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Nouveau Parti Anticapitaliste


  • NPA : La revue n°15 novembre 2010

    Politique Bibliographie sur le dossier "extrême droite".... Pour ne pas en rester là et approfondir certains points abordés dans ce dossier, un aperçu non exhaustif de publications utiles. Des nanotechnologies à la société policière. Rencontre avec Pièces et Main-d’œuvre ------------------ Politique Antifascismes au présent (4) : pour mieux résister, le Sud-Ouest se coordonne À Bordeaux, l’extrême droite constitue une grande famille (à la limite de la consanguinité tant les liens entre orgas sont multiples) avec comme pivot l’église catholique intégriste Saint-Éloi... ------------------- Antifascismes au présent (3) : Paris : la « riposte sociale » doit prendre de l’ampleur ------------------- Politique Antifascismes au présent (2) : Chauny, après une manifestation réussie, envisageons la suite Chauny (Aisne) était le théâtre depuis plusieurs mois (fin 2008 et début 2009) de l’activisme d’un groupe de jeunes d’extrême droite proche des mouvements de skinheads-néonazis. ------------------------ Politique Antifascismes au présent (1) : cCréation d’un collectif contre les identitaires Lyon possède une tradition historique de l’extrême droite mais aussi de luttes et de résistance. Tour d’horizon de la situation lyonnaise, marquée par une certaine tendance à la violence. ---------------------------- Politique Histoire de réseaux (2) : No Pasaran, entretien avec Taz Peux-tu revenir sur la création du réseau No Pasaran ? ----------------------- Politique Histoire de réseaux (1) Ras l’front : « Si nous devons être battus, c’est que nous n’aurons pas eu le courage de nous battre » En 1990, Politis publie l’appel « Le temps de la contre-offensive est venu » rédigé, entre autres, par Gilles Perrault. Signé par 250 personnalités (artistes, figures de la Résistance, militants…),... ----------------------- Politique L’antisionisme d'extrême droite, le masque de l'antisémitisme... Depuis les années 19401, une mouvance se revendiquant de « l’antisionisme » existe à l’extrême droite. Plus ou moins audible selon le contexte, cet « antisionisme » est un antisémitisme. ---------------------- Politique Europe : des gouvernants sous pression des extrêmes droites islamophobes Dans un contexte européen de progression générale des racismes1, la stigmatisation des musulmans, qui s’accommode parfaitement du « choc des civilisations » des élites néo-conservatrices, s’impose... ----------------------- Politique Les Identitaires : des fachos 2.0 Principale mouvance issue d’Unité radicale, les identitaires se développent autour d’une stratégie multimédia rodée, d’une solidarité ethnique et d’implantations « alternatives ». --------------------- Politique Front national de la jeunesse : normalisation et posture contestataire Pendant que les grands se battent entre marinistes et gollnischiens pour la succession, que font les jeunes du FN ? La même chose. Parce que sur le fond, rien ne change. -------------------- Politique Succession Le Pen : enjeux et perspectives. Entretien avec René Monzat Observateur des extrêmes droites depuis plus de 20 ans, René Monzat rappelait en 2004 que ce courant, loin d’être une passade de la vie politique française était au contraire une tendance lourde,... ------------------------ Politique Conscience de classe contre inconscience nationale La création par le gouvernement d’un ministère de l’Identité nationale et de l’immigration, suivie par le débat sur l’identité nationale, attisent les braises racistes et tentent de détourner l’... -------------------- Société Ne pas prendre ses désirs pour la réalité ------------------- Social 1978-1979, les luttes des sidérurgistes Décembre 1978 : Usinor an­nonce un plan de restruc­turation d’une ampleur inédite, qui tou­che au premier chef les bassins industriels de Denain et Longwy. -------------------- Social LCA, radio de lutte et de libre parole En 1977 débute en France ce qu’on a appelé le mouvement des radios libres, dans le sillage, notamment, de la Grande-Bretagne et de l’Italie. --------------------- Politique Extrêmes droites : les connaître pour mieux les combattre Une introduction au dossier de cette revue : --------------------- Social Femmes et retraites Assez rapidement, la mobilisation unitaire pour la défense des retraites a donné une grande visibilité à la question des inégalités femmes-hommes sur ce terrain, et aux mécanismes par... --------------------- Social Lame de fond par Hingrid hayes Le mouvement contre la réforme des retraites a surpris tout le monde, par sa force, sa longévité, ses formes, et le soutien massif qu’il a gagné. 36 pages édition : novembre 2010

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  • NPA : La revue n°17 janvier 2011

    Dans ce numéro * Le Dossier est consacré à « La nouvelle phase de la crise » avec des article de : Henri Wilno : Derrière la crise européenne, c’est la crise mondiale qui continue Philippe Légé : Petite enquête sur de grandes dettes Frédéric Gudéa : De Thalès à Emmanuelli, les mécanisme de la spéculation Catherine Samary : Quelle monnaie ? Est-ce bien la question … Daniel Minvielle : Sortir de l’Europe… ou construire une autre Europe Et aussi * Repères L’exposition coloniale de 1931, apogée ou limites du colonialisme ? Une Cité de l’immigration, pour quoi faire ? par Sylvain Pattieu Et encore … * Edito Santé et dépendance : ni charité ni marché. Des droits pour tous ! par Jean-Claude Laumonier * Actu Un an plus tard, Haïti tremble encore par Thibault Blondin Bangladesh, la révolte ouvrière par Dimitris Fasfalis La Côte d’Ivoire, victime de l’impérialisme par Paul Martial Italie, le réveil social ? Entretien avec Franco de Martis par Alain Pojolat * En débats / en Actions Trois contributions de la commission Précarité . Travailler tous et toutes pour travailler moins par Jacques . Revendique r le droit au revenu au-delà du droit à l’emploi par Leïla Chabi . Un débat lié à l’histoire par Louis-Marie Barnier Post-colonialisme, un apport indispensable à la réflexion anticapitaliste par Antoine Boulangé * Note de lecture Retour à Reims (Didier Eribon) : une théorie de l’assujettissement et de la résistance par Gisèle Felhendler * Culture Blacksad : un chat noir qui fera votre bonheur par Henri Clément

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  • NPA : La revue n°19 mars 2011

    numéro spécial :-------------------------------------------- 140 ans de la Commune : A l'assaut du ciel !----------------------------------- Louise Michel, place de la Casbah par Olivier Besancenot Place de la Casbah, place Al-Tahrir… Selon la formule du cinéaste Ken Loach, les révolutions sont contagieuses. D'autant qu'elles étaient rares ces dernières années. Désormais, la génération de militants révolutionnaires, issue du lent renouveau anticapitaliste des années 1990, n'est plus condamnée à évoluer dans un monde sans révolutions. Pour l'heure, hélas, le rapport de forces entre classes, à l'échelle internationale, reste nettement en faveur du capital. Chaque jour, son ordre prédateur et destructeur continue de transformer la moindre parcelle de vie sociale ou environnementale en gisements de profits immédiats. Il n'empêche, les révolutions tunisienne et égyptienne font basculer la situation internationale dans une nouvelle ère, où les femmes et les hommes se rappellent au bon souvenir des possédants et se hissent au premier plan de l'histoire. Conséquence directe et durable des résistances populaires à la dictature, à la torture, aux injustices et aux restrictions sociales imposées par les exploiteurs et leurs gouvernements depuis le début de la crise économique à l'été 2008, ce cycle pourrait bien annoncer la mondialisation des révoltes sociales, des grèves générales, des insurrections ou des révolutions. Il ne s'agit pas là d'un embrasement irrésistible et mécanique ; rien qui renverse les rapports de domination. Mais cette nouvelle envergure de la révolte s'inscrit dorénavant dans le paysage international. Elle est fragile, ignore encore son issue, mais elle a eu lieu - dans plusieurs pays qui plus est. Une brèche dans la mondialisation capitaliste Grâce au courage et à la détermination de ces peuples, la mondialisation capitaliste amorcée au tournant des années 1980 endure sa première grande faille sur le plan politique. Jusqu'alors elle n'était taraudée que par ses propres contradictions - lesquelles n'étaient déjà pas une mince affaire. À présent un autre danger la guette et qui, cette fois, n'émane pas de son propre camp. Sujet de sa domination, la foule des exploités n'a jamais rien possédé, ou si peu, des richesses créées par son travail. Les politiques libérales infligées aux pays du Sud ont brutalement démantelé les maigres filets de protection sociale. À titre d'exemple, rappelons que la Tunisie n'était pas seulement le pays du régime dictatorial et mafieux de Ben Ali ; elle était aussi l'élève modèle du Fonds monétaire international. La spéculation récente sur les matières premières, sur le blé notamment - autre facette de la crise financière qui s'ajoute aux dettes publiques - a privé plus encore la population de ses moyens de subsistance. Pour comprendre ces révolutions, il ne s'agit pas de s'en remettre aux seules aspirations démocratiques, réelles et légitimes, et à la volonté du peuple de mettre à bas un régime tyrannique. La question sociale est également au centre du processus révolutionnaire. La résistance à la misère, à la faim, au chômage, à la précarité et aux inégalités sociales est inhérente à la colère populaire. Leur soulèvement vient aussi de la radicalisation des luttes sociales - en Tunisie, de nombreux conflits sociaux ont récemment percuté la société, dans le bassin minier, à Gafsa et Ben Guerden. Actualité des questions stratégiques Ces révoltes sont la preuve qu'il y a une brèche dans le système. Un pli où se niche l'événement, l'imprévu et, du coup, l'inconnu. Le temps de l'histoire se fragmente de nouveau en une multitude de possibilités ouvertes. Il n'est plus linéaire, froid et inéluctablement rythmé par la progression des dominants. Dans la lignée d'Auguste Blanqui et de Walter Benjamin, Daniel Bensaïd pourfendait les « temps vides et homogènes » de l'histoire, et aimait insister sur l'idée selon laquelle, dans le domaine politique, rien n'est jamais écrit à l'avance. Il proposait ainsi de laisser « l'éternité à Dieu (s'il existe !) et l'infini aux mathématiciens » (« Une lente impatience »). C'est vrai, rien n'est définitif. L'humanité peut toujours tracer sa propre histoire. Grâce au combat des peuples tunisien et égyptien, combat qui chaque jour a montré une grande maturité et du sang-froid, nous le savons un peu plus en conscience. Ces femmes et ces hommes ne se limitent pas à rouvrir le « chapitre des possibles ». D'ores et déjà, leurs révoltes portent de nombreuses questions stratégiques. Comment un peuple peut-il s'emparer du pouvoir, et le garder ? Dès les premiers jours qui ont suivi la destitution de Ben Ali, les rues de Tunis sont devenues le décor d'un théâtre politique, comme bien des capitales révolutionnaires jadis. Non pas la scène d'une comédie, d'une tragédie ou d'un spectacle quelconque, mais celle d'un événement historique : le peuple qui reprend la main. Une étrange cohabitation s'est alors installée dans la ville, opposant deux légitimités incompatibles. D'un côté, celle du gouvernement de transition, issu des débris du régime du dictateur. De l'autre, celle du peuple qui passe, d'un coup d'un seul, de l'ombre à la lumière et s'invite dans l'arène politique. D'un côté, l'ancien régime et ses vestiges inquiétants, tels la police et les milices du RCD (ex-parti de Ben Ali), l'armée, aussi, qui marque sa présence au sol avec ses chars et dans le ciel, ses hélicoptères, l'armée qui rappelle volontiers que, si elle n'a pas tiré sur la foule, elle reste une option de stabilité pour sécuriser l'ancien régime derrière un nouveau visage. De l'autre, le peuple, massivement rassemblé place de la Casbah, face au palais du gouvernement, balai incessant de délégations de marches venues de tout le pays en insurrection. La ville ressemble à une ruche où, à chaque coin de rue, les essaims se regroupent en assemblées improvisées. Les locaux syndicaux fourmillent de monde, les cours des entreprises sont assiégées par le personnel qui débat avec fougue. Dans les régions, des comités locaux, nés des comités de vigilance populaire contre les pillages orchestrés par les milices du RCD, prennent en charge une partie de l'activité des administrations. D'un côté et de l'autre, l'ancienne et la future société se côtoient, s'entremêlent en un même lieu. Dualité de pouvoir Le contre-pouvoir au gouvernement ne se cristallise pas dans des structures d'auto-organisation collectives systématisées, comme des assemblées ou des conseils coordonnés entre eux. Pour autant, l'existence de ce deuxième pouvoir plane durablement sur la situation politique tunisienne. Visible quand le peuple occupe la rue, il ne disparaît pas véritablement lorsque les femmes et les hommes rentrent chez eux. Ce deuxième pouvoir se replie en ordre dispersé au sein des comités locaux populaires (lorsqu'ils existent), dans la base syndicale de l'UGTT, dans les rangs féministes, la société civile et dans l'opposition politique. Cette dualité de pouvoir évolue en permanence dans un mouvement guidé par les à-coups des poussées révolutionnaires et/ou par ceux de la contre-révolution. Dans cet entre-deux-eaux, le rapport de forces se fige entre chaque camp et chacun cherche à montrer sa puissance à l'autre. Si le peuple tunisien a été capable de faire chuter la dictature de Ben Ali, l'oligarchie de l'ancien régime a conservé la mainmise sur les remaniements du gouvernement. Les Tunisiens ont su se débarrasser du pouvoir en place, mais sans s'en emparer pour le moment. Cent quarante ans après les événements de la Commune de Paris, la question épineuse du pouvoir populaire se pose de nouveau. Le contexte arabe, bien sûr, est différent, notamment du fait de l'évolution du capitalisme et des expériences politiques totalitaires passées qui ont sali le drapeau des révolutions. Un fil rouge relie pourtant ces mouvements d'émancipation. En très peu de temps, l'expérience concrète des Tunisiens (éviction et fuite de Ben Ali, premier gouvernement de transition avec de nombreux ministres « benalistes », deuxième gouvernement de transition avec un Premier ministre de l'ancien régime…) a montré qu'il ne suffisait pas de substituer un gouvernement à un autre pour changer de régime. Les anciennes institutions - police et bureaucratie particulièrement - restent entre les mains des mêmes. Voilà pourquoi la proposition de réunir une Assemblée constituante pour fonder de nouvelles institutions, par et pour le peuple, est aujourd'hui portée par les secteurs de gauche de la révolution, regroupés dans la plateforme dite « Front du 14janvier » (laquelle rassemble, entre autres, le PCOT, la Ligue de la gauche ouvrière, etc.). Cette perspective de rupture démocratique indispensable ne règle pas les problèmes en soi, mais a le mérite de les exposer clairement. C'est là toute sa fonction. Quel camp social et politique va-t-il enlever le processus : celui des forces de la révolution ou de la contre-révolution ? Modernité de la Commune Depuis la Commune, nous savons que l'appareil d'État issu de l'ancienne société contre laquelle le peuple se dresse est l'obstacle majeur au changement. Les communards s'y étaient attaqués à leur manière et avaient commencé à bâtir ce que Marx appelait une « forme enfin trouvée d'émancipation ». Le suffrage universel, la démocratie directe, le contrôle de la base sur ses assemblées, la révocabilité des élus, ainsi qu'une rémunération plafonnée pour interdire la professionnalisation de la politique, voilà autant de pistes que les communards ont engagées pour éradiquer le pouvoir des possédants lorsqu'il s'enkyste dans l'armée ou la bureaucratie des hauts fonctionnaires. Calquer les mesures prises en 1871 n'aurait pas de sens compte tenu de l'évolution du monde, mais revisiter ces pages de l'histoire à la lumière des événements présents pourrait s'avérer utile, même s'il faut dire qu'en ces jours, c'est nous, de l'autre côté de la Méditerranée, qui avons beaucoup à apprendre des peuples tunisien et égyptien. Les revendications des femmes et des hommes, clamées place de la Casbah, place Al-Tahrir, résonnent jusqu'à nous. Elles font comme un écho aux aspirations libertaires des communards quand elles répètent que ces révolutions sont les leurs, que personne ne pourra parler en leur nom ni se substituer à eux. En Tunisie, les partis politiques, même les plus actifs dans la révolution, forts de la légitimité des combats durement payés dans la clandestinité, ont de prime abord été reçus avec défiance. La volonté de ne pas être récupéré est fondée. Pour autant, elle ne saurait effacer la problématique politique de fond : comment coordonner l'énergie collective ? Comment la canaliser en un point précis qui donnera le coup de grâce aux débris de l'ancien système ? Comment unifier les propositions du peuple en une logique cohérente et globale, synthétisée en un programme clair ? Et, surtout, comment gérer les moments de reflux, qui asphyxient les structures d'auto-organisation, si ce n'est en regroupant les principaux animateurs de la révolution dans une organisation politique capable de résister aux aléas de la situation ? Le rapport entre parti révolutionnaire et peuple en mouvement reste posé. Enfin, la Commune qui compta de nombreux immigrés dans ses rangs, et à tous les niveaux, nous rappelle, 140 ans plus tard, que les exploités ne connaissent pas de frontières. Alors, que la gauche anticapitaliste s'empare de nouveau, et avec ardeur, du drapeau de l'internationalisme. édition : mars 2011 36 pages

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  • NPA : La revue n°2

    Revue du NPA n° 2 Juin juillet 2009 Dossier Face à la crise

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  • NPA : La revue n°21 mai 2011 G8/G20

    L'un des articles économiques du dossier : Selon son ordre du jour officiel, la réunion du G8 à Deauville ne devrait pas vraiment traiter des questions économiques. En effet, le G8 ne comprend pas la Chine et en septembre 2009, le sommet de Pittsburgh avait fait du G20 le « principal forum de coopération économique internationale » entérinant le déplacement des points forts de l’économie mondiale.Néanmoins, les membres du G8 continuent de jouer un rôle majeur. Début avril, le FMI a publié une salve de prévisions « positives » pour ce qui est de la croissance. Après la récession majeure de 2009, celle-ci a repris à des rythmes très différenciés selon les zones géographiques : ce sont les pays émergents (Chine, Inde, Brésil…) qui tirent la croissance mondiale. Parmi les pays capitalistes avancés, la zone euro connaît la croissance la plus limitée. Néanmoins, y compris dans cette zone, l’hypothèse d’une rechute dans la récession est écartée dans ces prévisions malgré la simultanéité des plans d’austérité en Europe. Des facteurs d’instabilité maintenus Cela dit, si on compare la situation des différents pays capitalistes développés à ce qu’elle était en 2007, le niveau de production demeure fin 2010 en dessous de son niveau du début 2008. L’impact de la crise n’est pas effacé. Le FMI et les autres organisations économiques internationales reconnaissent elles-mêmes que des risques subsistent pour le futur : les cours du pétrole, un marché immobilier encore en crise dans plusieurs pays, le niveau élevé des dettes des États (non seulement en Europe mais aussi aux USA). Les incertitudes sont particulièrement for-tes dans la zone euro : - les financiers acheteurs de titres de la dette publique exigent des rémunérations très élevées au moindre soupçon de fragilité d’un pays ; - les marchés financiers doutent du mécanisme de soutien mis en place au niveau européen ; - les plans d’austérité exigés en contre-partie des prêts font plonger la croissance chez les « bénéficiaires ». Par ailleurs, de nombreuses incertitudes demeurent au sujet des bilans des banques, alors même que beaucoup de titres douteux ont déjà été rachetés par les Banques centrales ou garantis par le budget de l’État. Les prévisions du FMI et des autres institutions officielles écartent donc une rechute immédiate dans la récession. C’est un scénario plausible même si ces prévisions ne tiennent pas compte de l’ensemble des risques, comme l’incapacité d’un pays important de la zone euro à faire face aux échéances de la dette, la faillite d’une banque importante, etc. Les mouvements désordonnés sur les marchés boursiers, les monnaies et les cours de l’or montrent à la fois une intense activité de spéculation (fort rentable pour certains) et les incertitudes de la situation. Les dégâts sociaux Même les chiffres officiels montrent un chômage très élevé par rapport à la situation de 2007 avant la crise financière. Au niveau mondial, il touche 203 millions de personnes soit 26 millions de plus qu’en 1977, selon les chiffres du Bureau international du travail (BIT). Dans les pays du G7 (le G8 sans la Russie), il y avait 29, 8 millions de chômeurs fin 2010 contre 19, 8 millions en 2007. Mais ces chômeurs ne sont que ceux qui apparaissent dans les statistiques. Celles-ci sont de qualité variable selon les pays et même là où existent des systèmes d’aide aux chômeurs, beaucoup peuvent ne pas être recensés. Ainsi le BIT remarque que la crise de l’emploi touche particulièrement les jeunes qui sont nombreux à être découragés de chercher un emploi et n’apparaissent donc pas dans les statistiques du chômage. Le BIT souligne aussi que le nombre de travailleurs pauvres ne baisse pratiquement plus depuis 2007 : en 2009, un travailleur sur cinq dans le monde vivait avec sa famille dans l’extrême pauvreté sous le seuil de 1, 25 dollar par personne par jour ; et près de 39 % vivaient avec leur famille sous le seuil de pauvreté à 2 dollars par jour. Rien appris ni changé Le G8 de Deauville s’insère dans un calendrier de multiples réunions internationales. À Bruxelles sont discutés les plans d’ajustement des pays endettés de la zone euro, les politiques d’austérité et le démantèlement des acquis sociaux dans l’ensemble de l’Union européenne. Parallèlement, les ministres des Finances du G20 s’inquiètent des déséquilibres économiques intérieurs (dettes et déficits publics) et extérieurs (balances commerciales), du prix des matières premières et de l’état du système bancaire. Face à ces problèmes, ils évoquent des mesures plus ou moins cosmétiques et se gardent bien d’aborder les questions sociales, comme en atteste le communiqué de leur dernière réunion (Washington, 15-16 avril). Quant à la prétendue priorité de la présidence française, une taxation (très limitée) des transactions financières, elle n’est pas même évoquée. En fait, en Europe, les mesures d’austérité se multiplient. Aux États-Unis, Obama plie sans guère de résistance devant les républicains et l’aile droite des démocrates qui veulent réduire les déficits budgétaires sans toucher aux impôts des riches mis en place sous Bush. La dernière entourloupe de Sarkozy sur l’ISF et le bouclier fiscal (on supprime ce dernier mais on fait un cadeau supplémentaire, et plus coûteux, aux grandes fortunes) est représentative de cette logique. Le mot d’ordre des dirigeants du G8, c’est en fait : « pour l’essentiel, on continue comme avant ». En faisant des concessions obligées à la Chine, devenue un acteur incontournable du capitalisme mondial en voie de recomposition. Henri Wilno.........................................en plus des articles sur le Japon (P.Rousset), Tunisie (Commission Maghreb du NPA), Egypte (Tamer Wageeh)....et plein d'autres choses 36 pages édition : mai 2011

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  • NPA : La revue n°24 septembre 2011

    Numéro: Revue Tout est à nous ! 24 (septembre 2011) DOSSIER PLACE DE GREVE(S) ? http://www.npa2009.org/tout-est-a-nous/revue

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  • NPA : La revue n°3 septembre 2009

    Editorial : Inverser le rapport de forces par Christine Poupin P3 ACTU Après les élections de juin 2009 : vigilance antifasciste en Europe par Denis Boulègue P4 Copenhague: un sommet sans hauteur par Damioen Joliton P7 Incinérateur de Fos s/Mer : une métaphore du capitalisme par Véronique Granier P9 Désobéissants : interviews d'enseitgnants désobéisseurs par Véronique Decker P10 Iran : le régime ne tient plus que par la réprerssion par Babak Kia p12 DOSSIER Allemagne : éclairage de Berno Gehrke Russie : éclairage de Carine Clément Pologne : bilan de Solidarnosc Syndicats et lutte contre le néolibéralisme par Roman Debski Des interrogations persistanteset quelques convictions par Dominique Angelini, François Coustal, Jean-Philippe Dives et Ingris Hayes p22 REPERES Rappel hisrtorique par Roman Debski DEBATS Les abolitionnistes à l'épreuve de la prostitution par Julie Sarrazin et Anne Lafran P28 Combattrre la prostitution et défendre les prostituées par Léa Guichard P30 CULTURE ET MEDIAS Festival Douarnenez : les peuples du Caucase par R Devaneuse Un Etat de la création palestinienne par Perre Baton P33 36 pages édition : octobre 2009

    4,00 €
  • NPA : La revue n°38, décembre 2012

    dossier Vénézuela et Amérique latine :

    Guillaudat : Où va le Venezuela

    Divès : Les ressorts d'une politique extérieure erratique

    De La Siega : gouvernements "progressistes" d'Amérique latine : de l'indépendance, mais pas de socialisme

    édition : novembre 2012 36 pages

    4,00 €
  • NPA : La revue n°4 octobre 2009

    ACTU / Une exigence d'unité et de radicalité par PF GROND La casse de l'hôpital public menace de droit à l'avortement par Maud Gelly Privatisation de La Poste, intervew d'O.Besancenot par JF Cabral Grippe : Concentration capitaliste et diversité génétique par Frank Cantaloup Elections allemandes et portugaises, premières leçons F.Sabado Amérique latine : dans le colimlateur de l'oncle Sam par Frank Gaudichaud, et Flavia Verri DOSSIER/ En France au XXè, immigration et marché du travail par Laure Pitti régularisation de tous les Sans-Papiers par P.Baton, A.Delaborne On bosse ici, on vit ici, on reste ici Le mouvement des travailleurs sans-papiers Paroles de Sans-Papiers : Interview de Djiby et Fanta par P.Baton REPERES 17 Occtobre 1961 : de la mémoire antiraciste par S. Thénaut La Poste, des luttes et une résistance qui viennent de loin par André Delorme et Florent Martin DEBATS/ La crise, entre sous-consommation et sous-accumulation par Isaac Johsua La crise, une explication confortable mais contestable par Jean-Philippe Dives CULTURE ET MEDIAS/ Rosa La Vie : interview d'Annouk Grinberg par P.Baton Teotihuacan "l'endroit de la métamorphose divine" par Patrick Saurin 36 pages édition : octobre 2009

    4,00 €
  • NPA : La revue n°40, février 2013

    Yann Cézard Éditorial L’affaire des 75 % : la révolte des riches contre Papa Noël

    PREMIER PLAN:
    Aéroport de Notre-Dame-des-Landes

    Bertrand Achel, Claudine Jégourel Le projet qui en cache un autre
    Benjamin Un contrat en béton pour Vinci
    Bruno Hervé L’opposition de gauche se construit-elle dans le bocage?
    Sandra Cormier Une lutte anticapitaliste!

    ACTU

    Robert Pelletier L’arnaque du dialogue social
    Commission nationale Ecologie du NPA Le Foll repeint l’agriculture en vert mais continue la même politique
    Panos Angelopoulos La crise grecque Faits et chiffres

    DOSSIER

    Dominique Lerouge Maghreb, Moyen-Orient Deux années de printemps
    Jacques Chastaing Égypte La deuxième révolution qui se cherche
    Jalel Ben Brik Zoghlami La Tunisie à la croisée des chemins
    Hamadi Ben Mim, Dominique Lerouge Tunisie Deux ans après
    Fathi Chamkhi, Dominique Lerouge A propos des attaques contre l’UGTT
    Luiza Toscane Oman La révolte oubliée
    Ghayath Naïssé La Syrie Un «Vietnam politique» pour la Turquie?

    LECTURES

    Pierre Levi Amselle ou les limites de «l’universalisme républicain»

    FOCUS

    NPA 31 Le changement promis en 2012, c’est à nous de l’imposer en 2013 !

    4,00 €
  • NPA : La revue n°41, mars 2013

    Le numéro 41 de la revue TEAN! est parue, avec un dossier sur les nationalisations et le contrôle ouvrier et une série d'articles sur l'Algérie. Des tribunes de bilan du congrès du NPA sont également publiées. Yann Cézard Editorial Mali: une jolie petite guerre toute propre ? ACTU Esther Vivas, Josep Maria Antentas Etat espagnol - « Nous ne sommes plus dans la logique de l’alternance »

    Yann Cézard Le congrès du PCF - Unité, enthousiasme et roublardise

    DOSSIER

    Henri Wilno Nationalisations Quelle position pour les anticapitalistes ?

    Robert Pelletier Du 19e siècle à 1981 - Des nationalisations compatibles avec le capitalisme

    Jean-François Cabral SCOP - Les sociétés coopératives ouvrières de production

    David Fralib - La Scop en luttant!

    Hosea Hudson Autogestion, contrôle ouvrier - Quelle stratégie pour exproprier les patrons ?

    Jean-Philippe Divès Notre programme - La socialisation de l’économie, pas son étatisation

    REPERES

    Jihane Halsanbe Libération de l’Algérie- Pétrole contre indépendance

    Mohamed Harbi, Cathy Billard « En Algérie, violence et pouvoir ont marché ensemble »

    Nadir Djermoune, Cathy Billard « Pour la génération actuelle, les valeurs nationales sont de l’ordre de l’Histoire »

    LECTURES

    Henri Clément Appert, Papin - Les affres d’un petit entrepreneur face à la crise

    Makyo, Federico Nardo- L’histoire des Khazars, convertis au judaïsme

    Henri Wilno Isaac Johsua. Réflexions sur le processus révolutionnaire

    EN DEBATS

    2e congrès du NPA

    Position W Un pari raisonné - Toutes et tous, se réapproprier le NPA

    Position X Faire résonner pleinement la perspective anticapitaliste

    Position Y Où va le NPA?

    Position Z Faire front contre le virage stratégique de la direction, Construire le parti donc une grande tendance révolutionnaire

    édition : mars 2013, 36 pages

    4,00 €
  • NPA : La revue n°43 mai 2013, les églises et la réaction

    Le visuel ne correspond pas à celui du n° 43 de la revue du NPA, mais il s'agit bien de la revue n°43 de Tout est à nous mois de mai 2013.

    au sommaire :

    -Dossier marxisme et religion avec notamment Lowy et Achcar édition : mai 2013

    4,00 €
  • NPA : La revue n°45, le manifeste écosocialiste du PG en débat / quelle écologie, quel socialisme, quelle transition?

    Les 18 thèses du manifeste du Parti de Gauche y sont exposées in extenso, analysées et critiquées s'il y a lieu, point par point. Une conclusion d'ensemble synthétise les divergences.
    Notre camarade Daniel Tanuro, militant anticapitaliste de la LCR belge, agronome environnementaliste était le mieux placé pour produire une critique marxiste révolutionnaire d'ensemble de ce manifeste très important adopté par le Parti de Gauche lors de son congrès de mars 2013.

    édition : juillet 2013, 36 pages.

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  • NPA : La revue n°5 novembre 2009

    Régionales, refuser l'impasse Sans-papiers : une journée à la préfecture de Bobigny Sexisme : Barbie contre Transformer Warshawski : Israel, oui au Boycott Françafrique : loa continuité sans le changement Chine : un pays, deux classes ouvrières NOTES DE LECTURE / Pignarre, De la critique : interroger nos manières de penser DOSSIER/ Les enjeux de Cpenhague Droits à polluer : un système injuqste et contre-productif Taxe carbone : inefficace, injuste et démobilisatrice Les mouvements sociaux pôur la juustice climatique Notre-Dame-des-Landes : non à l'aéroport Automobile : miroir de la crise sociale et écologique Un plan d'urgence pour le climat REPERES/ La révolution chinoise, matière à reflexion DEBATS/ Mur de Berlin : ni fleurs ni couronnes Nucléaire : quelles revendications? CULTURE ET MEDIAS/ Sans-papiers : censure à la bibliothèque Exposition : l'art a-t-il un sexe? 36 pages édition : novembre 2009

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  • NPA : Non à la guerre au Mali, troupes françaises hors d'Afrique

    Cahier n°6

    Toujours opposés à cette guerre

    Si l’on croit les discours officiels, la guerre au Mali toucherait presque à sa fin, même si la date de départ des troupes françaises, désormais annoncée, est entourée d’un grand flou artistique (parfois « avril », parfois « avant fin juillet »…).Même si ce calendrier, encore vague, est respecté, les problèmes politiques, servant de prétextes à l'intervention militaire, n’auront pas été résolus. Les djihadistes, qui se sont au départ enfui des villes maliennes, souvent sans combattre, se sont ensuite retirés vers le désert où il y a eu des combats. Au nord-est de Kidal, une partie de leurs « forteresses » naturelles dans le Sahara semble avoir été repérée et détruite. Mais ces groupes se préparent à une stratégie, conçue à moyen ou long terme, consistant à se présenter comme une guérilla de « résistants à l’envahisseur ».

    Leur modèle en la matière sont les talibans en Afghanistan. Cependant, il est possible que la stratégie de ces groupes échoue, puisque la comparaison avec l’Afghanistan ne tient pas. L’Afghanistan avait été marqué par 25 ans de guerre permanente avant l’arrivée des talibans, en 1994-1996 : d’abord contre l’URSS, ensuite entre les différents « seigneurs de guerre » réactionnaires qui avaient pris le contrôle du pays sur la période 1989-1992, déjà au nom de la Charia. Ainsi les talibans, malgré leur violence, n’étaient pas perçus – par une partie de la population – comme tellement pires que ce qu’existait déjà. Au Mali, la situation est bien différente.

    Néocolonialisme

    Quant à la France, ses élites croient avoir re-­légitimé un rôle politique, économique et militaire de premier plan dans leur « précarré » postcolonial. Même si elles sont souvent soulagées par le départ des djihadistes, les populations ne seront cependant pas dupes sur les intentions et intérêts néocoloniaux du pouvoir français. Pendant la première phase de l’intervention au Mali, le 23 janvier, le ministère français de la Défense avait donné son feu vert à une opération inédite : des « Forces spéciales » de l’armée française étaient déployées pour protéger directement la sécurité des mines d’uranium d’Areva, au Niger voisin. « Du jamais vu », commentait alors un éditorial du journal Le Point (pourtant loin d’être anticapitaliste), qui ajoutait : « Jusqu'à présent, les forces spéciales françaises ne participaient pas directement à la sécurité d'intérêts privés. » Tout un symbole !

    L’une des leçons de la guerre au Mali est que des expéditions militaires peuvent engendrer (ou renforcer) les causes de futures guerres dont les peuples feront encore les frais. De nombreux observateurs et observatrices pointent ainsi du doigt le lien entre l’intervention franco-britannique en Libye – commencée en mars 2011 – et les événements actuels au Mali.

    Les interventions militaires françaises n'ont jamais contribué à régler les problèmes. Pour les seuls intérêts de la France et jamais pour ceux des populations, les prétendus pompiers sont bel et bien de sacrés pyromanes.

    Une France sans intérêt au Mali ?

    Lorsque le Président Hollande déclarait que la France n’a pas d’intérêt économique majeur au Mali, afin de justifier son intervention militaire, c’est un peu vrai et beaucoup faux.

    Les relations économiques entre le Mali et la France restent faibles même si, au moment des privatisations imposées par les politiques d’ajustements structurels dans les années 80, les multinationales se sont emparées d’une grande partie des secteurs privatisés, comme la distribution de l’énergie, le textile, les télécommunications, l’agroalimentaire, avec une volonté de profits immédiats. En 2010, la France était le quatrième fournisseur du Mali, avec 280 millions d’euros, et importait essentiellement du coton et de l’or de ce pays pour 5, 8 millions d’euros. La France reste le 111e investisseur direct au Mali. Et l'uranium Areva…

    Mais ce qui est décisif pour la France, ce sont les mines d’uranium situées à proximité du nord du Mali, mines qui sont exploitées par Areva et ont été à plusieurs reprises l’objet d’attaques des djihadistes avec des prises d’otages.

    Le Niger approvisionne en uranium, à hauteur de 30 à 40 %, Areva pour des prix défiant toute concurrence. Ce même uranium fait tourner un tiers des centrales nucléaires en France, dont l’électricité est produite pour les trois quart par l’énergie nucléaire.

    On voit que pour Paris la question des mines d’uranium reste décisive d’autant qu’Areva vient de mettre la main sur la mine d’Imouraren, une des plus grandes du monde, avec à la clef des investissements de plus d’un milliard d’euros.

    Les enjeux sont donc colossaux en termes financiers, mais pas seulement. La réaffirmation de la France dans cette région reste décisive pour le contrôle d’un pays comme le Niger, garantie de l’indépendance énergétique de la France qui a décidé de développer son activité industrielle du nucléaire à travers le monde.

    L’autre élément important, qui explique l'intervention militaire de la France au Mali, est son rôle qui ne se dément pas et qui est reconnu par ses pairs, d’assurer la stabilisation des pays africains francophones pour permettre aux multinationales de continuer à exploiter les richesses minières et d’accaparer les terres arables.

    Le potentiel minier du Mali semble prometteur, en tout cas pour certains spécialistes. S’il n’est pas la cause de l’intervention militaire, il reste cependant présent dans toutes les têtes, notamment pour le dialogue politique qui devrait définir les futures modalités d’organisation du pays. Il est probable que Paris tentera alors d’avancer ses pions…

    Chronologie des événements au Mali et dans la région :

    La France dans la région La France est intervenue, à plusieurs reprises, dans des pays de la région ces dernières années.

    - Côte d’Ivoire : en septembre 2002, une rébellion a éclaté dans le nord du pays. La France aide alors le président Laurent Gbagbo (au pouvoir depuis 2000) à stopper l'avancée des rebelles, mais installe ensuite une force militaire française. Celle-ci coupera la Côte d’Ivoire en deux pendant dix ans. En novembre 2004, lors de manifestations populaires contre cette force, les troupes françaises tirent sur la foule depuis l’Hôtel Ivoire à Abidjan (plusieurs dizaines de morts). Suite à une élection qui a vu deux vainqueurs se proclamer – Gbagbo et Alassane Ouattara –, la France intervient militairement et renverse Laurent Gbagbo le 11 avril 2011…

    - Tchad : dans ce pays régi par la dictature d’Idriss Déby Itno et politiquement instable, la France est intervenue à plusieurs reprises pour écraser des rébellions, notamment en février 2008. L’éclatement de la crise malienne

    Le 1er novembre 2010, le « Mouvement national de l’Azawad » annonce sa fondation. Le 16 octobre 2011, il fusionnera avec d’autres groupes touaregs – renforcés par le retour d’anciens combattants engagés en Libye – pour former le MNLA : « Mouvement national de libération de l’Azawad ».

    À partir du 17 janvier 2012, des combats avec l’armée malienne s’engagent à Menaka et Tessalit. Les touaregs reçoivent le renfort de groupes djihadistes implantés dans la zone frontalière algéro-malienne depuis 2003. Le 24 janvier, une centaine de soldats maliens désarmés, faits prisonniers, sont égorgés à Aguelhok. La responsabilité de ce massacre de prisonniers sans armes est toujours disputée, certains l’imputant au MLNA et d’autres aux djihadistes.

    L’avancée des troupes rebelles (touaregs et djihadistes réunis) dans le Nord fait chuter le gouvernement. À partir de manifestations de femmes de soldats et de civils – protestant contre le fait que des conscrits soient envoyés sans armes et de façon désorganisée au front –, des jeunes officiers se mettent en mouvement à partir du camp militaire de Kati. À la surprise générale, le président Amadou Toumané Touré (ATT) est renversé le 22 mars : reflet de la crise que traverse l’État malien, son palais n’était quasiment pas gardé…

    Un mouvement de soutien aux putschistes se forme (le « mouvement du 22 mars »). Le parti de gauche SADI lui apportant également son soutien, préconisant un règlement malien au problème de l’occupation du nord, mais sans intervention extérieure. Cependant, le capitaine Amadou Sanogo, qui a pris la tête du gouvernement issu du putsch, demande lui-même le 5 avril une intervention militaire internationale dans une interview publiée par Libération puis Le Monde. Les incertitudes de l’après 22 mars font encore reculer le front dans le Nord, alors que les grandes puissances (dont les USA et la France) mettent le Mali à l’isolement « pour condamner le putsch », jusqu’à la formation d’un « gouvernement d’union nationale ».

    Le 6 avril, le porte-parole du MNLA, Mossa Ag Attaher, proclame « l’indépendance de l’Azawad » (le nord du Mali) dans une interview sur la chaîne de télévision France 24. De nombreux observateurs soulignent que cette interview a été donnée à Paris, où il résidait depuis un bon moment, et non sur le terrain malien…

    L’alliance tactique du MNLA et des groupes islamistes va être rompue : le 8 juin, des combats éclatent entre eux à Kidal. Le 27 juin, le MNLA enregistre une lourde défaite militaire contre les djihadistes à Gao. La direction du MNLA ira alors se réfugier au Burkina-Faso, gouverné par Blaise Compaoré, un ancien allié de la Françafrique. À partir de là, le MNLA tentera de revenir dans le jeu à plusieurs reprises, proposant même plus tard de combattre aux côtés de l’armée française. Le 26 septembre, le Président français François Hollande plaide en personne à la tribune de l’assemblée générale des Nations unies pour une intervention militaire internationale au Mali. Sur la base de scénarios élaborés au cours des semaines suivantes, le Conseil de sécurité des Nations unies donnera officiellement son feu vert le 20 décembre. Sauf que le scénario théoriquement retenu exclut alors toute intervention directe française, en tout cas au sol, et prévoit uniquement le déploiement de troupes africaines...

    Des urgences humanitaires

    L’urgence humanitaire à laquelle est confrontée le Mali, comme d’ailleurs d’autres pays sahéliens, est la crise alimentaire provoquée notamment par une forte sécheresse en 2012

    Ces difficultés ont été aggravées par les attaques des djihadistes dans le nord du Mali. La plupart des paysans n’ont ni semé ni pratiqué les cultures de contre saison qui aident à passer la période de soudure. Ainsi, les demandes d’aide alimentaire, si elles tendent à diminuer dans la région du Sahel, ont augmenté de 24 % pour le Mali.

    La crise alimentaire est accentuée par une très forte augmentation des prix : à titre d’exemple, le kilo de riz – qui coûtait environ 65 cents – est vendu maintenant à 2 dollars, le mil – qui avait déjà connu une augmentation de 60 % à Tombouctou et de 85 % à Gao – vient à nouveau d’augmenter de 20 %. Ces prix, hors de portée de la plupart des populations, s’expliquent par les difficultés importantes d’approvisionnement des marchés et la fuite des populations arabes et touaregs qui traditionnellement tenaient les commerces de distribution. À cela s’ajoute aussi le problème du ravitaillement en eau que les autorités veulent désormais faire payer à la population…

    Les réfugiéEs en augmentation

    Les recensements des réfugiés dans les pays limitrophes du Mali, la Mauritanie, l’Algérie, le Burkina Faso et le Niger, indiquent que sur les 170 000 réfugiéEs, une grande majorité est touareg ou arabe. La peur est forte d’être identifié, aux yeux des autres populations, comme djihadistes ou, au moins, comme leurs complices. Les exactions des soldats de l’armée malienne ont amplifié ce phénomène, d’autant que la stratégie d’une partie des djihadistes est de se mélanger à la population, ce qui tend à exacerber les méfiances, voire les haines, entre les habitants de la région du Mali.

    Sur le front de l’humanitaire, depuis l’intervention française, la situation est loin de s’améliorer. Les populations déplacées et réfugiées lors du début de la crise attendent que la situation sécuritaire, sociale et aussi sanitaire, s'améliore. En effet, leur nombre ne cesse d'augmenter : en décembre 2012 autour de 227 000 déplacéEs, 260 000 en février 2013. Beaucoup de ces réfugiéEs ont tout perdu, et les conditions de vie dans les camps sont précaires. Les maladies de peau ou le choléra font leur apparition, et la malnutrition reste un problème récurrent. Le retour de ces populations chez elles doit impérativement être accompagné d’une aide qui permette la reprise de leur activité économique.

    Les Touaregs : une question récurrente

    Le problème touareg n’est pas uniquement lié au Mali, mais à l’ensemble des pays sahéliens, même si les revendications et les réponses des États restent différenciées. Historiquement les Touaregs sont un peuple nomade, bien que certains soient aujourd’hui sédentarisés. Ils sont très minoritaires dans le nord du Mali. Depuis très longtemps, une de leurs activités est le convoyage de marchandises coûteuses à travers les pistes du désert. Les Touaregs ont mené des luttes importantes contre la colonisation, à tel point que les Français ont dû concéder des aménagements qui respectaient leur culture et leur mode de vie. Modibo Kéita, père de l’indépendance du Mali en 1960, proche des pays du bloc soviétique et panafricaniste convaincu, mena une politique de centralisation du pays accompagnée de violences à l’égard des Touaregs. À l’époque, deux questions clefs se posèrent : le paiement des impôts par les Touaregs et la fin de la politique esclavagiste. Si ces deux questions devaient indéniablement trouver des solutions, les réponses militaires et bureaucratiques accentuèrent les divisions. À la résistance des Touaregs, une répression s’abattit sur les populations. Le nord du Mali devint une région occupée militairement et la grande sécheresse des années 70 poussa une partie des Touaregs à fuir vers la Libye où ils furent, pour la plupart, enrôlés dans la milice islamique pour les guerres, notamment au Tchad.

    Intégration et développement

    Les luttes touaregs des années 80 et 90 eurent comme objet une meilleure intégration dans la société malienne. À partir des années 2000, plusieurs mesures ont été prises pour favoriser cette intégration, notamment dans l’appareil d’État. En 2006, l’Accord d’Alger censé instaurer une paix durable, reste l’objet de controverses, notamment sur la démilitarisation de la région du nord du Mali, ce qui a permis au djihadistes et trafiquants – qui parfois sont les mêmes – de sanctuariser ce territoire une fois et demi plus grand que la France.

    Malgré leurs prétentions, le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) est loin de représenter l'ensemble des Touaregs et à fortiori des populations du nord. Et la politique totalement aventuriste et sans principe du MNLA a causé beaucoup de tort à la cause touareg.

    En fait, il y a aujourd'hui un double problème à régler : la question du développement du nord du Mali et la question nationale touareg. Les solutions se trouveront certainement dans une décentralisation, avec un transfert des compétences de l’État central vers cette nouvelle entité. Mais pour que de telles solutions soient valables, elles doivent être nécessairement issues des différentes populations qui, si elles ont préservé leurs spécificités, ont vécu ensemble pendant des siècles. Les négociations ne doivent pas être monopolisées par des organisations plus ou moins autoproclamées et dont la représentativité de différentes communautés restent incertaines. Les populations du nord du Mali ont développé un réseau dense d’organisations de la société civile qu’il convient d’écouter et de respecter, ce qui reste largement contradictoire avec un dialogue politique malien sous contrôle de la France.

    Dossier réalisé par Paul Martial et Bertold du Ryon

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  • NPA : On lâche rien, on change tout, après un an de gouvernement Hollande-Ayrault

    Cahier n°7, édition mai 2013

    Le nombre de demandeurs d’emplois a progressé en mars pour le 23e mois consécutif, il atteint le record historique de 5, 3 millions de chômeurs. Le gouvernement va répétant que « tous les leviers de la politique de l'emploi prévus par la feuille de route sociale (…) sont opérationnels ». Il suffirait selon lui de patienter pour voir l'Accord national interprofessionnel produire ses effets salvateurs ! Mais dans toute l'Europe, les mêmes politiques, menées par des gouvernements socialistes ou par des gouvernements de droite, soi-disant destinées à lutter contre le chômage à coups de cadeaux aux patrons et de précarisation des salariéEs, produisent toutes les mêmes effets : la misère, la précarité et le chômage sans fin ! Et les gouvernements qui les appliquent se font battre aux élections suivantes par des politiciens qui feront la même politique...

    Les réacs à l'offensive...

    Le gouvernement Hollande-Ayrault ne fait pas exception. Après un an, il est plombé par les effets de l'austérité qu'il applique avec zèle. En plus, il est carbonisé par la crise politique provoquée par l'affaire Cahuzac.

    La droite se refait une santé, redonne de la voix à l'occasion du débat sur l'ouverture du mariage à tous les couples. Mais ses dirigeants traditionnels sont débordés par la massivité et la radicalisation des manifestations des « antiégalité » et le Front national est en embuscade pour essayer de rafler la mise.

    Les insultes et les violences homophobes ont empuanti l’atmosphère de ces dernières semaines. Le PS ne trouve rien de mieux que de refuser l'amnistie aux syndicalistes poursuivis… pour ne pas, selon lui, encourager les violences des réacs excités. Un comble !

    Élu pour se débarrasser de Sarkozy, Hollande n'a ni la volonté ni la force de résister à la droite, même sur ses maigres promesses électorales. Sur le mariage pour tous, il fait une loi à minima et abandonne la procréation médicalement assistée. Il jette aux oubliettes le droit de vote pour les étrangers…

    Une vieille règle est en train de se vérifier une nouvelle fois : chaque recul encourage l'homophobie, le racisme, la réaction.

    Une alternative à ce gouvernement

    C'est donc à la rue, au mouvement social, à la gauche politique indépendante du gouvernement, de ne rien lâcher du combat pour l'égalité des droits et d'organiser la résistance à l’offensive de la droite et de l’extrême droite. Mais pour les battre, il faut imposer une politique qui rompt avec l'austérité. Alors que la gauche libérale inflige des défaites aux classes populaires en prenant fait et cause pour le patronat, il est indispensable de proposer une alternative à gauche. Celle-ci ne peut que s'opposer pied à pied à la politique de Hollande-Ayrault en encourageant les mobilisations et leur convergence pour changer le rapport de forces.

    L'alternative au gouvernement du chômage, c'est l'interdiction des licenciements, la réduction massive du temps de travail et un plan d'embauche dans les services publics. L'alternative au gouvernement de l'austérité, c'est l'annulation de la dette illégitime et l'augmentation des salaires et retraites à 1 700 euros minimum. L'alternative au gouvernement du fric, c'est la socialisation sous le contrôle des travailleurs et de la population du système bancaire et financier. L'alternative au gouvernement des affaires, c'est la fin des institutions de la Ve République, du régime présidentiel, de la concentration des pouvoirs et de la professionnalisation de la politique, c'est le contrôle sur les éluEs révocables, ne gagnant pas plus que le salaire moyen, la parité et la proportionnelle intégrale… Une démocratie réelle qui donne les moyens de contrôler la marche de l'économie et de l’État aux travailleurs, à la population.

    L'opposition de gauche dans la rue !

    Face à ce gouvernement qui s'acharne dans son intervention militaire au Mali, il faut une opposition anti-impérialiste et internationaliste. Face à ce gouvernement qui poursuit la politique pronucléaire et choisit Vinci contre celles et ceux qui protègent et cultivent Notre-Dame-des-Landes, il faut une opposition écologiste. Pour construire et faire entendre cette opposition de gauche au gouvernement, nous serons et nous appelons à être massivement dans la rue les 1er et 5 mai.

    Une opposition de gauche, et pas un changement de centre de gravité au sein de la majorité ou un nouveau Premier ministre, car il faut rompre avec ce gouvernement comme avec ceux qui l'ont précédé radicalement, sur la forme et sur le fond, sur tous les terrains. Et pour cela, il ne suffit pas de donner un coup de balai ou de changer le numéro de la république.

    Il n'y a ni raccourci ni homme providentiel, la rupture nécessaire ne peut venir que de l'irruption sur la scène politique et sociale, que de l'intervention directe et l'auto-organisation de celles et ceux qui ne veulent plus subir.

    Olivier Besancenot, Christine Poupin et Philippe Poutou

    2,00 €
  • NPA : revue n° 10 mai 2010

    TOUT EST A NOUS LA REVUE n° 10 Ne battons pas en retraite Editorial Une crise et des mythes F Coustal, ACTU Les départements au bord du dépôt de bilan P Saurin; Le sarkozysme passé au laminoir de la crise JP Dives; Il manque une vraie gauche anticapitaliste Sinistra Critica; De la mythologie capitaliste à la grande tragédie grecque : aux origines de la crise héllénique S Sakelaropoulos et G Gerotziafas; Face à la crise du capitalisme L Crémieux DOSSIER Un choix de répartition du travail et des richesses ! S Demarcq; Petit retour sur 150 ans d'histoire sociale D Desmé; Défendre le salaire socialisé S Bernard et JC Laumonier; Quinze ans de regressions... et de démissions L Crémieux; Retraites à la suedoise : un modèle S Demarcq REPERES Retour sur un débat imposé L Pitti; Cinq belles réponses à une vilaine question P Tévanian S Tissot ESSAI/NOTES DE LECTURES Le conflit, la femme et la mère J Trat L Sal CULTURE Casey et Rocé P Baton

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