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Féminisme


  • Piton : C'est possible, une femme au coeur de la lutte des Lip

    En avril 1973, l'entreprise Lip de Besançon, fleuron de l'industrie horlogère française, est rachetée par une multinationale et soumise à un plan de délocalisation entraînant son démantèlement et le licenciement des 1200 employés. Grâce à un Comité d'action qui libère la parole, l'imagination et la créativité de toutes et tous, en lien avec les syndicats, les travailleuses et travailleurs de Lip résistent d'une manière exemplaire, inventant ou réinventant des pratiques de lutte, d'action et de démocratie directes qui trouvent un écho national et international avec le slogan : «On fabrique, on vend, on se paie !»
    Ils s'emparent du stock de montres, mis en lieu sûr ; celles-ci sont vendues dans toute la France pour leur assurer un salaire. Un restaurant convivial est créé ; des meetings sont organisés, des comités de soutien voient le jour ; une grande marche rassemble 100 000 personnes à Besançon.
    En janvier 1974, la promesse de reprendre tous les salariés est obtenue et Lip redémarre : c'est la fin du premier conflit. Deux ans plus tard, l'Etat s'emploie à saborder systématiquement l'entreprise et à briser des vies pour détruire ce symbole de l'autogestion et d'une lutte victorieuse contre les licenciements. Une postface inédite revient sur le second conflit Lip, à partir de 1976.
    D'avril 1973 à janvier 1974, Monique Piton a tenu le journal de ce combat, publié aux Editions des femmes en 1975, où elle mêle le récit de cette lutte et sa vie quotidienne.
    Voici à nouveau disponible ce témoignage passionnant d'une belle aventure collective qui démontre que la crise n'est pas une fatalité.

    édition : mai 2015

    22,00 €
  • Rapport CSTS : La lutte contre les violences faites aux femmes

    TABLE DES MATIÈRES Introduction PARTIE 1 Connaître les violences faites aux femmes réalité sociale et contexte 1.1. Mieux connaître les violences faites aux femmes au travers d'enquêtes notoires 1. 1 .1.L.'enquête nationale sur les violences envers les femmes en France métropolitaine (ENVEFF) : une mesure de l'ampleur du problème_ 1.1.2. Le rapport Henrion: dimensions médicales et sociales des violences conjugales 1. 1.3. Le rapport d"Amnesty International: « Les violences faites aux femmes en France,une affaire d'État » 1.1.4. L'enquête du ministère de l'intérieur sur les décès au sein du couple: un phénomène en augmentation partout en France_ . 1.1.5. L`enquête Insee de 2008 ou l'absence de frontières pour les violences faites aux femme 1.1.6. Des lois essentielles mais des faits persistants ________ 1.2. Adieux connaître et définir les violences, ce qui les accompagne et le processus en oeuvre 1.2.1. Définir la violence contre les femmes 1.2.2. La victimisation : un processus entraînant dépendance et clivage 1.2.3. Le sexisme : une discrimination propice au développement de la violence __________ 1.3. Les sources des violences des hommes sur les femmes dans le champ de la société 1.3.1. La domination masculine, une des premières sources de la violence faite aux femmes 1.3.2. La violence comme attribut de la de la supériorité masculine : un présupposé consensuel 1.3.3. La domination dans le champ politique et législatif 1.3.4.Les adolescents sont inscrits dans les rapports de pouvoir et de séduction qui ont aussi un impact sur leur sexualité _____________________________________________________ PARTIE 2 : Les réponses actuelles 2.1. L'impact des conférences internationales:des conventions signées par de nombreux Etats 2.2.2. La législation française: répression et prévention des violences au sein du couple et de la famille 2.2.1. La loi n° 2006-399 du] avril 2006 2.2.2. Les limites de la loi de 2006 2.3. Le dispositif institutionnel : des missions et des orientations claires, une mise en oeuvre difficile 2.3. 1. Un plan triennal étayé sur la prise en compte des besoins 2.3.2. Des commissions locales en place et opérationnelles 2.3.3. Des protocoles départementaux pour élargir le champ des acteurs de la prévention. 2.3.4. Des limites et des inquiétudes sur les moyens mobilisables sur le terrain 2.4. Le secteur associatif: diversification, dynamisme, mobilisation 2.4.1 Le Centre national d'information sur les droits des femmes et des familles et son réseau 2.4.2. La Fédération nationale Solidarité Femmes: un mouvement spécifiquement engagé sur la question des violences faites aux femmes 2.4.3. Des structures multiples fortement mobilisées sur la question des violences faites aux femmes 2.5. Les réponses et contributions du travail social : des carences à combler mais aussi des pratiques et une connaissance à valoriser 2.5.1. Les carences: un défaut de formalisation, une absence d'écrits professionnels 2.5.2. Les acquis et l'expérience des travailleurs sociaux: des leviers importants insuffisamment activés _____________________________________________________ PARTIE 3 L'intervention sociale d'aide à la personne auprès des femmes victimes de violence et avec elles 3.1. Les spécificités (le l'intervention sociale d'aide à la personne dans la lutte contre les violences faites aux femmes 3.1.1 Repérer les mécanismes liés à la victimisation 3.1.2. Nécessité d'une réflexion professionnelle élargie 3.1.3. Une écoute compréhensive 3.2. Les limites de l'intervention sociale d'aide à la personne dans ce contexte 3.3. De la nécessaire articulation et complémentarité entre ISAP et ISIC _____________________________________________________ PARTIE : 4 L'intervention collective et la lutte contre les violences faites aux femmes 4.1. Actions collectives de resocialisation : le travail en groupe 4.I.I. Sortir du repli sur soi avec le groupe 4.1.2. Le groupe favorise le processus de dévictirnisation 4.1.3. Les actions thématiques collectives : une ouverture vers l'autonomie 4.1.4. Dédramatiser par l'action créative 4.1.5. Une pédagogie d'émancipation 4.1.6. Une valorisation de la citoyenneté 4.2. Vers une optimisation des partenariats et une coordination des réseaux 4.3. Actions collectives de sensibilisation et de formation 4.3.1. Un rôle de formation assuré par les associations 4.3.2. Sensibiliser la population 4.4. Les établissements scolaires, lieux essentiels pour le développement de la prévention 4.5. L'intervention envers les conjoints violents : au-delà de la répression, un travail de responsabilisation et d'accompagnement 4.6. Vers un développement des pratiques de I'ISIC auprès des femmes victimes de violences _____________________________________________________ PARTIE 5 : La prise en compte des spécificités de la violence conjugale dans les zones rurales 5.1. L'absence de structures d'accueil et d'écoute spécialisées _ 5.2. Les difficultés de mobilité e t l'isolement géographique 5.3. Offrir une garantie d"anonynat et pouvoir répondre à la crainte du regard des proches _____________________________________________________ PARTIE : 6 Préconisations 6.1. Favoriser l'élaboration de savoirs spécifiques sur les violences faites aux femmes, mettre en place les conditions d'une formalisation des pratiques professionnelles 6.2. Sortir d'une forme d'empirisme et structurer des outils opérationnels propres au travail social 6.3. Permettre la qualification des professionnels en développant des modules spécifiques tant dans les formations initiales que dans la formation continue 6.4. Reconnaître la pluridisciplinarité dans l'intervention collective 6.5. Utiliser la philosophie de l'ISIC pour produire des diagnostics partagés sur les conditions de prise en compte des violences faites aux femmes à l'échelle de chaque entité territoriale rurale ou urbaine dans les départements 6.6. Mettre en oeuvre I'ISIC dans les domaines qui favorisent l'autonomie des femmes 6.l. Garantir la régularité et la pérennité des actions 6.8. Eviter d'inscrire les femmes dans des ateliers à vocation uniquement techniques et réparatrices en oubliant les valeurs d'engagement et de convivialité de l'action collective 6.9. Prendre en charge les homme> violents, eux aussi concernés 6.10. Appliquer intégralement la législation 6.11. Faire confiance aux capacité des femmes CONCLUSION Bibliographie GLOSSAIRE 136 pages édition : avril 2010

    20,00 €
  • Richard Gabrielle : Hétéro l'école ? Plaidoyer pour une éducation antioppressive

    L’école enseigne-t-elle l’hétérosexualité? Y apprend-on les bonnes et les mauvaises manières d’être une fille ou un garçon? Dans la cour de récréation comme en classe, les jeunes ont tôt fait de comprendre quels corps, quels comportements et quelles attirances sont admissibles. Et c’est peut-être dans les cours d’éducation à la sexualité que ces messages sont transmis le plus directement.
    Ce livre passe au crible une culture scolaire qui contribue à reconduire des normes de genre et de sexualité, souvent à son insu. Il montre comment les programmes, les manuels et les pratiques enseignantes peuvent maintenir les élèves dans l’ignorance quant à leur identité et leurs désirs, voire alimenter la violence. Dressant un portrait sans complaisance de l’éducation à la sexualité en France et au Québec, il propose des pistes d’intervention afin de rendre les contenus scolaires véritablement inclusifs, positifs et antioppressifs.

    édition : février 2020

    14,00 €
  • Riot-Sarcey : Histoire du féminisme

    Contrairement aux idées reçues, l'histoire du féminisme en France ne diffère guère de celle des autres pays occidentaux: fragmentée et en décalage avec l'histoire politique. Depuis la Révolution française, les femmes, mises à l'écart de la citoyenneté, ont cherché à sortir de la sphère du privé qui leur était destinée 4 (par nature». Lentement, ponctuellement, avec difficulté, elles ont surmonté les obstacles et conquis peu à peu des fonctions longtemps réservées aux hommes. Mais la barrière la plus insurmontable fut sans doute celle du politique. Les droits civiques «accordés» très tardivement (octobre 1944) au «deuxième sexe» ne mirent pas un terme aux interdits, particulièrement celui de l'exercice du pouvoir qui est resté un privilège de la masculinité. L'ouvrage retrace les itinéraires conflictuels et les multiples aspects des luttes en faveur de l'égalité jusqu'à l'actualité de la «parité » dont le succès peut masquer le maintien des inégalités. Michèle Riot-Sarcey, professeure d'histoire contemporaine à l'université Paris-VIIISaint-Denis, est auteure de plusieurs ouvrages et articles sur le féminisme et sur la question du genre. Ses travaux portent aussi sur l'histoire politique et celle des utopies de la première moitié du xixe siècle. 123 pages Edition : 2002

    10,00 €
  • Romito : Un silence de mortes, la violence masculine occultée

    Alors que les hommes exercent des violences contre les femmes et les enfants, la société met tout en oeuvre pour occulter cette réalité.Si les progtrès dans la lutte contre les violences masculines sont indéniables, la violence, elle, continue bel et bien d'exist,er. Pour l'auteure, cette violence est un des moyens d'entretenir en bon état de marche le système de domination patriarcale, système dont profitent la majorité des hommes et une minorité de femmes. C'est donc la société patriarcale dans son ensemble qui élabore activement l'occultation de la violence, afin d'éviter qu'elle cesse. Ce livre établit et décrit, à partir d'un matériel aussi vaste que diversifié, les différents types de violences masculines et les différentes manières de les occulter, tant au niveau social, qu'il s'agisse des lois, du fonctionnement des services socio-sanitaires, de la police et des tribunaux, des théories psychologiques et psychiatriques en vigueur, qu'au niveau des individus et de leurs ressorts psychologiques. Patrizia Romito est professeure de psychologie sociale à l'université deTrieste (Italie). Elle travaille sur la santé mentale des femmes et les réponses sociales aux violences qu'elles subissent. Auteure de nombreux articles en anglais et de plusieurs livres en italien, elle a publié en français : La naissance du premier enfant Étude psychosociale de l'expérience de la maternité et de la dépression postpartum (Delachaux et Niestlé, 1990). 300 pages édition : novembre 2006

    26,00 €
  • Rubin : Surveiller et jouir

    Chérir, plutôt qu'éradiquer la diversité des pratiques sexuelles, tel est le programme d'une théorie politique radicale de la sexualité selon Gayle Rubin. Sa mise en oeuvre s'est heurtée à la volonté permanente d'imposer une bonne sexualité : hétérosexuelle, monogame, conjugale, gratuite, intragénérationnelle, génitale, à deux, procréative, sans sex toys ni usage de pornographie. Gayle Rubin, féministe et lesbienne militante, est ainsi devenue la cible de la droite états-unienne comme de pans entiers des mouvements féministes et lesbiens. Écrivant sous forme d'articles clairs et décisifs, elle a ouvert la voie au développement d'outils d'analyse spécifiques pour comprendre les oppressions matérielles et symboliques subies par les hors-la-loi du sexe et a contribué à la fondation de la théorie féministe, des études de genre et de la théorie queer. Les réflexions de Michel Foucault sur l'éthique du sadomasochisme masculin se trouvent ici éclairées par celte qu'il appelle " notre amie Gayle Rubin ". Parution 13/01/2011, 484 pages

    28,00 €
  • Scholz : Le sexe du capitalisme

    Avec son théorème de la « valeur-dissociation », Roswitha Scholz propose une critique féministe du patriarcat capitaliste au-delà du progressisme politique, du marxisme traditionnel et de tous les développements postmodernes.
    Elle effectue une critique radicale de la modernité comprise comme patriarcat producteur de marchandises, ce qui la conduit à refuser de se laisser enfermer aussi bien dans la croyance en un progrès immanent de la modernité, que dans les « contradictions secondaires », l’essentialisme naturalisant ou le différentialisme post-structuraliste.
    Les essais rassemblés dans ce volume mènent une discussion critique de divers courants et auteures féministes - de Judith Butler, Nancy Fraser et Maria Mies à Silvia Federici - afin d’analyser l’essence de la modernité comme totalité sociale brisée, où les deux pôles de la « valeur » et de la « dissociation » reproduisent le rapport patriarcal du masculin et du féminin jusque dans la barbarisation postmoderne et l’effondrement du patriarcat producteur de marchandises. Ce dernier, déjà entamé, n´aura aucune portée émancipatrice.
    Roswitha Scholz est, aux côtés de Robert Kurz et des membres de la revue Exit !, l’une des principales théoriciennes en Allemagne du courant de la critique de la valeur-dissociation (Wert-Abspaltungskritik). Elle s’attache à théoriser le lien entre capitalisme et patriarcat moderne ainsi que les métamorphoses de ce patriarcat, et à dépasser les féminismes de l’égalité et de la différence, comme les féminismes intersectionnels, déconstructionnistes, matérialistes, écoféministes ou de la « lutte des classes »

    .édition : novembre 2019

    18,00 €
  • Scott : La politique du voile

    « Ce livre ne traite pas des musulmans de France : il porte sur la perception dominante des musulmans dans le paysage français. Je m’intéresse à la manière dont le voile est devenu un écran sur lequel sont projetés des images d’étrangeté et des fantasmes de dangerosité – dangerosité pour le tissu social français et pour l’avenir de la nation républicaine. Je m’intéresse, en outre, à la manière dont la représentation d’un « autre » homogène et dangereux est venue conforter une vision mythique de la République française une et indivisible. J’explore les multiples facteurs qui alimentent ces représentations fantasmatiques : racisme, culpabilité et peur postcoloniales, idéologies nationalistes, notamment le républicanisme, le sécularisme, l’individualisme abstrait et, tout particulièrement, les normes françaises en matière de conduite sexuelle, considérées comme étant à la fois naturelles et universelles. »
    Joan W. Scott

    Joan W. Scott est historienne, professeure à l’Institute for Advanced Study de Princeton. Son travail, principalement consacré à la France, interroge la catégorie de genre et la différence des sexes. Elle a notamment publié en français Théorie critique de l’histoire (2009) et De l’utilité du genre (2012).

    édition septembre 2017

    17,00 €
  • Sohn : Une histoire sans les hommes est-elle possible.

    On ne naît pas homme, on le devient. Cet ouvrage se propose de déconstruire ce qui a fait longtemps figure d'invariant et de montrer que la masculinité a une histoire. Les contributions, qui courent de la préhistoire à nos jours, peignent ainsi des masculinités à la fois multiples et changeantes.
    Ce livre examine en premier lieu les signes et marqueurs de la masculinité qui permettent d'emblée de savoir qui est un homme. Il analyse ensuite les preuves et épreuves de masculinité, qu'elles soient professionnelles, sexuelles ou militaires. Les hommes, en effet, se doivent de démontrer, toute leur vie durant, qu'ils remplissent bien les critères de « bonne masculinité » attendus d'eux. Sont en jeu ici les processus sociaux et éducatifs qui transforment le sexe en genre et la nature en culture. Ces preuves et épreuves non seulement font « l'homme » mais construisent également les hiérarchies masculines, opposant dominants et dominés, gagnants et perdants de la masculinité.
    Une histoire des hommes et des masculinités fondée sur le genre permet ainsi de mieux comprendre la résistance de la domination masculine et les inégalités présentes entre hommes et femmes.

    édition : février 2014

    21,00 €
  • Thiébaut : Ceci est mon sang

    Ceci est mon sang Petite histoire des règles, de celles qui les ont et de ceux qui les font Élise THIÉBAUT

    Avoir ses « ourses », ses « ragnagnas », ses « coquelicots » ou « l’Armée rouge dans sa culotte »… : quelle que soit la façon dont on l’appelle, ce phénomène naturel qui consiste, pour les femmes, à perdre un peu de sang tous les mois (sans en mourir !) reste un tabou dans toutes les sociétés. Pour en finir avec cette injustice, Élise Thiébaut nous propose d’explorer les dessous des règles de manière à la fois documentée, pédagogique et pleine d’humour : à partir de son histoire personnelle, elle nous fait découvrir les secrets de l’ovocyte kamikaze et de la mayonnaise, l’histoire étonnante des protections périodiques (ainsi que leurs dangers ou plaisirs), les usages étranges que les religions ont parfois fait du sang menstruel…
    Et bien d’autres choses encore sur ce fluide, qui, selon les dernières avancées de la science, pourrait bien être un élixir de jouvence ou d’immortalité.
    Alors, l’heure est-elle venue de changer les règles ? La révolution menstruelle, en tout cas, est en marche. Et ce sera probablement la première au monde à être à la fois sanglante et pacifique.

    Edition : février 2017

    16,00 €
  • Thiebaut/Malle : Les règles, quelle aventure

    Si tu fais partie de l'espèce humaine et que tu as un utérus, tu auras un jour tes règles, comme 3,5 milliards de personnes dans le monde. C'est normal, avoir ses règles est une chose naturelle et un signe de bonne santé! Pourtant, tu entendras peut-être dire que c'est sale et que tu ne dois surtout pas en parler. Les tabous, la peur, la honte... il est temps d'en finir avec tout ça et de faire enfin tes propres règles !

    édition : novembre 2017

    12,00 €
  • Thomas Édith : Les Pétroleuses

    Longtemps, au mot de « communarde » on a préféré celui de « pétroleuse », qui pourtant est une fiction. Une flétrissure misogyne qui raconte d’abord la façon dont on a dévalué, disqualifié et réprimé les femmes engagées dans la Commune de Paris au printemps 1871. En pionnière, Édith Thomas s’est attachée en 1963 à faire sortir de l’ombre ces femmes mobilisées pour la révolution sociale. Chartiste, elle a fouillé des archives fragiles et lacunaires, et excavé des traces qui n’avaient jamais été regardées comme des objets légitimes. En débusquant ce stigmate qui charrie une foule de représentations sur la violence féminine, et euphémise l’épaisseur politique de leur lutte pour déplacer les frontières de l’émancipation, l’autrice n’a pas seulement élargi l’histoire de la Commune de Paris. Elle a aussi enrichi l’histoire des féminismes. Figure centrale de la Résistance intellectuelle sous Vichy, qui fit elle-même les frais d’une puissante invisibilisation, Édith Thomas restaure les femmes de 1871 dans une souveraineté proprement politique, aux antipodes de cette image d’hystériques du baril à quoi les ont longtemps reléguées les récits habituels ou virilistes de la Commune de Paris.

    édition : mars 2021

    9,40 €
  • Toutes à y gagner, 20 ans de féminisme

    Ce livre est à la fois un cadeau, une mémoire et une promesse.
    Un cadeau d'abord, parce qu'il fête les vingt ans des Journées intersyndicales femmes. A l'initiative de l'intersyndicale Femmes qui regroupe des militantes de la Confédération générale du travail (CGT), de la Fédération syndicale unitaire (FSU, principal syndicat enseignant) et de l'Union syndicale Solidaires, tous les ans depuis 1997 se réunissent au mois de mars entre 300 et 400 personnes, venues du monde entier, issues du monde de la recherche et du militantisme syndical, associatif, politique.
    L'ouvrage reprend ce long travail commun qui au quotidien place au premier plan la question des droits des femmes : un heureux mélange d'analyses "universitaires", de témoignages et de réflexions de syndicalistes, d'ici ou d'ailleurs. Une mémoire, car ce livre permet de revenir sur vingt ans de combats féministes, de luttes difficiles et de batailles gagnées. Avec ses 65 contributions retenues, l'ouvrage éclaire tous les champs du réel : le travail, le corps, la poli - tique, le langage...
    65 contributions qui permettent de mesurer, dans certains cas, le chemin parcouru, les avancées obtenues. Dans d'autres, la comparaison entre les textes de 1998 et celles de 2015 par exemple soulignent une stagnation, voire des régressions. Le parti pris de l'ouvrage est de partir des inégalités vécues par les femmes sur les lieux de travail, en les reliant aux inégalités existantes dans tous les domaines de la vie sociale et personnelle des femmes.
    Il s'agit bien de voir comment la domination patriarcale s'exerce sur des vies entières et comment l'engagement syndical peut relier inégalités sociales et inégalités de genre. Toutes à y gagner est une promesse enfin : ne jamais abandonner l'espoir. Les contributrices l'affirment : quels que soient les vents contraires, il est toujours possible d'étonner la catastrophe et de dégager la route vers un monde différent, où femmes et hommes pourront vivre en égaux, plus libres et plus heureux.

    Edition : mars 2017

    20,00 €
  • Trat : L'autonomie des femmes en question. Antiféminismes et résistances en Amérique et en Europe

    Dans les sociétés américaines et européennes marquées, pour la plupart d'entre elles, par les acquis du féminisme au cours des années 1970, comment se présente la situation des femmes ? Depuis des années on assiste à une floraison de discours antiféministes ou se présentant comme « postféministes ». Tandis que la droite conservatrice et les intégrismes religieux cherchent à remettre en cause l'autonomie matérielle et la liberté reproductive des femmes, le postféminisme affirme que le temps du féminisme est dépassé : l'égalité entre les sexes serait un fait accompli et les inégalités constatées entre les hommes et les femmes disparaîtraient sous l'effet de l'évolution « naturelle » des sociétés d'aujourd'hui. Comment analyser ces réactions antiféministes ? A l'heure de la mondialisation néo-libérale, où en est leur autonomie matérielle ? Quelle est l'évolution de la scolarisation et de la salarisation des femmes et du contrôle. par elles-mêmes, de leurs sexualité et maternité ? Quelles résistances offrent les mouvements féministes à la vague de fond réactionnaire ? Telles sont quelques-unes des questions traitées dans ce livre qui éclaire les confrontations sociales et politiques contemporaines autour des rapports sociaux de sexe. Ont contribué à cet ouvrage : Marie-Jeanne Da Col Richert, Jeanne Fagnani, Marie France Labrecgue, Diane Lamoureux, Roland Pfefferkorn, Maria-Lucia da Silveira, Sophie Stoffel, Josette Trat, Katia Vladimirova, Monika Wator 243 pages Edition : 2006

    21,50 €
  • Travail des femmes et pouvoir des hommes. Aux origines de l'oppression des femmes

    L'oppression des femmes paraît absente des premières communautés humaines. Elle semble pourtant s'être développée avant l'apparition des premières formes de propriété privée. Dans quelles circonstances et selon quels processus cette subordination a-t-elle pu advenir ? La domination masculine a-t-elle profité d'emblée à tous les hommes ou à quelques-uns d'entre eux seulement ? En quoi est-elle liée à l'émergence de l'Etat et des classes sociales ? Dans quelle mesure certaines femmes ont-elles pu parfois s'intégrer aux couches dominantes ? Telles sont les principales questions abordées dans ce livre. Loin d'être simplement théoriques, elles ont leur place dans le combat contre les discriminations qui pèsent, aujourd'hui encore, sur les femmes, qu'elles soient salariées ou non, qu'elles appartiennent au monde occidental ou aux pays de l'Est. Cet ouvrage résulte d'une démarche inhabituelle. A la fois collectif, pluridisciplinaire, franco-américain, il utilise la méthode marxiste d'investigation des phénomènes sociaux. C'est aussi une recherche sans volonté dogmatique qui ouvre un débat, se prête aux discussions. Déjà publié en langue anglaise, ce livre a reçu un accueil favorable aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne: « Un nouveau livre remarquable... », The Guardian, octobre 1985. « Un livre comme celui-ci aide à combattre l'idée que l'oppression des femmes est inévitable et naturelle... », Socialist Organiser, juillet 1986. 187 pages Edition : 1987

    14,00 €
  • Vergès : Féminisme décolonial

    Dans le débat public, être décolonial est une infamie. Dans les universités, dans les partis de gauche et d’extrême gauche, les syndicats, les associations féministes, partout on traque une « pensée décoloniale » infiltrée et funeste pour le vivre-ensemble.
    Dans ce livre, Françoise Vergès élucide l’objet du scandale. Le féminisme décolonial révèle les impensés de la bonne conscience blanche ; il se situe du point de vue des femmes racisées : celles qui, travailleuses domestiques, nettoient le monde ; il dénonce un capitalisme foncièrement racial et patriarcal.
    Ces pages incisives proposent un autre récit du féminisme et posent toutes les questions qui fâchent : quelles alliances avec les femmes blanches ? Quelle solidarité avec les hommes racisés ? Quelles sont les première vie menacées par le capitalisme racial ? Pourquoi les néofascismes s’attaquent-ils aux femmes racisées ?
    Ce livre est une invitation à renouer avec la puissance utopique du féminisme, c’est-à-dire avec un imaginaire à même de porter une transformation radicale de la société.

    Françoise Vergès
    Féministe antiraciste, présidente de l’association « Décoloniser les arts », Françoise Vergès est l’auteure de plusieurs ouvrages et articles en français et en anglais sur l’esclavage colonial, le féminisme, la réparation, le musée. Dernier ouvrage paru : Le ventre des femmes. Capitalisme, racialisation, féminisme (2017).

    édition : février 2019

    12,00 €
  • Vergès : Une théorie féministe de la violence

    Le langage officiel à propos de l’égalité hommes-femmes est un répertoire de violences : harcèlement, viol, maltraitance, féminicide.
    Ces mots désignent une cruelle réalité. Mais n’en dissimulent-ils pas une autre, celle des violences commises avec la complicité de l’État ? Dans cet ouvrage, Françoise Vergès dénonce le tournant sécuritaire de la lutte contre le sexisme. En se focalisant sur des « hommes violents », on omet d’interroger les sources de cette violence. Pour l’autrice, cela ne fait aucun doute : le capitalisme racial, les populismes ultra-conservateurs, l’écrasement du Sud par les guerres et les pillages impérialistes, les millions d’exilé•es, l’escalade carcérale, mettent les masculinités au service d’une politique de mort.
    Contre l’air du temps, Françoise Vergès nous enjoint de refuser l’obsession punitive de l’État, au profit d’une justice réparatrice.

    édition : novembre 2020

    12,00 €
  • Véronica Gago : Économies populaires et luttes féministes en Amérique du Sud

    L’Amérique du Sud est, depuis plusieurs décennies, un lieu d’expérimentation des politiques néolibérales. L’originalité du travail de Verónica Gago est de les observer et de montrer comment les classes populaires détournent les normes de compétitivité et de rentabilité en faveur d’autres formes de vie et de sociabilité.
    Dans les économies informelles des marchés populaires, les groupes subalternes s’approprient la rue, inventent d’autres pratiques économiques et mettent en cause la légitimité politique du néolibéralisme.
    C’est ce qui se joue dans l’incroyable marché de La Salada à Buenos Aires, lieu par excellence des sociétés bigarrées que décrit Verónica Gago, ou encore dans les ateliers textiles qui emploient l’essentiel des travailleurs migrants.
    Les luttes féministes contre les violences domestique et économique, contre l’endettement ou la précarité suscitent des formes d’organisation et de contestation locales capables de subvertir de l’intérieur des modes de domination imposés à l’échelle internationale.

    édition : juin 2020

    11,00 €
  • Vidal Aude : La conjuration des égo, féminisme et individualisme

    « Le mouvement #MeToo, qui se déploie depuis l'automne 2017, ne vient pas de nulle part. Il est l'héritier d'autres mouvements féministes : surgissement de l'acronyme LGBT et de ses extensions, de mots comme grossophobie, mecsplication ou manspreading, visibilité croissante des féminismes non-occidentaux ou décoloniaux et des cultures queer, des revendications trans et non-binaires, politisation du harcèlement de rue ou de l'écriture inclusive.
    Au milieu de ce foisonnement, il m'est arrivé de m'inquiéter de la destruction de certains acquis du féminisme. Car ceux-ci ne me semblent avoir perdu ni de leur pertinence, ni de leur urgence.
    L'individualisme, qui nous fait perdre de vue interdépendances et solidarités, et le libéralisme, qui suppose des libertés qui ne sont pas toujours partagées, infusent partout. Nous les avons bien intégrés, jusque dans les milieux les plus attachés à l'émancipation.
    Leur succès, et une convergence fortuite entre politiques libérales et milieux radicaux sur ce sujet, constitue une conjuration des ego, soit un dévoiement des idéaux d'égalité et de justice sous les coups d'un égoïsme ayant accédé à la dignité d'idéologie politique. »

    édition : octobre 2019

    7,00 €
  • Wollstonecraft : Défense des droits des femmes

    «J’espère que, quand on reverra la Constitution, les droits de la femme seront enfin comptés pour quelque chose et respectés comme ils doivent l’être, surtout quand il sera bien prouvé, comme cela ne peut manquer de l’être, que la raison exige que l’on fasse attention à leurs plaintes et réclame hautement justice pour une moitié de l’espèce.»
    Directement inspiré par la pensée des Lumières, un texte puissant et original, par une figure majeure du féminisme anglo-saxon.

    édition : mars 2016

    2,00 €
  • Zelensky : Histoire de vivre. Mémoire d'une féministe

    En 1968, à Paris, Anne Zelensky a trente ans. Le vent de liberté qui souffle, au mois de mai de cette année-là, va lui permettre de rencontrer d'autres femmes qui partagent ses rêves et ses espoirs : ensemble, elles créeront le Mouvement des femmes. Anne Zelensky, qui a adopté le nom de guerre d'Anne Tristan, se lance dans cette aventure à la fois sérieuse et joyeuse qui va changer un peu le monde et beaucoup sa vie. Sur son chemin, qui retrace un pan mal connu de notre histoire, elle croise de nombreuses personnalités : Simone de Beauvoir, Yvette Roudy, Gisèle Halimi, aux côtés desquelles elle se bat pour le droit à l'avortement et à la contraception, ainsi que pour la défense des femmes victimes de violences conjugales. Puis elle travaille avec le ministère du Droit des femmes, qui donne forme aux revendications féministes des années 70. Mais les années 68 font également chavirer les coeurs. Anne se cherche, entre hétérosexualité et homosexualité, avant de se trouver vraiment, en partie grâce à la psychanalyse. Avec humour et profondeur, Anne Zelensky-Tristan raconte ces années historiques. Son itinéraire, à la fois singulier et représentatif, mêle actions publiques et tribulations personnelles. Et surtout, elle apporte un démenti convaincant aux clichés sur le féminisme. Comme elle le dit elle-même : « L'engagement féministe s'accommode plus mal qu'aucune autre entreprise de recréation du monde de la classique division entre vie et oeuvre. Son matériau est la vie même, qu'il prétend changer. Celle des autres, la nôtre. » Anne Zelensky a exercé le métier de professeur d'espagnol. Elle est la présidente de fa Ligue du droit des femmes, cofondée avec Simone de Beauuoir en 1974. Elle a publié en 1977 Histoires du MLF, chez Calmann-Lévy. 405 pages Edition : 2005

    25,40 €
  • Zetkin Clara : Je veux me battre partout où il y a de la vie

    En stratège, Clara Zetkin a ouvert la voie vers un monde délivré du suprématisme masculin. Loin d’être une observatrice impartiale, c’était une militante très engagée ; une vraie pionnière. Angela Davis

    En plus d’être féministe, celle qui a inventé la Journée internationale des femmes, célébrée tous les 8mars, était aussi révolutionnaire, pacifiste et antifasciste, députée pendant treize ans et amie fidèle de Rosa Luxemburg. Ce livre, coordonné et introduit par la journaliste Florence Hervé, rassemble des lettres, des discours et des textes théoriques, une biographie et des portraits par différents auteurs de celle qui voulait se battre « partout où il y a de la vie».

    Textes initialement publiés dans l’ouvrage Batailles pour les femmes, édité par Gilbert Badia (Éditions sociales, 1980), traduits de l’allemand par Gilbert Badia, Régine Mathieu et Jean-Philippe Mathieu et entièrement révisés par Marie Hermann. Textes inédits en français traduits par Marie Hermann.

    édition : février 2021

    19,00 €
  • Zuttion : Sous le lit

    Valentin est étudiant et vit avec sa mère. Lors d'une soirée, il rencontre un homme avec qui il va passer la nuit. Le lendemain, il est incapable de se souvenir si son partenaire a bien utilisé un préservatif...

    édition : juin 2019

    14,00 €