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Féminisme noir


  • Black feminism, anthologie de féminisme afro-américain 1975-2000

    Black feminism « Toutes les femmes sont blanches, tous les Noirs sont hommes, mais nous sommes quelques-unes à être courageuses ». Sous ce titre magnifique paraissait en 1982 aux États-Unis une anthologie de textes fondateurs des études féministes noires : un titre qui dénonçait la double exclusion des femmes noires d'un féminisme blanc et bourgeois et d'un nationalisme noir sexiste. Ces féministes noires ont créé un mouvement politique d'une importance unique en ce que, d'emblée, il s'est constitué sur la dénonciation d'une oppression simultanée de race, de classe, de sexe et du modèle de sexualité qui va avec. Les textes présentés dans ce recueil du Black feminism - le premier en France - explorent sur une période de trente ans les thèmes de l'identité, de l'expérience singulière, de la sororité, de la sexualité, comme la place dans les institutions, les coalitions nécessaires et les alliances possibles, les formes culturelles de rébellion et de lutte, le passage de témoin entre générations. Pourquoi, en France, ex-puissance coloniale, l'équivalent d'un féminisme noir n'a-t-il pas existé ? Ces textes, par leur vitalité et leur perspicacité politiques, invitent à poser cette question et à s'interroger autrement sur les faux-semblants de l'universalisme républicain comme sur les points aveugles du féminisme français. 265 pages réédition : avril 2010

    25,00 €
  • Collectif M'WASI : Afrofem !

    "Les femmes noires en France doivent être sauvées de leur famille, de leur communauté (pères, frères, cousins). Ce sauvetage est proposé gracieusement par l'Etat au travers de l'école républicaine, appuyée par des alliées de choix (médias, monde de la culture, associations, intellectuel-les). Mwasi est un collectif de femmes qui ne veulent pas être "sauvées" par qui que ce soit. Femmes noires et afro-descendantes, nous désignons l'Etat français, le "féminisme" blanc dominant et le racisme d'Etat comme des ennemis politiques.
    Notre seule préoccupation est d'être à la hauteur des idées, des pratiques et de l'héritage qui sont les nôtres : les combats contre la négrophobie, l'impérialisme, l'hétéro-patriarcat et le capitalisme.
    Nous avons choisi l'afroféminisme pour traduire politiquement nos révoltes que nous voulons transformer en révolution pour un changement radical de système, un système débarrassé du racisme, de la domination masculine et du capitalisme. Nous faisons le choix de l'organisation politique autonome et de la libération comme horizon. Ce livre est notre contribution afroféministe à la libération noire et panafricaine."

    édition : août 2018

    8,00 €
  • Collins Patricia : La pensée féministe noire

    Malgré le double fardeau de la discrimination raciale et sexuelle, les Africaines-américaines ont développé au fil du temps une riche tradition intellectuelle qui reste aujourd'hui très mal connue. Dans La pensée féministe noire, Patricia Hill Collins offre une interprétation rigoureuse de l'oeuvre des penseures féministes noires de premier plan comme Angela Davis, bell hooks, Alice Walker et Audre Lorde.

    S'inspirant de la fiction, de la poésie, de la musique et de l'histoire orale, ce livre fournit la première synthèse des incontournables de la pensée féministe noire, en plus d'offrir un solide socle à partir duquel penser l'enchevêtrement des oppressions. « Cependant, tant que la pensée féministe noire, ou peu importe le terme choisi pour décrire ce travail intellectuel, demeure vouée à promouvoir tant l'empowerment des femmes noires que la justice sociale, je compte utiliser ma voix pour la soutenir.
    La lutte pour la justice n'est pas l'affaire d'un seul groupe, d'un seul individu ni d'un seul mouvement social. Cela ne saurait être accompli par un seul livre, y compris le mien. À mon avis, l'injustice sociale est un problème collectif qui nécessite une solution collective. Quant à mon travail, tout ce qui compte c'est qu'il participe de ce mouvement. »

    édition : avril 2019

    25,00 €
  • Conceiçao : Insoumises, sororités noires

    Treize histoires, treize femmes dans un portrait magistral de la fraternité féminine. Fil directeur de ces portraits pleins d’empathie: une narratrice en visite, qui toque aux portes pour écouter des histoires. Elle rencontre ces femmes qui acceptent de se conter et de se confier, librement, parfois pour la première fois. Elles nous livrent leurs rêves et angoisses, leurs sexualités et leurs amours, leurs conquêtes…
    La résignation ne trouve aucune place dans les vies de ces femmes: elles résistent, insoumises aux pressions et aux agressions du racisme, du sexisme et des conventions sociales d’une société encore patriarcale.
    Conceição Evaristo est la plus importante voix de la littérature afro-brésilienne, et plus particulièrement féminine. Ses deux précédents romans L’histoire de Poncia et Banzo, mémoires de la favela, se sont vendus à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires au Brésil.

    édition : mars 2018

    15,00 €
  • Davis Angela : Femmes, race et classe

    Analyse critique et comparative du féminisme en regard des luttes d'émancipation et de libération du peuple noir. Explorant les liens idéologiques existant entre le pouvoir esclavagiste, le système des classes et la suprématie masculine, l'auteure insiste sur la nécessité d'articuler les trois niveaux de race, de classe et de sexe dans les luttes de libération.

    re édition poche : avril 2022

    10,95 €
  • Dorlin, Vergès, Béal : Féminismes noirs

    REVUE Comment s'en sortir N° 1 | 2015 – Du côté obscur : féminismes noirs

    Introduction
    Keivan Djavadzadeh et Myriam Paris
    Du côté obscur : féminismes noirs

    Frances M. Beal
    Être Noire et femme : un double péril

    Françoise Vergès
    Mettre en théorie et en pratique le principe de déplacement

    Tal Dor
    Vers une conscience radicale : la libération féministe mizrahie pour une pensée émancipée

    Sharon Kinsella
    Visages noirs, sorcières et racisme contre les filles (traduction de l’anglais par Mélanie Jouitteau, avec l’aide de Kira Ribeiro et Marie Quévreux)

    Jacqueline Couti
    La Doudou contre-attaque : Féminisme noir, sexualisation et doudouisme en question dans l’entre deux-guerres (traduction de l’anglais par Michele Greer)

    Karima Ramdani
    Femmes modernes Et de traditions musulmanes. Traduction de la modernité coloniale dans les rhétoriques des féministes anticolonialistes

    Vanessa Agard Jones
    « Le jeu de qui ? » Les politiques sexuelles aux Antilles françaises (traduit de l’anglais par l’auteure, en collaboration avec Cae Joseph Massena, Francesca Arena, Florian Voros, Ian Zdanowicz et Keivan Djavadzadeh)

    Sara Farris
    Féministes de tous les pays, qui lave vos chaussettes ? (traduction de l’anglais par Michele Greer)

    Elsa Dorlin et Myriam Paris
    Les hétérotopies du féminisme noir

    Noemi Michel et Eva Rodriguez
    Générations Audre Lorde ; Autour du documentaire Audre Lorde. The Berlin years 1984 to 1992, Dagmar Schultz, Allemagne, 2012.

    Julie Abbou
    The Birth Of Chinese Feminism. Essential Texts in Transnational Theory, Lydia H. Liu, Rebecca E. Karl, Dorothy Ko, New York Columbia University Press, 2013.

    Gianfranco Rebucini
    Théories féministes et queers décoloniales : interventions Chicanas et Latinas états-uniennes, Les cahiers du CEDREF, éditions iXe, 2011.

    Keivan Djavadzadeh
    Angela Davis, Blues Legacies and Black Feminism, New York, Vintage Books, 1999.

    édition : mai 2015

    14,00 €
  • Hamrouni Maillé : Le sujet du féminisme est-il blanc? Femmes racisées et recherche féministe

    Sous la direction de Naïma Hamrouni et Chantal Maillé

    À l’automne 2013, au moment de la controversée Charte des valeurs visant à interdire aux fonctionnaires le port de signes religieux dits ostentatoires, des femmes et des féministes se sont organisées. Pendant que certaines se regroupaient sous des bannières faisant de la laïcité la seule garante de l’égalité des sexes, des féministes se sont saisies d’espaces de parole alternatifs pour dénoncer le déni des droits fondamentaux et la stigmatisation des femmes issues de minorités.

    Si l’analyse des intersections entre racisme et sexisme fait partie intégrante du champ des études féministes depuis la fin des années 1960, le contexte politique récent ramène à l’avant-plan ces questions difficiles et nous force à les revoir sous un éclairage nouveau. Qui est le sujet-femme dont parle le féminisme? Qui fait partie de ce «Nous» et quelles femmes en sont implicitement tenues à la marge? Est-ce que les revendications au cœur du féminisme actuel représentent bien les préoccupations profondes des femmes minorisées, racisées? Compte tenu de l’effervescence que connaît le féminisme ces derniers temps, il était devenu incontournable de rassembler dans un même ouvrage ces réflexions sur le thème des femmes racisées, une première dans le monde francophone.

    Avec des textes de Leïla Benhadjoudja, Sonia Ben Soltane, Ryoa Chung, Julie Cunningham, Naïma Hamrouni, Gaëlle Kingué Élonguélé, Chantal Maillé, Ida Ngueng Feze, Geneviève Pagé, Sandrine Ricci, Karine Rosso et Diahara Traoré. Avec la participation de Alia Al-Saji, Alexa Conradi, Viviane Michel, Maria Nengeh Mensah et Geneviève Rail. -

    Naïma Hamrouni est docteure en philosophie et professeure suppléante au Département de science politique de l’Université Laval. S’inscrivant dans le champ de la philosophie politique féministe, elle s'intéresse à la conceptualisation des injustices vécues par les femmes dans la famille et sur le marché du travail, ainsi qu’aux principes normatifs qui orientent les politiques publiques en matière d’égalité des sexes. Elle a publié des articles sur la division genrée du travail, la division du travail de care entre les femmes sur le plan mondial, la non-reconnaissance du travail traditionnellement féminin, et les théories du care. -

    Chantal Maillé est professeure titulaire à l’Institut Simone de Beauvoir de l’Université Concordia. Ses travaux de recherche sur les politiques féministes et les mouvements de femmes sont au confluent de plusieurs influences disciplinaires. Elle a publié récemment des textes sur les féminismes transnationaux, la francophonie et les théories postcoloniales. Elle s’intéresse également aux liens entre cultures politiques et théories féministes, et plus particulièrement au statut des théories postcoloniales au Québec. Son projet de recherche actuel porte sur les nouvelles compréhensions des questions de différence dans les féminismes de la francophonie. -

    édition : novembre 2015

    19,00 €
  • Naïma Hamrouni : Le sujet du féminisme est-il blanc ?

    Si l'analyse des intersections entre racisme et sexisme fait partie intégrante du champ des études féministes depuis la fin des années 1960, le contexte politique récent ramène à l'avant-plan ces questions difficiles et nous force à les revoir sous un éclairage nouveau.
    Qui est le sujet-femme dont parle le féminisme? Qui fait partie de ce «Nous» et quelles femmes en sont implicitement tenues à la marge? Est-ce que les revendications au cœur du féminisme actuel représentent bien les préoccupations profondes des femmes minorisées, racisées? Compte tenu de l'effervescence que connaît le féminisme ces derniers temps, il était devenu incontournable de rassembler dans un même ouvrage ces réflexions sur le thème des femmes racisées, une première dans le monde francophone.
    Avec des textes de Leïla Benhadjoudja, Sonia Ben Soltane, Ryoa Chung, Julie Cunningham, Naïma Hamrouni, Gaëlle Kingué Élonguélé, Chantal Maillé, Ida Ngueng Feze, Geneviève Pagé, Sandrine Ricci, Karine Rosso et Diahara Traoré. Avec la participation de Alia Al-Saji, Alexa Conradi, Viviane Michel, Maria Nengeh Mensah et Geneviève Rail.

    édition : avril 2019

    19,00 €
  • Thomassaint : Afro-communautaire, appartenir à nous-mêmes

    Dans la lignée du livre Afrofem qui entendait "traduire politiquement ses révoltes en révolution" contre le racisme d'Etat et le féminisme dominant, ce livre est un manifeste qui tente d'esquisser des horizons d'organisation et de libération pour la condition noire en France. Le coeur de ce manifeste est le suivant : "Etre noir·e et vouloir appartenir à une communauté et à un projet politique révolutionnaire de libération qui s'inscrivent dans une pensée panafricaniste, anticapitaliste et radicalement afroféministe.
    " Dans une langue vive, ce manifeste veut éclairer les objectifs et les modalités d'une telle entreprise dans un pays où le mot " race " provoque passions et fantasmes. Partir de l'expérience spécifique des Noir·es en France, mais aussi des rapports entretenus par la France avec les Noir·es permet de comprendre le défi que représente un tel projet. Dans un pays obsédé par le spectre du "communautarisme", l'autrice propose de faire de la notion de " communauté " une arme contre le projet néolibéral et individualiste de dépolitisation des luttes de libération noire.
    Afroféministe, ce manifeste s'inscrit dans une lecture politique du monde qui voit la nécessité pour tout projet de libération d'en finir avec les structures d'exploitation économique, sociale et politique que sont le racisme, le patriarcat et le capitalisme.

    édition : septembre 2019

    7,00 €