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Allemagne


  • Badia : Le Spartakisme, 1918 l'Allemagne en révolution

    Novembre 1918 : De Kiel à Munich la révolution éclate et fleurit dans les grands centres industriels des Soviets qui proclament l’avènement du socialisme. Janvier 1919 : La répression des Corps Francs noient la Commune de Berlin dans le sang. Entre ces deux dates se joue le destin tragique de l’Allemagne. Ce livre, édité dans les années 1960 et aujourd’hui introuvable, revient sur un épisode sanglant de l’histoire de l’Allemagne : la révolution avortée de 1918-1919 qui mena à l’assassinat de dizaines de milliers d’ouvriers et à l’écrasement du mouvement dissident du parti social-démocrate, les spartakistes. On y suit les deux leaders emblématiques du mouvement : Rosa Luxembourg et Karl Liebknecht jusqu’à leur assassinat en janvier 1919.
    Gilbert Badia se fonde sur de nombreux textes d'époque (tracts, écrits des protagonistes, articles de journaux) pour décrire presque jour après jour l'évolution de cette révolution avortée et démontrer que les choix d'alors ont facilité le développement ultérieur du national-socialisme.

    25,00 €
  • Bebel August : Souvenirs de ma vie

    August Bebel (1840-1913), fondateur de la social-d?mocratie allemande fut certainement l'homme de son temps le plus populaire du monde germanique, plus encore que Bismarck ou que l'empereur Guillaume I. N? dans une famille pauvre, le jeune Bebel est pr?cipit? dans le militantisme ouvrier. A la t?te d'une fragile union d'associations ouvri?res, d?put? ? 27 ans, son vote contre les cr?dits de guerre en 1871 et son soutien ? la Commune de Paris d?clenche la haine implacable des poss?dants contre le socialisme naissant. Les brimades, les poursuites, la prison, les lois anti-socialistes, rien n'entravera Bebel et l'ascension du parti social-d?mocrate, devenu en 1890 le plus grand parti ouvrier d'Europe. édition Les Bons Caractères : juin 2022

    29,00 €
  • Chapoutot : Hitler, biographie

    Deux grands noms de l'histoire de l'Allemagne contemporaine dressent une biographie renouvelée du personnage le plus fantasmé du XXe siècle. D'où venait Hitler, quel était son véritable buit et l'a-t-il atteint ? Plus qu'un portrait, c'est un parcours, entre échecs personnels et succès politiques, entre folles obsessions et pragmatisme froid, que Johann Chapoutot et Christian Ingrao retracent. L'une de ses prophéties était :"Il n'y aura plus jamais de novembre 1918 dans l'histoire allemande" ; lui et le peuple allemand ne survivront pas à la défaite.

    En déconstruisant méthodiquement le mythe – cette ambition ultime d'Hitler et de Goebbels –, le travail de l'historien peut aider à vaincre une dernière fois le nazisme : Hitler n'était ni brillant, ni même saint d'esprit ; son projet ne reposait sur aucune forme de rationalité ; l'ampleur de ses crimes est inédite et documentée. Comment alors a-t-il pu emmener toute une population aussi loin dans le meurtre et l'autodestruction ?

    Edition : 2018

    13,00 €
  • Chapoutot : Le meurtre de Weimar

    Quand la République de Weimar est-elle morte ? On retient généralement un événement central : l’appel à la chancellerie, à Berlin, d’Adolf Hitler. On ne prête guère d’attention à un autre fait, provincial, obscur : l’assassinat violent, dans un bourg reculé de Silésie, d’un ouvrier communiste par cinq SA ivres et brutaux. Débordé par une base impatiente et altérée de pouvoir, Hitler fait une entorse à son légalisme proclamé et prend fait et cause pour les assassins. Devant la menace, le gouvernement commue la peine des meurtriers. L’État de droit prend fin : les nazis revendiquent une nouvelle légalité, qui fait des meurtriers des soldats et d’un crime un acte de guerre ou de justice. Ce fait divers invite à une histoire politique et culturelle de la République de Weimar, mais aussi du parti nazi : le contentieux entre la base SA et la hiérarchie du parti devait être réglé plus tard, lors de la nuit des longs couteaux.
    Table des matières
    Introduction
    I. Une équipée meurtrière
    II. Un été brutal
    III. Complexe obsidional : les SA face à la menace communiste
    IV. Le combat des SA sur le front silésien
    V. L’impasse légaliste et l’impatience de la base
    VI. L’embarras d’Hitler : que faire face à l’affaire ?
    VII. La fin du légalisme nazi ? La solidarité d’Hitler et les menaces du NSDAP
    VIII. Un communiste polonais vaut-il cinq patriotes allemands ? Esquisse d’un droit national-socialiste
    Épilogue. — De Potempa à la nuit des longs couteaux
    Conclusion
    Notes
    Sources
    Bibliographie
    100 pages

    édition : mars 2015

    10,00 €
  • Claudon et Présumey : Paul Levi, l'occasion manquée

    Alors que le communisme allemand enfin constitué comme parti de masse, fin 1920, se renforçait par une politique unitaire visant à généraliser et à centraliser les combats sociaux réels, des "émissaires de la Comintern" (Radek, génial mais maligne, Rakosi, bureaucrate borné, Bela Kun, chef héroïque pour cavalerie magyare égaré au XX° siècle), viennent "secouer" ce parti de centaines de milliers d'adhérents accusé (à tort, d'ailleurs) de n'avoir toujours pas pris le fusil.
    Lévi résiste à cette catastrophe tout en résistant aussi à la scission du socialisme italien sous les coups du fascisme naissant. Le voila bientôt exclu pour avoir eu raison trop tôt. En substance, Lénine et Trotsky lui donnent raison sur le fond mais tort pour avoir ouvert sa gueule. Léniniste à son tour mais contre eux, il refuse toute amende honorable et mène la bataille publique.
    Ceci lui vaudra une grande victoire morale - le ralliement du jeune Ernst Reuther, dit Friesland, dirigeant ultra-gauchiste du parti jusque là, par la suite maire SPD de Berlin Ouest - mais la diabolisation : les militants du parti doivent éviter toute fréquentation des "lévites". Les "lévites "sont les premiers grands dissidents-pestiférés de l'histoire du communisme, avant les trotskystes et pas mal d'autres.

    édition : février 2018

    8,00 €
  • Deffarges : La social-démocratie sous Bismarck

    L'auteure a déjà fait une introduction remarquable à la réédition par Les Bons Caractères (LO) du livre de Mehring "La social-démocratie allemande".

    La social-démocratie allemande prend dès l'origine des positions remarquées : les socialistes refusent de soutenir l'effort de guerre allemande en 1870 et clament leur solidarité envers la Troisième République. Mais le parti fait face à des mesures qui l'empêchent d'exister obligeant les militants à diversifier leurs modes d'intervention.
    Ce parti qui vise au renversement de l'ordre social et épilogue sur l'inutilité des élections, trouve une large audience justement au travers des élections, ce n'est pas la moindre des contradictions de ce parti.
    Cet ouvrage fait revivre ce passé pour observer comment le parti révolutionnaire le plus puissant du 19e siècle accompagna l'Allemagne dans la modernité, (concept étrange ici)

    édition : novembre 2013

    25,00 €
  • Doblin : Berlin, Alexanderplatz

    C'est l'un des chefs-d'œuvre de la littérature allemande de l'entre-deux-guerres, à l'image de Voyage au bout de la nuit. Le texte monumental de Louis Ferdinand Céline s'ouvrait sur la place de Clichy. Celui d'Alfred Döblin (publié en 1929, soit trois ans avant Voyage) s'articule autour de la place Alexander à Berlin, dans les années 1925-1930. À travers le parcours de Franz Biberkopf, sorti de prison après avoir été condamné pour le meurtre de sa maîtresse, Döblin brosse le portrait d'un certain Berlin, capitale des bas-fonds, où l'on survit grâce au crime, dans une cacophonie générale, un effrayant chaos même, où l'on est toujours rattrapé par son destin. Nourri de références bibliques et mythologiques, de collages d'extraits de journaux, d'intrusions de l'auteur, Berlin Alexanderplatz est une formidable symphonie littéraire, épique et réaliste à la fois, où la tragédie se mêle à la drôlerie populaire, le dérisoire à l'absurde. --Céline Darner 630 pages édition : octobre 2007

    10,40 €
  • Doblin : Novembre 1918 tome I, une révolution allemande, Bourgeois et soldats

    La révolution, héritière de la guerre, avait pris maintenant la forme de simples soldats, assis derrière une table en bois, brassard rouge au bras : ils examinaient des papiers, en délivraient ou orientaient les expulsés. Les dames et messieurs qui attendaient les contemplaient avec haine. Tel le loup qui s'apprête à planter ses crocs dans la nuque de l'agneau endormi, ils regardaient d'en haut les membres du conseil. Récit des derniers jours de la présence allemande en Alsace-Lorraine, Bourgeois et soldats installe le roman au milieu de l'agitation, soldats révoltés et population civile mêlés : officiers provisoirement détrônés et bourgeoisie locale en spectatrice ricanante ; amours qui se font et se défont ; petits trafics, chapardages, et enfin les drapeaux tricolores cousus à la va-vite... En dehors de Berlin Alexanderplatz, toute l'oeuvre d'Alfred Döblin reste pratiquement à découvrir. Roman de l'exil, la tétralogie de Novembre 1918 mêle personnages historiques et de fiction : elle tisse, de Strasbourg à Berlin, les destinées d'un drame qui prélude au siècle qui commençait. 420 pages édition : février 2009

    28,40 €
  • Doblin : Novembre 1918 tome II, une révolution allemande : Peuple trahi

    ARTICLE TIRE DU SITE lemonde.fr Il y a des gloires funestes. L'immense succès de Berlin Alexanderplatz, paru en 1929, a fortement contribué à occulter le reste de l'oeuvre d'Alfred Döblin, pourtant considérable et qui compte même l'un des plus gros romans de la littérature européenne : Novembre 1918, une révolution allemande. Ecrite entre 1937 et 1943, cette fresque de 2 000 pages retrace les soubresauts de la brève révolution qui a secoué l'Allemagne à la fin de la première guerre. Forte de quatre tomes, cette composition unanimiste où s'entremêlent réel et fiction n'a jamais été publiée en France dans son intégralité. Quai Voltaire avait publié il y a près de vingt ans les trois premiers volumes : Bourgeois et soldats (1988), Peuple trahi (1990) et Retour du front (1991). Les éditions Agone ont repris le flambeau en confiant aux traductrices des premiers tomes, Maryvonne Litaize et Yasmin Hoffman, la traduction du dernier, inédit en France, Karl et Rosa. Suivra en automne la reprise des trois premiers volets avec un nouvel appareil critique. Ce n'est en effet pas la moindre qualité de cette édition que de compléter l'excellente traduction par plusieurs index et, pour ce volume, par une utile préface de Michel Vanoosthuyse. Döblin était en exil quand il a commencé cette tétralogie. Fuyant le nazisme, il quitte l'Allemagne en 1933 avec sa famille pour se réfugier en Suisse, puis en France. En 1936, il prend la nationalité française. La débâcle le pousse à fuir plus loin encore. En 1940, à 62 ans, il part aux Etats-Unis. Dans ses valises, il y a les lettres de prison de Rosa Luxemburg qui inspireront le dernier volet de ce roman-fleuve. Pour Döblin, il existe un lien direct entre montée du nazisme et trahison de la révolution spartakiste. Car trahison il y a eu de la part des sociaux-démocrates, qui avaient déjà voté les crédits militaires en 1914 et qui, quatre ans plus tard, ont sacrifié l'élan populaire à des fins politiciennes. On peut dater le début de cette révolution au 30 octobre 1918, lorsque des marins de Kiel refusent d'appareiller contre la flotte anglaise, et sa fin au 11 août 1919, lorsqu'est adoptée la constitution de la République de Weimar. Entre ces deux dates, c'est un formidable imbroglio d'où émergent les figures de Scheidemann, Ebert, Eichhorn, Noske, mais surtout de Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg. Döblin n'écrit pas une hagiographie de ces deux personnages longtemps traités comme des héros, notamment par l'historiographie de la RDA. Il montre leur grandeur et leur misère au sein même du mouvement spartakiste, leurs insuffisances aussi. Prenant ses distances par rapport au parti pris littéraire de dépersonnalisation qui avait fait une part du succès de Berlin Alexanderplatz, Döblin revient à une forme de psychologie des personnages où les destins de Karl et Rosa sont tressés avec ceux de Stauffer, un écrivain raté, et Becker, un soldat revenu du front. Pierre Deshusses 485 pages édition : mars 2009

    28,40 €
  • Doblin : Novembre 1918, tome III, une révolution allemande : Retour du front

    Les deuxième et troisième tomes de Novembre 1918, écrits de début 1939 à mi-1940, Peuple trahi et Retour du front avaient été conçus comme un seul volume : où l’on découvre le Berlin de la misère et celui des profiteurs de guerre, des bourgeois insouciants, des petites et grandes canailles… ; ce sont aussi, entremêlées, grandes et petites manoeuvres : au niveau des États, les affrontements autour du Traité de Versailles, qui décideront de l’avenir de l’Europe ; au niveau individuel, les engagements et trahisons, d’amour et de politique, prélude au dénouement sanglant du dernier tome. La tétralogie Novembre 1918 aux éditions Agone : Bourgeois et soldats - tome I (février 2009) Peuple trahi - tome II (mars 2009) Retour du front - tome III (mai 2009) Karl & Rosa - tome IV (octobre 2008) Romancier et médecin, Alfred Döblin (1878–1957) est surtout connu pour son roman Berlin Alexanderplatz (1929) – arbre qui cache la forêt döblinienne. Né au sein de la bourgeoise juive, il déménage très tôt pour Berlin, ville qui a profondément influencé son oeuvre et où il vivra jusqu’à son exil à Paris en 1933 – qu’il fuira en 1940 pour les États-Unis. 560 pages édition : mai 2009

    31,50 €
  • Doblin : Novembre 1918, tome IV, une révolution allemande : Karl et Rosa

    Novembre 1918, l’Allemagne a perdu la guerre. La social-démocratie au pouvoir s’apprête à écraser la révolution prolétaire menée par les spartakistes. Au milieu des voix de la foule, quelques personnages (parfois historiques) cherchent comment (sur)vivre : aux batailles de rues fait échos une lutte des consciences, entre repli religieux, vie amoureuse et action politique. L’œuvre littéraire d’Alfred Döblin (1878-1957), une vingtaine de romans, est cachée par la gloire de Berlin AlexanderPlatz (nouvelle traduction à paraître à l’automne 2008). Ce "roman historique de l’exil" a été écrit, entre 1937 et 1943, par un écrivain chassé d’Allemagne sous le nazisme. Cette littérature est portée par un désir d’éclaircissement : comprendre par quoi tout est arrivé – notamment ce qui a rendu le nazisme possible. Et l’auteur y propose des contre-modèles nourris de la vie de ceux d’en-bas : "Le combat infatigable de tous les hommes, en particulier des pauvres et des opprimés, pour la liberté, la paix, une société authentique." De la révolutionnaire Rosa en prison au blessé de guerre Becker dans son lycée, des retrouvailles de l’infirmière Hilde et de l’ex-lieutenant Mauss (spartakiste qui rejoint les corps francs), ce programme littéraire échappe au temps biographique du héros, plutôt tissé par un entrelacs de voix multiples, séparées ou secrètement réunies au milieu du désordre révolutionnaire qui ne débouchera que sur l’ordre de la répression – source pour l’auteur du repli dans la religion. Aussi riches que les nombreux dialogues où s’affrontent les protagonistes, les monologues intérieurs abordent la responsabilité individuelle et la question de l’État, le socialisme, le marxisme, la lutte des classes, la dictature du prolétariat, le rôle des masses, des organisations, des directions, la social-démocratie, le bolchevisme… ; les Allemands et les Juifs, l’Allemagne... 750 pages édition : octobre 2008

    33,50 €
  • Fallada : Seul dans Berlin

    Traduit de l'allemand par A. Virelle et A. Vandevoorde Traduction revue et corrigée par André Vandevoorde.
    Mai 1940, on fête à Berlin la campagne de France. La ferveur nazie est au plus haut. Derrière la façade triomphale du Reich se cache un monde de misère et de terreur. Seul dans Berlin raconte le quotidien d'un immeuble modeste de la rue Jablonski, à Berlin. Persécuteurs et persécutés y cohabitent. C'est Mme Rosenthal, juive, dénoncée et pillée par ses voisins. C'est Baldur Persicke, jeune recrue des SS qui terrorise sa famille. Ce sont les Quangel, désespérés d'avoir perdu leur fils au front, qui inondent la ville de tracts contre Hitler et déjouent la Gestapo avant de connaître une terrifiante descente aux enfers.

    De Seul dans Berlin, Primo Levi disait, dans Conversations avec Ferdinando Camon, qu'il était « l'un des plus beaux livres sur la résistance allemande antinazie ». Aucun roman n'a jamais décrit d'aussi près les conditions réelles de survie des citoyens allemands, juifs ou non, sous le III` Reich, avec un tel réalisme et une telle sincérité.

    559 pages Edition : 2005

    10,60 €
  • Frolich : Autobiographie, Parcours d’un militant internationaliste allemand 1890-1921

    Parcours d’un militant internationaliste allemand : de la social-démocratie au Parti communiste Le livre de Frölich nous offre un point de vue inhabituel sur les raisons pour lesquelles la révolution internationale, qui commence par une victoire en Russie, a été tragiquement battue en Allemagne. Pour résumer en une phrase la vérité qui filtre de presque toutes ces pages, on peut dire que les causes de la défaite résident dans l’absence du parti révolutionnaire et dans l’impossibilité de remédier à cette carence au moment où la crise révolutionnaire battait son plein. Il n’était pas nécessaire d’attendre ce livre pour le découvrir, mais les mémoires de Frölich apportent un nouvel éclairage aussi bien sur les causes que sur les aspects les plus concrets de cette vérité. La puissante social-démocratie allemande se déclare marxiste, mais en réalité, la pénétration du marxisme dans le mouvement ouvrier allemand est très superficielle. Les avant-gardes révolutionnaires ne l’ont pas assez assimilé pour aboutir à l’acquis fondamental auquel Lénine est parvenu en Russie : seul un parti de science et de stratégie est à la hauteur des guerres et des révolutions de l’époque impérialiste. Ces mémoires sont parsemés d’indices de la diffusion insuffisante du marxisme et du fait qu’il n’a pas été utilisé pour l’élaboration d’une stratégie révolutionnaire. Il faut apprendre la leçon des erreurs de la génération des révolutionnaires allemands dont Paul Frölich s’est fait le porte-parole à travers ses mémoires. C’est la meilleure manière de rendre hommage à l’ampleur du travail, de l’engagement, du sacrifice, de l’enthousiasme et de la passion révolutionnaire qu’ils nous restituent.

    15,00 €
  • Frolich : Impérialisme, guerre et lutte de classes en Allemagne 1914-1918

    Une étude sur l'impact de la Première Guerre mondiale en Allemagne. Il analyse le caractère impérialiste de la guerre, l'impuissance de la bourgeoisie face aux causes du conflit, la destruction d'une génération et la déception de la classe ouvrière par le socialisme lors du vote en faveur des crédits de guerre par la social-démocratie allemande.

    édition : science marxiste avril 2014

    22,00 €
  • Frolich : Révolution et contre-révolution en Allemagne 1918-1920

    Révolution et contre-révolution en Allemagne, 1918-1920 propose une reconstruction des événements des deux premières années cruciales de l’après Première Guerre mondiale, réalisée avec une documentation extraordinairement vaste et riche en détails.
    Cet ouvrage est mis pour la première fois à la disposition du lecteur de langue française. Il s’agit d’un matériel précieux, non seulement parce qu’il fournit une contribution historiographique certaine, mais aussi parce que s’en dégage une réflexion politique d’une importance remarquable.
    Les événements traités dans le texte doivent être effectivement connus, étudiés, assimilés, parce qu’ils font partie de l’histoire d’une défaite stratégique d’une exceptionnelle portée. Une issue différente de cette lutte au cœur de l’Europe au début des années 1920 aurait sans aucun doute changé le cours de l’histoire du XXe siècle à l’échelle continentale autant que mondiale. Avec un prolétariat au pouvoir en Allemagne, la partie européenne de la stratégie bicontinentale de Lénine se serait réalisée, donnant un tout autre souffle aux luttes en Orient et même en Russie.
    édition : novembre 2013

    22,00 €
  • Glaeser : Classe 1902. Une éducation sentimentale et politique dans l'Allemagne en guerre

    Ce premier grand témoignage sur la guerre de 1914-18 côté allemand connut un succès mondial lorsqu’il parut en 1928, un an avant A l’Ouest, rien de nouveau. En bonne partie autobiographique, il a pour cadre une petite ville du sud de l’Allemagne, d’où se fait parfois entendre la canonnade de Verdun. On a souvent présenté Glaeser comme un écrivain politique. Toutefois, le fait d’avoir été proche à la fin des années 1920 du Parti communiste n’influa que partiellement sur son œuvre romanesque. Ce récit est d’abord la chronique d’une adolescence dont il ne cache rien, alternant émotion, sensualité, et humour aussi. Mais on verra que les tableaux qu’il brosse par ailleurs de «l’union sacrée» ou de l’antisémitisme ordinaire en sont d’autant plus convaincants. Ernst Glaeser  (1902-1963) est aussi l’auteur du Dernier Civil (rééd. 1986) et de La Paix (rééd. 1974), ce récit de la révolution de 1918 dont Classe 1902 constitue la première partie.311 pages Edition : 2000

    11,50 €
  • Glaeser : La paix

    En Allemagne, à la fin de la guerre de 1914-1918, matelots, soldats et travailleurs s'insurgèrent contre un régime qui les avait livrés pendant quatre ans à l'enfer des tranchées. Dans tout le pays, des comités de soldats et d'ouvriers se créèrent. Cette révolution chassa l'empereur - le Kaiser - et institua la république. Mais très vite, la révolution politique se transforma en tentative de révolution sociale. La Paix est le récit de ces événements, tels qu'ils se déroulent dans une petite ville allemande. Le roman s'ouvre avec la chute de l'empereur. Le narrateur, un lycéen de seize ans qui veut tout comprendre, croise divers personnages qui sont autant de reflets de cette Allemagne en révolution : le militant révolutionnaire spartakiste Adalbert Kônig, dévoué à la cause de l'émancipation ouvrière, l'avocat Hoffman, politicien roué, partisan de la république bourgeoise que la social-démocratie met en place après l'effondrement de l'empire allemand, l'industriel Ziel enrichi par la guerre, le chef comptable Klein respectueux de l'empereur et de la hiérarchie, l'intellectuel individualiste Max Frey, aussi prompt à suivre la révolution qu'à l'abandonner à la première difficulté. Les personnages du roman d'Ernst Glaeser ne sont ni à la tête de la révolution ni au coeur du foyer révolutionnaire. Ils en sont les protagonistes. Et l'auteur nous fait vivre au jour le jour, les joies, les haines ou les désespoirs de ceux qui furent entraînés par le mouvement révolutionnaire ou, au contraire, les sentiments des réactionnaires, des nationalistes, des possédants, des officiers supérieurs, de ceux qui étaient viscéralement hostiles à tous ceux qui se révoltaient. À travers ce roman, le lecteur français découvrira une partie largement méconnue de l'histoire du peuple allemand. La Paix fut écrit en 1929. Sa traduction connut un grand succès en France dans les années trente. Quelques années plus tard, les nazis arrivés au pouvoir livraient les romans d'Ernst Glaeser au bûcher. 340 pages reédition : décembre 2006

    14,20 €
  • Glaeser : Le dernier civil

    Nous sommes en 1927 et la république de weimar agonise doucement sous la poussée du nazisme qui, de la prostituée à la veuve de guerre, en passant par le pasteur et le potache fort en thème, gagne chaque jour de nouvelles recrues. dans cette allemagne ravagée par l'épidémie idéologique, jean-gaspard bäuerle sera bientôt « le dernier civil »... le dernier civil, qui évoque à la fois les chroniques balzaciennes et les romans polyphoniques de dos passos, constitue un témoignage unique sur la montée du nazisme.

    édition : novembre 2008

    12,80 €
  • Haffner : Histoire d'un allemand (Souvenirs 1914-1933)

    Dans un texte rédigé en 1939 et publié à titre posthume, le journaliste allemand Sebastian Haffner fait une chronique saisissante de ses expériences personnelles pendant l'époque de l'instauration du nazisme. D'une clarté et d'une autorité exemplaires, son récit rend palpables, donc compréhensibles, les circonstances de l'avènement du régime hitlérien. A cet égard, c'est un ouvrage dont la lecture, en plus de l'intérêt littéraire qui la justifie, est indispensable à la connaissance de notre temps. Jeune magistrat stagiaire à Berlin, Sebastian Haffner (1907-1999) s'est exilé en 1938, tant il jugeait exécrable l'atmosphère politique et culturelle en Allemagne. Etabli en Angleterre, il y vécut dans une précarité accablante. L'éditeur Warburg lui commanda alors le livre qui devait devenir Histoire d'un Allemand. Mais la guerre éclata, et le manuscrit ne fut jamais publié. En 1954, Sebastian Haffner retourna en Allemagne et devint un journaliste et historien de renom. Le récit que voici ne fut publié qu'en 2000, après sa découverte consécutive au décès de l'auteur. 437 pages Edition : 2004

    9,70 €
  • Hoffrogge : L'homme de la révolution de novembre 1918

    Richard Müller n'était ni un théoricien ou un politicien comme Rosa Luxemburg ou Karl Liebknecht, mais un ouvrier tourneur, simple adhérent du SPD d'avant 1914, l'un de ces héros que l'Histoire tire de l'ombre avant de l'y replonger, une fois sa tâche accomplie. A la tête du réseau des Délégués révolutionnaires, créé en 1916 pour résister au militarisme, il fut, plus que la Ligue Spartakus, "l'homme de la Révolution de novembre". A travers son action, nous découvrons les ressorts prosaïques des événements, souvent plus décisifs que les discours enflammés et les postures héroïques. Modéré, "centriste", il s'opposera au soulèvement prématuré de janvier 1919 à Berlin et à l'aventureuse "Action de mars" de 1921, lancés par le Parti communiste. Pas toujours avisé dans ses choix, il était aussi parfois courageux et déterminé, à l'image finalement de la classe ouvrière allemande de ces années-là. Partisan d'une "République des conseils", adhérant au KPD en 1920, comme la majorité des socialistes de gauche, il en sera assez vite écarté de fait par la bolchévisation. Après la publication de précieuses Mémoires au milieu de la décennie, il abandonnera toute activité politique pour une inattendue carrière de promoteur immobilier, qu'il mènera sans trop de scrupules. édition : septembre 2018

    13,50 €
  • Holz : Un rebelle dans la révolution. Allemagne 1918-1921

    Allemagne 1918. En pleine révolution, un soldat de trente ans découvre l'univers de la révolte et s'y plonge sans arrière-pensée. Spontanément, sans formation politique particulière, il représentera tous ces futurs militants que l'horreur de la guerre avec son cortège d'injustices et de crimes a définitivement convaincu de la nécessité d'en finir avec un monde cruel. Pendant trois années, de 1918 à 1921, ses faits et gestes vont tenir en haleine sociaux-démocrates, policiers, magistrats et militaires au pouvoir. Activiste intrépide, il organisera par deux fois des soulèvements prolétariens armés, en mars 1920 (contre le putsch von Kapp-von Lüttwitz), puis en mars 1921 (à l'occasion de la très célèbre et très controversée « action de mars »). Sans complaisance pour lui-même, Hôlz raconte son histoire, son irruption continuelle dans des univers qui lui étaient la veille encore étrangers : l'armée, la révolte, le militantisme d'organisation, la prison. Il laisse en outre un témoignage direct sur les débats qui ont marqué le mouvement communiste à sa naissance, mais aussi sur les traces de certaines aspirations communautaires bien spécifiques à cette époque. Après l'autobiographie déjà ancienne de Jan Valtin, celle de Max Hôlz, présentée pour la première fois aux lecteurs français, se révèle être un témoignage capital et un autre regard sur l'Allemagne des années vingt. 225 pages Edition : 1988

    14,00 €
  • Jung Franz : Le chemin vers le bas, considérations d'un révolutionnaire allemand

    En racontant la vie mouvementée d'un certain Franz Jung (1888-1963), ce livre déroule l'histoire du mouvement social, politique et littéraire allemand avant et après les deux guerres mondiales. Dans ce long récit d'une vie riche en errances, en expériences et en rencontres, impossible à résumer en quelques lignes, se détachent des passages inoubliables comme le récit picaresque du détournement d'un bateau par les délégués du KAPD pour se rendre à Moscou en 1920 ; ou celui, d'une ironie tragique, de la manifestation du 1er mai 1933, où, par souci de légalisme, les syndicats sociaux-démocrates appellent au défilé officiel du régime nazi avant d'être dissous et de céder la place à un Front du travail strictement hitlérien. Franz Jung tirait de son existence, qui mêla étroitement révolte artistique et révolution sociale, un bilan très pessimiste. Si de nouvelles générations veulent un jour " repartir à l'assaut du ciel ", comme l'écrit Karl Marx après l'échec de la Commune de Paris, le moins qu'elles puissent faire sera de s'approprier les plus riches expériences du passé parmi lesquelles se détachent celles des avant-gardes esthétiques et politiques des révolutions allemandes, dont Franz Jung fut un acteur de premier plan et un témoin irremplaçable. Ses oeuvres complètes, publiées chez Nautilus à Hambourg, ne comptent pas moins de douze volumes. édition Agone mars 2007

    25,40 €
  • Kuhn : Alle Macht den Räten! (tout le pouvoir aux conseils)

    Récits, exhortations et reflexions des acteurs des révolutions d'allemagne (1918-1921) présentés par Gabriel Kuhn,
    Textes de ,
    Karl Artelt,
    Ernst Däumig,
    Max Hölz,
    Karl Jannack,
    Gustav Landauer,
    Karl Liebknecht,
    Rosa Luxemburg,
    Richard Müller,
    Erich Muhsam,
    Karl Plättner, etc.

    édition : avril 2014

    18,00 €