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Gauche radicale


  • Moukkadem : Panorama des groupes révolutionnaires armés français de 1968 à 2000

    Aux lendemains demai 1968 - et dans la suite de la lutte anti-franquiste - en france - comme un peu partout en Europe et ailleurs - des militants d'extrême gauche décident de se séparer radicalement de la politique des syndicats et des partis pour développer l'idée d'une alternative anti-capitaliste et anti-étatique, en défendant le projet d'une autonomie prolétarienne, qui fonctionnerait sous la forme d'une fédération de comités d'ouvriers et d'assemblées populaires. Parmi ces militants, qui se comptaient dans lesmilieux se revendiquant de l'anarchisme et du marxisme, certains pensent que seul le passage à l'acte peut permettre l'établissement de cette séquence politique et sociale salutaire, et décident de répondre à la guerre civile par la lutte armée.

    Parmi les principaux groupes français qui firent le choix des armes, il y a eu les NAPAP, les Brigades Internationales, le Collectif communiste révolutionnaire, Gdansk-Bakounine, BlackWar, les FTP... et, bien entendu, l'historique Action Direct.

    Cet ouvrage propose une recension commentée de ces différents groupes, une analyse de la situations politique française et internationale dans laquelle ces différents groupes sont nés,mais également des documents (tracts, photographies.) et des entretiens (dont beaucoup sont inédits) avec les principaux acteurs de ces groupes armés. Ce livre revient sur une histoire récente qui fut en grande partie occultée par les médias et par l'édition. Et alors qu'actuellement, un peu partout dans le monde, les peuples se soulèvent et prennent conscience de l'importance à réinventer la pensée et l'action politique, un tel ouvrage se pose comme un indispensable outil de réflexion.

    édition : mars 2013 375 pages

    17,00 €
  • Nouveaux défis pour la gauche radicale. Emancipation et individualisme

    « Individus », « individualisme », « épanouissement personnel », « créativité personnelle », « intimité », etc. : ce sont des expressions particulièrement présentes dans le vocabulaire contemporain. Renvoient-elles seulement à des « illusions » fabriquées par la société marchande ? À une « manipulation » par le système capitaliste ? Pas tout à fait, pas seulement, répondent les auteurs de ce livre de dialogue à deux voix. Pour une nouvelle gauche radicale en voie de constitution, le traitement de l'individualité leur apparaît comme un des défis décisifs. Ce livre intéressera tous ceux qui se soucient encore de l'avenir intellectuel et politique de la gauche ; une gauche qui demeurerait fidèle à la belle perspective d'émancipation individuelle et collective initiée par les Proudhon, Marx, Jaurès, Rosa Luxemburg, Trotski et bien d'autres, dont beaucoup sont restés anonymes. Antoine Artous, Philippe Corcuff et Olivier Besancenot représentent trois générations distinctes de militants de la LCR. Antoine Artous est né en 1946, il est membre des comités de rédaction de Critique communiste et de ContreTemps. 11 se définit comme un « marxiste critique ». Philippe Corcuff est né en 1960. Il est passé, avant la LCR, par le Parti socialiste et les Verts. Il a été marqué par la sociologie de Pierre Bourdieu et est en quête d'un projet de « socialdémocratie libertaire». Il est membre du comité de rédaction de ContreTemps et du Conseil Scientifique de l'association altermondialiste ATTAC. Olivier Besancenot est né en 1974. Il a été candidat de la LCR à l'élection présidentielle de 2002. Il en est aujourd'hui un des trois porte-parole nationaux. Se qualifiant de « révolutionnaire », il est à la recherche de dialogues avec le mouvement libertaire. 159 pages Edition : 2004

    16,00 €
  • Ocalan (intro Besancenot) : La révolution communaliste

    ATTENTION : PARUTION LE 6 FEVRIER 2020 !!

    Écrits de prison.
    « L’État-nation a été l’outil fondamental qui a rendu possible l’hégémonie capitaliste. J’ai donc tâché de prouver que le socialisme et l’anticapitalisme […] ne peuvent s’établir sur la base du modèle étatique. »

    Depuis 2013, le Rojava mobilise l’attention d’une partie de la gauche de transformation sociale. Piégé entre les dictatures régionales et les puissances impérialistes internationales, ce modeste territoire à majorité kurde, situé au nord de la Syrie, tente de proposer un nouveau modèle révolutionnaire : confédéral, communal, pluriculturel, séculier, écologique et soucieux de l’égalité entre les sexes. Si la bataille de Kobané contre Daech a fait connaître les combattant·es kurdes, on néglige trop souvent la doctrine politique qui les anime.
    Abdullah Öcalan, cofondateur du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), en est, depuis sa prison turque, le principal artisan. Cet ouvrage, le premier en langue française, donne à découvrir – et donc à discuter – la théorie du mouvement révolutionnaire kurde tel qu’il s’avance en Turquie, en Syrie, en Irak et en Iran. Et entend proposer une résolution de l’historique « question kurde ».

    Né en 1949 au sud-est de la Turquie, Abdullah Öcalan est l’un des plus anciens prisonniers politiques au monde. Arrêté en 1999, il purge une condamnation à perpétuité. Acteur-clé du conflit, il est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages.

    édition : février 2020

    10,00 €
  • Paillard Denis : Rêve Générale

    «Rêve générale» met en avant la dimension individuelle et collective de l'émancipation. La réflexion s'organise autour de deux thèmes principaux : 1- « Ceux d'en bas et l'émancipation », qui vise à redonner tout son sens à l'émancipation individuelle et collective telle qu'elle se joue dans les luttes et les résistances dans le monde : diversité des acteurs, des lieux, des enjeux, en évitant toute catégorisation et hiérarchisation. 2- « Pour une politique de la singularité », qui souligne le fait que chaque lutte est singulière en tant qu'elle singularise un universel. Cette singularité est celle des individus, hommes et femmes, qui, à un moment donné, s'engagent, individuellement et collectivement, dans la construction d'un espace commun de résistance et de lutte. C'est là une rupture, nous dit l'auteur, avec la politique traditionnelle qui formate les luttes à travers de grandes catégories posées comme universelles. L'ouvrage convoque Karl Marx, Pierre Bourdieu, Jean-Marie Vincent, Jacques Rancière, Étienne Balibar, l'historien anglais Edward P. Thompson et de nombreux auteurs qui contribuent à penser l'émancipation aujourd'hui, dans un rapport de continuité- discontinuité avec le passé. Ce livre est l'aboutissement du long cheminement d'une réflexion sur l'émancipation individuelle et collective aujourd'hui. Face à la crise devenue une donnée permanente, face à la barbarie du monde et aux replis identitaires en tout genre, il y a urgence à élaborer une pensée qui se nourrirait des résistances, infiniment diverses, qui aujourd'hui, à travers le monde, invitent à ne pas désespérer, à ne pas se résigner. L'auteur se propose d'y contribuer. édition Syllepse 26/5/2022

    12,00 €
  • Penser à gauche : figures de la pensée critique aujourd'hui

    Après l'extraordinaire mouvement d'insubordination généralisée des "années 1968", la gauche a été littéralement défaite par la contre-révolution néolibérale et les réactions conservatrices qui se sont déployées à l'échelle du monde. Avec la crise financière permanente qui s'impose et s'étend, avec l'épuisement des ressources naturelles et le dérèglements climatiques induits par la logique folle du capitalisme, mais aussi avec la reprise des luttes et des contestations, la donne a aujourd'hui changé. Nous sommes parvenus à un moment crucial de notre histoire. L'alternative entre un mouvement de démocratisation radicale et la barbarisation toujours plus accusée du monde s'impose à nous chaque jour davantage. Nuls lendemains qui chantent à l'horizon, mais des possibilités, incertaines mais concrètes, de construction d'un monde dans lequel les vies de tous et de chacun reviendraient pleinement vivables et désirables. Il nous faut penser maintenant à hauteur de ces exigences. Une constellation d'activistes, d'analystes, de chercheurs et de théoriciens, s'essaye aujourd'hui à réarmer la critique de gauche. Nous n'avons pas affaire ici à une perspective unitaire : tensions, contradictions et polémiques sont au rendez-vous, et elles ne sont pas près de cesser. Penser à gauche, à travers les contributions de nombre de ces penseurs ou la lecture attentive de leurs ouvrages, voudrait offrir à ses lecteurs une sorte d'instantané au moins partiel de cette constellation, permettant de les saisir dans leur diversité et leurs contradictions. Avec la RILI. Penser à gauche, à travers les contributions de nombre de ces penseurs ou la lecture attentive de leurs ouvrages, voudrait offrir à ses lecteurs une sorte d’instantanée de cette constellation, permettant de les saisir dans leur diversité et leurs contradictions, mais aussi dans leur ensemble. 506 pages édition : janvier 2011

    12,00 €
  • Pereira : Peut-on être radical et pragmatique ?

    10 février 2010 144 pages. Le renouveau de la contestation sociale à partir des années 1990 en France a souvent été qualifié tout à la fois de « radical » et de « pragmatique ». Dans quelle mesure ces deux termes, souvent opposés, peuvent-ils être associés ? Irène Pereira revient sur des controverses historiques ayant marqué l'histoire du mouvement ouvrier et des gauches, avec une attention particulière aux courants libertaires. Dans un deuxième temps, elle s'arrête sur « le nouvel esprit pragmatique » d'une partie des mouvements sociaux actuels. Irène Pereira est chercheuse associée au GSPM/ EHESS et chargée de cours en science politique. Elle est également militante du syndicat SUD-Culture Solidaires et de l’organisation politique Alternative Libertaire.

    10,10 €
  • Pessis Topcu : Une autre histoire des "trente glorieuses"

    Comme était doux le temps des « Trente Glorieuses » ! La démocratisation de la voiture et de la viande ! L'électroménager libérant la femme ! La mécanisation agricole éradiquant la famine ! La Troisième Guerre mondiale évitée et la grandeur nationale restaurée grâce à la dissuasion nucléaire ! Etc. Telle est aujourd'hui la vision dominante de cette période d'« expansion », objet d'une profonde nostalgie passéiste... au risque de l'aveuglement sur les racines de la crise contemporaine.
    À rebours d'une histoire consensuelle de la modernisation, cet ouvrage dévoile l'autre face, noire, du rouleau compresseur de la « modernité » et du « progrès », qui tout à la fois créa et rendit invisibles ses victimes : les irradié.e.s des essais nucléaires en Algérie et en Polynésie, les ouvrier.ère.s de l'amiante ou des mines d'uranium contaminé.e.s, les rivières irrémédiablement polluées, les cerveaux colonisés par les mots d'ordre de la « croissance » et de la publicité...
    Les conséquences sociales et environnementales des prétendues « Trente Glorieuses », de leur mythologie savamment construite par les « modernisateurs » eux-mêmes, de leurs choix technico-économiques et de leurs modes de vie, se révèlent aujourd'hui très lourdes. Il nous faut donc réévaluer la période et faire resurgir la voix des vaincu.e.s et des critiques du « progrès » (de l'atome, des pollutions, du productivisme et du consumérisme) antérieures à 1968. L'enjeu est non seulement de démonter les stratégies qui permirent alors de les contourner, mais aussi de les réinscrire dans les combats politiques et écologiques contemporains.
    édition : août 2013

    12,00 €
  • Pham Van Tanh : Enfance d'un petit eurasien

    Imprimé et édité au Vietnam, le livre de Pham Van Tanh, aussi appelé "Pierre Louis" est écrit en français. 180 pages.

    Beaucoup de militantEs chez Renault et plus largement connaissent Pierre Louis comme ami et militant. Avec Enfance d’un petit Eurasien, Phom Van Thanh nous livre un témoignage rare sur son enfance d’enfant eurasien au Vietnam, « ­petit Vietnamien comme les autres » bercé par les contes et les légendes du Vietnam.
    Après que le père, militaire français, fut parti, l’administration coloniale, au lieu de donner une pension pour aider mère et enfant, décida de les séparer « en achetant l’enfant à la mère ». Comme beaucoup d’autres, Pierre se retrouva dans un orphelinat réservé aux métis et tenu par des religieuses.
    Punitions corporelles, apprentissage à marche forcée de la langue française, l’histoire de « ses » ancêtres les gaulois rythment la vie dans l’orphelinat. Quelques événements franchissent les portes de l’orphelinat : l’occupation par les troupes japonaises en mars1945, la bombe « atomic » tombée sur Hiroshima, l’arrivée du Viet Minh avec les mots de liberté.
    La guerre d’Indochine commençant, les autorités françaises organisèrent le départ en France de nombre de ces enfants métis. Son récit s’arrête en août 1947, date de son débarquement à Marseille : à douze ans, « son histoire devient une histoire d’adulte ». Un récit à lire pour apprendre comment se forge dans une société coloniale une conscience de jeune révolté.
    JCV
    Editions Thé Gioi 2014

    16,00 €
  • Pingaud : L'effet Besancenot

    . L'auteur est un ancien (très ancien) de la LCR, et ne semble pas être un ennemi....par contre il ne nous aime pas. Il a dirigé la campagne Bové et dirige aujourd'hui un institut de sondage qui lui a fourni matière pour ce livre. Ce sondage occupe plusieurs dizaines de pages de la fin du livre et présente un réel intérêt. Dommage que l'auteur prête systématiquement à la LCR et à ses dirigeants des visées machiavéliques et comploteuses. Il est vrai que c'est le plus simple pour s'auto-justifier et ne pas se poser de questions (du genre : mais pourquoi le NPA marche t'il?). Voici la quatrième de couverture : Salarié comme les autres, enfant de la télé, ami de Joey Starr et admirateur de Che Guevara, le facteur de Neuilly bouscule le champ politique traditionnel. L'image d'Olivier Besancenot est solide, parce qu'il est le révélateur d'une crise de la représentation démocratique. Son électorat est durable, parce qu'il est l'incarnation d'un mouvement profond dans l'opinion. Peu importe la distorsion entre les attentes de ses soutiens, qui le plébiscitent comme aiguillon d'une gauche atone et déchirée, et la réalité de son projet, qui consiste à construire un nouveau parti anticapitaliste opposé à toute alliance gouvernementale avec le PS. Les éléphants socialistes devraient se méfier : le pouvoir de nuisance électoral de Besancenot grandit. Il tient déjà en main l'une des clés de l'alternance en 2012. L'Effet Besancenot, qui s'appuie notamment sur une enquête d'image inédite, explique pourquoi Olivier Besancenot est devenu la coqueluche des médias et, aux yeux des Français, le «meilleur opposant» à Nicolas Sarkozy. 160 pages édition : novembre 2008

    16,20 €
  • Plenel E : Secrets de jeunesse

    « De Trotsky à Malraux, aller et retour, en passant par Jospin, via Freud, Adler, Fraenkel, Sperber... M'autorisant ces échappées belles, promenades et flâneries, je ne voudrais pas laisser croire que tout se tient. C'est plutôt que les vies nous disent aussi ce qui circule, souterrainement, des uns aux autres, l'inconscient des parcours et des pensées, les liens obscurs des époques et des individus, la magie des idées surtout. Entre fleuves et ruisseaux, je m'efforce de suivre ces courants-là qui, d'ordinaire, ne se donnent pas à voir. » Prix Médicis essai 2001 265 pages Edition : 2003

    7,00 €
  • Seiler : Les partis de la gauche anticapitaliste en Europe

    L'extrême gauche, ultra gauche, gauche de la gauche, gauche extrême : la variété même des dénominations témoigne de la complexité du phénomène.
    L'indécision sémantique s'ajoute à la diversité qui règne dans cette famille politique dont les généalogies parfois anciennes n'ont d'égales que les propensions historiques aux scissions. La fin du régime soviétique, l'ouverture de la Chine à l'économie mondialisée, n'ont nullement fait disparaître ces formations qui s'alimentaient hier aux théories révolutionnaires. Communistes, trotskystes, maoïstes, dissidents des uns et des autres, voisinent aujourd'hui plus ou moins pacifiquement dans un paysage idéologique, certes bigarré, mais dont l'arrimage au pôle de la radicalité de la gauche anticapitaliste confère une forte identité..
    Le temps des crises sociales et économiques semble leur avoir donné une seconde jeunesse..
    Grâce à l'approche comparative, ce livre montre, à l'échelle européenne, l'importance des tensions qui traversent aujourd'hui ces formations. Entre recompositions idéologiques et prégnance des trajectoires historiques, entre présences parlementaires et participations aux nouveaux mouvements sociaux, ces partis inscrivent en effet leurs activités dans des répertoires multiples qui leur donnent souvent une visibilité auprès de l'opinion bien supérieure à ce que laisseraient supposer leurs forces militantes ou électorales..
    320 pages édition : février 2012

    29,00 €
  • Sommier Fillieule Agrikoliansky : Généalogie des mouvements altermondialistes en Europe

    Article tiré du site : alternatives-economiques.fr : Synthèse ou testament ? Le petit opuscule d'Eddy Fougier présente les caractéristiques principales du mouvement altermondialiste: une nébuleuse d'organisations, peu structurées, où les classes populaires sont sous-représentées, où règne le pluralisme (la pagaille?) idéologique, mêlant réformistes et radicaux, etc. A lire ses analyses, on ne s'étonne plus de l'essoufflement actuel du mouvement et on se demande même comment il a pu tenir plusieurs années. Pour Isabelle Sommier et les autres politistes, les réponses sont à chercher dans les contextes politiques nationaux. La mouvance altermondialiste est en fait peu transnationale. Prolongeant des travaux antérieurs, ces chercheurs montrent que l'altermondialisme réussit d'autant mieux que des acteurs marginaux dans leur société y trouvent des ressources extérieures qui les aident à se positionner. Cartographiant les militants altermondialistes, Mario Planta et Duccio Zola montrent combien le mouvement a vite évolué et se trouve désormais plus mobilisé par la recherche d'alternatives locales que mondiales. Ecrit avec empathie, l'ouvrage d'Eddy Fougier relativise la perte de vitesse d'une mobilisation dont le projet ne peut que s'inscrire dans le long terme et en investissant des champs techniques, d'où un désintérêt des médias qui contribuent au sentiment d'échec. Or, conclut Eddy Fougier, on ne pourra pas se passer des trois questions que posent les altermondialistes: que faire des exclus de la mondialisation ? Quelle part laisser aux marchés et aux biens communs ? Et comment penser la gouvernance et la démocratie en période de mondialisation? Christian Chavagneux 295 pages édition : janvier 2008

    26,00 €
  • Stora : La dernière génération d'Octobre

    « Un passé peut en cacher un autre. On sait, et cela éclaire en partie mon parcours d'historien, que je suis né dans une famille juive d'Algérie. Sans nul doute, la blessure de l'exil, l'attachement à mon enfance, le traumatisme de la guerre vécue entre 1955 et 1962 ontils favorisé cette longue recherche sur l'histoire algérienne, commencée dans les années 1970. Mais il est une autre origine qui éclaire ce parcours, celle de mon engagement politique. Rares sont ceux qui savent à quel point le militantisme a occupé une vie antérieure, et ce texte va surprendre. »
    Benjamin Stora est beaucoup plus connu en effet pour ses nombreux travaux sur l'Algérie et le Maghreb que pour son itinéraire de militant trotskiste. Dans ce livre personnel, attachant et rigoureux, où il tient à la fois le rôle du témoin et celui de l'historien, il rompt un long silence. Révélant des faits ignorés, il restitue, sans illusions ni reniement, l'aventure collective de ces militants fascinés par le passé, celui d'octobre 1917 en particulier, qui cherchaient leur avenir entre réforme et révolution.

    279 pages Edition poche : avril 2008

    8,60 €
  • Zeller Fred : Témoin du siècle

    Chaque génération se crée son ciel et ses dieux. Cela fut vrai pour ces jeunes militants qui, au côté de Fred Zeller, eurent à choisir leur camp au sortir de la guerre de 14-18. Bâtir une société nouvelle, plus humaine, plus juste, plus fraternelle : une société socialiste. Mais avec quels guides ? Jean Jaurès, Léon Blum, Lénine, Trotsky... Staline ? Fred Zeller va raconter avec verve et humour son destin hors du commun depuis son entrée à la Fédération des Etudiants socialistes en 1930. En 1935, secrétaire général des jeunesses socialistes de la Seine, il refuse, après l'écrasement par Hitler des travailleurs allemands, de capituler devant Léon Blum et les chefs socialistes, et part en Norvège retrouver Léon Trotsky. Voici le Front populaire et la guerre d'Espagne, les années noires et le fascisme, le général de Gaulle, puis Mai 68, François Mitterrand... Que d'éminentes personnalités rencontrées, que d'anecdotes, de confidences et de secrets recueillis ! On retrouve Fred Zeller en 1973, Grand Maître de la plus prestigieuse et mystérieuse obédience maçonnique, le Grand Orient de France. Cet itinéraire unique, Fred Zeller nous le raconte avec franchise. Cet homme qui semble avoir vécu plusieurs vies en une seule - il a par exemple toujours continué son oeuvre de peintre - livre ici un de ces témoignages où un grand destin se confond avec l'Histoire. 466 pages Edition : 2000

    28,40 €