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Féminisme


  • De Beauvoir : Le deuxième sexe. Tome 1

    Nous commencerons par discuter les points de vue pris sur la femme par la biologie, la psychanalyse, le matérialisme historique. Nous essaierons de montrer ensuite positivement comment la « réalité féminine » s'est constituée, pourquoi la femme a été définie comme l'Autre et quelles en ont été les conséquences du point de vue des hommes. Alors nous décrirons du point de vue des femmes le monde tel qu'il leur est proposé ; et nous pourrons comprendre à quelles difficultés elles se heurtent au moment où, essayant de s'évader de la sphère qui leur a été jusqu'à présent assignée, elles prétendent participer au mitsein humain. 409 pages Edition : 2005

    11,00 €
  • De Beauvoir : Le deuxième sexe. Tome 2

    Comment la femme fait-elle l'apprentissage de sa condition, comment l'éprouve-t-elle, dans quel univers se trouve-t-elle enfermée, quelles évasions lui sont permises, voilà ce que je chercherai à décrire. Alors seulement nous pourrons comprendre quels problèmes se posent aux femmes qui, héritant d'un lourd passé, s'efforcent de forger un avenir nouveau. Quand j'emploie les mots « femme » ou « féminin » je ne me réfère évidemment à aucun archétype, à aucune immuable essence ; après la plupart de mes affirmations il faut sous-entendre « dans l'état actuel de l'éducation et des moeurs ». Il ne s'agit pas ici d'énoncer des vérités éternelles mais de décrire le fond commun sur lequel s'enlève toute existence féminine singulière. 654 pages Edition : 2004

    11,60 €
  • Debenest : Féminisme au pluriel

    Cet ouvrage propose de s'emparer de certains des débats qui traversent le féminisme tant dans la sphère militante que dans le monde universitaire. Il met donc délibérément en lumière la diversité des positionne­ments, alors même que le combat féministe d'au­jourd'hui se déroule dans un contexte marqué par les régressions et le conservatisme politique. Le choix des textes ici rassemblés s'inscrit dans une démarche matérialiste, en opposition radicale avec les approches essentialistes. Le livre donne ainsi une large place à des entretiens avec des chercheuses et des militantes qui, en France et à l'étranger, ont pris part aux controverses récentes et ont questionné certaines approches du féminisme. Les propos tenus ici remettent en cause l'ordre de genre inégalitaire et soulignent à quel point les projets de transformation sociale doivent se penser dans l'arti­culation des combats contre les oppressions, de classe, de race, de genre et de sexualité. Pauline Debenest, Vincent Gay Gabriel Girard ont coordonné cet ouvrage. Parution septembre 2010, 128 pages.

    8,00 €
  • Delage Pauline : Droits des femmes, tout peut disparaître

    Les droits acquis par les femmes sont-ils irréversibles ? Si le principe d'égalité s'est peu à peu imposé, on est loin du compte dans la pratique ! Les droits des femmes font toujours l'objet d'attaques de la part de groupes ou d'individus qui résistent au mouvement vers l'égalité.
    Et un nouveau danger, plus insidieux, plane : la façon dont ces droits sont traités et défendus institutionnellement tend à les isoler d'autres questions sociales et politiques.
    Ce livre propose un retour critique sur les acquis de ces quarante dernières années, en soulignant les résistances à l'antisexisme, mais aussi les limites que le contexte néolibéral impose à la défense des droits des femmes.
    Pour construire une société, il importe en effet de repenser les droits des femmes pour qu'ils bénéficient aussi, et surtout, à celles qui subissent les inégalités sociales et le racisme.

    édition : mars 2018

    15,90 €
  • Delphy (coord.) : Un troussage domestique

    Ce livre (à paraître en septembre 2011) n’a pas pour sujet l’«affaire DSK». Il ne traite pas non plus des agressions sexuelles. Son sujet est le sexisme comme idéologie rationalisant les atteintes aux droits des femmes. Il analyse les réactions à l’arrestation de Dominique Strauss-Kahn à New York, puis à son inculpation. Ces réactions, qui ont été majoritairement celles de ses amis politiques, révèlent en fait l’attitude de la majorité des hommes politiques et journalistes français. Ceux-ci ont commencé par déclarer qu’il ne pouvait en aucun cas être coupable des faits qui lui sont reprochés, parce qu’il en serait incapable. Ils ont exprimé une incrédulité totale quant à la possibilité même du crime et ont comparé la situation faite à DSK à un véritable calvaire. La possibilité même du crime a été déniée : soit parce que l’accusation du procureur était fausse – ce qui revenait à dire que la femme de chambre qui l’avait dénoncé mentait –, soit parce qu’aux USA on confond sexualité et crime. Son inculpation a été présentée comme l’effet du puritanisme qui refuse tout ce qui est sexuel. La contrainte impliquée par le viol a été niée, euphémisée ou minimisée. Politiques et journalistes ont fait passer le caractère sexuel des faits reprochés à DSK dans la case de la « vie privée », qui ne regarde pas la justice, des « moeurs » et des choix personnels qui ne regardent pas la loi. Les féministes auteures de ce livre mettent en cause ces propos qui assimilent le viol à la vie privée, au libertinage, à la liberté sexuelle. Elles affirment que la présomption de véracité de la victime « présumée » doit être tout autant préservée que la « présomption d’innocence » du suspect. Que le viol existe, et que le consentement des deux parties n’est pas un ornement dont on peut se passer, une cerise sur le gâteau, mais la ligne de partage entre un acte licite et un acte criminel., Enfin, les auteures se demandent si ces propos ne révèlent pas un refus, de la part de la société française, de la loi française, pour laquelle cette ligne de partage est aussi fondamentale que pour la loi états-unienne. À paraître aux éditions Syllepse en septembre 2011 Les auteures: Clémentine Autain, Jenny Brown, Mona Chollet, Sophie Courval, Christine Delphy, Rokhaya Diallo, Béatrice Gamba, Isabelle Germain, Michelle Guerci, Gisèle Halimi, Christelle Hamel, Natacha Henry, Rose-Marie Lagrave, Sabine Lambert, Titiou Lecoq, Claire Levenson, Mademoiselle, Marie Papin, Emmanuelle Piet, Joan W. Scott, Sylvie Tissot, les TumulTueuses, Najate Zouggari 185 pages édition : juillet 2011

    10,00 €
  • Delphy : Cinquantenaire du Deuxième sexe. Colloque international Simone de Beauvoir

    Le Deuxième sexe était, de ses livres, celui auquel Simone de Beauvoir tenait le plus. Il a marqué plusieurs générations de femmes - et d'hommes - dans le monde entier. S'il demeure toujours lu, il est paradoxalement fort peu étudié en France, au contraire des États-Unis et du nord de l'Europe où les études beauvoiriennes fleurissent. En 1999, le colloque cc Cinquantenaire du Deuxième sexe» a réuni pendant 5 jours de travaux à Paris des philosophes, des historien-nes, des linguistes, des littéraires, des chercheur-es venu-es de tous les continents. Près de mille personnes ont assisté à la session finale dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne. Avec 130 communications réparties en 10 séances plénières et 19 ateliers, ce fut le plus grand événement jamais organisé autour de Simone de Beauvoir en France. Placé sous le haut patronage de l'Unesco, ce colloque a été largement remarqué dans la grande presse, tant nationale qu'internationale. Le présent ouvrage, qui en est issu, rassemble plus de 60 articles signés par les meilleur-es spécialistes qui évaluent la contribution historique de la «Bible» du féminisme dans chaque domaine du savoir, et explorent les multiples facettes d'un ouvrage qui continue, cinq décennies après son élaboration, à fasciner ses lectrices et lecteurs. Ainsi la philosophie beauvoirienne, loin de n'être qu'une application de l'existentialisme sartrien, est considérablement réévaluée. Les enjeux féministes, passés ou présents, ici ou ailleurs, sont débattus avec passion. Les études sur les réceptions et les traductions, dans des contextes nationaux très différents, éclairent l'itinéraire de cette oeuvre décidément exceptionnelle. Les nouvelles générations lui posent de nouvelles questions: quelle meilleure preuve de son rayonnement dans le siècle qui commence? «Véritable fête de l'intellect, ce colloque vivace, joyeux, contradictoire et dense s'achève sur un exercice d'utopie: imaginons un monde sans genre, sans distinction entre homme et femme, entre hétérosexualité et homosexualité. » Fabrice Pliskin, Le Nouvel Observateur «Ce n'est pas pour célébrer, entre femmes, le cinquantenaire du Deuxième Sexe qu'il faut se réunir (...] c'est pour poser inlassablement des questions aux femmes elles-mêmes, pour comprendre (...] comment la pensée de Simone de Beauvoir peut-elle venir à bout de l'actuelle régression et nourrir l'avenir?» Josyane Savigneau, Le Monde 523 pages Edition : 2002

    39,00 €
  • Delphy : Classer, dominer

    L'idéologie dominante nous enjoint de tolérer l'Autre. Les textes de Christine Delphy nous montrent que celui qui n'est pas un Autre, c'est l'homme, et l'homme blanc. C'est sur la base du sexe, de la religion, de la couleur de peau et de la classe que se fait la construction sociale de l'altérité. L'Autre c'est la femme, le pédé, l'Arabe, l'indigène, le pauvre. La république libérale tolère, c'est-à-dire qu'elle tend la main, prenant bien garde à laisser le toléré-dominé suspendu au vide. L'homo est toléré s'il sait rester discret, le musulman est toléré s'il se cache pour prier, la femme est tolérée si ses revendications égalitaires n'empiètent pas sur le salaire et le pouvoir de l'homme, l'oriental est toléré s'il laisse les armées américaines tuer sa famille pour le libérer de la dictature - et libérer sa femme de lui-même par la même occasion.

    L'injonction à s'intégrer est surtout une sommation à être semblable, à suivre les règles officieuses mais bien réelles de l'Occident libéral. Parité, combats féministes et homosexuels, Afghanistan, Guantanamo, indigènes et société postcoloniale, loi sur le voile : autant de prismes pour aborder la domination capitaliste-masculine sur le monde. Ceux qui refusent ces règles, ceux qui se montrent pour ce qu'ils sont, le paient le prix fort, combattants d'une guerre qui sera longue.

    Écrits dans un style offensif, incisif et souvent drôle, ces textes nous forcent à déplacer notre regard, à mettre en lien des événements toujours cloisonnés, et nous apportent ce supplément d'intelligence qui seul permet de comprendre le monde tel qu'il va.

    Christine Delphy milite contre le patriarcat et le racisme depuis longtemps. Elle est directrice de recherche émérite au CNRS, docteure en sociologie et philosophie - et aussi éditrice, entre autres de la revue Nouvelles questions féministes.

    230 pages édition : octobre 2008

    12,20 €
  • Delphy : L'ennemi principal. 1- Economie politique du patriarcat

    Qui est « L'Ennemi principal »? Pour la féministe matérialiste qu'est Christine Delphy, il ne s'identifie ni à l'Homme - avec une majuscule -, ni aux hommes en général. Ce n'est en effet ni une essence ni un groupe naturel : c'est un système. Or ce n'est pas non plus, ou plutôt pas principalement, pour cette théoricienne qui s'inspire de Marx mais dans un parfait esprit d'hétérodoxie, le système capitaliste. LEnnemi principal, c'est ce qu'elle a choisi d'appeler le patriarcat: à savoir un système autonome d'exploitation et de domination. Elle a entrepris depuis plus de vingt ans d'en constituer la théorie, très exactement l'économie politique du patriarcat. « L'Ennemi principal », c'est aussi le titre de l'article de Christine Delphy qui, publié en 1970, la première année du Mouvement de Libération des Femmes, marque le début d'une révolution dans la réflexion féministe. Delphy introduit l'idée totalement nouvelle du patriarcat défini comme structure sociale hiérarchique et inégalitaire, en refusant toute explication de la subordination des femmes en termes idéalistes - que ce soit sur des bases biologiques, naturalistes ou essentialistes, ou bien encore fondées sur l'idéologie ou le «discours». Que ce féminisme soit un matérialisme signifie que ce sont les pratiques sociales matérielles qui rendent compte de la domination patriarcale sur les femmes. Traduits en anglais, en italien, en espagnol, en allemand, en grec ainsi qu'en turc et en japonais, les textes de ce recueil sont désormais accessibles dans leur ensemble au public français. "La sociologie critique de Christine Delphy dévoile le parti pris androcentrique de la science sociale dominante et met en question sa prétention à l'objectivité." Michael Lôwy 293 pages Edition : septembre 2013

    22,00 €
  • Delphy : L'ennemi principal. 2- Penser le genre

    "J'étudie l'oppression des femmes. Mais l'oppression des femmes est spécifique non pas parce que les femmes seraient spécifiques, mais parce que c'est un type d'oppression unique." Après Économie politique du patriarcat (1998), Penser le genre constitue le tome 2 de L'Ennemi principal. L'auteure nous présente la suite de son analyse matérialiste de la société, une analyse en termes de rapports sociaux et donc politiques, fondamentale pour la compréhension de toutes les oppressions, fondamentale à tout projet d'émancipation... 389 pages Edition : 2002

    23,00 €
  • Delphy : Pour une théorie générale de l'exploitation

    - Comment en finir avec cette exploitation radicale qu'est le travail domestique des femmes ?
    - Pourquoi et comment 15 % du PIB sont fournis gratuitement par les femmes au profit des hommes ?
    Selon l'Insee, 15 % du PIB valorisés à 292 milliards d'euros, ou encore 60 milliards d'heures travaillées, ont été, en France, fournis gratuitement. Le nom de cette activité ?
    Le travail domestique assigné à une partie particulière de la population : les femmes.
    édition : mars 2015

    10,00 €
  • Delphy : Un universalisme si particulier

    Christine Delphy nous propose avec ce recueil des « interventions » qui s’inscrivent dans le déroulement de la politique du mouvement féministe en France. L’actualité des questions qui se posent au mouvement féministe et de celles que ce mouvement pose à la société, année après année, constitue la ligne de force des « interventions » publiées ici. Ces textes sont pour beaucoup des éditoriaux que l’auteure, rédactrice en chef de la revue Nouvelles Questions féministes, a rédigés au cours des mois et des années. D’autres sont des entretiens qu’elle a donnés à diverses revues ; ou encore des chroniques proposées à l’hebdomadaire Politis. Constater, avec un recul de trente ans, la permanence de certaines questions, ou l’émergence de thèmes qui s’affirment de plus en plus au cours des années, comme celui de l’identité nationale, a donné à Christine Delphy l’idée de constituer ce recueil. En somme, il doit son unité à une permanence, la surdité entêtée de l’establishment aux revendications des femmes, et à une « nouveauté », le refus du même establishment d’entendre la revendication d’autres exclus, les « issus de l’immigration. Les interventions ont été regroupées en cinq chapitres : « Ponctuation historique », « L’exception française », « Violences », « Le post-colonial en France », « Un universalisme si particulier ». Parution avril 2010, 350 pages

    22,50 €
  • Deydier Gabrielle : On ne naît pas grosse

    "Ce qui gêne tant les gens, c'est mon poids : 150 kg pour 1,53 m. Après avoir été méprisée pendant des années, j'ai décidé d'écrire pour ne plus m'excuser d'exister. De là est née cette enquête journalistique dans laquelle j'affronte mes tabous et mon passé, et où je décortique le traitement que la société - professionnels adeptes de la chirurgie de l'obésité, magazines féminins, employeurs - réserve aujourd'hui aux grosses".

    édition : septembre 2017

    15,00 €
  • Dorlin : La matrice de la race

    La race a une histoire, qui renvoie à l'histoire de la différence sexuelle. Au XVIIe siècle, les discours médicaux affligent le corps des femmes de mille maux : " suffocation de la matrice ", " hystérie ", " fureur utérine ", etc. La conception du corps des femmes comme un corps malade justifie efficacement l'inégalité des sexes. Le sain et le malsain fonctionnent comme des catégories de pouvoir. Aux Amériques, les premiers naturalistes prennent alors modèle sur la différence sexuelle pour élaborer le concept de " race " : les Indiens Caraïbes ou les esclaves déportés seraient des populations au tempérament pathogène, efféminé et faible. Ce sont ces articulations entre le genre, la sexualité et la race, et leur rôle central dans la formation de la Nation française moderne qu'analyse Elsa Dorlin, au croisement de la philosophie politique, de l'histoire de la médecine et des études sur le genre. L'auteure montre comment on est passé de la définition d'un " tempérament de sexe " à celle d'un " tempérament de race ". La Nation prend littéralement corps dans le modèle féminin de la " mère ", blanche, saine et maternelle, opposée aux figures d'une féminité " dégénérée " - la sorcière, la vaporeuse, la vivandière hommasse, la nymphomane, la tribade et l'esclave africaine. Il apparaît ainsi que le sexe et la race participent d'une même matrice au moment où la Nation française s'engage dans l'esclavage et la colonisation. Elsa Dorlin est maître de conférences en philosophie à l'université Paris-I. Ses travaux portent sur le racisme, l'histoire des sciences et les théories féministes. Paru en novembre 2009, 306 pages, 12.5 euros

    13,50 €
  • Dorlin : Se défendre

    En 1685, le Code noir défendait « aux esclaves de porter aucune arme offensive ni de gros bâtons » sous peine de fouet. Au XIXe siècle, en Algérie, l’État colonial interdisait les armes aux indigènes, tout en accordant aux colons le droit de s’armer. Aujourd’hui, certaines vies comptent si peu que l’on peut tirer dans le dos d’un adolescent noir au prétexte qu’il était « menaçant ».
    Une ligne de partage oppose historiquement les corps « dignes d’être défendus » à ceux qui, désarmés ou rendus indéfendables, sont laissés sans défense. Ce « désarmement » organisé des subalternes pose directement, pour tout élan de libération, la question du recours à la violence pour sa propre défense.
    Des résistances esclaves au ju-jitsu des suffragistes, de l’insurrection du ghetto de Varsovie aux Black Panthers ou aux patrouilles queer, Elsa Dorlin retrace une généalogie de l’autodéfense politique. Sous l’histoire officielle de la légitime défense affleurent des « éthiques martiales de soi », pratiques ensevelies où le fait de se défendre en attaquant apparaît comme la condition de possibilité de sa survie comme de son devenir politique. Cette histoire de la violence éclaire la définition même de la subjectivité moderne, telle qu’elle est pensée dans et par les politiques de sécurité contemporaines, et implique une relecture critique de la philosophie politique, où Hobbes et Locke côtoient Frantz Fanon, Michel Foucault, Malcolm X, June Jordan ou Judith Butler.

    édition octobre 2017

    11,50 €
  • Dorlin : Sexe, genre et sexualités

    Cette étude porte sur les théories féministes, surtout anglo-saxonnes, développées ces quarante dernières années et définies comme un savoir lié à un mouvement politique, ainsi que sur les philosophies féministes de l'égalité des sexes, dans une perspective d'histoire de la philosophie. Le sexe désigne communément le sexe biologique qui nous est assigné à la naissance (mâle ou femelle), le rôle ou le comportement sexuels qui sont censés lui correspondre (le genre), et, enfin, la sexualité. Les théories féministes s'attachent à la problématisation de ces trois acceptions mêlées du sexe. Elles travaillent à la fois sur les distinctions historiquement établies entre le sexe, le genre et la sexualité, sur leurs constructions et leurs relations. S'agit-il d'une relation de causalité : le sexe biologique détermine-t-il le genre et la sexualité ? D'une relation de simultanéité non contraignante entre le sexe biologique, d'une part, et l'identité sexuelle (de genre et de sexualité), d'autre part ? S'agit-il d'une relation de normalisation ? L'hétérosexualité reproductrice est-elle la norme légale, sociale, mais aussi médicale, à l'aune de laquelle les catégories de sexe comme de genre peuvent être déconstruites, voire contestées et bouleversées ? Le présent volume porte sur les théories féministes de ces quarantes dernières années, dont la richesse et l'engagement en font l'un des champs les plus novateurs de la recherche actuelle : le féminisme marxiste, l'épistémologie ou l'éthique féministes, l'histoire et la philosophie féministes des sciences, le black feminism, le féminisme « post-moderne » et la théorie queer. L'ensemble de ces pensées constitue aujourd'hui un véritable champ de la philosophie contemporaine, dont on trouvera ici une introduction et une problématisation inédites en France. 155 pages édition : juin 2008

    13,00 €
  • Dussy : Le berceau des dominations, anthropologie de l'inceste

    Tous les jours, près de chez vous, un bon père de famille couche avec sa petite fille de neuf ans. Ou parfois elle lui fait juste une petite fellation. Ou c'est une grande sœur avec sa petite sœur. Dans cette anthropologie de l'inceste, Dorothée Dussy se penche sur les mécanismes complexes par lesquels l'inceste est couramment pratiqué dans l'intimité des foyers français.
    À la faveur du réel, et de la banalité des abus sexuels commis sur les enfants, l'inceste se révèle structurant de l'ordre social. Il y apparaît comme un outil de formation à l'exploitation et à la domination de genre et de classe. Cinq ans d'enquête ethnographique sont restitués dans ce livre : un voyage subversif au cœur de familles que rien, ou presque, ne distingue des vôtres.

    édition : mai 2021

    8,30 €
  • DVD RADAR : les 81 numéros des Cahiers du féminisme

    Revue créée par les militants de la LCR (Ligue Communiste Révolutionnaire) se voulait un instrument militant au service des luttes des femmes, de la construction d'un mouvement autonome des femmes, partie prenante du combat de la classe ouvrière pour le socialisme. Ces Cahiers voulaient aussi être un lieu de débats, d'échanges d'expériznces, non seulement entre les militants de la LCR, mais avec l'ensemble des courants ou militantEs engagéEs dans la lutte contre l'oppression des femmes.......................... Remerciements : aux rédactrices des Cahiers du féminisme....................... réalisation technique et graphique : Fred Speelman, Marianne Inayetian et Anthony Bégrand....................................... config mini : Mac G3 à 233MHz, MacOS 9, 64Mo Ram, Acrobat reader 5.0....... Pentium II à 266MHz, Windows 9864Mo Ram, Acrobat reader 5.0...................

    20,00 €
  • Dworkin : Coïts

    Quand j’ai terminé l’écriture d’Intercourse1, un collègue m’a conseillé d’y ajouter une présentation pour expliquer le contenu du livre. De cette façon, les gens ne seraient pas choqués, apeurés ou irrités, puisque les idées leur seraient déjà familières, mâchées d’avance, plus digestes ; je m’épargnerais des interprétations erronées ou malicieuses, des distorsions délibérées ; et mon empressement à montrer patte blanche attesterait de mon désir que les gens m’aiment ainsi que mon livre, quintessence d’une attitude féminine. Cela serait un genre de demi-génuflexion.

    D’autres collègues – sans doute plus francs – m’ont conseillé tout de go de le publier sous un nom d’emprunt. J’ai refusé ; et Intercourse est devenu l’équivalent d’un test de Rorschach social où les gens ont lu les caricatures qu’ils imaginaient de moi et tout ce qu’ils présumaient connaître à mon sujet. D’abord édité aux États-Unis, en même temps que mon roman Ice and Fire, en 1987, Intercourse continue à être traîné dans la boue par des gens qui ne l’ont pas lu, réduit à quelques slogans par des journalistes se posant en critiques, en sages ou en grands penseurs, traité comme un écrit odieux et haineux par tous les crétins qui s’imaginent que l’apaisement de notre monde violent viendra d’encore plus de respect envers des hommes blancs et décédés.

    Mes collègues avaient raison, bien sûr, mais je trouvais leurs conseils offensants. Je n’ai jamais écrit pour un auditoire timoré, passif ou stupide, comme le sont la plupart des critiques : érudits, mais analphabètes fonctionnels, membres d’un gang, d’une meute, qui commettent leurs exécutions sur papier et qui confondent la « rue » avec le monde des cocktails. « C’est ce qu’on dit dans la rue », affirment-ils, du sommet de leurs appartements-terrasses. Ce n’est pas un hasard si c’est à des journalistes blancs mâles que l’on doit la presque totalité des innombrables essais parus ces dernières années au sujet du déclin et de la chute de la culture anglo-européenne. Ils attribuent cette défaite à l’effet polluant de femmes de toutes origines raciales et de quelques hommes de couleur.
    Abandonnant les cinq paramètres de la déontologie journalistique (exposer « qui, quoi, où, quand et comment ») et la prose économe et masculine d’un Hemingway, ils tentent maintenant de répondre à la question « pourquoi ». Ce déclin et cette chute s’expliquent, disent-ils, parce que des femmes sans talent et sans gêne infestent aujourd’hui la littérature ; ou parce que des féministes militantes font obstacle à l’art pro-viol et pro-domination, signé par des hommes de talent vivants ou morts ; ou parce que le public multiculturel, qui tend à être féminin et non blanc, place Alice Walker et Toni Morrison au-dessus d’Aristote et du marquis de Sade. Ce à quoi je réponds : Alléluia.

    Intercourse est un livre qui explore le monde sexué de la domination et de la soumission. Il procède en cercles descendants plutôt qu’en ligne droite. Comme dans un tourbillon, chaque spire plonge plus profondément dans ce monde. Son modèle formel est l’Enfer de Dante ; sa dette lyrique va à Rimbaud ; l’égalité qu’il entrevoit est ancrée dans les rêves des femmes – générations silencieuses, voix pionnières, rebelles isolées et multitudes – qui ont protesté, réclamé, hurlé, transgressé des lois, voire supplié. Ces supplications étaient un palliatif à des représailles violentes et à des ripostes physiques contre ceux qui nous exploitent et qui nous blessent. Je veux que les femmes en finissent avec les supplications.

    Censurer socialement les femmes comme si nous avions la rage parce que nous parlons sans excuses du monde où nous vivons constitue une stratégie, une menace habituellement efficace. Les hommes réagissent souvent aux paroles des femmes, verbales ou écrites, comme à des actes de violence ; il leur arrive de réagir aux paroles des femmes par l’agression. Alors nous baissons la voix. Les femmes chuchotent. Les femmes demandent pardon. Les femmes se taisent. Les femmes banalisent ce qu’elles savent. Les femmes s’effacent. Les femmes reculent. La plupart des femmes ont été suffisamment dominées par les hommes – contrôle, violences, insultes, mépris – pour qu’aucune menace ne leur semble anodine.

    Ce livre ne dit pas : pardonnez-moi et aimez-moi. Il ne dit pas : je vous pardonne, je vous aime. Il semble qu’une écrivaine ne peut prospérer (ou à tout le moins survivre) en ces temps difficiles qu’en distillant le pardon et l’amour en filigrane de son œuvre. Non. Je dis non.

    Un homme peut-il lire ce livre ? Un homme peut-il lire un livre écrit par une femme où le langage n’est jamais décoratif ou joli ? Un homme peut-il lire un livre écrit par une femme où elle, l’autrice, exprime sans médiation un lien direct avec l’expérience, les idées, la littérature, la vie, y compris la baise, de façon à ce que son propos et son mode d’expression ne soient pas déterminés par les frontières qu’ont tracées les hommes pour cette femme ? Un homme peut-il lire une œuvre de femme s’il y trouve autre chose que ce qu’il sait déjà ? Un homme peut-il s’ouvrir à un défi qui interpelle non seulement sa domination, mais également sa cognition ? Et, pour parler clairement, est-ce que je dis en savoir plus que les hommes sur la baise ? <:br>Oui, je le dis. Ce n’est pas simplement autre chose : j’en sais plus et je le sais mieux, c’est une connaissance plus profonde et plus vaste, celle que toute personne exploitée a de son exploiteur.

    Intercourse ne raconte pas mon vécu pour le mesurer à ceux de Norman Mailer ou de D. H. Lawrence. La voix de chaque auteur est intégrée à la construction même du livre. Je me sers de Tolstoï, Kôbô Abé, James Baldwin, Tennessee Williams, Isaac Bashevis Singer et Flaubert, non comme autorités mais comme exemples. Je les utilise ; je les entaille et les dissèque pour les exposer ; mais l’autorité fondatrice du livre, celle qui sous-tend chacun de ses choix, est la mienne. En termes formels, Intercourse est donc arrogant, froid et dénué de remords. Ce n’est pas moi, la fille, que vous allez examiner, mais eux. J’ai créé avec Intercourse un univers intellectuel et imaginatif où vous pouvez les observer. Le simple fait d’usurper leur place, de faire d’eux mes personnages, réduit l’autorité implicite associée non à leur art, mais à leur classe de sexe. J’adore la littérature que ces hommes ont créée, mais je ne vais pas vivre ma vie comme s’ils étaient réels et moi, non. Je ne tolérerai pas non plus le préjugé persistant selon lequel ils en sauraient plus sur les femmes que nous en savons sur nous-mêmes. Et je ne crois pas qu’ils en savent plus sur les rapports sexuels. Les habitudes de déférence peuvent être brisées, et c’est à nous de les briser. On peut refuser la soumission ; et je la refuse.

    Bien sûr, des hommes ont lu et lisent encore Intercourse. Beaucoup aiment ce livre et le comprennent. Quelques-uns y ont pris un vif plaisir : il leur laisse entrevoir un nouvel espace de liberté, une nouvelle éthique sexuelle, et ils ne veulent pas être des exploiteurs. Certains hommes réagissent au radicalisme d’Intercourse : les idées, la prose, la structure, les questions qui sous-tendent et subvertissent délibérément le sens. Mais si le vécu sexuel d’un homme a toujours été, sans exception, fondé sur la domination, non seulement en actes explicites mais en a priori métaphysiques et ontologiques, comment peut-il lire ce livre ? La fin de la domination masculine signifierait, dans l’esprit d’un tel homme, la fin du sexe. Si l’on a érotisé un différentiel de pouvoir qui autorise la force comme naturelle et nécessaire au coït, comment comprendre que ce livre ne dit pas que tous les hommes sont des violeurs ou que tout coït est un viol ? L’égalité dans le domaine du sexe est une idée antisexuelle si la sexualité exige la domination pour être valide comme sensation. Aussi triste que je sois de le reconnaître, les limites du vieil Adam – et le pouvoir matériel qu’il conserve, surtout dans le monde de l’édition et des médias – ont imposé des limites au discours public (des hommes et des femmes) à propos de ce livre.

    Les femmes sont généralement autorisées à dire oui ou non au coït, perçu comme synonyme du sexe, du sexe authentique. Dans cette version réductrice du meilleur des mondes, les femmes aiment le sexe ou ne l’aiment pas. Nous sommes loyales au sexe ou nous ne le sommes pas. Mais la gamme d’émotions et d’idées exprimées dans ces pages par Tolstoï et ses collègues est proprement interdite aux femmes contemporaines. Le remords, la tristesse, le désespoir, l’aliénation, l’obsession, la crainte, la rapacité, la haine – toutes émotions qu’expriment les hommes et particulièrement les artistes masculins – se réduisent pour les femmes à un simple vote négatif. Céder signifie oui ; un vivat simpliste signifie oui ; affirmer le droit implicite des hommes à baiser sans égard aux conséquences pour les femmes est un oui. Tenir tête à la force et à l’exploitation signifie non ; appuyer la pornographie et la prostitution signifie oui. « J’aime ça » est le critère de citoyenneté, et « j’en veux » épuise à peu près pour les femmes la portée du Premier amendement. Toute réflexion critique ou émotion profonde nous situe dans le camp des puritains, ce lieu d’exil halluciné où sont larguées les femmes exprimant des griefs, après quoi l’on peut nous abandonner. Pourquoi, socialement parlant, nourrir une femme que l’on ne peut pas baiser ? Pourquoi baiser une femme qui pourrait poser une question, voire posséder une vie émotive complexe ou une idée politique ? Je refuse de tolérer cette vision de serment d’allégeance que l’on applique aux femmes et au coït ou aux femmes et à la sexualité ou, plus précisément, aux femmes et aux hommes. La pression imposée aux femmes pour leur arracher un oui s’étend maintenant à des fillettes de treize ans, que menace un véritable goulag social si elles ne sont pas « hot », accommodantes et loyales ; elles encourent de plus en plus la violence d’adolescents pour qui le coït est un rapport d’appropriation. Le refus de laisser les femmes ressentir une gamme complète d’émotions, exprimer un large éventail d’idées, aborder leur vécu avec une honnêteté qui déplaît aux hommes, ou poser des questions qui déconcertent et contrarient les hommes dans leur domination, a eu pour simple effet de créer une nouvelle génération d’exploiteurs et de victimes – les enfants, garçons et filles respectivement. Les filles se retrouvent baisées, mais sans liberté ni égalité. Il est temps d’en prendre acte. Elles sont baisées ; elles sont battues ; elles sont violées – par des petits copains dès l’école secondaire.Intercourse veut transformer ce qui arrive à ces filles. Il pose au moins certaines bonnes questions. Il reflète la densité, la complexité et le sens politique de l’acte du coït : ce pourquoi des hommes, et maintenant des garçons, se sentent en droit d’investir l’intimité (privacy) du corps d’une femme dans un contexte d’inégalité. Intercourse pose ces questions sans égard aux frontières imposées aux femmes par les hommes. Il transgresse des limites dans ce qu’il dit et dans sa façon de le dire.

    Pour moi, la recherche de la vérité et du changement par les mots constitue le sens même de l’écriture ; la prose, la réflexion, l’itinéraire sont sensuels et exigeants. J’ai toujours aimé l’écriture qui nous entraîne en profondeur, aussi étrange, amère ou salissante que soit la plongée. En tant qu’écrivaine, j’aime l’expérience de ressentir, de me souvenir, d’apprendre, d’interroger, de vouloir savoir et voir et dire. Intercourseest quête et assertion, passion et furie ; et sa forme mérite, tout autant que son contenu, l’attention critique et le respect.

    édition : mars 2019

    20,00 €
  • Dworkin : Les femmes de droite

    Militante féministe, Andrea Dworkin a voulu comprendre pourquoi des femmes rejettent le féminisme et n'hésitent pas à se montrer racistes et homophobes.
    Comment expliquer cet apparent paradoxe ? Dans un contexte où les femmes sont subordonnées aux hommes, les femmes de droite concluent ce qui leur paraît le marché le plus avantageux : en échange de leur conformité aux rôles traditionnels, la droite leur promet la sécurité, le respect, l'amour.
    Elles font donc le pari qu'il est préférable de prendre le parti du patriarcat plutôt que de combattre ce système dont la violence est trop souvent meurtrière. Mais la droite et l'antiféminisme se fondent sur le mépris des femmes et encouragent l'exploitation de leur sexualité : "ce que font les femmes de droite pour survivre au système de classes de sexe ne signifie pas qu'elles y survivront : si elles sont tuées, ce sera probablement aux mains de leur mari".
    Une réflexion brutale et sans concession, qui rappelle l'importance de la révolte féministe. La sociologue Christine Delphy, qui signe la préface, redonne à Andrea Dworkin la place qui lui revient dans l'histoire du féminisme, et le politologue Frédérick Gagnon rappelle dans sa postface la pertinence des analyses d'Andrea Dworkin pour comprendre le sort des femmes dans la vie politique des Etats-Unis des années 2000, toujours marquée par la misogynie et l'antiféminisme.

    édition : novembre 2012

    18,00 €
  • Dworkin Delphy : Souvenez-vous, résistez, ne cédez pas

    Pasionaria féministe, théoricienne incontournable et source d’inspiration pour plusieurs générations de militantes, Andrea Dworkin demeure plus d’actualité que jamais alors que les femmes du monde se mobilisent pour combattre la violence masculine qu’elle a été l’une des premières à désigner. Si cette essayiste faisait trembler les puissants, c’est qu’elle maniait comme nulle autre le verbe qui claque, l’humour, la colère salutaire.
    Cette anthologie révèle une extraordinaire écrivaine, qui nous entraîne dans les recoins de la misogynie, du pouvoir masculin, de la fétichisation des corps, de la violence, du racisme, de l’exploitation. Aux lectrices d’aujourd’hui, Andrea Dworkin rappelle que toutes les femmes, même humiliées et ignorées, méritent leur place au soleil : «Souvenez-vous-en, mes sœurs, durant les temps obscurs qui s’annoncent.»

    édition : octobre 2017

    15,00 €
  • Ehrenreich Barbara : Sorcières, sages-femmes et infirmières

    Publié en 1973 aux États-Unis, Sorcières, sages-femmes et infirmières enquête sur la professionnalisation forcée de la médecine au cours des siècles et son corollaire : la diabolisation des guérisseuses populaires au XVIe siècle en Europe, la mise à l'écart des sages-femmes au XIXe et la construction du personnage de l'infirmière façon Florence Nightingale. Cet essai incisif de Barbara Ehrenreich et Deirdre English, figures de proue du Mouvement pour la santé des femmes, s'en prend à la légitimité historique d'un corps médical presque exclusivement masculin qui a relégué les femmes dans des rôles subalternes, et dénonce la monopolisation politique et économique de la santé par la classe dominante masculine. édition : juillet 2021

    16,50 €
  • Eliacheff Dolto : Le féminin. Filiations, etc. Actes des journées d'étude Françoise Dolto

    Ce volume regroupe les actes de deux journées d'étude qui se sont tenues à Paris et qui avaient pour thème « Le féminin », le 18 janvier 2003, et « Filiations, etc. », le 13 mars 2004. Le travail pionnier de Françoise Dolto, qui a abouti à la publication du texte majeur Sexualité féminine et s'est développé de 1960 à 1985 autour de la question du féminin, reste peu connu. D'où l'intérêt de situer historiquement sa recherche et de préciser son apport dans ce domaine. Mieux connue est son intuition clinique majeure dans l'ordre de la filiation, qui lui fait reconnaître l'enfant comme sujet de désir dès sa conception, en l'inscrivant dans son histoire familiale, et la conduit à interroger les parents sur les événements familiaux en remontant jusqu'à la troisième génération. Comment ses avancées, ses intuitions cliniques et ses élaborations théoriques alimentent-elles aujourd'hui la réflexion et le travail des uns et des autres sur les questions du féminin et des filiations ? On pourra lire les interventions de Catherine Dolto (haptothérapeute), Marika Moisseeff (psychiatre et ethnologue), Marie José Mondzain (philosophe), et des psychanalystes Muriel DjéribiValentin, Caroline Eliacheff, Gérard Guillerault, Francis Martens, Claude Schauder, Jacques Sédat et Jean-Pierre Winter. 173 pages Edition : 2005

    16,15 €