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Critique du virilisme


  • Connell Raecwyn : Masculinités, enjeux sociaux de l'hégémonie

    Il existe de multiples manières d’être ou de devenir un homme. Complexes et contradictoires entre elles, les masculinités ne peuvent être comprises que replacées au sein de rapports de genre – c’est-à-dire de pouvoir. Précurseuse de l’étude des identités masculines, Raewyn Connell a mis au jour l’existence, au sein de l’ordre de genre, d’une masculinité hégémonique qui vise à assurer la perpétuation de la domination des hommes sur les femmes, tout en étant sans cesse mise à l’épreuve de la diversité des expériences qu’en font les individus. À cet égard, ses réflexions sur les pratiques constitutives de la matérialité du corps des hommes et des enjeux d’incarnation qui s’y nouent représentent une contribution décisive aux études de genre. À l’heure où les mouvements masculinistes agitent l’épouvantail d’une « crise de la virilité » pour masquer le refus des hommes de voir leurs privilèges remis en cause par les luttes féministes, cet ouvrage montre la dimension éminemment relationnelle du genre, contre la victimisation des hommes et, plus généralement, contre toute vision essentialiste des rôles genrés. édition : mars 2022

    20,00 €
  • Delvaux : Le boys club (Etat, église, armée, universités, fraternités, firmes...)

    ls sont tournés les uns vers les autres. Ils s’observent et s’écoutent. Ils s’échangent des idées, des armes, de l’argent ou des femmes. Dans cet univers clos réservé aux hommes, le pouvoir se relaie et se perpétue à la façon d’une chorégraphie mortifère. Le boys club n’est pas une institution du passé. Il est bien vivant, tentaculaire: État, Église, armée, université, fraternités, firmes… et la liste s’allonge.
    À la manière d’une chasse à l’image, c’est dans les représentations au cinéma et à la télévision que Martine Delvaux le traque. Véritable plongée en eaux noires, ce livre nous invite à considérer l’entre-soi des hommes comme un phénomène régressif. Un dispositif à profaner, déconstruire, refuser, parce que nos vies comptent

    édition : mai 2020

    16,00 €
  • Letourneur : On ne naît pas mec

    Pourquoi parler encore des mecs ? Quand tout se passe comme si les humains étaient hommes par défaut et femmes par exception, il semble qu'on n'en parle déjà que trop. A y regarder de plus près, cependant, on parle beaucoup d'hommes mais plus rarement des hommes. On parle d'individus en particulier, bien peu de la classe des hommes dans son ensemble. On parle des Grands Hommes, moins de tous ceux qui envoient des photos de leur pénis sur Internet. On parle plus des ministres que des violeurs (sauf quand il s'agit du même type). Alors, si nous retournons le regard féministe vers les hommes, que voyons-nous ? Soudain, on comprend comment les hommes sont construits et les histoires qu'on se raconte sur la " nature masculine " se révèlent mensongères. On voit que l'amour des hommes pour les femmes n'est pas un cadeau. On voit qu'en un sens les hommes préfèrent de toute façon les hommes, ce qui ne les empêche pas d'être homophobes. Je suis une femme blanche, trans et lesbienne et mon point de vue n'est pas moins neutre qu'un autre. Je vais recourir à des statistiques, des théories, des histoires, des dessins et des punchlines pour vous faire poser un nouveau regard sur vos pères, vos frères, vos compagnons, vos ex - et peut-être sur vous-même. édition : mai 2022

    18,00 €
  • Peytavin : Le coût de la virilité

    En France, les hommes sont responsables de l'écrasante majorité des comportements asociaux : ils représentent 84% des auteurs d'accidents de la route mortels, 92 % des élèves sanctionnés pour des actes relevant d'atteinte aux biens et aux personnes au collège, 90 % des personnes condamnées par la justice, 86 % des mis en cause pour meurtre, 97 % des auteurs de violences sexuelles, etc. La liste semble inépuisable. Elle a surtout un coût. Un coût direct pour l'Etat, qui dépense chaque année des dizaines de milliards d'euros en services de police, judiciaires, médicaux et éducatifs pour y faire face. Et un coût indirect pour la société, qui doit répondre aux souffrances physiques et psychologiques des victimes, et subit des pertes de productivité et des destructions de biens. Pourtant, cette réalité est presque toujours passée sous silence. Lucile Peytavin s'interroge sur les raisons de cette surreprésentation des hommes comme principaux auteurs des violences et des comportements à risque, et tente d'estimer les conséquences financières de l'ensemble de ces préjudices pour l'Etat et donc pour chaque citoyenne et citoyen. Quel est le coût, en France, en 2020, des conséquences de la virilité érigée en idéologie culturelle dominante ? L'autrice nous pose la question : n'aurions-nous pas tous intérêt à nous comporter... comme les femmes ? ! édition : avril 2022

    17,50 €
  • Rey-Robert, Valérie : Le sexisme, une affaire d'hommes

    « Les violences patriarcales sont le produit d’un système de croyances dans lequel les hommes doivent dominer. La masculinité est partout liée au pouvoir et au contrôle ; les garçons l’apprennent dans leurs familles, par les médias, leurs copains, les jeux, le sport. Et tout en apprenant qu’il faut être fort et puissant, ils apprennent aussi que ce qui est féminin vaut moins que ce qui est masculin. »

    « On ne naît pas homme, on le devient. » C’est en partant de ce postulat que Valérie Rey-Robert analyse la construction du genre. Selon elle, le principal problème des violences faites aux femmes est la virilité. Elle nous invite à nous questionner sur la socialisation des garçons et des filles, sur la masculinité et sa violence inhérente, sur nos stéréotypes de genre.
    Il appartient de déviriliser nos sociétés, pour que les hommes cessent de tuer leurs compagnes et leurs enfants, qu’ils cessent de se tuer entre eux, qu’ils cessent de s’automutiler. Ceci ne pourra passer que par un grand travail de prise de conscience et d’éducation.
    Une problématique qui nous engage toutes et tous.

    Valérie Rey-Robert est l’autrice d’Une culture du viol à la française (Libertalia, 2019). Elle combat les violences sexuelles depuis vingt ans et anime le blog Crêpe Georgette.
    18,00 €
  • Tuaillon : Les couilles sur la table

    Parce qu'on ne naît pas homme, on le devient. Adapté du podcast phénomène Les Couilles sur la table, ce livre est une synthèse indispensable et passionnante de ce que l'on sait sur la virilité, les masculinités et les hommes. Un livre à offrir à toutes celles et ceux qui se posent des questions sur eux-mêmes. Et à celles et ceux qui ne s'en posent pas encore. Victoire Tuaillon a 32 ans, elle est journaliste, diplômée de Sciences Po Paris. Depuis 2017, dans le podcast Les Couilles sur la table, elle questionne les masculinités avec ses invitées, le plus souvent des universitaires ; elle a transformé ces entretiens et ses recherches en un essai, publié en 2019. Elle est aussi autrice d'oeuvres sonores (Et là c'est le drame, et Mental FM pour Arte Radio) et rédactrice en chef à Binge Audio, où elle imagine et réalise des projets variés ayant pour point commun de faire entendre et circuler la pensée de chercheureuses et d'intellectuelles. En 2021, elle réalise un podcast documentaire sur l'amour : Le Coeur sur la table édition octobre 2021

    8,90 €