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Immigration et/ou postcolonialis


  • Andras : Kanaky

    En avril-mai 1988, l'affaire de la prise d'otages de la grotte d'Ouvéa, en Nouvelle-Calédonie, menée par un groupe d'indépendantistes s'est soldée par une intervention militaire et un bilan de vingt et un morts, dont dix-neuf Kanak. Parmi les victimes, Alphonse Dianou, vingt-huit ans, musicien, ancien séminariste se destinant à la prêtrise, admirateur de Gandhi et militant charismatique du FLNKS (Front de libération nationale kanak et socialiste).
    Terroriste ou martyr ? Français ou "barbare" kanak ? Pacifiste ou assassin ? Chrétien ou communiste ? Le personnage - avec ses légendes contradictoires et paradoxales - a longtemps intrigué Joseph Andras, qui est parti en Kanaky sur les traces de cette figure des luttes anticolonialistes du XXe siècle. Portrait d'un homme complexe et passionnant, ce livre est également journal de voyage dans un archipel méconnu et délaissé, récit de rencontres et d'échanges, reconstitution documentée d'un épisode sanglant de l'histoire récente, réflexion sur les vestiges de l'empire français.
    Le tout dans un style à la fois tranchant et lyrique, avec un engagement ardent, une curiosité patiente et attentive, qui sont la marque des écrits de Joseph Andras.

    édition : septembre 2018

    21,00 €
  • Angles Morts : Permis de tuer, chronique de l'impunité policière

    En France, la peine de mort a été abolie en 1981, mais le permis de tuer existe toujours. Dans cet ouvrage, six histoires de luttes récentes pour établir la vérité et obtenir justice sont rassemblées. Elles sont racontées directement par les proches de personnes mortes entre les mains de la police républicaine. Ces frères et soeurs, ces amis qui, confrontés au mur de silence étatique et à la souffrance, ont la force de s'exprimer, le courage de se mobiliser.
    Avec plus de dix morts recensés par an, ces histoires conservent une actualité brûlante. Trente ans après la Marche pour l'égalité et contre le racisme, initiée en réaction à la multiplication des crimes policiers et racistes, des personnes, le plus souvent non-armées, continuent à mourir à la suite d'interventions policières. Et ceux qui tuent, continuent à bénéficier de l'impunité. Ce livre propose une série d'enquêtes, d'analyses et d'entretiens sur des affaires récentes.
    Il porte également un même message et plaide pour que l'abolition de la peine de mort soit enfin une réalité partout, pour que l'Etat et ses services rendent enfin des comptes.

    édition : 2014 190 pages

    10,00 €
  • Angles Morts : Vengeance d'Etat, Villiers-le-Bel des révoltes aux procès

    Le 25 novembre 2007, Lakhamy et Moushin, deux adolescents de Villiers-le-Bel, décèdent suite à la collision de leur moto avec une voiture de police. Plusieurs nuits de révoltes éclatent, laissant s’exprimer la colère de centaines d’habitants qui refusent de croire à la version policière d’un accident. Des dizaines de policiers sont blessés, notamment par des tirs d’armes à feu. La répression judiciaire succède à la pacification policière. Trois séries de procès ont lieu, apportant chacun leur lot de condamnations. Le 21 juin 2010, s’ouvre le procès des tireurs présumés. Un procès pour l’exemple, au terme duquel cinq habitants de Villiers-le-Bel seront condamnés à des peines allant de 3 à 15 ans de prison, en l’absence de preuves, et essentiellement sur la base de témoignages anonymes. En retraçant les mécanismes de la répression des révoltes de Villiers-le-Bel, ce livre s’inscrit dans la dynamique politique des mobilisations en soutien aux inculpés, débutées au moment du procès. L’autopsie du procès des « tireurs » met à nu les mécanismes d’une vengeance d’État et la fiction d’une justice indépendante. Au delà des condamnations prononcées, c’est bien le procès de la banlieue et de ses habitants qui a été fait par une classe politique et des magistrats aux ordres. Le procès en appel des tireurs présumés s’ouvrira le 4 octobre 2011 au tribunal de Nanterre. Commentaire Le collectif «Angles morts» milite autour des questions de la justice, de l’enfermement et des méthodes policières. 178 pages édition : août 2011

    8,50 €
  • Ans Kamel : Couvre-feu

    Couvre- feu Les banlieues ont brûlé. La plupart des casseurs avaient à peine quinze ans: des enfants. Que des enfants en viennent à détruire leurs propres cités, ces zones d'un autre monde devenues invivables, cela va au-delà d'une question politique, sociale ou morale. Ici, aucune réponse ne suffit. À travers la révolte et le désespoir d'une jeunesse, c'est le fait même de la violence, de la souffrance en nous qui apparaît. Cela, d'abord, est à entendre, et cette écoute, le seul commencement possible de nous. Écoutez la tristesse de Kamel, son cri en tous les autres, celui qu'il a voulu pousser, parfois, comme une chanson. 35 pages édition : mars 2006

    5,00 €
  • Aubenas : Le quai de Ouistreham

    «La crise. On ne parlait que de ça, mais sans savoir réellement qu'en dire, ni comment en prendre la mesure. Tout donnait l'impression d'un monde en train de s'écrouler. Et pourtant, autour de nous, les choses semblaient toujours à leur place. J'ai décidé de partir dans une ville française où je n'ai aucune attache, pour chercher anonymement du travail. J'ai loué une chambre meublée. Je ne suis revenue chez moi que deux fois, en coup de vent : j'avais trop à faire là-bas. J'ai conservé mon identité, mon nom, mes papiers, et je me suis inscrite au chômage avec un baccalauréat pour seul bagage. Je suis devenue blonde. Je n'ai plus quitté mes lunettes. Je n'ai touché aucune allocation. Il était convenu que je m'arrêterais le jour où ma recherche aboutirait, c'est-à-dire celui où je décrocherais un CDI. Ce livre raconte ma quête, qui a duré presque six mois, de février à juillet 2009. J'ai gardé ma chambre meublée. J'y suis retournée cet hiver écrire ce livre.» Florence Aubenas Née en 1961, Florence Aubenas a fait la plus grande partie de sa carrière de journaliste à Libération, avant de devenir grand reporter au Nouvel Observateur. Depuis juillet 2009, elle est présidente de l'Observatoire Internationale des Prisons. 272 pages édition : mars 2021

    7,20 €
  • Banlieue, lendemains de révolte

    Novembre 2005, dans les cités populaires, une jeunesse se révolte. Colère passagère ou expression d'un profond malaise qui révèle les tares de la société dans son ensemble? Après le dénigrement, la répression et les polémiques médiatiques, des chercheurs et des acteurs de la vie locale et associative cherchent à comprendre le sens de ce mouvement. La création de « classes dangereuses», la criminalisation des classes populaires. le mépris du patrimoine des banlieues, la violence sociale induite par le néolibéralisme ou encore la persistance d'un postcolonialisme à la française.... autant de pistes à explorer d'urgence pour pouvoir entendre la jeunesse révoltée et construire avec elle avant que ne reprenne l'incendie. Les auteurs: - Clémentine Autain, co-directrice du mensuel Regards et cosecrétaire de la fondation Copernic. - Stéphane Beaud, professeur de sociologie à l'université de Nantes. - Alain Bertho, professeur d'anthropologie, université de Paris VIII. - Patrick Braouezec, député PCF de Seine-Saint-Denis. préside la communauté d'agglomération de Plaine-Commune. Paul Chemetov, architecte. - François Dubet, professeur de sociologie, directeur d'études à l' EH ESS. - Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des droits de l'homme. Gustave Massiah, président du CRID et membre d'IPAM. Laurent Mucchielli, sociologue, chercheur au CNRS, - Michel Pialoux, chercheur au Centre de sociologie européenne (EHESS/CNRS). - Jean LOUIS Sagot-Duvauroux, philosophe et écrivain, président de Familles Nord Sud. - Évelyne Sire-Marin est juge d'instruction, ancienne présidente du syndicat de la magistrature, co-présidente de la fondation Copernic. - Christiane Taubira. députée PRG de Guyane. - Sylvie Vassallo, directrice du Salon du livre de jeunesse en SeineSaint-Denis. 155 pages Edition: 2006

    9,00 €
  • BD : Nouvelles de la jungle de Calais

    Lisa (la dessinatrice) et Yasmine (la sociologue) se sont rendues dans la "jungle" de Calais durant un an. Elles témoignent avec humour - et sans misérabilisme - du travail quotidien des associations pour soulager la détresse de ces milliers d'hommes, de femmes et d'enfants qui fuient la guerre. Une enquête de terrain pour découvrir l'accueil réservé aux réfugiés en France, pays des droits de l'Homme...

    éditions janvier 2017

    18,00 €
  • Beaud : La France des Belhoumi

    Un livre de plus sur les jeunes « issus de l’immigration » ?
    Pour dénoncer les discriminations qu’ils subissent, sur fond de relégation sociale dans les quartiers « difficiles » ? Et conclure sur l’échec de leur « intégration » dans notre pays ?
    Non. L’ambition de ce livre est autre : décentrant le regard habituellement porté sur ce groupe social, il retrace, à partir d’une enquête sur la longue durée, le destin des huit enfants d’une famille algérienne installée en France depuis 1977, dans un quartier HLM d’une petite ville de province. Le récit de leurs parcours – scolaires, professionnels, matrimoniaux, résidentiels, etc. – met au jour une trajectoire d’ascension sociale (accès aux classes moyennes) et essaie d’en expliquer les raisons. Cette biographie à plusieurs voix montre différents processus d’intégration en train de se faire. Elle pointe aussi les difficultés rencontrées par les enfants Belhoumi pour conquérir une place dans le « club France », en particulier depuis les attentats terroristes de janvier 2015 qui ont singulièrement compliqué la donne pour les descendants d’immigrés algériens.

    édition : septembre 2020

    13,50 €
  • Béroud (dir.) : Engagements, rébellions et genre dans les QP en Europe (1968-2005)

    Ce livre fait le pari d'analyser en profondeur les rébellions urbaines sur la moyenne durée (de 1968 à 2005) et de croiser la question des engagements et du genre ce qui implique des approches comparatiste et pluridisciplinaire, histoire, science politique et sociologie sont ainsi convoquées - ainsi que jeux d'échelles, quartier, entreprise, ville, pays, espace européen. Ce qui pourrait apparaître à première vue comme une fragmentation, permet en réalité, tel un kaléidoscope, de recomposer des configurations en désenclavant les phénomènes de rébellions pour leur donner sens et de mettre en lumière la circulation des représentations, des pratiques, des modalités d'action d'un espace et d'une révolte à l'autre. Ainsi se dessinent les processus d'identification et les enjeux identitaires comme les processus d'association et de politisation dans les moments de rupture et de recomposition individuelle et collective. Rébellions urbaines et mobilisations A la frontière du politique ; action et discours des "jeunes de cité" de SOS Avenir, Minguettes (1981-1983) Les raisons de la colère ; sur l'émeute de novembre 2005 Quand les jeunes d'un quartier populaire interprètent les émeutes urbaines Genre et mobilisations Zaâma d'Banlieue (1979-1984) : les pérégrinations d'un collectif féminin au sein des luttes de l'immigration Des mobilisations de femmes en tant que femmes "racisées" : les militantes des mouvements Ni putes ni soumises et des Indigènes de la République Le loisir, moteur de la rébellion silencieuse des descendantes de l'immigration maghrébine dans les quartiers populaires en France Quelles issues politiques et syndicales ? La destruction de la cité Olivier-de-Serres à Villeurbanne (1978-1984) ; Charles Hernu précurseur de la politique de la ville ? L'ethnicité en politique ; Eléments sur le rapport au politique des jeunes issus de l'immigration dans les quartiers populaires Jeunes et précaires dans l'action syndicale : modalités d'engagement et processus d'apprentissage Perspectives européennes comparées Comment expliquer l'absence de violences urbaines en Allemagne ? Mise en perspective historique Les mutations des désordres urbains au Royaume-Uni au cours des trente dernières années De l'usine au quartier : les luttes sociales des immigrés et de leurs descendants en Belgique.................. 215 pages............... édition : octobre 2011

    24,00 €
  • Bibimoune : Confidences à mon voile

    « Si je décide de prendre la plume, c'est pour témoigner de ma vie, de ma réalité, de ma lutte quotidienne puisque pendant trop d'années, on m'a confisqué la parole pour décrire ce que je vivais. »

    Dans un contexte sociétal actuellement sous tension, « Confidences à mon voile » nous présente le parcours d'une Française qui tente de résister contre les polémiques et les préjugés. Les récits s’enchaînent au fil des années : souvent douloureux, parfois drôles, toujours instructifs dans les vérités qu'ils révèlent. Au cours du livre la narratrice grandit, tout autant que l'indignation face aux injustices qu'elle subit.

    Professeurs, clients de restaurants, entretiens d'embauche ; le train, le lac, le travail, la salle de sport ou le métro... Multiples personnes relayant le racisme, multiples lieux théâtres de discriminations donnant la sensation que l’oppression peut se déclencher partout, et par toutes et tous.

    Tout au long de l’ouvrage, c'est un système entier qui se retrouve disséqué, montrant que le racisme est une mécanique systémique qui tombe d'en haut et qui broie les gens d'en bas, ainsi que le produit des institutions dont nous héritons malgré nous.

    édition : septembre 2016

    14,00 €
  • Blanchard/Bancel : Zoos humains et exhibitions coloniales : 150 ans d'invention de l'Autre

    Les « zoos humains », symboles oubliés de l'histoire contemporaine, ont été totalement refoulés de notre mémoire collective. Ces exhibitions des « sauvages », aussi bien des « exotiques » que des « monstres », ont pourtant été, en Europe, aux États-Unis et au Japon, une étape majeure du passage progressif d'un racisme scientifique à un racisme populaire. Au carrefour du discours savant, des cultures de masse et de l'intérêt des puissances coloniales, ces exhibitions ont touché un peu moins d'un milliard et demi de visiteurs depuis l'exhibition en Europe de la Vénus hottentote, au début du XIXe siècle. <µ/br>Ces exhibitions, peuplées d'êtres difformes et de personnes en provenance des espaces coloniaux d'Afrique, d'Amérique, d'Océanie ou d'Asie, comme appartenant à un univers de l'anormalité, disparaîtront progressivement avec les années 1930, mais elles avaient fait alors leur oeuvre : bâtir deux humanités.
    Véritable synthèse et de ouvrage de référence sur la question, rassemblant les meilleurs spécialistes internationaux, cette nouvelle édition de Zoos humains. Au temps des exhibitions humaines (La Découverte, 2002) est entièrement refondue et largement complétée. Fruit de plus de dix ans de recherches, elle paraît à l'occasion de l'exposition « Exhibitions. L'invention du sauvage » organisée au musée du Quai Branly à Paris.

    Parution : novembre 2011, Nb de pages : 598

    30,00 €
  • Bouamama : Les classes et quartiers populaires, paupérisation-ethnicisation-discrimination

    es quartiers et milieux populaires font régulièrement la une des médias et sont tout aussi fréquemment au centre du discours gouvernemental. Cette omniprésence se traduit cependant par un vocabulaire à base d’euphémismes : les « cités » et les « banlieues » en lieu et place de « quartiers populaires », les « jeunes », les « bandes », etc. en lieu et place de « noirs » et « arabes ». Depuis plusieurs décennies se construit ainsi une image de nouvelles classes et de nouveaux territoires dangereux. Entre misérabilisme, dramatisation à des fins sécuritaires et explications culturalistes et psychologisantes, ce nouveau discours idéologique masque les processus en œuvre depuis plusieurs décennies dans les classes et les quartiers populaires : paupérisation, précarisation, ghettoïsation et ethnicisation. Composé d’articles écrits au cours de ces deux dernières décennies, ce livre éclaire la réalité sociale inégalitaire que tente de masquer le discours idéologique dominant, tente d’en décrire les mécanismes et les enjeux et d’en déconstruire les logiques. Les quartiers et milieux populaires sont loin d’être des territoires de « nouveaux barbares » d’une part et des désert politiques d’autre part. Ils sont le reflet d’une inégalité sociale croissante et d’une tentative d’y répondre par l’action militante. Au moment où nous sommes plongés dans une nouvelle crise économique qui ne peut qu’accroître les inégalités, cet ouvrage nous montre les ruptures nécessaires pour comprendre la réalité et pour pouvoir la transformer. 200 pages édition : septembre 2009

    22,00 €
  • Chamoiseau : Frères migrants

    La poésie n'est au service de rien, rien n'est à son service. Elle ne donne pas d'ordre et elle n'en reçoit pas. Elle ne résiste pas, elle existe -- c'est ainsi qu'elle s'oppose, ou mieux : qu'elle s'appose et signale tout ce qui est contraire à la dignité, à la décence. A tout ce qui est contraire aux beautés relationnelles du vivant. Quand un inacceptable surgissait quelque part, Edouard Glissant m'appelait pour me dire : " On ne peut pas laisser passer cela ! " Il appuyait sur le " on ne peut pas ".
    C'était pour moi toujours étrange. Nous ne disposions d'aucun pouvoir. Nous n'étions reliés à aucune puissance. Nous n'avions que la ferveur de nos indignations. C'est pourtant sur cette fragilité, pour le moins tremblante, qu'il fondait son droit et son devoir d'intervention. Il se réclamait de cette instance où se tiennent les poètes et les beaux êtres humains. Je ne suis pas poète, mais, face à la situation faite aux migrants sur toutes les rives du monde, j'ai imaginé qu'Edouard Glissant m'avait appelé, comme m'ont appelé quelques amies très vigilantes.
    Cette déclaration ne saurait agir sur la barbarie des frontières et sur les crimes qui s'y commettent. Elle ne sert qu'à esquisser en nous la voie d'un autre imaginaire du monde. Ce n'est pas grand-chose. C'est juste une lueur destinée aux hygiènes de l'esprit. Peut-être, une de ces lucioles pour la moindre desquelles Pier Paolo Pasolini aurait donné sa vie.

    édition poche : mai 2018

    6,00 €
  • Chouder Tevanian : Les filles voilées parlent

    Mona ; " L'argument du voile "symbole d'oppression des femmes", je pose la question : oppression pour qui ? Pas pour moi. Je suis libre de mes choix, et si j'ai choisi de porter le foulard, c'est une expression de ma liberté.
    " Nadjer : " A peine arrivée, quand ils m'ont vue avec mon voile, ils m'ont dit que la place était prise "
    Malika : " Elle s'est exclamée "Vous comptez donc trouver un emploi avec ce que vous avez sur la tête ?" Je me suis levée, je lui ai rappelé les lois de la république. "
    Khadidja : " Notre exclusion était à l'ordre du jour, et je voyais des militants des Verts ou des JCR, ou même des féministes, qui me psychanalysaient ou qui faisaient de l'exégèse du Coran ! "
    Ismahane : " Nous étions plusieurs Féministes pour l'égalité à défiler, dont Malika et moi qui portions le voile, et un bonhomme furibard nous a apostrophées, parce que "Ni Dieu ni maître". J'ai répliqué :"OK, mais alors toi, tu n'es pas mon maître !" (rires). "
    Ce livre ne traite pas de " la question du voile ".
    Les trois personnages qui l'ont conduit - dont deux sont des femmes voilées - n'ont pas cherché à mener une enquête sociologique. On pourrait même dire, au contraire : celles qui parlent ici ne sont pas des objets d'étude, mais des sujets - il n'y pas de féminin à ce mot. Elles peuvent être drôles et insolentes, elles peuvent être en colère ou découragées, mais de témoignage en témoignage, au-delà de la diversité des tempéraments, des origines sociales, des contextes familiaux, des itinéraires spirituels et des parcours scolaires et professionnels, ce qui relie toutes ces filles et ces femmes, c'est l'expérience intime et violente de la stigmatisation.

    Sommaire
    Une parole étouffée
    Quand l'école publique choisit son public
    Des " mamans " indésirables
    Troisième cycle, d'exclusions ?
    " Retourne dans ta cuisine ! "
    Une citoyenneté impossible ?

    350 pages édition : mars 2008

    18,00 €
  • Chuang, Ya-Han : Une minorité rebelle ?

    Depuis l’assassinat du couturier chinois Chaolin Zhang en 2016 à Aubervilliers, les médias et les pouvoirs publics ont pris conscience de l’existence d’un racisme anti-Asiatiques au sein de la société française. L’expression de ces préjugés culmine en 2020 lorsque la pandémie de Covid-19 frappe le monde. La révélation décomplexée des sentiments antichinois en France dévoile un mécanisme d’essentialisation encore peu étudié.

    S’appuyant sur une enquête de terrain menée depuis 2009 jusqu’à nos jours, cet ouvrage dresse un portrait fin des trajectoires migratoires et politiques des populations chinoises en France, ainsi que des mobilisations antiracistes qui ont émergé dans la jeune génération. En suivant les parcours de Qian, Pierre, Alexandre, Ailing et Lin Chong, le lecteur arpentera tantôt les rayons des épiceries du quartier de Belleville, tantôt les allées des marchés grossistes d’Aubervilliers, en passant par les salons de manucure et les sous-sols qui abritent les ateliers de confection.
    Dans ces lieux méconnus s’élève la voix d’une nouvelle génération qui refuse de rester silencieuse et se lance dans une aventure politique inédite. Trente ans après la « Marche pour l’égalité et contre le racisme », la contestation de ces jeunes perçus comme « Asiatiques » peut-elle faire évoluer les regards sur les inégalités ethnoraciales au sein de la société française ?

    édition : avril 2021

    20,00 €
  • De Rudder : Sociologie du racisme

    Le racisme et les discriminations sont un système. Véronique De Rudder nous en dévoile ici les mécanismes et passe au crible les relations inter-ethniques qui en découlent. Elle explore la place de l'immigration et de sa descendance dans la société française. Ses textes s'avèrent d'une étonnante actualité, alors même que les enfants d'immigrés, désormais adultes, sont porteurs de revendications d'égalité.
    Elle nous propose une analyse critique du républicanisme français dont l'universalisme, inscrit en lettres d'or dans les textes constitutionnels, coïncide en pratique avec un système de discriminations tolérées, voire, à l'occasion, codifiées. Les victimes du racisme sont massivement les immigrés originaires des anciennes colonies et leurs enfants, citoyens français de plein droit, et pourtant de seconde zone, renvoyés à leurs origines comme à une marque d'indignité.
    édition : octobre 2019

    22,00 €
  • De Staal : Mamadou m'a dit, lutte des foyers, Révolution Afrique, Africa fête

    amadou Konté est mort à l’âge de 59 ans le 20 juin 2007. Il était «le Mamadou» de la fameuse chanson de François Béranger: Mamadou m’a dit…
    Il a été l’organisateur dès les années 1980 de concerts connus en France, en Afrique et aux États-Unis sous le nom d’Africa Fête, dont l’engouement tient autant à la musique qu’au sens politique que Mamadou a toujours revendiqué.
    Très peu de gens connaissent cependant son engagement, sous le pseudonyme de Matthieu, dans les luttes des ouvriers immigrés de la France des années 1970.
    C’est ce parcours méconnu de Mamadou et de ses camarades, au travers de la longue expérience collective du groupe «Révolution Afrique», vécue de 1969 à 1982, que ce livre révèle.
    Au-delà de la figure de Mamadou Konté, ce sont la réalité et l’expérience sans équivalent des luttes d’une génération de travailleurs africains en France qui sont ici restituées.
    Recueilli dans la vive émotion du deuil récent, c’est un récit mémoriel qui ne prétend pas «revisiter» l’histoire mais avant tout raconter et retracer ce qui a été vécu, pensé, accompli, par ceux qui en furent les acteurs.
    L'auteur, Gilles de Staal, connu sous le pseudonyme militant de Harpo, est artiste peintre et a été l'un des fondateurs de l'hebdomadaire Politis. Il a rencontré Mamadou Konté en 1969. Ils avaient l'un et l'autre 21 ans. A partir de là, leurs vies ont suivi un cours aussi imprévisible pour l'un que pour l'autre, et ils ne se sont plus séparés durant treize ans. C'est ensemble qu'ils créèrent les premières organisations de luttes dans les foyers, puis "Révolution Afrique", c'est ensemble qu'en janvier 1978 ils "inventèrent" Africa Fête.

    TIRE DE "auboutduweb.com" :
    Un récit biographique consacré à la figure de Mamadou Konté suffirait à faire tout l'intérêt d'un tel livre. Mais il ne s'agit finalement pas de cela*, et plutôt de retracer le vécu partagé de luttes intenses, dans la période ouverte par 68 en France et ailleurs dans le monde, allant de 1969 à 1978 pour l'essentiel.
    Cette actualisation d'un passé récent permet tout à la fois de mesurer encore à quel point les temps présents lui ressemblent peu, et à quel point, aussi, les mêmes questions taraudantes demeurent, comme, entre autres, ce sempercolonialisme incarné alors par des fantoches néo-coloniaux (au Sénégal, Omar Diop Blondin est torturé à mort, sous la présidence d'un Senghor loin d'avoir pris le visage bonnasse qu'il aura plus tard, et les luttes relatées, outre dans l'Hexagone, renvoient au Mali, au Congo, à Djibouti, à d'autres mouvements de libération encore et à la révolution portugaise...), aujourd'hui toujours résumé dans la Françafrique.

    220 pages
    édition : mai 2008

    21,00 €
  • Dell'Umbria : La rage et la révolte

    Les incendies de la banlieue ne posent pas la question des droits mais celle de la lutte sociale réelle. Parce que les jeunes chômeurs-à-vie et précaires qui naissent et grandissent dans ces zones de relégation ne sont pas le résultat d’une injustice particulière mais la condition de fonctionnement d’un pays capitaliste avancé. Vingt ans après la défaite de la première vague de contestation dans les banlieues pauvres, la dislocation sociale a progressé, l’exclusion s’est faite plus radicale et la misère culturelle et politique sans limites. Les jeunes révoltés sont l’encombrant produit de cette dislocation. Dans cet espace sans appartenance où ils grandissent, certains tentent de s’en construire une au niveau le plus élémentaire qui soit, celui de la bande, de la meute. Nés dans un monde hostile, ils se montrent hostiles à tout le monde. L’auteur : L’auteur de ce livre n’est ni journaliste ni sociologue : au début des années 1980, il participe à la première vague de révolte des banlieues. Il assiste ensuite, impuissant, à sa défaite et à la mise en place d’un véritable apartheid social. Auteur d’une Histoire universelle de Marseille, de l’an mil à l’an deux mille (Agone, 2006), Alèssi Dell’Umbria a fait paraître une première version de La Rage et la Révolte sous le titre C’est de la racaille ? Eh bien, j’en suis ! (L’Echappée, 2006). 185 pages édition : décembre 2009

    8,20 €
  • Derfoufi : Racisme et jeu video

    En 2007, le monde du jeu vidéo est secoué par une violente polémique au sujet du jeu vidéo Resident Evil 5. Ce dernier est accusé de faire commerce du racisme, en invitant à se glisser dans la peau d'un américain blanc body-buildé, missionné dans une région africaine anonyme, et tuant des dizaines d'hommes et de femmes noires présentées comme de dangereux zombies infectés du virus T. Depuis, la communauté des joueurs et joueuses de jeux vidéo interpelle régulièrement les créateurs et créatrices des jeux sur les questions du racisme et du sexisme. Dans son ouvrage, Mehdi Derfoufi analyse les rapports de force qui structurent l'industrie du jeu vidéo, dévoilant comment le racisme se niche parfois insidieusement au cœur de scénarios de jeux vidéo à succès. Il nous invite à nous questionner. Quels sont les pays qui pèsent sur les milliards d'euros du marché mondial du jeu vidéo ? Qui sont les game designerset auteurs des jeux ? Comment les représentations racistes sont-elles véhiculées à travers les personnages et les imaginaires vidéoludiques ? L’auteur nous dévoile avec brio les logiques racialisantes à l’œuvre au sein d’un marché économique très concurrentiel où des stéréotypes exotisants servent régulièrement à faire vendre un jeu. Il nous montre aussi comment la division internationale du travail et la hiérarchie économico-politique Nord/Sud pèse sur le marché du jeu vidéo et ralentit l’émergence de nouvelles représentations. Pourtant, de nombreux espoirs, notamment dans les pays du Sud participent au renouvellement de la culture geek : face aux violences racistes, la riposte s’organise. Édition Première édition Éditeur Éditions de la Maison des sciences de l'homme, Paris mai 2021

    13,00 €
  • Diariatou Kebe : Maman noire et invisible

    Avec l'auteure Diaratou Kebe et la militante Fania Noel, à partir des thèmes de ce livre la conversation s'ouvrira sur les questions de la négrophobie et la misogynoir en France.

    L'aventure de la maternité vue par une maman noire en France : grossesse, éducation, et surtout... discrimination et racisme ! Pourquoi ce livre ?
    Parce que Diariatou Kebe, une jeune femme noire française, ne se " voit " nulle part dans les magazines, dans les livres, à la TV : rien pour ses cheveux, sa peau, son masque de grossesse, ses vergetures, etc. Alors, à la naissance de son fils, elle crée un blog qui aborde la maternité et l'éducation d'un bébé noir dans la France d'aujourd'hui. Son blog est devenu un livre.
    Avec humour, l'auteur nous parle de son quotidien, de ses interrogations et lève le voile sur un racisme de tous les instants, dans un pays qui se veut tolérant.
    Entre guide et essai, le livre de cette maman noire pose un regard étonnant sur la société.

    édition : octobre 2015

    13,90 €
  • dir. Stora et Témime : Immigrances

    L'immigration est devenue en France un objet essentiel de controverse politique. Cet ouvrage, dirigé par Benjamin Stora et Enfile Temime, rassemble les contributions de quatorze des meilleurs spécialistes des questions migratoires. Il présente l'état de la recherche aujourd'hui, selon trois grandes parties : les politiques de l'immigration, les problèmes économiques et sociaux rencontrés par les immigrés et enfin les représentations de l'immigration. La succession des statuts, lois et décrets définissant la place des étrangers n'a cessé de scander les politiques suivies, ne permettant pas toujours d'accueillir dignement les immigrés. La place croissante des femmes dans l'immigration, l'accélération des migrations du travail, la mondialisation du marché ont profondément transformé, en France comme en Europe, les flux et les modalités des mouvements migratoires. En ce début du XXIe siècle, les notions comme « intégration » ou « assimilation » sont remises en question. Ces débats révèlent les tensions entre modèle républicain français et dérives communautaires, réelles ou supposées. SOMMAIRE : * Les mutations sociales o Les migrations intérieures : XIXe et XXe siècle, Ralph Schor o Les immigrés et le logement en France depuis le XIXe siècle : une histoire paradoxale, Marie-Claude Blanc-Chaléard o L'immigration au féminin, Émile Temime o Jalons du mariage mixte dans l'immigration : entre la loi, la foi et la trace identitaire, Wassila Ltaief o La mondialisation migratoire à la française, Gildas Simon * Politiques de l'immigration o Les politiques de l'immigration en France du début du XXe siècle à nos jours, Linda Amiri et Benjamin Stora o Colonisation et immigrations : un héritage ?, Jacques Jordi o Les usages politiques de l'héritage colonial, Abdellali Hajjat o Le rôle des migrations dans le fonctionnement des économies européennes : des effets positifs avérés, des politiques inadaptées !, El Mouhoub Mouhoud o Demandeurs d'asile et réfugiés : deux siècles de refuge politique, Michelle Guillon * Représentations o L'immigré dans la fiction, des années soixante à nos jours, Naïma Yahi o Représentations médiatiques et discours poli- tiques sur l'étranger immigré, Bruno Étienne o Y a-t-il une menace communautaire ?, Pierre Vermeren 385 pages édition : mars 2007

    22,90 €
  • EGM : En finir avec les idées fausses sur les migrations

    Un livre grand public qui décrypte et déconstruit soixante idées fausses sur les migrants, réfugiés, exilés et étrangers. Une mine d'informations, de chiffres et de faits pour comprendre et connaître la réalité des phénomènes migratoires.
    Réalisé en partenariat avec plus de vingt associations et organisations (La Cimade, Médecins du Monde, Emmaüs Solidarité, SOS Méditerranéen, Attac, la Ligue de l'enseignement, la Ligue des droits de l'Homme, CCFD-Terre Solidaire, etc.).w/p>édition : mars 2021

    8,00 €
  • Fassin : De la question sociale à la question raciale?

    Sous la direction de Didier Fassin et Éric Fassin REPRÉSENTER LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE Didier Fassin anthropologue et sociologue, est directeur d'études à l'EHESS et professeur à l'université Paris-Nord. Il a notamment publié Les Constructions de l'intolérable et Quand les corps se souviennent Eric Fassin sociologue et américaniste, est professeur agrégé à l'École normale supérieure. Il est l'auteur de Liberté, égalité, sexualités (avec Clarisse Fabre, 10/18, 2004) et de L'inversion de la question homosexuelle À l'ombre des émeutes urbaines de l'automne 2005, c'est la représentation d'une France racialisée qui s'est imposée dans le débat public. On n'ignorait pas le racisme, mais on découvre combien les discriminations raciales, dans l'emploi, le logement et à l'école, face à la police et à la justice, structurent des inégalités sociales. En retour, se font entendre des tensions dans le langage politique de la race, naguère encore interdit de cité. Aujourd'hui, la question raciale vient ainsi apporter un démenti aux discours qui se réclament de l'universalisme républicain; mais elle ne permet pas davantage de représenter la société exclusivement en termes de classes. Faut-il ou non parler de races? Comment nommer ces réalités sans stigmatiser les groupes qu'elles désignent? Doit-on se réjouir que les discriminations raciales soient enfin révélées, ou bien se méfier d'un consensus trompeur qui occulterait des inégalités économiques? D'ailleurs, en a-t-on vraiment fini avec le déni du racisme? À ces interrogations, les auteurs de ce livre ne proposent pas une réponse univoque, mais leur réflexion collective donne des outils pour penser l'actualité d'une société héritière de l'histoire de l'esclavage et de la colonisation. Ensemble, ces études composent un éloge de la complexité, autour d'un engagement problématisé: comment articuler, plutôt que d'opposer, question sociale et question raciale? 260 pages édition : octobre 2006

    13,00 €