Aller au contenu

Révolution russe / IIIè Internat


  • Dardot Laval : L'ombre d'Octobre

    Ce qui s'est affublé du nom de communisme depuis 1917 est une catastrophe historique qui continue à produire ses effets les plus sombres sur l'humanité en la privant d'alternative. Si l'avenir est confisqué par le néolibéralisme, c'est en grande partie dû à la figure odieuse de la forme hyper-étatique du communisme au XXe siècle qui hypothèque toute sortie émancipatrice du capitalisme. Or l'idéal communiste de l'auto-émancipation n'était pas vain.
    Pour le raviver, il faut se défaire de toute illusion rétrospective, étudier les pratiques des bolcheviks et comprendre comment le communisme en est arrivé à ce retournement étatiste. On sera dès lors à même de trouver les nouvelles pratiques et théories qui permettent d'envisager une ouverture des futurs.

    édition : 11/2017

    16,00 €
  • Ferro (présentation) : Des soviets au communisme bureaucratique

    Non pas une histoire de plus de la Révolution russe : mais, fondée sur des textes inédits, oubliés, ensevelis, l'analyse des mécanismes qui ont fait passer la société soviétique de la revendication démocratique à la bureaucratie autoritaire et au socialisme totalitaire. 263 pages Edition : 1980

    6,20 €
  • Figes : La révolution russe T.1

    Peu d'événements ont été étudiés d'aussi près que la Révolution russe, mais l'ouvrage d'Orlando Figes se distingue comme une contribution fondamentale. Dès sa parution, il s'impose du fait qu'il s'agit de la première histoire sociale, non idéologique et post-soviétique de ce cataclysme historique majeur.
    De la grande famine de 1891 à la mort de Lénine en 1924, Figes détaille le long processus de mutation et de maturation d'une société au bord de l'effondrement.
    Surtout, il redonne sa place au grand absent : le peuple russe lui-même. Principal moteur des événements, principale victime aussi, le peuple trouve ici, enfin narrée et expliquée, l'histoire de sa tragédie.
    880 pages

    édition: septembre 2009

    14,20 €
  • Figes : La révolution russe T.2

    Sous la plume de Figes, le " peuple" n'est pas une abstraction. S'intéressant moins aux grandes analyses abstraites qu'à la reconstitution d'une réalité complexe, il donne la parole à toute une galerie de personnages, depuis l'écrivain Maxime Gorki, dont la correspondance inédite nous permet de partager l'incroyable lucidité, en passant par la belle figure du réformateur paysan Semenov, jusqu'à des personnages plus ambivalents comme Oskine, simple soldat que la guerre civile transformera en un impitoyable commissaire bolchevik...
    Dès les premières heures, la Révolution russe fut une jacquerie d'une incroyable violence que seuls les bolcheviks surent exploiter. Lénine, dont Figes brosse un portrait fascinant, avait compris l'avantage qu'il pouvait en tirer.
    La violence - et la faiblesse de leurs adversaires - ouvrirent la voie aux bolcheviks, puis à la Terreur rouge et à la consolidation du système du Parti- État, policier, bureaucratique, corrompu et inefficace, tel qu'il devait durer jusqu'à la fin des années 1980.

    édition : septembre 2009

    14,20 €
  • Gesgon : Sur les murs du fil rouge d'Octobre

    On regrettera seulement le choix de l'illustration de la couverture pour cette présentation incroyable...et peut-être aussi la courte introduction de Pierre Laurent, bien qu'il n'y soit dit aucune bêtise (sauf la dernière phrase ...)
    Les affiches présentées ici sont parfois en exemplaire unique sauvée par notre camarade Alain Gesgon. Ce collectionneur infatigable, que nous connaissons à La Brèche depuis des décennies, ou plutôt sauveteur de la mémoire graphique du mouvement ouvrier nous offre à voir une collection d'affiches qui s'étale de 1914 à 1923, elles concernent le mouvement révolutionnaire russe, bulgare ukrainien, elles bénéficient toutes d'une traduction, d'une présentation et d'une mise en perspective. Jamais le souffle d'octobre n'aura mieux mérité son nom.

    édition : novembre 2017

    20,00 €
  • Hasek : Aventures dans l'armée rouge

    Nommé Gouverneur de la ville de Bougoulma (en pays tatare en Russie orientale), Hašek décrit des situations qu'il a vécues, y campe des personnages qu'il a côtoyés au sein de l'armée. Flanqué d’une escorte de douze Tchouvaches frustres dont personne ne comprend la langue, il réussit à s'installer à Bougoulma.
    Lorsqu'il apprend qu'un régiment frère arrive aux portes de sa ville avec la mission de la prendre coûte que coûte, les problèmes du camarade Hašek, pourtant rusé et débrouillard, commencent. Bien qu'il soit du même camp, ce régiment, mené par Ierokhymov, finit naturellement par s'emparer de Bougoulma et par destituer Hašek, qui ne se laisse pas faire. D’innombrables confusions s’en suivent, d’autant que le nouveau gouverneur se montre particulièrement idiot. Ierokhymov passe en effet son temps à ordonner des bêtises.
    A travers les péripéties de son récit, Hašek décrit les rouages d'un mécanisme où l'arbitraire, la bureaucratie et les abus de toutes sortes s'inscrivent dans la continuité du tsarisme et préfigurent le communisme. Considéré comme un document exceptionnel, ce court récit loufoque et hilarant donne une peinture sans concession de la Révolution russe. C'est sans doute la raison pour laquelle il n'a été publié sous forme de livre en Tchécoslovaquie qu'en 1966.

    Illustré par Josef Lada (1887-1956), l'illustrateur de tous les livres de l'écrivain.

    édition : octobre 2015

    8,00 €
  • Haupt et JJ Marie : Les Bolchéviks par eux-mêmes

    La vie de la plupart des dirigeants de la révolution d'Octobre, hormis une poignée comme Lénine et Trotski, reste encore peu connue. Ce volume ne cherche pas uniquement à combler cette lacune, à reconstituer la vie de ceux qui formèrent la « vieille garde bolchévique », mais à exhumer avant tout les autobiographies écrites par les révolutionnaires eux-mêmes.

    Ces autobiographies, écrites peu de temps après la Révolution russe, avant donc les travestissements historiques de la période stalinienne, représentent une documentation unique en son genre. Elles avaient été publiées en russe par l’Encyclopédie Granat.

    Chaque (auto)biographie est suivie d'un commentaire, écrit par les historiens Georges Haupt et Jean-Jacques Marie, qui tente de retracer le portrait politique et humain du personnage, de rectifier les erreurs les plus flagrantes et de poursuivre le récit là où s’arrête l'autobiographie.

    Une première édition de cet ouvrage avait été publiée par les éditions Maspero en 1968, il y a donc 50 ans. Grâce aux nouveaux documents accessibles, Jean-Jacques Marie en livre aujourd'hui une édition revue et augmentée.

    édition : juin 2018

    20,00 €
  • Janover : Le testament de Lénine et l'héritage de Rosa Luxemburg

    Il n’existe évidemment pas de testament de Lénine, et moins encore de testament de Rosa Luxemburg. Pourtant, les dernières notes d’un Lénine préoccupé de sa succession n’ont pas été réunies sous ce titre par hasard. Le sort de la révolution ne semble y dépendre que du choix d’un successeur. Rien de tel chez Rosa Luxemburg dont l’héritage ne nous parle que des combats de classes passés, présents et futurs.
    Il n’y a, dans ce domaine, aucune résonance entre la pensée des deux auteurs, et Louis Janover s’attache à le faire ressortir en soulignant l’incompatibilité de deux conceptions de l’émancipation humaine et du socialisme. Le testament de Lénine comporte la négation d’une éthique qui chez Rosa Luxemburg traverse toute son œuvre et nous sert aujourd’hui encore de principe de jugement.

    Notes, articles et extraits de discours de Lénine, Max Eastman, Léon Trotski et du Comité Central du PCF (1923-1925) d’une part, et de Rosa Luxemburg (1918-1919), d’autre part, complètent cet essai.

    édition : septembre 2018

    10,00 €
  • Jean Jacque Marie : Lénine, la révolution permanente

    Contrairement à ce que la chute de l'URSS pourrait laisser croire, la trace que Vladimir Ilitch Oulianov (1870-1924) a laissée dans l'histoire du monde sous le nom de Lénine est toujours bien perceptible. En témoigne la question récurrente de savoir s'il faut retirer son corps du mausolée de la place Rouge, une décision qu'aucun dirigeant du Kremlin ne s'est pour l'instant risqué à prendre... Cette ferveur pour le père de la révolution bolchevique est-elle l'ultime écho d'un passé révolu ou l'expression d'un authentique sentiment collectif ? Depuis l'effondrement de l'Etat tout-puissant qu'il bâtit en 1922 au milieu d'une Russie dévastée, de nombreux documents disponibles éclairent d'un jour nouveau des pans entiers de la vie et de l'action de celui qu'une historiographie récente dépeint volontiers comme un tueur sanguinaire responsable de toutes les exactions. Ils permettent surtout de mettre l'accent sur la longue série de réformes démocratiques dont il est à l'origine et qui pour la plupart, ne seront adoptées que tardivement dans les autres pays d'Europe : la nationalisation des banques, la création d'une inspection du travail, l'avènement des congés payés et de la journée de huit heures, la séparation de l'Eglise et de l'Etat, l'instauration du mariage civil, le droit au divorce et la liberté d'avortement. Ni hagiographie caricaturale ni pamphlet haineux, le livre de Jean-Jacques Marie redonne la place dans l'Histoire qui lui est due à ce génie politique d'une intelligence prodigieuse qui ne vivait que pour la révolution. Une somme indispensable à l'heure où la crise financière rend plus percutantes encore ses analyses sur le capitalisme. Grand format | 528 pages. | Paru le : 19-10-2011

    12,50 €
  • Jean Jacques Marie : Béria

    De 1938 à 1953, Lavrenti Beria a été un rouage essentiel du système stalinien, quil a ensuite tenté damender avant de payer de sa vie cette tentative avortée. Manipulateur, dune cruauté sans bornes, cest ainsi quil entra dans lhistoire. Or, la figure de Beria savère au regard des faits et à lanalyse bien plus complexe : bourreau certes, mais aussi fin politique. Fils de paysans misérables, il connaît une ascension fulgurante.
    Flanqué dune cohorte de tortionnaires, il dirige la police politique soviétique, le NKVD, pendant sept années décisives (1938-1945) au cours desquelles la nomenklatura consolide son pouvoir. Il organise la déportation meurtrière des peuples du Caucase, planifie les meurtres de Trotsky et de ses ennemis politiques.
    Mais, à la mort de Staline, Beria est le premier à saisir que le régime, à bout de souffle, ne peut survivre qu'en desserrant le carcan de la terreur policière. Il commence a démanteler le goulag, propose la réunification de lAllemagne ; en somme, des mesures annonciatrices de la pérestroïka gorbatchévienne.
    Nommé ministre de lIntérieur en mars 1953, il est arrêté par ses pairs en juin et fusillé en décembre pour un complot infondé. A l'appui de nombreux documents d'archives rendus publics à la chute de lUnion soviétique, Jean-Jacques Marie brosse le portrait complet de lun des acteurs majeurs de lURSS sous Staline.

    édition : septembre 2013

    25,90 €
  • Jean Jacques Marie : Cronstadt

    Le 11 mars 1921, 15 000 marins et soldats de Cronstadt, à l'ouest de Petrograd, se dressent contre le gouvernement du Conseil des commissaires du peuple, le pouvoir issu de la Révolution d'octobre 1917. Ces fils et frères de paysans, las des réquisitions de vivres destinées à nourrir (de plus en plus mal) les villes et l'armée engagée dans une guerre civile qui a ruiné le pays, dénoncent, à la quasi-unanimité, la politique du parti communiste au pouvoir et stigmatisent sa mainmise sur les soviets dont ils exigent le renouvellement immédiat, à travers une élection à bulletins secrets. C'est le premier pas d'une insurrection qui rassemblera 27 000 marins et soldats et s'achèvera, dix-sept jours plus tard, dans de sanglants corps à corps. Près de 7 000 insurgés s'enfuiront alors en hâte. Ils se traîneront, affamés, épuisés et transis sur la mer gelée pour rejoindre la Finlande voisine, où les attendaient trois camps de concentration, leurs barbelés, les poux, la gale et la faim. Et ils décideront, finalement, pour la plupart, de revenir en Russie soviétique. Cette insurrection n'a cessé de susciter les interprétations les plus contradictoires : complot monarchiste visant à renverser la Révolution pour les uns, révolte antibureaucratique pour les autres, émeute de marins excédés par le « communisme de guerre » au nom d'une révolution que certains d'entre eux avaient pourtant contribué à faire trois ans plus tôt. Le débat s'est longtemps alimenté aux mêmes documents, et les intervenants ont inlassablement ressassé les mêmes arguments. Louverture récente des archives soviétiques (auxquelles Jean-Jacques Marie a puisé la matière largement inédite de ce livre) permet aujourd'hui de jeter sur cette insurrection, où Lénine voyait « un éclair qui a illuminé la réalité plus vivement que tout », une lumière nouvelle qui dissipe les voiles de la légende. Agrégé de l'université, Jean-Jacques Marie est l'un des meilleurs spécialistes français de l'ex-URSS. Depuis les Paroles qui ébranlèrent le monde (1968), il a publié, entre autres, un « Que sais-je ? » consacré au Goulag (1999), une biographie de Staline, ouvrage de référence salué par la critique unanime (Fayard, 2001), un Lénine (Balland, 2004) et La Guerre civile russe. 1917-1922 (Autrement, 2005). II collabore régulièrement à la revue L'Histoire. 482 pages Edition : 2005

    27,00 €
  • Jean-Jacques Marie : 1917 - 1920 La guerre des Russes blancs

    De 1917 à 1922, la guerre civile a causé des ravages en Russie.
    À l’abdication de Nicolas II en 1917, les bolcheviks - les Rouges - prennent le pouvoir. Proscrits, des généraux de l’ancienne armée – notamment Denikine, Koltchak, Wrangel - se regroupent et commencent à organiser la lutte pour le retour du régime tsariste. Ce sont les Blancs, dont l’action prend naissance dans le sud du pays, puis s’étend jusqu’en Sibérie.
    Les dernières forces blanches rassemblées en Crimée par le général Wrangel sont battues par l’Armée rouge en novembre 1920.
    C’est cet épisode tragique de l’histoire russe que fait revivre l’ouvrage de Jean-Jacques Marie, grâce à un accès direct aux textes laissés par les acteurs de cet épisode. Grâce à ces textes il peut analyser le processus de la défaite. Le dernier chapitre de son ouvrage constitue une synthèse magistrale de la question, qu’il décortique dans le détail.
    La richesse inégalable de ces sources, inconnues en France, font du livre de Jean-Jacques Marie non seulement un récit unique des coulisses de l’histoire, un rapport sur le vif du quotidien des hommes et des populations concernées, une image sans retouches de la vérité historique, mais aussi un ouvrage d’analyse unique sur le sujet.

    Jean-Jacques Marie, historien, russophone, est spécialiste de l’Union soviétique et du communisme.

    édition : avril 2017

    12,50 €
  • Jean-Jacques Marie : Histoire de la guerre civile russe 1917-1922

    De la révolution d’octobre 1917 à 1922, la guerre civile russe fait des ravages : millions de morts, épidémies, famine, terreur et déportation.
    Face aux bolcheviks et aux monarchistes, une troisième force, issue du monde rural, émerge. En mars 1917, mutineries et jacqueries submergent la Russie, le tsar Nicolas II abdique, Lénine et les bolcheviks prennent le pouvoir. Ce sont les Rouges.
    En décembre, des généraux proscrits commencent à lutter pour le retour du régime tsariste. En un an, du Caucase à la Sibérie, ils sont des centaines de milliers sous les drapeaux de Dénikine, Koltchak ou Wrangel. Ce sont les Blancs.
    Face à la terreur bolchévique, bandes de pillards et paysans se révoltent à leur tour. Refusant la circonscription et la réquisition de récoltes, ils se déclarent pour la liberté du commerce et contre la dictature de la ville. Ce sont les Verts.
    À la lumière de documents russes inédits en français, Jean-Jacques Marie revisite le récit d’une guerre civile qui plonge la Russie dans le chaos et voit la disparition d’un monde qu’on croyait éternel.
    édition mars 2015

    11,50 €
  • Jean-Jacques Marie : Lénine : la révolution permanente

    Vladimir Ilitch Oulionov (1870-1924), dit Lénine, a marqué de son empreinte le XXe siècle, et son histoire est inséparable du séisme qui a secoué la planète en 1914. Quel est donc l'héritage de cet "inventeur politique" ? En 1924, au moment de sa mort, Lénine a perdu le contrôle du parti qu'il avait fondé en 1903. En 1943, l'Internationale qu'il a créée en 1919 pour impulser la révolution dans le monde a été dissoute par son successeur.
    re-édition et en poche !! : octobre 2017

    12,50 €
  • Jean-Jacques Marie : Les femmes dans la révolution russe

    Le 23 janvier 1917, une grève spontanée d'ouvrières du textile entraîne les métallos voisins et les partis révolutionnaires réticents, et débouche sur l'abdication du tsar et la constitution du premier soviet. Les femmes accèdent soudain à des fonctions dirigeantes. Premier livre à s'intéresser à leur rôle dans la révolution russe, le travail de Jean-Jacques Marie brosse une galerie de portraits hauts en couleur, mais surtout éclaire la façon dont l'émancipation des femmes est intimement liée à la rupture historique de 1905-1917.
    Il retrace cette lutte, ses avancées, décrit ses égéries et le changement de moeurs qu'elles imposèrent. Il permet ainsi de dégager quelques grandes figures de femmes révolutionnaires, des héroïnes populistes - troquant la volonté utopique "d'instruire le peuple" contre la tentative d'abattre les dignitaires du régime (Sofia Perovskaia, Vera Figner) - aux respectueuses pétitionnaires fusillées ou sabrées du Dimanche rouge. Il revient sur le passage de l'acte individuel héroïque à l'action collective dans un monde soudain en mouvement (Maria Spiridonova, Inessa Armand, Alexandra Kollontaï), mais aussi sur le choc de la mobilisation et de la guerre.
    Qu'elles soient commissaire aux armées, théoricienne, agitatrice, chef de guerre, journaliste engagée, terroriste ou à la tête de bandes insurgées, l'irruption de ces femmes accompagne un changement législatif et social radical, du droit de vote et de l'éligibilité à toutes les fonctions au droit à l'avortement, immenses avancées vers l'égalité qui furent, comme tant d'autres, piétinées par Staline.

    edition : septembre 2017

    21,00 €
  • Jean-Jacques Marie : Vivre dans la Russie de Lénine

    " L'existence avait pris un sens supérieur. " Ainsi le dissident soviétique André Siniavski raconte-t-il l'exaltation des premiers jours qui suivent la révolution de 1917 en Russie. Pourtant, très vite, puis durant les sept années terribles où le pays fut dirigé par Lénine, l'utopie est balayée par la plus sordide des réalités. Guerre civile, révoltes paysannes, ravages du choléra, usines fermées, transports paralysés, logements sans chauffage, complots inventés par la Tcheka...
    / Les maux se déchaînent sur une population dont l'existence quotidienne est marquée par l'attente impatiente d'un morceau de pain, de la victoire des Blancs ou du triomphe de la révolution mondiale. Au plus près de la vie des femmes et des hommes de l'époque, le récit de dix années d'espoir et de souffrances.

    édition : novembre 2020

    24,00 €
  • Karl Kautsky : Russie 1917, l'épreuve du pouvoir

    La dictature du prolétariat par Karl Kautsky 21 La dictature Constituante et soviets La république soviétique Les preuves expérimentales L'héritage de la dictature La nouvelle théorie L'argumentation de Lénine, chef du gouvernement 83 La transformation des soviets en appareil d'État 97 La société en révolution et l'État 129 Retour vers le présent 145 Biographie résumée de Karl Kautsky 160 pages édition : mai 2005

    12,00 €
  • Kondratieva : Bolchéviks et Jacobins

    Il y a trente ans, l’analogie avec la Révolution française fut à l’origine d’une philosophie soviétique de l’Histoire qui rejeta 1789 au nom de 1917 : posée en année zéro, la révolution d’Octobre ouvrit la voie au communisme en surpassant ainsi toutes les révolutions précédentes.
    À l’heure du centenaire de la révolution de 1917, on reconnaît toujours officiellement en Russie que cette dernière « fut un des grands événements du XXe siècle », mais avec la renaissance des conservatismes et des nationalismes, sa grandeur est réinterprétée : « La transformation révolutionnaire aurait initié un projet global de civilisations. » Sans céder la première place à l’universalisme de la Révolution française, la primauté de la révolution russe est réaffirmée comme projet concurrentiel pour le devenir du monde.
    Ce livre se propose de montrer comment la Révolution française, en tant que référence majeure des révolutionnaires russes tout au long du XIXe siècle, a pesé sur les consciences et l’action historique ; comment une prolifération d’analogies s’est emparée, après 1917, de l’imaginaire social autour de questions brûlantes : Lénine est-il un nouveau Robespierre ? Faut-il trouver en Bonaparte un modèle pour Staline ? Un Thermidor soviétique a-t-il déjà eu lieu ? Le travail mené ici rend ainsi compte des répercussions qu’a eues l’imaginaire dans la prise de deux décisions clés de l’histoire soviétique – l’instauration de la nouvelle politique économique en 1921 pensée comme une « autothermidorisation » par Lénine et son abandon en 1928 pensé par Staline comme une mesure préventive contre Thermidor.

    édition : octobre 2017

    35,00 €
  • Kondratieva : Gouverner et nourir. Du pouvoir en Russie (XVIe-XXe siècles)

    Si le même signifiant confond nourrir et gouverner (kormit), la table et le trône (stol), c'est que la langue tend à l'historien un indice : une représentation du pouvoir perce à travers les temps indépendamment du régime politique. Quelle culture la soutend ? Quels effets s'y mêlent ? En Russie comme en URSS, on peut observer un écart considérable entre l'émergence institutionnelle de l'État moderne (XVIeXXe siècles) et les pratiques courantes de l'exercice du pouvoir. Tamara Kondratieva part de l'hypothèse que les bolcheviks ravivent l'ancienne fonction nourricière du pouvoir. Réinvestissant le Kremlin désaffecté depuis le XVllle siècle, ils organisent une hiérarchie de nomenklatura dont le réseau de ravitaillement rappelle le don en nourriture pratiqué aux XVIe-XVlle siècles à la cour tsarienne. L'étude de la similarité entre deux époques éloignées illustre une rencontre capitale entre le passé et le futur contenu dans le projet révolutionnaire. L'observation de certaines pratiques telles que la rémunération des fonctionnaires, la tutelle seigneuriale ou étatique aux XVllle et XIXe siècles, éclaire le problème de la nature des régimes politiques en Russie tsariste et soviétique. Bien qu'ils soient incarnés par des structures d'État différentes, force est de constater qu'ils émanent du même type de représentations que la pensée politique qualifie de « domestiques ». Le modèle domestique fonctionne si clairement que les formules habituelles telles que « le despotisme de l'État autocratique » ou « l'omniprésence de l'État totalitaire » deviennent du coup très opaques. L'idéologie communiste n'était certainement pas seule aux commandes des conduites et des choix des dirigeants soviétiques. Tamara Kondratieva, professeur d'histoire contemporaine de l'Université de Valenciennes, est l'auteur de Bolcheviks et jacobins. Itinéraire des analogies (1989) et de La Russie ancienne (1995). 274 pages Edition : 2002

    24,00 €
  • L'insurrection paysanne de la région de Tambov. Luttes agraires et ordre bolchévik (1919-1921)

    Les luttes paysannes - de la résistance à l'insurrection - auxquelles furent confrontés les bolcheviks après Octobre 1917 Ont longtemps été occultées. Aujourd'hui encore, les crimes de la bureaucratie fondatrice à l'égard des masses rurales - réquisitions, expropriations, déportations et fusillades - sont justifiés plus ou moins implicitement, quand on admet leur existence, comme « crimes de classe »: une classe « révolutionnaire », suggère-t-on, aurait dû défendre, avec les moyens adaptés, son projet « utopique » contre une « réaction » paysanne.
    Dans la partie liminaire de cet ouvrage, J.-L. Van Regemorter montre qu'une « révolution paysanne unique » commencée sous le tsarisme, outre qu'elle contribue à expliquer 1917, a poursuivi ses objectifs et sa stratégie contre l'appropriation étatique du bolchévisme.
    La seconde partie recueille des documents historiques traduits pour la première fois en français. Rapports de militants socialistes-révolutionnaires, tracts et appels d'insurgés, et surtout consignes, notes, mémoires internes de bolcheviks dessinent en creux l'histoire non écrite de l'« Antonovchtchina », l'insurrection du paysannat dans la province de Tambov en Russie occidentale.
    Les réquisitions de l'ordre militaro-bureaucratique, incompétent, prédateur, menées jusqu'à la famine et la déstructuration de la production agraire, ressortent à la fois des descriptions hostiles aux bolcheviks et des rapports et dissensions de ces derniers, qui les pratiquaient à grande échelle. Nous ne sommes pas en i937, ni en 1956, mais en ig2i, et l'autodénonciation cyclique de la bureaucratie s'instaure avec celle-ci même. À ce système correspondent d'emblée une planification, naïvement préconisée sans fards, de la terre brûlée par le haut, de l'omniprésence policière, de la coercition dogmatique, des déportations civiles, enfin le projet, méthodiquement consigné, débattu, appliqué, de « déployer la terreur rouge jusqu'à des proportions massives » (Antonov-Ovséenko). L'ordre n° t3o, de Toukhatchevski, est à cet égard éloquent. Dans les maladroites circonlocutions de son zèle glacé, il faut lire les ordres et contre-ordres manipulateurs, les concessions et les consignes secrètes de l'appareil en guerre contre une société insurgée. Ce fut la construction d'un « monde nouveau », « désert et ténébreux », habité par « des esclaves affamés, nus et sans voix »: ses moyens s'identifiaient à sa fin.
    211 pages

    Edition : 2000

    20,00 €
  • La revue Kommunist

    « Si la révolution russe était écrasée par la contre-révolution bourgeoise, elle renaîtrait comme le Phénix ; si par contre elle perdait son caractère socialiste et décevait par ce fait les masses ouvrières, alors ce coup aurait des conséquences dix fois plus terribles pour l’avenir de la révolution russe et internationale. » (Karl Radek - Kommunist, n° 1) Que la révolution russe n’ait pas été ce Phénix, des décennies d’une contre-révolution menée au nom de principes socialistes dévoyés en attestent de façon irréfutable. Mais dans quelle mesure cette trajectoire procède-t-elle de la pratique même des révolutionnaires ? Dans des circonstances tragiques, les « communistes de gauche » qui publient la revue Kommunist entre avril et juin 1918, armés d’une conscience aiguë de leur responsabilité envers le prolétariat international, vont faire preuve d’une prescience stupéfiante des risques d’involution du processus révolutionnaire et de consolidation du capitalisme d’État sur les ruines des « soviets » et du « contrôle ouvrier ». Ici, pas d’entreprise de dénigrement a posteriori : la révolution bolchevique est soumise à une critique radicale par ses artisans les plus décidés, au cœur même de la tourmente révolutionnaire. Quatre-vingt dix ans après leur parution, ces textes inédits en français témoignent de la profondeur des débats sur l’indispensable extension de la révolution en dehors des frontières de la seule Russie et sur les mesures de transition du capitalisme à une société sans classes qui doivent l’accompagner. Ils témoignent aussi, malheureusement, de l’oubli dans lequel ces oppositions ont été laissées par l’historiographie officielle. parution le 05/12/2011 408 pages

    20,00 €
  • Le premier congrès des peuples de l'Orient, Bakou 1920 - rééd : La Brèche/Radar

    Concentrant les problèmes les plus aigus posés par la Révolution d'Octobre, ce congrès de Bakou en 1920 abordent le cœur même de toute dynamique de révolution permanente : la place des femmes, le rôle du parti, celles des religions et notamment musulmane, la négation de tout rôle progressiste des bourgeoisies nationales.
    Pour les dirigeants bolchéviques, il est clair que l'avenir d'octobre 17 c'était l'extension de la guerre révolutionnaire et cela se jouait à Bakou.

    Edition en fac-simile de celle de François Maspéro en 1971, elle-même faite à partir de l'édition de l'Internationale Communiste 1920.

    Nous avons inclus une introduction de Ian Birchall, marxiste anglais contemporain très bon connaisseur de la période et en guise de conclusion un texte de Lénine préparatoire au congrès mondial de juillet 1920 sur les questions nationale et coloniale intégrant les travaux du congrès de Bakou.

    re-édition : La Brèche et Radar 2017

    12,00 €
  • Le spectacle de la Révolution, culture visuelle des commérations d'Octobre

    Les pratiques commémoratives soviétiques, dont le traditionnel défilé sur la place Rouge, sont à l'origine d'une immense production d’images. Au-delà des images en tant qu’objets, cet ouvrage collectif et richement illustré en couleur, s’intéresse aux imaginaires souvent allégoriques suscités par cette culture visuelle.

    édition : septembre 2017

    29,00 €