans le cours de la lutte, les conditions de travail au sein de ce secteur supposé non-marchand ont parfois été évoquées, mais elles demeurent mal connues. Ce livre rend compte de modalités d'exploitation violentes et perverses, dissimulées derrière l'idéologie du civisme et de l'engagement associatif : rapports hiérarchiques brutaux, injonction permanente à "ne pas compter ses heures", utilisation sans mesure du bénévolat et des services civiques. Les associations, un secteur capitaliste parmi les autres ? "Mais te plains pas, tu pourrais bosser à l'usine ! édition augmentée : juin 2022

    7,00 €