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Révolution russe / IIIè Internat


  • Le travail dans les révolutions russes. De l'URSS à la Russie : le travail au centre des changements

    Pierre Rolle est spécialiste de l'organisation du travail dans les sociétés capitalistes développées. Il a examiné de concert avec des sociologues russes trois lieux de travail de la région de Rostov sur le Don (une banque, une entreprise de réparation de motrices électriques, une fabrique de cigarettes) dans la transition de l'URSS à la Russie, avec des références plus générales sur le passage de la Russie à l'URSS, puis de l'URSS à la Russie. Un ouvrage qui réunit reportages, analyses et tentatives de mise en place d'un appareil conceptuel, cela afin de comprendre que dans la Russie actuelle le désordre qui règne, par rapport à l'ancien régime, ne relève pas du strict chaos. PIERRE ROLLE est directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) - où il a travaillé sur les technologies nouvelles avec Pierre Naville - et enseigne à Paris X. Il est l'auteur de nombreuses publications dont Les conditions d'emploi des machines-outils à commande numérique, CNRS, 1968; Introduction à/a sociologie du travail, Larousse, 1971; I paradossi del lavoro, Nuova biblioteca Dedalo, 1983; Travail et salariat, Presses universitaires de Grenoble, 1988. 245 pages Edition : 1998

    19,80 €
  • Les groupes communistes français de russie (1918-1921)

    La révolution russe représente certainement le plus grand événement politique et social du XXe siècle et le drame de cette révolution mérite la clarification sous tous les rapports.
    Ante Ciliga
    édition poche: février 2015 (le visuel présente l'édition de 1988)

    6,20 €
  • Lewin (intro Bensaïd) : Le dernier combat de Lénine

    PARUTION : courant AVRIL 2015
    Le « testament » de Lénine : un document historique longtemps dissimulé – Lénine dénonce Staline – De la révolution à l’État dictatorial, histoire d’une faillite Livre d’actualité, alors qu’avec les conflits en Géorgie, en Ukraine, en Moldavie, semble renaître un nationalisme grand-russe. Livre nécessaire, alors que l’on commémore les vingt-cinq ans de la chute du Mur de Berlin et la « fin du communisme », que le centenaire de la révolution de 1917 approche, pour rompre avec les visions manichéennes, et faire de l’histoire avec un authentique historien.

    En décembre 1922, victime d’une hémiplégie, Lénine se trouve paralysé. Il doit dès lors combattre non seulement contre la maladie, mais aussi contre l’appareil du Parti communiste – parti qu’il avait pourtant fondé. À la direction, le secrétaire général, Staline, tente de lui interdire l’accès à toute information sur les activités du gouvernement soviétique. Quand Staline destitue le comité central du Parti communiste géorgien, Lénine prend conscience que la «dictature du prolétariat» devient la domination de quelques hommes. Il se rapproche alors de Léon Trotsky pour lutter contre le nationalisme « grand-russe » et contre la puissance de plus en plus accentuée d’une bureaucratie sur le parti et la société.
    Sachant qu’il peut mourir d’un jour à l’autre, pendant douze semaines, il va essayer d’enrayer le mouvement en proposant des mesures de réorganisation.
    Malgré la maladie, il arrive à dicter à ses secrétaires, quasi clandestinement, des notes, des lettres, et notamment son « testament » dans lequel il préconise la mise à l’écart de Staline. Ce testament lu – mais jamais distribué – au congrès du Parti, fut ensuite caché, son existence niée. Le 10 mars 1923, une dernière rechute brise net les ultimes efforts de Lénine. Il meurt le 21 janvier 1924. Joseph Staline peut triompher. Ce n’est qu’en 1956, lors du 20e congrès du Parti communiste de l’URSS, dans une séance à huis clos, que Nikita Krouchtchev va reconnaître officiellement les « crimes de Staline » et porter à la connaissance des délégués le « testament ».
    Il faudra attendre encore près de dix ans pour que soit publié le «Journal des secrétaires de Lénine». C’est à partir de ce dernier document, qu’il a contribué à faire traduire et connaître dès 1965, et de toutes ses connaissances accumulées sur l’histoire soviétique, que Moshe Lewin a pu le premier décrire ce combat de Lénine, son dernier combat.

    Commentaire:
    Né a Wilno en Lituanie en 1921, réfugié Parution : en URSS pendant la Deuxième Guerre mondiale, Moshe Lewin combat dans l’Armée Rouge où il s’est engagé. Après-guerre, il vit et milite en Pologne, en France, puis en Israël, qu’il quitte en désaccord complet avec la politique du nouvel État pour s’installer en France, où il s’engage dans une thèse d’histoire. Successivement directeur d’études à l’École pratique des Hautes études, Senior Fellow à l’Université Columbia (New York) et professeur à l’Université de Birmingham (Grande-Bretagne), il termine sa carrière comme professeur à l’Université de Pennsylvanie. Il est un des plus grands spécialistes de l’Union soviétique. Il a publié La formation du système soviétique (Gallimard, 1987) et Le siècle soviétique (Fayard, 2003). Moshe Lewin est décédé en 2010. Syllepse et Page 2 (Lausanne) coéditeront fin 2015 ses derniers écrits inédits.
    édition : avril 2015

    16,00 €
  • Lewin : La formation du système soviétique

    De 1917 à 1940, les effets de la guerre civile, l'industrualisation, l'économie collective et planifiée, les luttes internes de l'appareil communiste, la répression de masse, les tournants idéologiques sont mis ici en perspective à la lumière des transformations sociales, et surtout de l'évolution de la population rurale. Sans trouver grâce à nos yeux, le système stalinien gagne en cohérence et se fait plus intelligible.

    nouvelle édition semi poche : mars 2013

    530 pages

    17,50 €
  • Lewin : Le siècle soviétique

    L'URSS n'est plus. Pourtant, son histoire nous concerne toujours, aujourd'hui plus que jamais. Une histoire longtemps impossible à écrire, non seulement faute de documents fiables, mais aussi parce qu'elle a été au coeur d'affrontements idéologiques qui, entre réquisitoire et apologie, ont largement contribué à occulter les soixante-quinze années qu'a duré le régime soviétique. Il y a peu, l'ouverture des archives a de nouveau rendu possible cette entreprise. Dans Le Siècle soviétique, Moshe Lewin s'attache à cerner ces années dans toute leur complexité. Multipliant les éclairages - démographie, économie, travail, culture, camps et répression -, il nous conduit dans les « entrailles » d'un système encore largement méconnu et bouscule les idées reçues sur les dirigeants, le parti-État ou encore la bureaucratie, pieuvre tentaculaire qui détenait le véritable pouvoir. Histoire sociale de l'URSS, Le Siècle soviétique montre que, même aux pires heures de la dictature stalinienne, la société a conservé, par de multiples biais, une certaine autonomie. Profondément rurale au début de la période, elle a aussi connu de gigantesques bouleversements, devenant en quelques décennies une société moderne à dominante urbaine. Aux antipodes d'une histoire linéaire, ce livre permet de prendre toute la mesure des continuités et des ruptures qui mènent, à travers un cheminement complexe, de la révolution fondatrice d'octobre 1917 à l'implosion finale, en passant par la dictature stalinienne et les impossibles réformes des années khrouchtchéviennes. Né en 1921, Moshe Lewin a été, entre 1978 et 2000, professeur d'histoire à l'université de Pennsylvanie (États-Unis). Parmi ses ouvrages traduits en français : Le Dernier Combat de Lénine (Minuit, 1967), La Formation du système soviétique (Gallimard, 1987). Traduit de l'anglais (États-Unis) par Denis Paillard et Florence Prudhomme. 526 pages Edition : 2006

    29,00 €
  • Lewin : Russie-URSS-Russie

    Recueil de huit textes de l'historien sur l'URSS, sa nature politique, ses liens avec le communisme, le socialisme et le capitalisme, son inscription dans l'histoire de la Russie, ou la tradition du nationalisme grand-russe, et sur la société soviétique.

    édition : septembre 2017

    20,00 €
  • Mandel (David) : Les Soviets de Pétrograd

    mages d'Épinal de la révolution russe de 1917, les soviets restent encore mal connus. Comment sont-ils nés ? Qui en faisaient partie ? Quels étaient leurs rôles ? Que voulaient-ils ?
    David Mandel nous propose de lever un voile de l'histoire de cette expérience inédite du 20 e siècle qui...

    édition : Septembre 2017

    25,00 €
  • Milda Bulle, une pasionaria rouge

    TIRE DU SITE " regard-est.com" Nicolas Auzanneau :

    « Si Milda Bulle m’a d’abord intrigué, c’est par sa présence surprenante, incongrue, dans le nord de l’Iran en 1920. J’ai étudié, pendant de longues années, la société du Gilân, une province iranienne qui longe la mer Caspienne. Cette province, couverte de rizières et de forêts, fut le théâtre, de 1915 à 1921, d’un mouvement révolutionnaire original, le mouvement jangali (forestier) qui aboutit, appuyé par des bolcheviks venus de la proche Russie, à une éphémère République socialiste soviétique (de juillet 1920 à septembre 1921) dont la capitale était Rasht, la principale ville du Gilân. C’est en consultant archives et textes sur cette révolution que j’ai découvert ce personnage qui a aussitôt piqué ma curiosité : une Lettone, Milda Bulle (prononcez Boulé), pasionaria de ce mouvement révolutionnaire. […] Ma première réaction fut naïve : que faisait donc une Lettone au Gilân, dans cette province marginale dans l’espace iranien, en 1920 ? »

    édition : 11/2018

    12,00 €
  • Pavlioukov : Le fonctionnaire de la Grande Terreur : Nikolaï Iejov

    édition : avril 2017Le nom de Iejov, ministre du NKVD, la police politique soviétique, est associé pour toujours au moment le plus sinistre de l’histoire russe, celui de la Grande Terreur (1937-1938) et de ses millions de victimes. Alexeï Pavlioukov a eu accès aux archives centrales du FSB (les services de police politique), habituellement fermées aux chercheurs, et en particulier aux dossiers d’instruction de Iejov lui-même et de ses plus proches collaborateurs, quand ils furent à leur tour arrêtés. Cherchant à se disculper, tous racontèrent dans le détail comment la machine avait été mise en marche sur ordre de Staline, et comment elle avait fonctionné pendant un peu moins de deux ans avec ses quotas de victimes planifiés.

    Iejov, personnalité banale, sinon falote, apprenti tailleur, soldat adhérant pendant la révolution au parti bolchevik dont il devient un fonctionnaire, s’élève peu à peu à l’intérieur de l’appareil grâce à une vertu que très vite relèvent ses chefs : l'aptitude à exécuter coûte que coûte les ordres reçus, sans états d’âme autres que la promesse d’une promotion. Petit, timide, piètre orateur, inculte, il serait probablement depuis longtemps oublié s’il était resté un homme de l’appareil du parti responsable des cadres et n'avait pas été, par la volonté de Staline, appelé à s’occuper de la police politique.Le lecteur suit pas à pas cette ascension, puis la chute quand Staline décide de mettre fin à la Grande Terreur et de se débarrasser de ses exécutants. Iejov fut un rouage essentiel de la Grande Terreur ; sa biographie est en réalité celle d’un système avec la part de hasards, de rencontres, d’opportunités de carrière, de logique bureaucratique et d’effets sanguinaires, dictés tant par l’aveuglement idéologique que par les circonstances d’une réalité qui échappe aux plans et se montre rétive aux programmes. C’est, somme toute, la biographie scrupuleuse d’une criminalité de bureau.

    édition : avril 2017

    32,00 €
  • Pirani : La révolution bat en retraite, la nouvelle aristocratie communiste et les ouvriers 1920-1924

    On a souvent du mal à se représenter comment la Russie est passée de la prise du pouvoir par les bolchéviques fin 1917 à la terreur stalinienne. Simon Pirani a choisi de décrire une partie du processus en étudiant la vie quotidienne et les conditions de travail des ouvriers de Moscou pendant la période 1920-24, et en se faisant l'écho de leurs revendications et de leurs protestations face à une classe dirigeante en formation qui alternait encore répression et dialogue.
    L'auteur explique que les travailleurs en général, au sortir des ravages de la guerre civile, firent le choix de soutenir le nouveau régime, afin de rétablir les productions indispensables et un minimum de régularité dans les approvisionnements alimentaires et ce malgré l'écrasement de la révolte de Cronstadt et des grèves de Pétrograd en 1921.
    Mais ce choix, ils le firent, insiste Pirani, en sachant bien qu'en échange ils devraient abandonner les quelques libertés et pouvoirs politiques qu'ils détenaient encore.

    édition : juillet 2020

    18,00 €
  • Rabinowitch : Les Bolchéviks prennent le pouvoir, 1917 à Pétrograd

    Ce livre apporte un éclairage nouveau sur des événements que l'on considérait depuis longtemps comme parfaitement connus. Il remet en cause l'histoire du mouvement révolutionnaire à Petrograd depuis la chute du tsarisme jusqu'à la révolution d'Octobre : le triomphe de la révolution n'était nullement inévitable, le parti bolchevik n'était pas une organisation monolithique, la direction s'est souvent lourdement trompée et le rôle même de Lénine a été surévalué.
    Ce sont les masses, les ouvriers et les soldats (c'est-àdire les paysans) qui ont été le moteur de la révolution de 1917.
    Depuis sa première édition en 1976, l'ouvrage d'Alexander Rabinowitch fait référence dans l'historiographie de la révolution russe. Grâce à l'étude minutieuse d'archives jusqu'alors inaccessibles, il offre un contraste saisissant avec les publications antérieures sur le sujet.
    Le texte original, révisé en 2004, et disponible pour la première fois en français, est ici augmenté d'une préface inédite de l'auteur.

    édition :septembre 2016

    28,00 €
  • Reed : 10 jours qui ébranlèrent le monde

    Le remarquable récit des premiers jours de la révolution bolchévique par ce journaliste américain qui y laissa sa vie en revenant du Premier congrès des peuples d'Orient à Bakou.
    enfin une version expurgée des âneries staliniennes contrerévolutionnaires

    édition : septembre 2017

    11,00 €
  • Reed : 10 jours qui ébranlèrent le monde

    Après avoir parcouru le Mexique révolutionnaire et l'Europe en guerre et en avoir rapporté des témoignages extraordinaires (Le Mexique insurgé, La Guerre dans les Balkans), le journaliste, poète et écrivain américain John Reed (1887-1920) est à Petrograd pendant la révolution d'octobre 1917.

    Le récit qu'il livre de ces journées historiques, véritable fresque, vivante et partisane, résolument en faveur des insurgés bolcheviques, plonge le lecteur dans la déferlante révolutionnaire soviétique qui va provoquer la chute du tsarisme et, dans une large mesure, bouleverser l'histoire du XXe siècle.

    Dix jours qui ébranlèrent le monde est un livre exceptionnel : best-seller politique international, édité dans des dizaines de langues jusqu'à nos jours, il constitue, sans aucun doute, un monument de journalisme.

    Cette nouvelle édition, illustrée, est augmentée d'articles de John Reed, inédits en français, sur la révolution russe.

    édition : septembre 2017

    22,00 €
  • Renault : L'empire de la révolution, Lénine et les musulmans

    Dans l’imaginaire collectif, la révolution d’Octobre apparaît comme une révolution essentiellement européenne, venue achever, dans tous les sens du terme, les idéaux de la modernité occidentale. Cette vision n’est pas fausse, mais elle occulte le fait que 1917 fut également le fruit d’un décentrement de la théorie et la pratique révolutionnaires aux marges de l’Europe, avant d’être l’origine d’un cycle de luttes d’émancipation, nationale et anticoloniale, en « Orient ».
    Or, celui-ci débuta à l’intérieur même des frontières de cet empire qu’était la Russie, les bolcheviks ayant d’emblée été placés devant une double tâche : propager la révolution aux confins orientaux du pays tout en œuvrant à leur décolonisation. Comment ont-ils procédé et dans quelle mesure y sont-ils parvenus ?

    PARUTION : 26 octobre 2017

    10,00 €
  • Rosmer : Moscou sous Lénine

    Ce livre constitue un témoignage rare. En effet, ils ont été peu nombreux ceux qui participèrent de façon active aux premières années du jeune État soviétique et restèrent fidèles à leur engagement et à leur idéal, lorsque le vent tourna à Moscou après la mort de Lénine. Alfred Rosmer a été de ceux-là. Avec verve et précision, il restitue un moment de l’histoire de sa vie, qui se confond avec l’histoire du mouvement communiste. Il décrit ces années de 1919 à 1924, pendant lesquelles l’État soviétique fut soumis à des tensions extrêmes, car il concentrait contre lui toute la haine des dirigeants des grandes puissances. A l’opposé, il incarnait les espoirs de millions de femmes et d’hommes qui aspiraient à un monde débarrassé de l’exploitation. Dans une situation extrêmement difficile de guerre civile et de dénuement, la vie politique restait pourtant animée, les discussions vives et vivantes, aussi bien au sein du Parti bolchevique qu’au sein de cette Internationale nouvellement créée, dans laquelle Rosmer joua un rôle de premier plan. Tout à l’opposé du régime qu’imposa Staline et ses partisans serviles après la mort de Lénine, en janvier 1924. L’histoire de cette période est encore mal connue. Surtout parce qu’elle a été ensevelie sous des monceaux de mensonges, de faux documents, de faux témoignages, trop souvent utilisés comme références encore aujourd’hui. L’ouvrage de Rosmer remet les choses au point. Né en 1885, Alfred Rosmer milita d’abord au sein du courant syndicaliste révolutionnaire, au début du 20e siècle. Avec une poignée de ses camarades, il fut de ceux qui résistèrent en 1914 à la vague chauvine qui emporta la quasi-totalité du mouvement socialiste. En 1917, il rejoignit le mouvement communiste, mettant son énergie et ses compétences au service de la 3e Internationale, sans réserve et sans rien abandonner de son esprit critique. Ce qui renforce la pertinence de son témoignage qui devrait aider la réflexion de tous ceux qui cherchent à comprendre l’histoire du communisme. Préface d'Albert Camus Avant-propos 1. 1920 L’Europe en 1920 2. Le voyage de Moscou 3. Premier mai à Vienne 4. La Tchécoslovaquie de Mazaryk 5. Clara Zetkin - Chliapnikov; Grandiose démonstration à Berlin 6. De Stettin à Reval 7. Pétrograd - Zinoviev 8. Moscou - Au C.E.I.C. - Sadoul - Radek - Boukharine 9. Trotsky 10. Au Kremlin - Lénine 11. Parmi les délégués au IIe Congrès de l’Internationale communiste 12. Radek parle de Bakounine 13. Smolny - Séance solennelle d’ouverture du IIe Congrès 14. Les débats du IIe Congrès 15. Trotsky prononce le discours-manifeste de cloture 16. Les peuples de l’Orient au congrès de Bakou 17. Les syndicats russes 18. Les anarchistes - Mort et obsèques de Kropotkine 19. Congrès du P.S. français - Majorité pour l’adhésion à l'I.C. 20. Au groupe communiste français de Moscou 21. Le “Train de Trotsky - Wrangel - Fin de la guerre civile 1. 1921 La question syndicale provoque un grand débat 2. Soulèvement de Cronstadt 3. Lénine expose la NEP au III° Congrès de l’I.C. 4. L’I.S.R. tient son Congrès constitutif 5. Bilan d’un séjour de dix-sept mois 6. Retour à Paris : un autre monde 1. 1922 Retour à Moscou - Le front unique - Chliapnikov et Cachin 2. Crise économique mondiale - Lloyd George propose une conférence - Cannes 3. Les délégués des 3 internationales à Berlin 4. Gènes et Rapallo 5. Procès des socialistes-révolutionnaires 6. V° anniversaire de la Révolution d’Octobre - IV° Congrès de l’I.C. 7. Le P.C.F. et ses difficultés 8. Frossard démissionne - Cachin reste 1. 1923 Poincaré fait occuper la Ruhr 2. Hambourg : Fusion de la II°Internationale et de l’Internationale de Vienne 3. Désarroi à la direction de l’Internationale communiste - Situation révolutionnaire en Allemagne 1. 1924 Mort de Lénine Appendice Conclusion 310 pages édition : juin 2009

    16,80 €
  • Salmon : Le projet Blumkine

    Il y a plus de trente ans, Christian Salmon renonçait au projet d’écrire la vie d’une légende oubliée de la Révolution russe : Iakov Blumkine, terroriste, tchékiste, poète, stratège militaire, agent secret, exécuté à l’âge de vingt-neuf ans sur ordre de Staline.
    Les années ont passé jusqu’à ce que l’auteur découvre à l’occasion d’un déménagement une malle contenant les archives du « projet Blumkine » : des manuscrits, des documents, de rares photographies, et des souvenirs personnels.
    Il décide alors de reprendre le « projet Blumkine » et propose ici un récit biographique inclassable, à l’image de ce personnage pris dans les reflets de sa légende : l’enfant romantique d’Odessa, l’assassin de l’ambassadeur d’Allemagne en 1918, le poète qui fréquente Isadora Duncan et l’avant-garde artistique du début des années 1920, le guerrier et le stratège qui reconquièrent la Mongolie, l’agent du NKVD en Palestine, le secrétaire de Trotski… L’auteur entreprend un voyage sur les pas de ce jeune homme qui prétendait avoir eu neuf vies et qui avait tout « d’un amant authentique de la poésie et d’un tueur-né ». Un voyage qui le mène d’Odessa à Moscou, d’Istanbul jusqu’aux plateaux du Tibet...
    Mais les événements se télescopent : la vie du héros rencontre celle de l’auteur, l’Histoire percute les soubresauts du présent. Le « projet Blumkine » change alors de nature, il déborde de son cadre, la chronologie est pulvérisée, le biographe est à la peine. Un autre voyage commence…

    édition : août 2017

    19,00 €
  • Samary : D'un communisme décolonial à la démocratie des communs

    À la veille de 2018, cet ouvrage s’inscrit dans les anniversaires de trois basculements historiques revisités à la lumière de leur bilan et des crises du monde actuel : la révolution russe d’octobre 1917 ; l’excommunication des communistes yougoslaves par Staline en 1948 poussant la direction « titiste » à se différencier du modèle soviétique en introduisant l’autogestion ; enfin les années 1968, contestataires de l’ordre mondial : dans l’ombre du Printemps de Prague pour un socialisme « à visage humain » il y eut aussi, méconnu, un Juin 1968 des jeunes de Belgrade revendiquant « l’autogestion de bas en haut » contre la « bourgeoisie rouge » et les inégalités du marché socialiste tout en se mobilisant contre l’intervention étasunienne au Vietnam.

    Contre tout fatalisme, les leçons ignorées de l’expérience autogestionnaire yougoslave sont reprises dans ce livre pour contribuer à réfléchir à d’autres possibles. Elles s’enrichissent du renouveau des luttes et réflexions actuelles sur les « communs » – naturels ou créés – à reconquérir et à étendre contre la marchandisation et les privatisations généralisées mises en oeuvre par les États et institutions de la mondialisation néo-libérale. Elles englobent l’exigence démocratique d’une appropriation plurielle des expériences et résistances progressistes passées comme présentes – ce à quoi veut contribuer ce livre.

    Catherine Samary est économiste, membre du conseil scientifique d’Attac, spécialiste de l’ex-Yougoslavie et des transformations européennes avant et depuis 1989. Dernier ouvrage : Yougoslavie. De la décomposition aux enjeux européens.

    édition: janvier 2017

    12,00 €
  • Smith : Petrograd rouge, la révolution dans les usines (1917-1918)

    « Tout au long de 1917, le contrôle ouvrier avait visé principalement à minimiser les conséquences de la désorganisation capitaliste de l’industrie, mais il n’était pas animé que par cela : il visait aussi à démocratiser les relations sociales à l’intérieur des entreprises et à fonder de nouvelles manières de travailler par lesquelles les travailleurs pourrait prendre un maximum d’initiatives, de responsabilités, et faire preuve de créativité.

    En dehors de cela, émergeait une volonté d’autogestion ouvrière, qui devint évidente après octobre. Bien que des références explicites à l’autogestion (samo-oupravlenie) fussent assez rares dans le discours des comités d’usine, le concept était au cœur de leurs pratiques. Lorsque les travailleurs évoquaient l’entreprise « démocratique », ou parlaient de prendre l’usine « en main », ils parlaient bien d’autogestion. Après octobre, bien que les comités d’usine plaidaient pour une économie planifiée, possédée par l’Etat, ils ne croyaient pas que le transfert de la propriété des entreprises, du privé vers l’Etat prolétarien, suffirait à lui seul à mettre fin à l’assujettissement et à l’oppression des travailleurs.

    De manière vague et incohérente, les dirigeants des comités reconnaissaient qu’à moins que ce transfert s’accompagne d’un transfert de pouvoirs au niveau de l’atelier, l’émancipation du travail restera une chimère. Au cours de l’hiver 1917-18, les comités célébrèrent dans leur discours, et surtout dans leur pratique, l’initiative directe des producteurs directs dans la transformation du processus productif. Ce qui apparaît comme une accélération de l’ « anarchisme » dans le mouvement pour le contrôle ouvrier après octobre est, dans une large part, une reconnaissance que les relations hiérarchiques de domination et d’autorité à l’intérieur des entreprises devaient être remises en cause, si les rapports de production capitalistes au sens large devaient être abolis. Cette reconnaissance, cependant, restait confuse et ne fut jamais formulée dans la perspective d’une transition vers le socialisme différente de celle de Lénine et de la majorité de la direction bolchévique. » (chap 9)

    édition : avril 2017

    17,00 €
  • Steinberg : Quand j'étais commissaire du peuple

    Nommé commissaire à la Justice par Lénine peu après la révolution, le socialiste-révolutionnaire de gauche Steinberg (1888-1957) narre sa courte expérience qui prendra fin avec la conclusion du traité de Brest-Litovsk avec l’Allemagne en mars 1918, vue par son parti comme une trahison de la révolution.
    Avant cela, il sera donc un témoin privilégié de l’établissement progressif du pouvoir bolchévik au moyen de son bras armé, la Tchéka, dirigée par l’inflexible Félix Djerjinski. De par ses fonctions, il essaiera de s’opposer, parfois avec succès, aux exactions de cet organe qui ne relevait que de Lénine.
    Son témoignage, balancé, est précieux en ce qu’il n’émane pas d’un opposant mais d’un associé temporaire des bolchéviks.
    Ceci dit sa critique est très subjective, car écrite en 1929 donc plus 10 ans après les faits, et ces 10 ans ont vu la contre révolution bureaucratique vaincre et éliminer notamment les SR.
    édition : mars 2016

    13,50 €
  • Tarassov-Rodionov : La Révolution de février 1917

    Russie, 1917 : la guerre s’éternise. A quelques kilomètres de Petrograd, un lieutenant, élève puis instructeur dans une école de mitrailleurs, est entraîné dans le tourbillon de la révolution qui commence. Ancien sympathisant des bolcheviks, il n’en est pas moins soumis aux pressions de ses supérieurs, à celles de son milieu, tandis que la conscience de ses subordonnés ne progresse que lentement.
    La révolution de février 1917 est un récit autobiographique. Au travers de ses aventures, de ses rencontres, de ses émotions, de ses interrogations, Alexandre Tarassov-Rodionov nous fait vivre d’abord les prémisses, puis l’éclatement de la première phase de la Révolution russe : l’insurrection de février 1917.
    Entre février et mai, il parcourt les événements, non comme simple spectateur, mais comme acteur de la révolution qui monte, partageant les interrogations des soldats, des ouvriers, sur le sort et les voies de leur mouvement.
    Sa vision n’est pas celle d’un historien : elle est souvent celle d’un simple participant, au niveau du pavé, parmi les foules en mouvement, qui voit et entend bien des détails. Elle s’élève souvent un peu plus, à hauteur de cavalier, à la vision d’un militant du mouvement chargé de tâches plus ou moins importantes, et qui se forge ses opinions au cours des événements. Elle est enfin celle d’un militant, qui cherche à comprendre et qui défend les options de son parti devant les foules de soldats à gagner.
    Son destin personnel illustre comment des milliers d’individus qui ne s’étaient jamais vraiment engagés politiquement se retrouvèrent aux avant-postes de la révolution, comment des officiers jusque là représentants de l’autorité, auxquels on donnait du “Votre Honneur”, devinrent des révolutionnaires et surent entraîner leurs hommes pour une cause qui était enfin la leur.

    340 pages édition : décembre 2006

    15,30 €
  • Voline : La révolution inconnue

    La reédition présentée ci-dessous ne correspond pas à la photo de la couverture du livre telle que vous la voyez sur votre ordi.

    Qu'on ne se trompe pas sur le sort de la Révolution qui vient ! Elle n'aura devant e1 1e que deux voies: ou bien celle de la véritable et totale Révolution Sociale qui aboutira à l'émancipation réelle des travailleurs (ce qui est objectivement possible), ou bien, une fois de plus, celle de l'impasse politique, étatiste et autoritaire, aboutissant fatalement à une nouvelle réaction, à des guerres et à des catastrophes de toutes sortes. L'évolution humaine ne s'arrête pas. Elle se fraie un passage à travers n'importe quel obstacle et de n'importe quelle manière. De nos jours, la société capitaliste, autoritaire et politique lui interdit définitivement toute avance. Cette société doit donc disparaître maintenant d'une façon ou d'une autre.
    ' Vsévolod Mikhaïlovitch Eichenbaum dit Voline

    Commencée dans les années 30, La Révolution inconnue ne sera publiée qu'en 1947, soit deux ans après 1 a mort de son auteur, et à l'initiative des Amis de Voline. Octobre 1997 verra le 80e anniversaire du Coup d'Etat bolchévique d'Octobre 1917. Prétexte pour «célébrer» ce livre dont Voline disait qu'il était un devoir de conscience. Cette révolution russe qui pour beaucoup encore demeure une inconnue - tant son Histoire fut fabriquée par ceux qui l'inventèrent - ne le sera plus pour les lecteurs de cet ouvrage essentiel.

    32,00 €
  • Wolikow : L'internationale Communiste, le rêve déchu du parti mondial de la révolution

    Le livre contient le Cédérom Dictionnaire biographique de l'IC de 800 kominterniens belges, français, luxembourgeois, suisses et cadres de de l'appareil central du Komintern. Créer un parti mondial de la révolution pour que les représentants du prolétariat prennent le pouvoir dans divers pays de la planète, tel est le dessein de la IIIe Internationale ouvrière qui se forma après le désastre meurtrier de la Première Guerre mondiale. La révolution russe d'Octobre 1917 avait montré l'exemple, s'ouvrait alors, selon ses partisans, le chemin d'une possible révolution mondiale...Cet ouvrage retrace l'histoire de l'Internationale communiste de sa naissance à Moscou le 2 mars 1919 jusqu'à sa dissolution en 1943. Puissamment organisé, le Komintern marquera de son empreinte l'histoire du XXe siècle, il participera aux luttes libératrices de l'entre-deux-guerres, offrira aux classes populaires des voies d'accès à la vie politique en même temps qu'il justifiera les massacres de masse des purges staliniennes. L'Internationale communiste permettra l'expression des aspirations anticolonialistes de nombreux militants asiatiques, arabes et africains tout en exerçant un contrôle étroit de l'activité des partis nationaux par le recours à la violence physique et symbolique.Funeste production de l'imaginaire pour certains, entreprise essentiellement criminogène pour d'autres, le communisme est ici appréhendé comme une réalité autrement plus complexe. Ce livre contribue à décrypter le sens d'un mouvement mondial qui a porté les espoirs de centaines de millions de femmes et d'hommes tout en acceptant d'en sacrifier des millions parmi ses partisans et ses adversaires. Serge Wolikow, professeur d'histoire contemporaine à l'université de Bourgogne, dirige la Maison des sciences de l'homme (MSH), et est président du réseau des MSH. 290 pages édition : octobre 2010

    26,40 €
  • Zamiatine : Nous

    Quelques années après la révolution, Evgueni Zamiatine, auteur reconnu et familier des milieux d’avant-garde, écrit Nous, un roman d’anticipation. Traduit à l’étranger et circulant sous le manteau dans son pays, il ne sera jamais édité en russe du vivant de Zamiatine. Pire, cet “infect pamphlet contre le socialisme” sera la principale pièce à conviction de sa mise à l’écart, de sa “mort littéraire”.
    Nous se présente comme le journal tenu par D-503, le constructeur de l’Intégrale, un vaisseau spatial dont la mission est de convertir les civilisations extraterrestres au “bienheureux joug de la raison”, au “bonheur mathématiquement infaillible” que l’État Unitaire prétend avoir découvert. Six siècles après notre époque, le monde civilisé s’est en effet organisé en un “État Unitaire” sous la férule d’un “Bienfaiteur”. Les hommes – des “Numéros” – habitent une cité de verre où tout est régulé, particulièrement l’activité sexuelle, et ils paient de leur vie le moindre écart à cet ordre établi contre lequel, malgré tout, une poignée de dissidents va s’insurger.
    En 1920, quand Zamiatine écrit Nous, la fièvre révolutionnaire est retombée, l’élan déjà s’est brisé, confisqué par d’“aimables fonctionnaires”.
    Anti-utopie prophétique qui anticipe toutes les glaciations du xxe siècle, Nous se lit comme un long poème sur le retour nécessaire des révolutions. Cette nouvelle traduction vise à faire entendre, dans les mots, cet appel tragique :

    on a toujours raison de se révolter.

    édition poche février 2021

    7,70 €