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Gauche radicale


  • "dir." Roland Simon : Histoire critique de l'ultra-gauche, trajectoire d'une balle dans le pied

    Ici un territoire se dessine, des critiques de gauche (le la social-démocratie à l'Internationale situationniste en passant par la Gauche germano-hollandaise ; la Gauche dite italienne et les multiples groupes et publications qui en sont issus ; Socialisme ou Barbarie et sa descendance ; le communisme libertaire avec Noir et Rouge. Territoire théorique pour une histoire qui ne serait pas générale, mais critique. La révolution et le communisme, pour l'ultragauche. étaient la libération du travail et l'affirmation du prolétariat. comme classe dominante, mais toutes les médiations rationnelles et pratiques conduisant à ce but sont critiquées et supprimées : syndicats, partis (le masse, parlementarisme, critique même de l'intervention dans la lutte de classe. Tout y est suspendu à une mystique de l'autonomie (comme contenu de la révolution)/auto-organisation (comme forme) ou du Parti, qui doit être la révélation de l'être véritablement révolutionnaire du prolétariat, faisant exploser son existence de classe. En ce sens, son itinéraire peut être décrit comme trajectoire d'une balle dans le pied. Une relation incontournable existe entre l'existence du prolétariat, comme classe (le ce mode de production, le capitalisme, et cet être révolutionnaire dont l'ultragauche attendait la libération ; relation qu'elle a échoué à comprendre et à théoriser. Pourtant, elle nous a suggéré que la révolution n'était pas l'affirmation de la classe telle qu'elle existe, tout en la comprenant comme l'affirmation d'une nature révolutionnaire propre : c'était là sa dynamique et sa contradiction, et par là, elle nous a amenés jusqu'au point où nous pouvons la quitter. TABLE DES MATIÈRES Introduction . . 9 Sigles utilisés . 12 I- La Gauche germano-hollandaise . 15 Diagramme: .La Gauche allemande 16 Chronologie : La Révolution allemande 17 Expose 19 Il- La Gauche italienne et les début de l'ultragauche en France 41 Diagramme :La Gauche italienne 45 Chronologie :.La Gauche italienne 46 Exposé 1 : La Gauche italienne 51 Exposé 2 : L'ultragauche en `France 76 III- Les Groupes/revues Socialisme ou Barbarie & Noir et Rouge 87 Diagramme : Socialisme ou Barbarie 91 Chronologie : Socialisme ou Barbarie 92 Encart : subsomption formelle etsubsomption réelle... 95 Exposé 1 : Socialisme ou Barbarie 97 Encart : Craquements dans le bloc de l'EST 157 Encart :.Les Accords Renault du 15 septembre 19S5 165 Diagramme : ,La Mouvance trotskiste 168 Diagramme :.Le Communisme libertaire 170 Chronologie :.Le Communisme libertaire 171 Exposé 2 :.Le Communisme libertaire 174 IV- l'internationale Situationniste 199 Chronologie : L'lnternationale situationniste 200 Exposé 203 Postface : Textes de TC 14 . 271 Annexe : Ultragauche et négationnisme . 307 Notices biographiques . 312 Bibliographie .334 330 pages édition : juin 2009

    15,30 €
  • Agone NLR n°55 : Hégémonie ou déclin de l'empire?

    -Margerine impériale, Robin Blackburn
    -Le début de la fin de l'hégémonie américaine, Giovanni Arrighi
    -AZrchipels impériaux, la Chine, le colonialisme occidental et le droit à la mer, Peter Nolan
    -Notes sur l'état du monde, Perry Anderson
    -Le mythe de la continuité anglo-saxonne, Patrick O'Brien
    -Cosmopolitisme néolibéral, Peter Gowan
    -L'empire selon Hardt et Negri, Gopal Balakrishnan
    -Les Etats-Unis et l'Irak, Alan Cafruny et Timothy Lehman
    -Mondialisation et stratégie politique, Fredric Jameson

    édition janvier 2015

    20,00 €
  • Brohm Jean-Marie : La violence sportive

    La Théorie critique du sport s’est donnée pour tâche de renverser les doxa de l’idéologie de la domination sportive. Ses interventions militantes contre la sportivisation du monde vécu, ses campagnes politiques contre les atteintes délibérées des instances sportives aux droits de l’homme permettent d’élucider la nature profondément réactionnaire et tyrannique du sport-spectacle de compétition.
    Le sport compris comme la science expérimentale du rendement corporel et comme un mode de production de corps armés par et pour la compétition de tous contre tous, génère constamment des effets violents, destructeurs et autodestructeurs.
    L’apologie mortifère du dépassement indéfini des limites, les diverses mythologies du surhomme, l’incitation permanente aux courses, défis, exploits, records suicidaires et la spectacularisation capitaliste des «héros» du stade engendrent une aliénation de masse et permettent ainsi de consolider les pouvoirs en place.

    édition : octobre 2019

    20,00 €
  • Cervera-Marzal (intro OB) : La gauche et l'oubli de la question démocratique

    Manuel Cervera-Marzal interroge et pousse la gauche dans ses derniers retranchements : le concept démocratique.
    L'hypothèse de l'oubli est ici la thèse retenue face à une gauche si peu encline à défendre et raviver la notion de démocratie.
    L'auteur propose un développement en trois axes : La démocratie peut-elle se limiter à la representativité et qu'en est-il de la démocratie directe ? Puis, la démocratie n'est-elle qu'un régime politique ou désigne-t-elle, plus largement, un ensemble de pratiques et d'institutions sociales ? Enfin, Manuel Cervera-Marzal lie démocratie et désobéissance : la démocratie est-elle seulement un ordre politique et social donné ou n'inclut-elle pas aussi la puissance instituante qui vient désordonner ?

    édition : mars 2014

    6,30 €
  • Comité invisible : A nos amis

    Vu que ce livre est dédié à "ceux qui voient l'insurrection comme une brèche" il semble normal que le présentions nous qui voyons la Brèche comme une insurrection de la pensée...en attendant mieux.

    À ceux pour qui la fin d’une civilisation n’est pas la fin du monde ;
    À ceux qui voient l’insurrection comme une brèche, d’abord, dans le règne organisé de la bêtise, du mensonge et de la confusion ;
    À ceux qui devinent, derrière l’épais brouillard de « la crise », un théâtre d’opérations, des manœuvres, des stratégies – et donc la possibilité d’une contre-attaque ;
    À ceux qui portent des coups ;
    À ceux qui guettent le moment propice ;
    À ceux qui cherchent des complices ;
    À ceux qui désertent ;
    À ceux qui tiennent bon ;
    À ceux qui s’organisent ;
    À ceux qui veulent construire une force révolutionnaire, révolutionnaire parce que sensible ;
    Cette modeste contribution à l’intelligence de ce temps.
    éditions novembre 2014

    10,00 €
  • Comité invisible : L'insurrection qui vient

    Le Mot de l'éditeur : "L'insurrection qui vient" Chaque secteur spécialisé de la connaissance fait à sa manière le constat d’un désastre. Les psychologues attestent d’inquiétants phénomènes de dissolution de la personnalité, d’une généralisation de la dépression qui se double, par points, de passages à l’acte fou. Les sociologues nous disent la crise de tous les rapports sociaux, l’implosion-recomposition des familles et de tous les liens traditionnels, la diffusion d’une vague de cynisme de masse; à tel point que l’on trouve dorénavant des sociologues pour mettre en doute l’existence même d’une quelconque “société”. Il y a une branche de la science économique – l’“économie non-autistique” – qui s’attache à montrer la nullité de tous les axiomes de la prétendue “science économique”. Et il est inutile de renvoyer aux données recueillies par l’écologie pour dresser le constat de la catastrophe naturelle. Appréhendé ainsi, par spécialité, le désastre se mue en autant de “problème” susceptibles d’une “solution” ou, à défaut, d’une “gestion”. Et le monde peut continuer sa tranquille course au gouffre. Le Comité Invisible croit au contraire que tous les remous qui agitent la surface du présent émanent d’un craquement tectonique dans les couches les plus profondes de la civilisation. Ce n’est pas une société qui est en crise, c’est une figure du monde qui passe. Les accents de fascisme désespéré qui empuantissent l’époque, l’incendie national de novembre 2005, la rare détermination du mouvement contre le CPE, tout cela est témoin d’une extrême tension dans la situation. Tension dont la formule est la suivante : nous percevons intuitivement l’étendue de la catastrophe, mais nous manquons de tout moyen pour lui faire face. L’Insurrection qui vient tâche d’arracher à chaque spécialité le contenu de vérité qu’elle retient, en procédant par cercles. Il y a sept cercles, bien entendu, qui vont s’élargissant. Le soi, les rapports sociaux, le travail, l’économie, l’urbain, l’environnement, et la civilisation, enfin. Arracher de tels contenus de vérité, cela veut dire le plus souvent: renverser les évidences de l’époque. Au terme de ces sept cercles, il apparaît que, dans chacun de ces domaines, la police est la seule issue au sein de l’ordre existant. Et l’enjeu des prochaines présidentielles se ramène à la question de savoir qui aura le privilège d’exercer la terreur; tant politique et police sont désormais synonymes. La seconde partie de L’Insurrection qui vient nous sort de trente ans où l’on n’aura cessé de rabâcher que “l’on ne peut pas savoir de quoi la révolution sera faite, on ne peut rien prévoir”. De la même façon que Blanqui a pu livrer les plans de ce qu’est une barricade efficace avant la Commune, nous pouvons déterminer quelles voies sont praticables hors de l’enfer existant, et lesquelles ne le sont pas. Une certaine attention aux aspects techniques du cheminement insurrectionnel n’est donc pas absente de cette partie. Tout ce que l’on peut en dire ici, c’est qu’elle tourne autour de l’appropriation locale du pouvoir par le peuple, du blocage physique de l’économie et de l’anéantissement des forces de police. 130 pages édition : mars 2007

    7,10 €
  • Craipeau Yvan : Mémoire d'un dinosaure trotskyste

    Né à La Roche-sur-Yon en 1911, Yvan Craipeau a traversé deux guerres mondiales, la guerre d'Indochine et celle d'Algérie, ainsi que d'innombrables bouleversements. Militant trotskyste depuis 1929, dirigeant de ce mouvement depuis 1930, puis du Parti Socialiste Unifié, il espérait que la révolution socialiste libérerait l'humanité. Rêve de dinosaure ? Comment ce petit vendéen a-t-il pu vivre ainsi la tête dans les étoiles ? avoir le culot de contester Trotsky sur la nature de l'URSS ? survivre à la Gestapo et aux staliniens ? A quatre-vingt-sept ans, il relit ses mémoires. A l'aube du troisième millénaire, les jeunes se méfient des idéologies; ils en ont constaté les dégâts. Pourtant, jamais peut-être les idéologies - rétrogrades ou religieuses - n'ont connu plus de puissance. L'horreur est planétaire. Le temps n'est-il pas venu de penser une nouvelle utopie réaliste ? 363 pages Edition : 2005

    28,95 €
  • dir. Poulin Vassort : Sexe capitalisme et critique de la valeur

    Pour Sade (1740-1814), l'homme a le droit de posséder autrui pour en jouir et satisfaire ses désirs ; les humains sont réduits à des objets, à des organes sexuels et, comme tout objet, ils sont interchangeables, par conséquent, anonymes, sans individualité propre. Ils sont instrumentalisés pour que le dominant puisse assouvir ses fantasmes d'asservissement. Sade annonce l'avènement de la société productiviste. Son monde reflète le mécanisme de production, avec son organisation, ses représentations, ses symboles, ses différentes formes de rationalisation, une économie politique de la production corporelle, favorable à l'objectivation des femmes et à leur soumission sexuelle, piliers de la modernité capitaliste. Sade est moins un auteur " subversif " qu'un prophète du capitalisme sexué. " C'est la valeur qui fait l'homme ", soutient Roswitha Scholz. Le capitalisme, c'est-à-dire le règne de la loi de la valeur, a donc un sexe. La société bourgeoise se fonde sur une dissociation entre la sphère de la production et celle de la reproduction (sphère publique versus sphère privée), tout au profit des hommes comme sexe dominant et du Capital. Le sadisme social concentre certains des éléments constitutifs de la marchandise : aliénation, réification, dépossession, appropriation et servitude, sur la base d'une violence sexuée qui rend pérenne les rapports de domination et de soumission. S'inscrivant dans le cadre de la Théorie critique de la valeur (Wertkritik), Gérard Briche, Ronan David, Anselm Jappe, Robert Kurz, Nicolas Oblin, Roswitha Scholz et Johannes Vogele collaborent à cet ouvrage 190 pages édition : janvier 2012

    20,00 €
  • Fichaur André : Sur le pont. Souvenir d'un ouvrier trotskiste breton

    Préface d'Alain Krivine

    Jeune apprenti mécanicien brestois, André Fichaut rejoint le mouvement des Auberges de la jeunesse au lendemain de la seconde guerre mondiale. Il y rencontre le mouvement trotskiste et en devient un militant qu'il restera jusqu'à ce jour, attaché à défendre les intérêts des exploités.
    Militant syndical sur les chantiers navals puis à l'EDF, il est, dans les années 1950, membre du PCF et pratique l'entrisme dans le parti stalinien. C'est une véritable odyssée dans le mouvement ouvrier de ces années-là qu'il nous raconte ici, avec ses joies, ses peines et ses drames.
    Il quittera le PCF en Mai 68 pour participer à la fondation de la Ligue communiste. Cette autobiographie politique et sociale qui court de l'après-guerre aux années 1980 en passant par Mai 68, est aussi une histoire du mouvement ouvrier brestois. Une histoire personnelle qui se confond avec celle du plus grand nombre. » À 75 ans, l'avenir m'attend «, conclut celui qui aujourd'hui encore n'a pas renoncé à changer le vieux monde.
    »C'est un militant qui aime la lutte révolutionnaire, les copains, la nature et les huîtres, bref un militant normal qui veut renverser un ordre social anormal. C'est un ouvrier et c'est maintenant un écrivain et ça le fait marrer «, Alain Krivine.

    246 pages Edition : 2003

    20,00 €
  • Goldman Pierre : Souvenirs obscurs d'un juif polonais né en France

    «J'avais, dans ma vie, revêtu divers oripeaux. Aucun ne devait être plus contraire à mon identité que l'accusation capitale dont on commençait à m'affubler.» Ces mots écrits du fond de sa cellule sont ceux de Pierre Goldman. Fils de résistants juifs, réfractaire à la France de Vichy et de MAS, indifférent à la liesse éphémère de mai 68, Pierre Goldman avait rejoint la guérilla vénézuélienne alors qu'il en pressentait déjà le déclin. De retour à Paris, il connut « le chemin qui (le) conduirait à l'enfermement réclusionnaire». Jugé capable d'avoir commis, en décembre 1969, un sanglant hold-up boulevard Richard-Lenoir, à Paris, il en a été déclaré coupable par un jury d'assises et condamné à la réclusion à vie. Son procès, en décembre 1974, fit grand bruit. Rejugé lors d'un deuxième procès, en 1976, il est acquitté. La musique afro-cubaine, l'écriture, l'écoute du monde et de ses désordres furent ses passions constantes jusqu'à son assassinat, survenu en 1979. Autobiographie lucide face aux pièges de la Justice, texte littéraire fulgurant, ces Souvenirs obscurs constituent, à plus d'un titre, un récit essentiel. 313 pages Edition : 2005

    8,10 €
  • Hacquemand : Olivier Besancenot, l'irrésistible ascension de l'enfant de la gauche extrême

    L'irrésistible ascension de l'enfant de la gauche extrême « J'espère que vous serez indulgent avec moi... » Juin 2001, les journalistes découvrent pour la première fois un jeune homme au visage joufflu, habillé en jean et baskets. Cet inconnu, c'est Olivier Besancenot, tout juste vingt-sept ans et déjà candidat à l'élection présidentielle. Sept ans plus tard, le militant révolutionnaire est devenu l'une des personnalités de gauche les plus populaires. L'une des plus redoutées aussi. Un hasard ? Pas tout à fait. Militant dans l'âme, le facteur est un surdoué du débat politico-médiatique. Mais, décidément, Besancenot dit « Lucien » ne se réduit pas à l'image éculée d'un « produit marketing » conçu en laboratoire trotskiste. De sa première grève lycéenne en 1990 aux élections présidentielles de 2002 et 2007, du « Tous ensemble ! Tous ensemble ! » de 1995 à la mobilisation contre le CPE en 2006, son parcours renvoie aux échecs et aux succès d'un mouvement ouvrier en quête d'espérance. Son dernier pari : la création d'un nouveau parti anticapitaliste. L'ultime coup de poker d'un homme politique qui, bien qu'entouré d'un épais mystère, peut être considéré comme l'un des plus brillants de sa génération.

    17,30 €
  • Hazan : La dynamique de la révolte

    Revue L'Anticapitaliste n°66 (juin 2015)

    Eric Hazan vient de publier La Dynamique de la révolte, qui constitue en quelque sorte une suite de Premières mesures révolutionnaires, dont nous avions fait ici un compte-rendu critique (L’Anticapitaliste n° 49, décembre 2013). Ce livre a toutes les chances de connaître un succès similaire au précédent : brassant les mêmes thèmes dans une langue vive et sans jargon, il est d’une lecture à la fois agréable et instructive pour quiconque ne se satisfait pas du monde tel qu’il va et désespère de ne pas apercevoir d’issue.
    Il y a d’ailleurs lieu de se réjouir que de tels ouvrages rencontrent du succès. Cela démontre non seulement la disponibilité d’un public souvent jeune à des idées radicales, mais permet de poser à une échelle large les questions associées au projet d’une transformation révolutionnaire de la société. En ces temps d’atonie des mobilisations et de faible influence des anticapitalistes, notamment en France, on aurait tort de faire la fine bouche. Mais on ne saurait pourtant s’en tenir au registre des réjouissances et taire les divergences stratégiques, tant celles-ci impliquent des visions différentes, et souvent antagonistes, de l’histoire des insurrections passées comme de nos tâches pour aujourd’hui et demain.

    « Surmonter le pessimisme ambiant »…
    Le livre d’Eric Hazan est d’abord un plaidoyer pour l’histoire, et plus particulièrement pour une histoire comparée des soulèvements populaires et des révolutions, conçue comme antidote au renoncement, cynique ou désespéré, à transformer le monde dans lequel nous sommes amené-e-s à vivre. Il s’agit de « repérer des séquences se reproduisant à diverses époques et dans des pays différents », en focalisant l’attention sur « le temps du déclenchement révolutionnaire », autrement dit le moment initial d’une révolution.
    Un tel objectif n’est pas poursuivi pour le simple plaisir historien du récit ou de l’anecdote, mais afin de dessiner l’horizon des soulèvements populaires à venir, dont on ne saurait prédire ni les moments, ni les lieux, ni surtout les modalités d’éclatement, mais dont il est improbable qu’ils n’adviennent pas dans les années à venir. Outre un prologue et une dernière partie qui joue le rôle de conclusion, l’ouvrage est structuré autour de quatre parties, chacune d’entre elles visant à réfuter une idée commune – et politiquement paralysante – concernant le déclenchement des révolutions.
    Tout d’abord, le soulèvement serait rendu impossible par l’absence d’un préalable nécessaire, à savoir une politisation de masse. Or Hazan met en évidence, à partir d’exemples variés (révolutions française et russe, Commune de Paris, « mai rampant » italien), qu’il n’y a aucun lien causal mécanique entre l’établissement d’une « atmosphère politiquement agitée » et l’éclatement d’un soulèvement populaire, le processus de politisation à une échelle de masse pouvant précéder ou succéder au soulèvement.
    Ensuite, aucun soulèvement ne serait concevable en raison du rapport de force défavorable lié à l’énorme pouvoir concentré par les classes dominantes, à travers notamment l’appareil policier et militaire. Contre un défaitisme servant souvent de prétexte à l’inaction, Hazan rappelle qu’« il est dans la nature de toute insurrection d’être en situation d’infériorité à l’heure de son déclenchement » (p. 36), plaidant pour des actions visant, au cours même des processus révolutionnaires, à faire éclater les contradictions au sein des forces répressives, dont il rappelle qu’elles ne sont pas homogènes bien qu’assumant une même fonction conservatrice.
    Dans la troisième partie, l’auteur conteste la nécessité du passage de la révolution par une séquence institutionnelle – généralement sous la forme gouvernement provisoire/assemblée constituante – aboutissant généralement au reniement, ou plutôt à l’enfouissement progressif des promesses émancipatrices charriées par le soulèvement populaire initial. Hazan plaide ainsi en faveur des actions entreprises par les sans-culotte parisiens de mai-juin 1793 et par les bolcheviks en janvier 1918, substituant au parlementarisme un gouvernement révolutionnaire, appuyé par des comités populaires ou des soviets, capable d’agir avec audace et autorité dans une situation hautement périlleuse.
    C’est le chapitre suivant qui constitue le cœur de l’ouvrage (p. 57-129), puisqu’il vise à en démontrer la thèse centrale : l’inutilité d’une organisation révolutionnaire pour que s’engage favorablement un cycle de luttes révolutionnaires. Non que les organisations n’auraient historiquement joué aucun rôle dans les soulèvements populaires, ce que l’auteur ne saurait nier (d’autant que, dans l’exemple de la Révolution russe, il s’appuie presque exclusivement sur l’Histoire de la révolution russe de Trotsky…), mais ce rôle ne serait nullement irremplaçable et, en outre, ne correspondrait guère à ce que les organisations révolutionnaires ont prétendu accomplir.

    La révolte et le parti
    Si l’ouvrage réussit, au moins en partie, à déjouer le désespoir ambiant par d’utiles rappels historiques, il apparaît nettement moins convaincant quant à son évaluation du rôle joué par les organisations révolutionnaires. Eric Hazan aimerait convaincre que, pour briser nos fers et engager une transformation révolutionnaire de la société, les organisations seraient au mieux inutiles, au pire trompeuses ou oppressives. Parce qu’elles viseraient à imposer du dehors leur hégémonie au mouvement révolutionnaire, leur intervention ne pourrait avoir d’autre effet que de limiter a priori l’action spontanée et de ramener dans son lit le torrent de la révolte populaire.
    S’organiser pour que les révoltes ne s’effilochent pas en poussière humaine, mais sans constituer d’organisations, au risque de laisser contre-révolutionnaires ou réformistes occuper le nouveau terrain politique créé par la révolte elle-même : voilà en somme à quoi nous invite Hazan. Vieux débat évidemment, qui oppose « spontanéité » et « organisation », généralement caricaturé sous la forme d’une distinction entre invention créatrice et inertie bureaucratique. Si la contestation des tentations conciliatrices portées par les bureaucratiesdu mouvement ouvrier – notamment les directions syndicales – est un réflexe sain, elle prête à l’impuissance lorsqu’elle s’étend à l’ensemble des organisations, voire au fait même de s’organiser collectivement.
    Le principal problème de l’approche d’Eric Hazan est qu’elle supprime la question de la temporalité politique. Derrière un appel volontariste à ne pas se résigner, qui a pour vertu de rappeler que l’histoire humaine est parcourue d’irruptions populaires soudaines et inattendues, ce sont les conditions – objectives et subjectives – dans lesquelles se mène la lutte qui sont effacées du tableau. A la temporalité chaotique de la lutte des classes – faite de montées et de reculs, de flux et de reflux, de politisation et de découragement –, Hazan substitue un temps vide et linéaire où l’offensive – sous la forme de la révolte – est en chaque moment à l’ordre du jour, sinon à portée de main.
    Nul étonnement dès lors à voir l’auteur décréter l’inutilité des organisations, car c’est notamment dans la gestion de ce temps politique cyclique que résident et la nécessité des organisations, et les risques de bureaucratisation ou de substitutisme. En particulier, si les structures militantes permettent le maintien d’un certain niveau d’organisation et de lutte lorsque les conditions économiques et politiques prêtent comme actuellement à la démoralisation, l’absence de luttes de masse pendant toute une période peut conduire d’un côté au renforcement d’une couche de cadres réformistes, syndicaux et politiques, voués à la négociation avec les pouvoirs en place, de l’autre à l’isolement des révolutionnaires et au sectarisme.
    L’incapacité de Hazan à prendre au sérieux la temporalité politique se manifeste également lorsqu’il s’agit de penser les processus révolutionnaires. L’auteur ne tient d’ailleurs pas son pari de se limiter à l’analyse du déclenchement de ces processus, et pour cause : ce qui fait l’intérêt des grands épisodes de révolte populaire, c’est qu’ils inaugurent des situations de crise révolutionnaire qui peuvent durer des mois avant de se dénouer. S’en tenir au moment du déclenchement, au 14 juillet 1789 dans le cas de la Révolution française ou à février 1917 dans celui de la Révolution russe, ce serait nécessairement manquer l’essentiel et Hazan en convient en pratique puisqu’il va bien au-delà dans son livre.
    Or, dans l’analyse même des processus révolutionnaires, il confond trois niveaux d’action qui posent chacun des problèmes différents, en rapport avec la question de l’organisation :
    • celui de la révolte (ou du soulèvement populaire), qui n’est jamais – et Hazan a raison de le rappeler – le produit mécanique de l’action d’un parti révolutionnaire mais constitue un surgissement généralement inattendu, prenant souvent de court – au moins initialement – les organisations ;
    • celui de la révolution, processus qui suppose l’émergence d’un pouvoir populaire, donc d’une situation de double pouvoir, nullement contradictoire avec l’intervention d’une organisation capable d’impulser et de coordonner, plus généralement de penser et d’agir dans le temps brisé de la politique en ayant en tête les objectifs généraux du mouvement ;
    • et celui de l’insurrection, moment par définition court durant lequel il s’agit, non plus de gagner la majorité de la population aux idées révolutionnaires, mais de trancher par des initiatives énergiques entre deux pouvoirs irréconciliables, ce qui suppose l’action d’une minorité révolutionnaire hautement organisée et résolue.
    La Révolution portugaise de 1974-75, qui n’est pas étudiée par Hazan alors qu’elle constitue pourtant le dernier exemple en Europe d’une crise révolutionnaire, est éclairant : comme en bien d’autres situations historiques, l’absence d’un parti ayant une compréhension juste de cette crise et des tâches qu’elle assigne a lourdement pesé dans l’incapacité de constituer un pouvoir populaire capable de disputer l’hégémonie au pouvoir d’Etat, pourtant largement ébranlé par la poussée révolutionnaire de l’été et de l’automne 1975.
    La constitution d’un tel pouvoir supposait une structuration et une coordination nationales des initiatives d’auto-organisation (en l’occurrence des commissions de travailleurs/ses, d’habitant-e-s et de soldats). Le seul parti qui disposait d’une large assise militante dans la société portugaise et aurait pu pousser en ce sens, le PCP (profondément stalinisé), ne voulait en rien que la révolution démocratique, ayant fait tomber la dictature salazariste, se mue en révolution sociale, contestant la propriété capitaliste. Derrière de grandes phrases sur le peuple et la révolution, il fit donc tout son possible pour limiter les aspirations à des revendications partielles et l’auto-organisation populaire à un simple adjuvant de sa propre activité.
    Nous ne savons pas quelles formes exactes prendront les crises et processus révolutionnaires au 21e siècle, mais nous ne partons pas de rien. Si nous voulons conjurer le spectre des défaites et des échecs du siècle dernier, honorer ce « droit précieux de recommencer » dont parlait Daniel Bensaïd, il nous faut prendre au sérieux l’étude des soulèvements populaires passés. Comme l’écrivait Rosa Luxemburg (cité par Hazan, p. 18) : « Nous sommes campés sur ces défaites et nous ne pouvons renoncer à aucune d’entre elles, car de chacune nous tirons une part de notre force et de notre lucidité ».

    Ugo Palheta

    édition : mars 2015

    10,00 €
  • Hazan : Premières mesures révolutionnaires

    L’ordre existant, ce scandale permanent et mondial, ne répond plus à personne, ni de rien. Il a renoncé à tout argument, hormis celui de la force. Aussi, nous ne le critiquerons plus, nous l’attaquerons. Pour attaquer, il faut constituer une force et disposer d’un plan. Ce livre est une proposition de plan pour rendre l’insurrection irréversible, pour que le vieux monde ne puisse plus faire retour, passé le moment où le pouvoir se sera évaporé, où ses débris tournoieront dans le vide. Un plan pour sortir du cycle trop connu des révolutions ratées. Quant à la force, nous la constituerons en commun, tout en discutant, en amendant ce plan, en en formant un meilleur. Avec tous ceux qui n’en peuvent plus et qui attendent que quelque chose se lève pour nous porter ailleurs. Il faut faire vite : le vent de la révolte parcourt le monde et le domino français ne va pas tarder, comme bien d’autres avant lui, à tomber. Rencontrons-nous. Organisons-nous. Soulevons-nous. édition : septembre 2013

    8,00 €
  • Heinen : Des années d'espoir, regard sur la Ligue Marxiste révolutionnaire

    1968... des années d'espoirs résulte d'une enquête menée en Suisse auprès d'ancien-ne-s membres la Ligue marxiste révolutionnaire (LMR), qui prit ensuite le nom de Parti socialiste ouvrier (PSO). Quelque cent dix personnes, femmes et hommes, issues des trois régions linguistiques du pays ont répondu de façon souvent fort détaillée aux questions qui leur étaient posées.

    Tout en s'appuyant sur l'abondante littérature qui, en Suisse comme à l'étranger, s'est intéressée aux mouvements sociaux des « années 1968 », ce livre entend privilégier le récit des témoins. Recueillir leur parole, laisser des traces, faire oeuvre de mémoire collective : tel est l'objectif de la démarche initiale.
    Avec un regard parfois très critique, mais en soulignant le plus souvent tout ce que cette expérience leur a apporté, les unes et les autres s'expriment librement sur leur engagement d'alors et la façon dont il a marqué le cours ultérieur de leur existence - que ce soit sur les plans politique, social, professionnel ou privé.

    édition mai 2018

    28,00 €
  • Kaminski Sarah : Adolfo Kaminski Une vie de faussaire

    « Rester éveillé. Le plus longtemps possible. Lutter contre le sommeil. Le calcul est simple. En une heure, je fabrique trente faux papiers. Si je dors une heure, trente personnes mourront... »
    Quand, à 17 ans, Adolfo Kaminsky devient l'expert en faux papiers de la Résistance à Paris, il ne sait pas encore qu'il est pris dans un engrenage infernal, dans une course contre la montre, contre la mort, où chaque minute a la valeur d'une vie.
    Durant trente ans, il exécutera ce méticuleux travail de faussaire pour de nombreuses causes, mais jamais pour son propre intérêt. A travers son destin romanesque, et sous la plume de sa fille Sarah, on plonge au coeur d'une histoire de clandestinité, d'engagement, de traque et de peur. En arrière-plan du récit de sa vie se dessine le spectre d'un siècle où s'affrontent sans merci pouvoirs politiques, haines raciales, idéologies et luttes des peuples pour leur liberté et la dignité humaine.
    La Résistance, l'émigration clandestine des rescapés des camps avant la création d'Israël, le soutien au FLN, les luttes révolutionnaires d'Amérique du Sud, les guerres de décolonisation d'Afrique, l'opposition aux dictateurs d'Espagne, du Portugal et de Grèce, sont autant de combats pour lesquels il s'est en-gagé, au risque de sa vie et au prix de nombreux sacrifices. S'il a rejoint des causes en apparence contradictoires, Adolfo Kaminsky est toujours resté fidèle à ses convictions humanistes, à sa volonté de bâtir un monde de justice et de liberté.

    édition : novembre 2018

    7,20 €
  • Kernaleggen : Drapeaux rouges et Gwenn-ha-du

    La décennie qui suit Mai 68 garde une image impertinente et turbulente, brisant nombre de dogmes et d'habitudes. La Bretagne a participé activement à ce mouvement, luttant, manifestant, contestant (Joint français, grève du lait, PlogofF...). « Réveil d'un peuple » diront certains observateurs, remarquant que la nouvelle génération semble s'émanciper du « complexe de Bécassine » pour affirmer au contraire son identité bretonne et ceci, non seulement sur le terrain culturel mais aussi sur les terrains socio-économique et politique. C'est cette politisation du « fait national breton », plus particulièrement à partir de l'extrême gauche, que l'auteur s'applique à examiner. Par une analyse fine des textes, ce livre vise à mieux comprendre la pensée « nationalitaire » bretonne et permet, d'une part, de concevoir comment l'appréhension nouvelle du fait régional, au même titre que le féminisme et l'écologie, façonne l'émergence d'une nouvelle gauche, et d'autre part de voir les nouveaux changements à l'oeuvre concernant l'image de la Bretagne. Tudi KERNALEGENN, 26 ans, est chargé de cours en sciences politiques à l'université Rennes 2 Haute-Bretagne. 223 pages Edition : 2005

    19,00 €
  • Keucheyan : Hémisphère gauche

    On assiste depuis la seconde moitié des années 1990 au retour de la critique sociale et politique. La bataille des idées fait rage, développée dans des directions multiples et foisonnantes par des auteurs aussi divers que Toni Negri, Slavoj Zizek, Alain Badiou, Edward Said, Jacques Rancière, Homi Bhabha, Judith Butler, Giorgio Agamben, Frederic Jameson, Gayatri Spivak, Axel Honneth, Étienne Balibar, Miguel Benasayag, Daniel Bensaïd ou Paolo Virno, la pensée radicale est de retour.

    Quelles sont ces théories qui accompagnent l’émergence des nouvelles luttes sociales ? En quoi se distinguent-elles de celles qui caractérisaient l’ancien mouvement ouvrier : le marxisme, l’anarchisme, le keynésianisme, le tiers-mondisme et le libéralisme de gauche, par exemple ? Quels sont leurs courants, leurs tendances, leurs innovations ? Hémisphère gauche rend compte avec pédagogie de la grande diversité de ces nouvelles théories critiques : marxisme et post-marxisme, théorie post-coloniale, cultural studies, théorie de la reconnaissance, théorie queer, post-structuralisme, théorie de l’anti-pouvoir, néo-spinozisme, etc.
    Il montre également l’unité qui sous-tend ces différents courants de pensée, qui résulte de ce qu’ils sont tous le produit des défaites subies par les mouvements de contestation des années 1960 et 1970. Cet ouvrage fournit une introduction synthétique et pédagogique aux nouvelles théories critiques contemporaines, dans une perspective internationale.
    Il se veut un « mode d’emploi » facilitant l’accès à ces théories aussi une invitation à la découverte et à la lecture.

    édition : mai 2017

    13,50 €
  • Leclercq : Ultras-Gauches, autonomes, émeutiers et insurrectionnels 1968-2013

    L'auteur nous entraîne dans une découverte des courants situés à la gauche de l'extrême gauche. Un parcours initiatique à travers de nombreux extraits de textes dénichés dans des tracts, bulletins, revues et journaux des époques explorées. Des documents souvent méconnus, qui permettront au lecteur de se faire une idée sur les pratiques et objectifs de cette mouvance, dont toutes les composantes appellent au « Grand Soir », certaines tendances prônant l'émeute, le sabotage et le pillage. Un outil indispensable pour comprendre et connaître ce que veulent ces militants.

    édition : avril 2013 320 pages

    29,50 €
  • Les bons conseils : L'art de lancer des choses

    -bâton
    -poutre
    -pavé
    -palette
    -bouteille
    -pneu
    -téléviseur
    -ordinateur
    -livre
    "L'Homme a été créé par lui-même pour lancer des choses" ,
    voilà donc un petit essai pour apprendre à bien les lancer. Ce livre présente d"excellents conseils et diverses techniques pour maîtriser certains gestes et les appliquer à bon escient. Cet ouvrage essentiel consacré au lancé a circulé sous le manteau dans sa première édition. Il sagit là dune édition pour les librairies, revue et proposée à prix modique.

    édition : juin 2020

    8,50 €
  • Les Nouveaux Partisans : Histoire de la Gauche prolétarienne

    La gauche prolétarienne (GP) est un groupe révolutionnaire créé en septembre 1968, avec comme outil de communication un journal : La cause du peuple ; et comme antenne activiste radicale la NRP (Nouvelle Résistance Populaire).
    Né dans la continuité de mai 68, la GP est l'espace militant où se jouent les principales discussions et actions qui décideront de la multiplicité des courants révolutionnaires des année soixante-dix et quatre-vingt.

    Dans la préparation de ce livre, deux axes se sont immédiatement imposés à l'esprit des auteurs :
    - Tout d'abord, et en priorité, ce travail devait échapper aux souvenirs individuels et être réellement l'acte collectif d'un groupe, celui de ceux qui ont été le moteur et l'âme de ce combat : les militants de base.
    -D'autre part, ces pages ne seraient en aucun cas rassemblées autour de commentaires sur le mode du « on voulait faire » et du « on voulait dire ». c'est-à-dire à travers une interprétation d'un mouvement révolutionnaire du point de vue d'une époque réactionnaire. Ce serait au contraire un ouvrage composé à partir de ce qui avait été réellement fait et réellement dit. De ce choix découle la construction du livre alternant chronologie des faits et textes politiques. L'importance de la GP repose sur la revendication d'une pratique véritable et non sur l'expression d'une «opinion» d'extrême gauche. À aucun moment, elle n'a séparé le discours de l'acte concret. L'histoire de la Gauche prolétarienne, malgré son importance historique (ou à cause de... ?), nous a été confisqué. Elle a peu été racontée, ou alors par bribe, et très souvent par d'anciens militants repentis, que l'on a retrouvé par la suite à des postes de pouvoir (dans la presse, l'économie, la culture, la politique parlementaire.).
    Nous en proposons ici une chronologie complète, documentée et commentée.
    Ce livre est essentiel pour deux raisons principales :
    1/ historique > il est le chainon manquant permettant de mieux comprendre le contexte politique de l'époque et notre présent qui en découle ;
    2/ politique > il fait partie des outils indispensables pour penser notre actualité insurrectionnelle.

    édition : avril 2014

    17,00 €
  • Marcel van der Linden : Western Marxism and the Soviet Union

    New publication: Western Marxism and the Soviet Union by Marcel van der Linden The "Russian Question" was an absolutely central problem for Marxism in the twentieth century. Numerous attempts were made to understand the nature of Soviet society. Marcel van der Linden's new book Western Marxism and the Soviet Union tries to portray the development of these theoretical contributions since 1917 in a coherent, comprehensive appraisal. It aims to present the development of the Western Marxist critique of the Soviet Union across a long period in history (from 1917 to the present) and in a large region (Western Europe and North America). Within this demarcation of limits in time and space, attention has been paid to all Marxist analyses which in some way significantly deviated from or added to the older theories. The book also contains a massive bibliography of the relevant publications; an effort has been made to ensure completeness, knowing however that it is unlikely to be realized. Marcel van der Linden, Western Marxism and the Soviet Union. A Survey of Critical Theories and Debates Since 1917 (Leiden and Boston: Brill, 2007). XII + 380 pp. ISBN 978 90 04 15875 7. € 89.00; US$ 125.00 Contents Preface 1. Introduction 2. From the October Revolution to the Stalin era (1917-29). 2.1. Kautsky and the Bolsheviks: three controversies: Kautsky versus Lenin; Kautsky versus Trotsky; Kautsky versus Bukharin. 2.2. Levi, Luxemburg and the Bolsheviks: criticism and counter-criticism: Levi; Luxemburg; Interpretations; Zetkin, Lukács, and Kautsky. 2.3. Left-communist criticisms: Gorter, Pannekoek, Rühle; Korsch. 2.4. Summary 3. From Stalin's "Great Leap Forwards" to the "Great Patriotic War" (1929-41). 3.1. State capitalism: Miasnikov; Adler; Wagner; Worrall; Pollock. 3.2. Trotsky: the theory of the degenerated workers' state. 3.3. Theories of a new mode of production: Laurat; Weil; Rizzi; Burnham; Shachtman; Carter; Pedrosa; Hilferding. 3.4. Criticism: Criticism of theories of state capitalism; Criticisms of the theory of the degenerated workers' state; Criticisms of theories of a new mode of production. 3.5. Summary 4. From the "Great Patriotic War" to the structural assimilation of Eastern Europe (1941-56). 4.1. The theory of the degenerated workers' state. 4.2. Theories of state capitalism: Grandizo/Péret; James/Dunayevskaya; Castoriadis/Lefort; Cliff; Bordiga. 4.3. Theories of a new mode of production: Guttmann. 4.4. Interpretations "without labels": Sternberg; Cycon; Frölich; Kofler. 4.5. Debates and mutual criticism: The Deutscher debate; Responses to Burnham; Mandel's critique of "state capitalism" and "bureaucratic collectivism". 4.6. Summary 5. From the 20th Congress of the CPSU to the repression of the "Prague Spring" (1956-68). 5.1. Theories of state capitalism: The current around Cliff. 5.2. The theory of the degenerated workers' state. 5.3. Theories of a new mode of production: Djilas; Kuron/Modzelewski. 5.4. Theories "without labels": Wittfogel and his critics; Marcuse; Rosdolsky; Boeuve. 5.5. Summary 6. From the repression of the "Prague Spring" to Perestroika (1968-85). 6.1. Theories of state capitalism: Cliff's current; Mattick; Maoist variants: Holmberg, Bettelheim and his critics; The operaïst variant. 6.2. The theory of the degenerated workers' state: Elaborations; Criticisms; Mohun's revision. 6.3. Theories of bureaucratic collectivism: Stojanovic; Critical Rizzi-supporters: Carlo and Melotti; Fantham/Machover; Sweezy. 6.4. Theories of the new mode of production without a (consolidated) ruling class: Pioneers: Arthur, Naville, Alvater/Neusüss; The debate in Links; Dutschke and his critic; Zimin; Digression: Sohn-Rethel, Damus and the `social synthesis'; Bahro and his critics; Schmiederer; Ticktin and his critics; The Hungarian "New Left": Bence/Kis (Rakovski), Konrád/Szelényi, Fehér/Heller/Márkus; Campeanu. 6.5. Summary 7. The collapse and its aftermath: from 1985 to the present. 7.1. Theories of (state-)capitalism: The current around Cliff and its critics; Daum and his critics; Sapir; Chattopadyay and his critics; Fernandez; Aufheben; Sandemose; Resnick & Wolff and their critics. 7.2. The theory of the degenerated workers' state. 7.3. Theories of bureaucratic collectivism: Loone; Brenner and his critic; Finger. 7.4. Theories of a new mode of production without a (consolidated) ruling class: Füredi; Ticktin and his critics; Cox; Arthur; Behrens; Campeanu. 7.5. Summary 8. In Lieu of a Conclusion 9. Meta-theoretical note Bibliography Index 380 pages édition : 2007

    20,00 €
  • Mathieu Lilian : Les années 70, un âge d’or des luttes ?

    10 février 2010 144 pages Les années qui ont suivi Mai 68 restent dans les mémoires comme une période mythique sur le plan des mouvements sociaux. Ouvriers, femmes, immigrés ou encore homosexuels et écologistes, ces contestations émanant de groupes divers ont bouleversé la société de l’époque. Dans ce livre, Lilian Mathieu ne se contente pas de retracer l’histoire des seventies contestataires, il tire les principaux enseignements que ces combats passés peuvent apporter aux luttes du présent. Lilian Mathieu est sociologue, chargé de recherche au C.N.R.S. Il travaille depuis de nombreuses années sur les mouvements sociaux, et a conduit des recherches sur la lutte contre le sida, les mobilisations de prostituées, la lutte contre la double peine, les groupuscules radicaux d’extrême droite et le mouvement altermondialiste. Il est membre du comité de rédaction de la revue ContreTemps et de la Fondation Copernic ; il a notamment publié Prostitution et Sida (2000) et Mobilisations de prostituées (2001).

    10,10 €
  • Mauvaise troupe : Trajectoires révolutionnaires du jeune 21è siècle

    «De ces dix dernières années, nous avons encore le souvenir. De leurs révoltes, de leurs insoumissions, nous sommes nombreux à ne rien vouloir oublier. Nous savons pourtant que nous vivons dans un monde qui s'en emparera, nous en dépossédera afin que des enseignements n'en soient jamais tirés et que rien de ce qui est advenu ne vienne repassionner les subversions à venir. Pour extirper cette mémoire d'un si funeste destin, nous avons fait un "livre d'histoires". Des histoires d'inadaptés, de rétifs, des histoires de lutte contre ce même ordre des choses qui menace aujourd'hui de les ensevelir sous son implacable actualité. "Ne faites pas d'histoires",

    c'est en somme le mot d'ordre imposé par une époque piégée dans le régime de l'urgence et des plans de redressement. "Ne faites pas d'histoires, et suivez le courant. L'économie répondra à vos besoins, les aménageurs assureront votre confort ; la police garantira votre sécurité, l'Internet votre liberté, et la transition énergétique, votre salut." Les histoires de cet ouvrage viennent mettre du trouble là où devraient régner le contrôle et la transparence ; elles reflètent la recherche d'un certain ancrage dans un présent qui partout se défausse.» Ainsi s'ouvrent les Constellations du collectif «Mauvaise Troupe», qui reprennent à la première personne du pluriel le récit des luttes, désertions, fictions, batailles, occupations, fêtes qui ont ponctué les treize premières années du nouveau siècle. Au fil d'entretiens, correspondances, documents, écrits, dessins oniriques, photos, s'articule un ensemble d'aventures collectives visant à «inventer une vie immédiate», contre les modèles rancis promus par l'époque. Sur le fond et dans sa forme, le livre est unique. Se déployant au ras de l'expérience sur huit Constellations et quatre Trajectoires, il dessine le portrait en pied d'une génération politique, contrainte et/ou bienheureuse d'avoir à réinventer les outils du mouvement révolutionnaire. Livre d'espérances, d'enthousiasmes, de colères, il trace des voies praticables sur le parcours piégé de la radicalité politique et de ses figures parfois sclérosantes. Voies de l'intelligence des faits, et de l'autonomie vis-à-vis des pouvoirs institués. .
    édition : avril 2014

    12,00 €
  • Moreno : Foucault, la gauche et la politique

    Foucault, la gauche et la politique Michel Foucault est devenu une référence centrale de la philosophie politique en général et d’une bonne partie de la gauche en particulier. Ses concepts, ses analyses, sa stature intellectuelle, son modèle militant, sont souvent revendiqués. Son œuvre est cependant passée par différentes phases et son attitude politique fut loin d’être stable. Ce livre offre une introduction à l’orientation politique du philosophe à partir de trois grands axes : sa trajectoire sociale, le contenu politique de son œuvre et le contexte intellectuel dans lequel il s’insère et intervient. José Luis Moreno Pestaña mène des recherches en épistémologie des sciences sociales, sociologie de la maladie mentale et sociologie de la philosophie. Parution Février 2011, 144 pages

    10,10 €