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Féminisme


  • Irene : Hilaria, récits intimes pour un féminisme révolutionnaire

    Le féminisme n'a jamais cessé d'insister sur l'importance du récit intime. Croisant histoires familiales, théories politiques et faits historiques, Irene tire ici de la vie d'Hilaria, son aïeule, des armes pour outiller les mouvements féministes contemporains. Hilaria est une femme du prolétariat basque, veuve, qui élève seule ses enfants. Le tragique et le chaos de leur existence dans les années 1930 n'auront jamais raison de leur joie de vivre et de leur soif de construire un monde désirable. Ils sont une inspiration pour notre temps, où les fascismes sont à nouveau aux portes du pouvoir en Europe. Puisque la démocratisation d'un féminisme réformiste et libéral ne nous sera d'aucun secours, c'est au féminisme d'Hilaria qu'il importe de revenir, un féminisme populaire qui se dit tout à la fois anarchiste, antifasciste, anticapitaliste et anticarcéral. Irene – prononcer "Iréné" –, 23 ans, a grandi dans un mélange de cultures espagnole, basque et française. En 2017, elle s'installe à Paris et se lance dans le militantisme au contact des milieux féministes. En parallèle, elle transforme son compte Instagram en outil de démocratisation d'idées et de pédagogie populaire. Elle participe au lancement du mouvement des collages contre les féminicides en 2019. En 2021, elle a publié son premier livre, La terreur féministe, et a participé à l'ouvrage collectif Défaire la police, tous deux publiés aux éditions divergences. édition : avril 2022

    14,00 €
  • Irené : La terreur féministe

    « Le féminisme n’a jamais tué personne ». Cette phrase est brandie depuis des décennies par le discours féministe majoritaire. Comme si les féministes cherchaient à rassurer un patriarcat pétri d’angoisse, ou à appuyer l’idée – déjà bien répandue – qu’une femme ne peut pas faire peur, qu’une femme ne peut pas être dangereuse. Mais est-il vrai que le féminisme n’a jamais tué personne ? Elles s’appellent Maria, Noura, Judith, Diana, Christabel.
    Elles ont fait usage de la violence contre le patriarcat. Elles ont touché au grand tabou. Pour nourrir une réflexion sur la place de la violence dans la lutte contre le patriarcat, Irene nous raconte l'histoire de ces femmes violentes.

    IRENE – prononcer « Iréné » –, 21 ans, a grandi dans un mélange de cultures espagnole, basque et française. En 2017, elle s’installe à Paris et se lance dans le militantisme au contact des milieux féministes. En parallèle, elle transforme son compte Instagram en outil de démocratisation d’idées et de pédagogie populaire. Elle participe au lancement .

    édition : février 2021

    14,00 €
  • Jamis : Frida Kahlo

    Frida Kahlo (1907-1954) vécut déchirée entre de terribles souffrances physiques (à dix-huit ans, un accident de bus la cloue au lit pour deux ans) et une immense force de création (elle commence à peindre, un miroir installé au-dessus d'elle, pendant qu'elle est immobilisée). Par-delà sa beauté célèbre, ses amours, celles de son mari, Diego Rivera, ses voyages, les mille et une anecdotes ponctuant une existence tumultueuse et riche, reste son art, dont André Breton disait que c'est "un ruban autour d'une bombe". Rauda ]amis, dans un livre - le premier consacré en français au peintre - où alternent description et autoportrait, témoigne d'une connaissance sensible et intime de Frida Kahlo, tout en traversant une époque devenue mythique, du Mexique révolutionnaire au Paris surréaliste des années trente, en passant par les ultra-chic salons new-yorkais. Ecrivain français, Rauda ]amis est elle-même d'origine latino-américaine. 409 pages Edition : 2004

    9,70 €
  • Kergoat : L'inversion du genre

    quand les métiers masculifis se conjupent au féminin ... ~l ré~iproqueme~l sz~s la direction de Yvonne Guichard-Claudic, Danièle Kergoat et Alain Vil Femmes pompiers ou médecins, cadres d'entreprise, magistrates, conductrices de bus ou de camions, peintres en bâtiment ou carreleuses... mais aussi hommes sagesfemmes ou caissiers de supermarché, infirmiers, assistants sociaux ou instituteurs en école maternelle : autant d'exemples de l'avancée en mixité dans des bastions longtemps monosexués. La mixité n'est donc pas seulement une question de co-présence de femmes et d'hommes dans différents espaces sociaux. Elle se traduit aussi par la fin de l'exclusivisme de genre attaché à certains métiers. Il est certes important d'en prendre la mesure précise, statistiques à l'appui, mais une évaluation chiffrée ne saurait suffire pour comprendre ce qui se joue dans ces situations atypiques. Le même métier est rarement exercé dans les mêmes conditions, de travail, de rémunération, de promotion selon qu'il l'est par un homme ou par une femme. Des travaux qualitatifs fins et diversifiés, tels ceux qui sont présentés dans cet ouvrage, permettent d'observer par le menu ce qui se transforme, ce qui résiste, ce qui se recompose, dans le but de saisir le sens des logiques sociales complexes qui sont à l'oeuvre. Parler d'inversion du genre à propos de ces situations et positions non traditionnelles, c'est donc moins décrire une situation que poser la question de savoir dans quelle mesure l'inversion des positions sexuées est de nature à remettre en cause les processus de catégorisation et de hiérarchisation que désigne le concept de genre. Yvonne Guichard-Claudic est maître de conférences en sociologie et membre de l'Atelier de recherche sociologique (ARS, EA 3149], Université de Bretagne Occidentale, Brest. Danièle Kergoat est sociologue et directrice de recherche émérite au CNRS, Laboratoire Genre, Travail et Mobilités, CNRS - Paris 8 - Paris 10, Paris. Alain Vilbrod est maître de conférences HDR en sociologie et membre de l'Atelier de recherche sociologique (ARS, EA 3149), Université de Bretagne Occidentale, Brest.

    22,00 €
  • Kergoat Danielle : Se battre, disent-elles

    endre visibles les résistances et les révoltes là où elles pourraient passer inaperçues, plaider pour la nécessité sans cesse renouvelée de débusquer les blocages qui empêchent l'émergence de collectifs. et mettre en valeur les expériences qui bousculent l'ordre imposé des choses. tel est l'objectif de cet ouvrage. Se battre. disent-elles... est un recueil raisonné des principaux textes de Danièle Kergoat, militante et pionnière des études féministes, ainsi que de la sociologie du travail et du genre. Il donne à voir. dans ses moments essentiels, la construction d'analyses et de concepts qui font aujourd'hui référence pour les chercheurs et pour les militants : et notamment la division sexuelle du travail, les rapports sociaux de sexe. ainsi que leur intrication avec les rapports sociaux de classe et de "race". En s'appuyant sur ses recherches, notamment sur les ouvrières et sur l'émergence de collectifs de lutte féminins, l'auteur déconstruit les rapports de domination pour mieux éclairer et accompagner la dynamique d'émancipation et l'augmentation de la puissance d'agir des femmes dans notre société. édition : mars 2012

    22,00 €
  • Koechlin Aurore : La révolution féministe

    La quatrième vague du féminisme a commencé : venue d'Amérique latine, portée par les combats contre les féminicides et pour la liberté des femmes à disposer de leur corps, amplifiée par le moment Metoo, elle constitue aussi-surtout-un mouvement qui s'attaque à l'inégalité des rapports de production et de reproduction sous le capitalisme. Qui dépasse, sans les exclure, les revendications juridiques ou paritaires et repense l'ensemble de l'organisation sociale à partir des oppressions subies par les femmes et les minorités de genre.
    Le féminisme est révolutionnaire ou il n'est pas : voilà la thèse soutenue par Aurore Koechlin, qui se propose d'abord de guider ses lectrices et lecteurs à travers l'histoire trop méconnue des différentes vagues féministes. Du MLF à l'inter-sectionnalité, de l'émergence d'un "féminisme d'Etat" au féminisme de la reproduction sociale, ce petit livre tire le bilan politique et intellectuel d'une quarantaine d'années de combats, repère leurs impasses, souligne leurs forces, pour contribuer aux luttes actuelles et à venir.

    édition : Amsterdam aout 2019

    12,00 €
  • Kollontaï : Marxisme et révolution sexuelle

    Membre du premier gouvernement révolutionnaire présidé par Lénine et première femme ambassadeur de l'histoire, Alexandra Kollontaï considérait que « la séparation de la cuisine et du mariage » était un enjeu comparable à celui que constituait la séparation de l'Église et de l'État. Prônant l'« amourjeu » ou l'« amour érotique » contre la morale sexuelle et l'institution familiale, ses textes forment une réflexion passionnée et passionnante sur l'amour luimême. À la lecture de ce livre, le lecteur comprend alors les controverses que ses écrits suscitèrent à l'intérieur de son propre parti et l'hostilité du puritanisme stalinien dont elle fut victime. Les textes rassemblés dans ce volume, publiés pour la première fois en français aux éditions Maspero en 1973, constituent aussi un document rare sur l'organisation sociale prérévolutionnaire soviétique et une référence pour les mouvements féminins actuels. À l'heure où les rapports sociaux de sexe connaissent un regain d'intérêt, les textes d'Alexandra Kollontaï surprendront par leur acuité théorique et leur actualité. Née à Saint-Pétersbourg d'un père général, Alexandra Kollontaï (1872-1952) participa de 1908 à 1917 aux différents mouvements révolutionnaires européens, au cours desquels elle se lia à Rosa Luxemburg et Paul Lafargue, avant d'entamer une carrière de diplomate. D'origine hongroise, Judith Stora-Sandor est maître-assistante à l'université Paris-VIII. Elle est également l'auteur d'une biographie d'Isaac Babel (Klincksieck) et de L'humour juif dans la littérature (PUE, 2000). 286 pages Edition : 2001

    25,00 €
  • Krier/EL HANI : Le féminin en miroir entre orient et occident

    Cette étude pluridisciplinaire et interculturelle du statut social et de la représentation symbolique des femmes est issue d'un colloque international qui s'est tenu à Rabat en décembre 2003. Le féminin se conjugue-t-il de la même façon en Orient et en Occident ? La différence des sexes s'opposent-elles à une unité du genre humain qui pose le principe d'égalité ? Comment est traitée l'image de la femme dans la littérature et dans la philosophie ? Y a-t-il une spécificité du féminin, de sa jouissance ? Autant de questions plus que jamais actuelles que ce livre aborde avec justesse et conviction. 310 Pages Edition : 2005

    22,00 €
  • La déferlante n°1

    La première fois qu’on s’est posées autour d’une table en se demandant ce qu’on voudrait mettre au sommaire d’une revue qui voulait raconter et documenter le monde post- #metoo, personne ne portait de masque. C’était un beau jour de printemps. On n’avait pas de titre pour ladite revue (l’image de « la déferlante » est venue plus tard), on n’avait pas vraiment encore le sens des réalités économiques, on se demandait comment on allait agencer le trop-plein de nos envies – car il y avait, dans cette première ébauche de sommaire, plus d’idées d’articles que de pages...
    Mais une chose s’est imposée avec beaucoup d’évidence : le thème du dossier de ce premier numéro serait la naissance.
    Naître, c’est long et épuisant, mais c’est, sous des apparences parfois fragiles, un acte d’une incroyable puissance. C’est ce que racontent toutes les personnes qui nous ont confié leur récit, que vous pourrez découvrir dans les pages de la revue en mars : l’autrice Adèle Orain qui évoque avec euphorie sa transition de genre, la réalisatrice Amandine Gay, enfant noire adoptée par des parents blancs, pour qui « être né·e sous X, c’est à la fois le vide et l’infini des possibles », ou la sage-femme Céline Puill, qui estime qu’« on peut toute une vie tourner autour d'un même événement : sa naissance ».

    Naître, c’est aussi la manifestation d’une confiance un peu folle en l’avenir : c’est cet optimisme-là qui nous a portées alors que nous jetions sur le papier ces dizaines de sujets à traiter. Il est beaucoup question, des dernières années, d’une nouvelle « vague » féministe (terme sur lequel les historien·nes ne s’entendent pas forcément). En donnant naissance à La Déferlante, nous avions envie de raconter ce mouvement, de le scruter, de l’intégrer à une généalogie, d’en questionner les promesses, d’en discerner éventuellement les limites.

    édition : avril 2021

    19,00 €
  • Labry : Riot Grrrls, chronique d'une révolution punk féministe

    Au début des années 1990, de jeunes féministes nord-américaines lançaient du fond de leurs tripes un cri de colère et de ralliement dans le milieu punk underground : « Revolution, Grrrl Style, Now ! » La culture riot grrrl – littéralement, les « émeutières » – était en train de naître.

    édition :mai 2016

    15,00 €
  • Lamoureux Diane : Les antiféminismes, analyse d'un discours réactionnaire

    À chaque mouvement de libération, sa réplique contre-révolutionnaire : c’est ce que nous enseigne l’histoire. Les luttes féministes n’y font pas exception. Décrié à droite comme un réel péril pour la stabilité sociale et l’avenir de la nation, à gauche comme une lutte secondaire à inscrire dans un bien plus vaste programme, le féminisme a toujours dérangé ceux qui trouvent intérêt à préserver le régime patriarcal.
    Tant sur le plan des idées que de l’action, l’antiféminisme se déploie suivant une logique réactionnaire, dont la visée, consciente ou pas, serait de revaloriser une condition masculine mise à mal. Pour arriver à leurs fins, les antiféministes usent de stratégies discursives comme la désinformation ou le recours à la nostalgie du «bon vieux temps» et à l’ordre naturel.
    Ce sont précisément ces discours revanchards, présents sur toutes les scènes, de celle de l’humour à celle du militantisme, que cet ouvrage entend décortiquer. «L’antiféminisme a accompagné toute l’histoire du féminisme, en dénonçant ses excès ou en s’empressant d’en dresser le constat de décès. Il couvre un spectre très large, mais il comprend toujours une dénonciation de la liberté et de l’égalité que revendiquent les féministes pour toutes les femmes.» — Francis Dupuis-Déri et Diane Lamoureux, extrait de l’introduction

    édition : aout 2012

    16,00 €
  • Larrere : Rage against the machisme

    Les femmes ont une histoire, une histoire de luttes pour leurs droits, conquis, arrachés, défendus, une histoire de colère contre les discriminations, les inégalités, une "Rage against the machisme". L'historienne Mathilde Larrère retrace les combats féministes de la Révolution française jusqu'au mouvement #MeToo d'aujourd'hui, sur les pas de Louise Michel, de Gisèle Halimi, mais aussi de tant d'autres invisibilisées, comme Pauline Léon, Malika El Fassi, les colleuses contre les féminicides...
    A l'histoire, le livre mêle des récits, des documents d'époque, des chansons et des slogans, reflétant l'ardeur et la détermination de celles qui n'acceptent pas l'inégalité des sexes, montrant combien elles se tiennent la main au-delà des siècles. Luttes pour l'égalité, pour les droits de voter, s'instruire, se défendre, gouverner leurs propres corps, mais aussi pour l'émancipation des femmes des colonies : autant de domaines où la liberté des femmes a été bafouée, autant de droits à conquérir et à défendre, encore, aujourd'hui et demain.

    édition : SEPTEMBRE 2020

    18,90 €
  • Latte : Femmes réfugiées palestiniennes

    Confrontées au mythe de la protection masculine, à l'importance du réseau familial dans les difficiles conditions de la vie dans les camps, et à la fonction politique de la famille en Jordanie, les femmes se sont appuyées sur les valeurs familiales traditionnelles pour écrire leurs histoires individuelles, produisant à leur tour une réalité de substitution, une image, celle de la pérennité du pouvoir masculin, tout en le subvertissant. Â partir d'enquêtes sur le terrain menées plus particulièrement dans deux camps palestiniens de Jordanie - celui de Jabal Hussein à Amman et celui de Gaza à Jérash -, et de l'histoire d'une famille (les Suleiman), Stéphanie Latte Abdallah montre comment l'histoire de l'exil et la place des réfugiés dans la société jordanienne ont construit une « idéologie familiale », contestée par les femmes réfugiées, et comment les résistances, individuelles et collectives de ces femmes au pouvoir familial sont à certains égards avantgardistes. Autour de la notion de féminisme populaire, c'est une histoire politique et sociale de la famille dans les camps palestiniens de Jordanie depuis 1948 qui fait l'objet de ce livre. Historienne et anthropologue, docteure de l'ExESS, chercheure à l'Institut de recherches et d'études sur le monde arabe et musulman (Aix-en-Provence), Stéphanie Latte Abdallah a dirigé l'ouvrage collectif : Images aux frontières. Représentations et constructions sociales et politiques - Palestine, Jordanie, 1948-2000 (Beyrouth, IFPO, 2005). Préface de Alain Gresh 240 pages Edition : 2006

    25,50 €
  • Lauret : L'envers de Flins, une féministe révolutionnaire à l'atelier

    Le 3 mai 1972, Fabienne Lauret est embauchée à l’atelier couture de Renault-Flins. Issue de la génération de Mai 68, membre du groupe Révolution !, elle est une établie, comme on appelle ces jeunes militant·es qui entraient en usine pour changer le monde. Elle y restera plus de trente-six ans.
    Loin des clichés habituels, elle nous raconte la condition ouvrière moderne, la souffrance au travail, l’exploitation quotidienne. Féministe, elle est plus particulièrement sensible à la condition des ouvrières et au sexisme dont elles sont victimes, tant de la part de leurs collègues ouvriers que de la direction patronale. La bataille qu’elle mène avec détermination est longue, rude et exige une infinie patience.
    Militante CFDT, puis déléguée syndicale, elle anime ses premières grèves. Indissociables de son parcours professionnel, ses activités syndicales nous plongent au cœur des fortes luttes sociales qui ont secoué l’usine de Flins. Élue au comité d’entreprise, puis salariée de celui-ci, elle participe au développement d’une autre conception de cette institution sociale, qui heurte les conservatismes de la direction syndicale qui succède à la CFDT et qui utilise contre elle les méthodes patronales les plus éculées.

    L’Envers de Flins, parcours de vie, parcours de lutte, est aussi le témoignage vivant et fort d’une féministe ouvrière qui n’a jamais renoncé à transformer le monde.

    édition : janvier 2018

    15,00 €
  • Liddington : Histoire des suffragistes radicales

    Le combat oublié des ouvrières du nord de l’Angleterre.

    Au début du XXe siècle, en Grande-Bretagne, pays qui se veut un modèle démocratique, les femmes sont privées du droit de vote. Dans le nord de l’Angleterre, à Manchester et dans les villes cotonnières, des ouvrières se mobilisent : ce sont les suffragistes radicales. Elles ont l’égalité chevillée au corps. Nombre d’entre elles sont impliquées dans les trade-unions, les églises ouvrières, les coopératives, le mouvement pour l’éducation des adultes. Le 1er mai 1900, elles lancent une pétition pour le droit de vote des femmes auprès des ouvrières du coton, qu’elles vont rencontrer dans toutes les usines, y compris les plus petites filatures. Elles recueillent 29 359 signatures. C’est le début d’un combat qui dure jusqu’en 1914.

    Leur lutte pour le suffrage s’inscrit dans un combat plus vaste pour l’émancipation des femmes : pour de meilleures conditions de travail et contre les inégalités salariales ; pour le droit des filles à l’éducation et des épouses au divorce ; pour l’égalité des droits avec les hommes pour la garde des enfants ; pour l’émancipation ouvrière et le socialisme. Le militantisme lui-même est un combat pour ces femmes qui doivent tout à la fois élever une famille et gagner leur vie. Quand la guerre éclate, les suffragistes radicales sont antimilitaristes et pacifistes.

    Jill Liddington et Jill Norris, deux historiennes féministes britanniques, retracent ici ce combat oublié. Ce classique de l’histoire des femmes, initialement paru en anglais en 1978, largement diffusé outre-Manche, est enfin disponible en français.

    La traduction a été réalisée par Laurent Bury, professeur de littérature anglaise à l’université Lyon 2 – Louis Lumière. L’ouvrage est préfacé et annoté par Fabrice Bensimon, qui enseigne l’histoire et la civilisation britanniques à l’université Paris-Sorbonne.

    édition : septembre 2018

    17,00 €
  • Liszek : Marie Guillot, de l'émancipation des femmes à celle du syndicalisme

    En juillet 1922, pour la première fois en France, une femme accédait aux fonctions de secrétaire confédérale d'une grande organisation syndicale. Le congrès constitutif de la CGT-Unitaire venait d'élire parmi les quatre membres de son Bureau une institutrice de quarante et un ans, originaire de Saône-etLoire, Marie Guillot. Injustement oubliée aujourd'hui, « la grande Marie », comme on la surnommait, était une militante de premier plan, dont la forte personnalité et les écrits percutants ont profondément marqué le mouvement ouvrier français. Féministe, elle amena la CGT à prendre en considération, dès avant 1914, le droit des femmes au travail et à l'organisation syndicale. Pionnière du syndicalisme enseignant, pédagogue d'avant-garde, pacifiste, elle fut, au lendemain de la Première Guerre mondiale, une des chefs de file de la minorité révolutionnaire. Mais elle ne put accepter les nouvelles pratiques militantes, introduites à partir de 1923, la subordination de la CGTU au Parti communiste, et la violence de la désunion syndicale qui en résultait. Elle tenta de s'y opposer. En vain. Son combat était alors à contre-courant de l'Histoire... Titulaire d'un Diplôme d'Études Supérieures de Lettres, Slava LISZEK est journaliste. Spécialisée dans les questions sociales et syndicales, elle a notamment collaboré, pendant plus de quinze ans, au mensuel de la CGT, Antoinette. Elle a réalisé de très nombreuses enquêtes (en France et à l'étranger) relatives au travail des femmes ; ainsi que, plus récemment, une série de chroniques historiques, dont un certain nombre ont été publiées aux éditions Messidor en 1989. (Femmes, égalité de 1789 à nos jours.) 315 pages Edition : 1994

    25,40 €
  • Löwy Ilana : L'emprise du genre, masculinité, féminité, inégalité

    Les privilèges associés à la possession d'un corps masculin sont un peu comme les têtes de l'Hydre qui repoussent dès qu'on les a coupées. Après un siècle d'importantes conquêtes des femmes occidentales, hommes et femmes, dans la vie, sont toujours loin de jouer avec les mêmes cartes. Comment l'expliquer? Le maintien des privilèges masculins résulte du façonnement asymétrique de la masculinité et de la féminité, montre Ilana Löwy. La première se construit dans la compétition entre les hommes et autour de leur capacité, à agir sur le monde extérieur, tandis que la seconde, inséparée du corps sexué, s'organise aujourd'hui encore autour des relations à l'autre sexe et de la maternité. les rapports hommes/femmes, contribuent à renouveler la compréhension des sociétés. L' emprise du genre explore les mécanismes qui reproduisent cette asymétrie au plus intime de la socialisation différenciée des filles et des garçons, des règles de séduction masculine et féminine, de la gestion des corps de l'un et l'autre sexe par la médecine et par la science, des qualités valorisées dans la sphère professionnelle et de la distribution du pouvoir au sein des couples hétérosexuels. Subjectif et savant, engagé et mesuré, ce livre éclaire le présent des relations de genre. Les interrogations qu'il propose aux lecteurs touchent à leur expérience personnelle et concernent autant la société dans laquelle ils vivent que l'avenir qui attend leurs filles. 277 pages édition : mars 2006

    23,00 €
  • Luxemburg, Kollontaï, Zetkin, Lacis : Femmes corps et révolution

    Quatre femmes de nationalités différentes, de langues différentes, traversent les années tumultueuses de la révolution bolchevique. Elles s’appellent : Rosa Luxemburg, Clara Zetkin, Alexandra Kollontaï et Asja Lacis. Elles sont des militantes, des artistes, des activistes et chacune d’elles apportera une contribution spécifique et originale à la révolution. Elles sont des femmes et leur regard est plus libre, intéressé à mettre l’accent sur la dimension de la vie, des passions, de la créativité et du féminisme des premiers temps.

    Rosa Luxemburg, fondatrice de la Ligue de Spartacus questionnera les structures de pouvoir envisagés par les Soviets, elle luttera dans l’Allemagne épuisée de l’après-guerre pour affirmer le regard puissant et compatissant de ceux qui partagent la condition de l’oppression.

    Clara Zetkin fera de la bataille pour les droits des femmes un élément d’affirmation spécifique de la condition féminine qui ne peut pas être réduite à la seule lutte de classe. Aleksandra Kollontaï, dans le grand bouleversement de la révolution bolchevique, indiquera dans la liberté sexuelle et dans le dépassement des rôles une critique non seulement de la société bourgeoise mais aussi du patriarcat.

    Le théâtre pour enfants d’Asja Lacis se réalisera dans les moments les plus difficiles du chemin [cheminement?] révolutionnaire, la même Lacis finira en Sibérie. Elle ne niera jamais son adhésion à la révolution, elle renforcera plutôt son engagement en tant qu’artiste, ayant travaillé avec Bertold Brecht, poursuivant la recherche pédagogique d’un théâtre destiné aux enfants les plus démunis.

    À ces femmes et à beaucoup d’autres, souvent passées sous silence, nous devons la force de pouvoir encore affronter et combattre dans un monde qui n’a pas été capable d’effacer ses nombreux préjugés par rapport aux subjectivités féminines. Les textes ici rassemblés ne sont que partiellement connus, certains pas publiés depuis un certain temps, comme dans le cas de Clara Zetkin, d’autres encore inedits en France comme pour Asja Lacis.
    Ce livre s’articule autour du thème du regard féminin et de la différente façon d’agir des femmes. Ce volume est le premier d’une trilogie qui se propose de s’interroger sur les moments de transition les plus marquants du féminisme et du militantisme féminin aux XXe et XXIe siècles.

    Les auteurs :
    Aleksandra Michajlovna Kollontaj (Saint-Pétersbourg 1872 – Moscou 1952), a été une révolutionnaire marxiste et la première femme au monde à devenir ministre du gouvernement ; le caractère central de sa réflexion concerne la libération des femmes comme opportunité pour une nouvelle expérience des relations, et une possibilité révolutionnaire de l’amour.

    Anna « Asja » Lacis (19 octobre 1891 – 21 novembre 1979) a été une actrice et metteur en scène lettone. Elle est devenue célèbre pour ses troupes de théâtre prolétariennes pour enfants en Russie soviétique et en Lettonie.

    Rosa Luxemburg (Zamosc1871 – Berlin 1919) était une figure de proue du communisme européen et mondial. Au cours de sa courte vie et de son militantisme marxiste, elle recevra d’importantes manifestations d’affection de la part d’hommes politiques importants de l’époque, Gramsci et Lénine entre autres.

    Clara Eissner Zetkin (Wiederau1857 – Archange’skoe1933) était une militante socialiste et une militante des droits des femmes. Elle a vécu la lutte pour l’émancipation des femmes et a théorisé la libération des femmes de la soumission masculine comme une partie fondamentale de l’émancipation du prolétariat.

    édition : novembre 2020

    17,00 €
  • Mackinnon : Le féminisme irréductible. Discours sur la vie et la loi

    « Catharine A. MacKinnon, éminente féministe et professeur de droit, développe ici des propositions théoriques et pratiques originales sur la politique de la sexualité et le droit. Ces essais, élaborés à partir de conférences qu'elle a initialement données, fournissent ici la texture savante d'un livre qui a gardé toute la spontanéité et la facilité d'accès d'un exposé oral vivant. A travers ses travaux et son engagement sur les problèmes du viol, de l'avortement, du harcèlement sexuel et de la pornographie, Catharine A. MacKinnon fait émerger un autre visage du féminisme qui se situe résolument hors des sentiers battus. » Phillis Chesler, Ph D. Auteure de Les Femmes et la Folie. « Plus que toute autre intellectuelle, MacKinnon [...J a bouleversé le droit des femmes et fait évoluer la société américaine. » Jean-Sébastien Stehli L'Express « Cette avocate féministe radicale est à l'origine de [...] la reconnaissance, en 1986, par la Cour suprême des États-Unis du harcèlement sexuel comme discrimination de sexe. Mais sa croisade ne s'arrête pas là : elle a été l'avocate bénévole des femmes victimes d'atrocités sexuelles en ex-Yougoslavie. Enfin, elle a fait reconnaître par loi américaine la pornographie et la prostitution comme violences contre les femmes. [...] Active dans le combat féministe dès les années 70, ses brillantes théories n'avaient jusqu'ici jamais été accessibles aux lecteurs français. C'est aujourd'hui chose faite, grâce aux Éditions Des femmes. » Valérie Zerguine Technikart «"La sexualité est au féminisme ce que le travail est au marxisme : rien ne nous appartient davantage, et pourtant il n'est rien dont on ne soit davantage dépossédée." [...] Depuis vingt-cinq ans, aux États-Unis, le droit se trouve ébranlé par cette proposition de la juriste Catharine A. MacKinnon. [... ] Le harcèlement est dit " sexuel " en un double sens : les sexes et le sexe. La sexualité serait l'instrument par excellence de la domination masculine, et donc le terrain privilégié de sa contestation pour le féminisme. » Eric Fassin 303 pages Edition : 2005

    10,00 €
  • Madesta Tal : Désirer à tout prix

    De la " révolution sexuelle " amorcée en Mai 68, aux mouvements sex-positifs actuels, on nous promet la possibilité pour toustes de jouir et de désirer sans entraves. Sauf qu'en investissant le sujet, le capitalisme et le patriarcat ont profondément transformé cette possibilité : le sexe est devenu un marché, et la non-sexualité une pathologie à guérir. En cherchant à optimiser le fonctionnement des corps et du désir, sommes-nous entré·es dans l'ère de l'aliénation sexuelle ? Face à cette pression constante, désinvestir le désir sexuel constituerait peut-être une porte de sortie émancipatrice. Dans cet essai court et incisif, Tal Madesta montre comment la sexualité est devenue " obligatoire " dans notre société, et nous invite à nous libérer de cet impératif, en célébrant d'autres formes d'amour qui n'ont pas besoin de sexualité pour exister. édition : avril 2022

    15,00 €
  • Maruani : Travail et emploi des femmes

    Depuis les années 1960, en France comme partout en Europe, l'emploi féminin progresse à la manière d'une lame de fond. La féminisation du salariat et la montée en puissance du secteur tertiaire, les transformations du rapport à l'emploi et des comportements d'activité féminins, la réussite des femmes dans le système scolaire et universitaire constituent les principaux ingrédients de cette mutation. Les écarts de salaire faiblissent mais demeurent, les disparités de carrière perdurent, la ségrégation professionnelle reste dominante. Comment les différences, les clivages, les hiérarchies entre hommes et femmes se (re)construisent-ils ? Plus de femmes actives, salariées, instruites, mais aussi plus de femmes au chômage, en situation précaire et en sous-emploi. C'est cette situation contradictoire que ce livre se propose d'analyser, dans toute sa complexité. ----------------------------- 130 pages réed. 2017

    10,00 €
  • Marzano : Dictionnaire du corps

    Dictionnaire du corps Présentation de l'éditeur Notre corps est l'une des évidences de notre existence ; c'est dans et avec notre corps que nous sommes nés, que noue vivons, que nous mourons ; c'est dans et avec notre corps que noue construisons nos relations avec autrui... Notre corps est un " objet " mais cela n'implique pas nécessairement qu'on le considère comme un objet parmi d autres, sauf à envisager, au moins mentalement, la possibilité de s'affranchir de lui. Mais peut-on réellement mettre le carpe à distance ? " Aujourd'hui, le " culte du corps " est omniprésent. Mais qu'est-ce exactement que le corps ? Que représente-t-il ? Peut-on lui vouer un culte ? L'originalité de ce dictionnaire est de rassembler les langages différents de cet objet complexe, de leur donner une cohérence, de permettre aux lecteurs de tracer eux-mêmes un chemin de connaissance pour apprendre à regarder le corps et ses différentes facettes, s'interroger sur les frontières entre soi et les autres, sur l'ambiguïté entre l'être et le paraître, le visible et l'invisible, porter un regard d'ensemble sur des pratiques et des techniques du corps, comprendre ce que signifie parler du corps virtuel, du corps étranger ou du corps nomade, se poser des questions sur la sexualité, le narcissisme, la Jouissance, la violence, la santé physique et psychique, la dégénérescence, la mort... Plus de 190 auteurs ont rédigé environ 300 entrées (notions et concepts clefs, réflexions engagées, articles sur des penseurs et artistes), toutes accompagnées de renvois et d'une bibliographie. Deux index complètent cette entreprise unique en son genre, guide précieux pour nous aider à découvrir " le sens et la valeur de l'être-au-monde charnel de chaque individu ". Biographie de l'auteur Michela Marzano, ancienne élève de l École normale supérieure, philosophe et chercheur au CLANS, est spécialiste de philosophie morale et politique. Auteur de nombreux articles et ouvrages, elle vient de publier Je consens, donc Je suis... ( 1050 pages édition : juillet 2007

    37,00 €
  • Marzano : La fidélité ou l'amour à vif

    Le déclin du mariage dans les sociétés contemporaines n'a évidemment pas supprimé la question de la fidélité en amour. Peut-on encore promettre d'être fidèle ? Peut-on aimer hors d'une telle promesse ? Peut-on aujourd'hui être fidèle, quoique volage, alors que d'autres s'enfermaient hier dans une fidélité toute formelle ? Refusant les lieux communs, la philosophe Michela Marzano montre ce qui se cache réellement derrière cette notion complexe. Elle distingue trois formes de fidélité que l'on confond souvent : celle qui relève de l'obligation sociale, celle qui appartient au domaine de l'idéal et de la foi, et celle qui permet la rencontre et assure la possibilité de l'amour. Au terme de ce parcours, on voit se dessiner une nouvelle fidélité comme présence à soi et à l'autre, comme espace d'accueil et de partage. Le mystère de l'amour se trouve ainsi éclairé. Michela Marzano est philosophe, chargée de recherches au CNRS. Elle a notamment publié Penser le corps (PUF, 2002), La Pornographie ou l'épuisement du désir (Buchet-Chastel, 2003) et Malaise dans la sexualité (Lattés, 2006). 150 pages édition poche : avril 2007

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